Filles de la croix

Argentine

Nous, les Sœurs d’Argentine, étions quasiment au début de l’année scolaire et paroissiale quand a commencé la quarantaine au vu de ce qui se passait en Italie et en Espagne. C’est un moment qu’aucune de nous n’attendait.

Depuis la communauté de Lujan, nous vivons ce temps comme un temps de grâce, avoir plus de temps pour la prière, la réflexion, la rencontre entre nous et le repos.

Mais d’un autre côté, écouter les nouvelles de la situation que vivent d’autres personnes cause de la souffrance et de l’incertitude. C’est aussi une préoccupation de ne pas savoir comment sont les pauvres que nous connaissons, s’ils ont la nourriture pour manger, s’ils ont leurs besoins basiques couverts, et puis tous n’ont pas les moyens de communication pour se connecter avec elles. C’est un sentiment d’impuissance. Oui, nous partageons avec quelques cas nécessiteux.

Au niveau paroissial, le curé nous a suggéré la possibilité d’élaborer quelques matériels pour les enfants de la catéchèse qui peuvent partager par les médias onlines, mais nous voyons la difficulté que tous n’ont pas accès à ces médias.

Les Sœurs Gabriela et Karina, chacune depuis sa communauté, ont tenu à préparer le matériel des matières qu’elles enseignent, pour pouvoir les partager par internet avec leurs élèves respectifs. C’est un nouveau défi. A la fois, nous nous rendons compte comment ces médias de communication ne rompent pas les « frontières physiques » et nous aident à dépasser les quelques difficultés de ce moment.

Les filles qui sont dans notre CAMPUS (Résidence des étudiantes universitaires) de La Plata, ont demandé aux Sœurs d’exposer le Saint Sacrement et elles le font tous les jours le soir.

Comme nous n’allons pas célébrer le Triduum Pascal dans nos paroisses, à cause de la quarantaine, Karina est en train d’animer des jeunes que nous connaissons, à se réunir dans un groupe WhatsApp, pour vivre ses jours d’une manière différentes. L’intention n’est pas que ce soit un grand groupe pour mieux les accompagner.

La Sœur Albina, depuis la Maison de retraite où elle est, nous envoie un message nous partageant quelques photos et un message. Et comme tout le monde, elle nous transmet le souhait que cette situation se termine le plus tôt possible.

La bonne chose est qu’entre nous, à certains moments, nous tenions des rencontres "ensemble", malgré les distances.

Dans notre prière, nous tenons présentes tous les gens qui sont en train de souffrir à cause de cela, et d’une manière spéciale, pour les gens de La Puye.

« Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre,
d'avoir caché ces choses aux sages et aux intelligents
et de les avoir révélées aux petits. 
» Lc 10:21

 

Du 15 au 16 février 2020, la première des quatre retraites annuelles pour les femmes que propose la Fondation "Saracho" s'est tenue à Lujan (Région de Buenos Aires). Participer à cette expérience nous a permis d'approfondir une réalité de notre chère Argentine : celle de tant de femmes simples et très humbles, qui, jour après jour, affrontent le défi de la vie dans les villages et dans les quartiers très modestes avec leurs joies et leurs peines.

Dans leur réalité quotidienne, les pauvres cherchent à vivre et, très souvent, à survivre. Dans le travail du « cartonero » qui lutte pour vivre et apporter du pain sur la table : dans l'acte et le désir de se dépasser d'une mère pour finir ses études afin d'avoir un vrai travail (et un salaire), dans le partage généreux de la grand-mère retraitée avec ses petits-enfants, sachant qu'ils ne pourront pas atteindre la fin du mois avec ce qu’ils possèdent..., chacun d'eux vit sachant que "Dieu pourvoira". Ils ont intériorisé et fait propre cette prière et c'est pourquoi ils la disent chaque jour avec une confiance totale. Cette expérience se transforme en une force de vie qui les lance dans la lutte quotidienne pour vivre. Et c'est précisément dans cet acte de chercher à vivre que, mystérieusement, ils cherchent à être plus unis au Dieu de la Vie qui marche avec eux.

Les pauvres savent que s'ils vivent, ils le font par pure grâce, car Dieu est avec eux et il leur vient en aide, Lui seul ne fait jamais défaut. Et très uni à cette confiance aveugle se trouve l'amour de Marie, la mère des pauvres.

Les pauvres vivent également une forte expérience de la croix ; ils n'ont pas besoin de la chercher car la vie qu'ils mènent est souvent remplie de croix qui viennent seules. Le Père Tello comprend que « l'humiliation de nos gens pauvres, nous ne la voyons pas, parce que nous sommes très au-dessus, très différents ; nous ne voyons pas comment nous humilions et limitons. Et les gens de notre ville acceptent cette humiliation, cette limitation ; c'est cela la croix. » 

Nous pouvons alors dire que les pauvres ont une expérience de Dieu, comme vie et force ou lutte de dépassement, qu'ils reconnaissent la Vierge comme une bonne mère qui prend soin d'eux et les accompagne, et que, par la grâce de Dieu et l'amour de Marie, ils peuvent porter la croix de l'humiliation et de la privation de nombreux besoins basiques.

 C'est pourquoi les onze retraites pour hommes et femmes proposées par la fondation "Saracho" tout au long de l'année, tentent d'être un temps d'oasis pour les pauvres, un temps privilégié pour sortir de la routine, pour porter la croix quotidienne et aller à la rencontre de Jésus et de Marie. 

 La retraite des femmes a été animée par une véritable équipe de femmes, d'hommes et de jeunes qui sont venus de différents lieux offrir et partager avec les femmes et leurs enfants. Cette équipe a travaillé "d'un seul cœur et d'une seule âme" (Actes 4:32) pour donner avec joie, le meilleur de chacun et ce qu’ils avaient pour les pauvres.

Ces rencontres tentent d'offrir aux femmes des quartiers un moment pour elles et leurs enfants, afin qu'elles puissent trouver un peu de paix et profiter de la vie, se sentir soignées et aimées par la communauté. Le climat de simplicité et de fraternité les aide à rencontrer de nouvelles personnes et à oublier un peu les problèmes de tous les jours.

Environ 75 femmes et 150 enfants ont participé à la retraite. Ils venaient de différents quartiers, villages et colonies de Monte Grande, Quilmes et Maquinista Sabio. Ils sont venus à Luján pour passer quelques jours à l’air libre et en famille ; beaucoup d'entre eux allaient pour la première fois visiter la Basilique de Notre-Dame de Luján. Certains ont demandé à être baptisés et à faire leur première communion pour recevoir le cadeau de la grâce de Dieu et continuer la vie, si difficile pour beaucoup, mais maintenant, avec une force spéciale qui vient de Lui.

Pour conclure, je voudrais souligner une grande surprise et une grande joie, celle de découvrir que ces femmes vivent fortement l’être mères, des mères non seulement pour DONNER la vie mais aussi pour EN PRENDRE SOIN. Ce sont des femmes qui, depuis leur enfance, soignent la vie des plus jeunes et, étant plus âgées, celle de tous les enfants du groupe ; elles prennent soin de la vie du mieux qu'elles peuvent, en essayant de faire de leur mieux, parfois de manière abrupte, d'autres fois en criant, mais toujours en essayant de protéger le plus fragile. Le Seigneur semble avoir béni chacune d’elle, de la grâce de la joie et de la paix, et pour nous, il a ouvert son cœur de façon nouvelle et ses oreilles pour reconnaître que le royaume continue de croître, dans la simplicité mais avec une force de vie qui nous atteint surtout à travers les petits et les pauvres d'aujourd'hui.

Sœur Karina, Fille de la Croix

 

 

Le 27 novembre 2019, nous avons célébré la fête de Notre Dame de la Médaille Miraculeuse dans la petite chapelle du quartier « El Ombu » de Boulogne (Argentine).

 En arrivant dans le quartier, nous avons trouvé une ambiance festive où chacun a essayé de mettre ses dons au service de l’évènement : certains préparaient des banderoles et des ballons pour la décoration, d’autres le scénario, le son et la musique. Nous avons ressenti dans l'atmosphère, la joie de notre fête et en vérité, nous nous sommes sentis en communauté, comme une grande famille.

 Quand tout fut prêt, commençait le moment de la procession. Notre cher Évêque Monseigneur Ojeas, et les prêtres Théatins, les gens des quartiers et de notre paroisse étaient présents sans oublier les sœurs Filles de la Croix.

Nous sommes partis de notre Petite Chapelle avec l’image de la Vierge de la Médaille Miraculeuse et, l’image de la Vierge du Fleuve Blanc et Paypaya qui est vénérée à Jujuy nous a rencontrés. Cette dernière est spécialement aimée par les gens simples des quartiers voisins. Nous avons parcouru les rues en animant la procession avec de la musique, des prières et des applaudissements.

L’Évêque allait en bénissant toutes les personnes qui allaient à sa rencontre. Ce fut une vraie fête populaire.

 Par la suite, nous avons eu une belle messe avec beaucoup de participation des laïcs ; un chœur de jeunes très dynamique et joyeux a animé la célébration et nous avons également apprécié une danse délicate lors de la présentation des offrandes.

 L'événement important de cette célébration a été «l'envoi» des laïcs qui, tout au long de cette année, se sont préparés à poursuivre la mission pastorale des sœurs de la Petite Chapelle. L’Évêque a imposé les mains à chacun pour que la force et la joie de l'Esprit Saint les accompagnent dans cette tâche, et il leur a remis une croix et une petite Vierge en signe de cet engagement. Ce fut un moment plein d’émotion.

 À la fin, l'évêque, les pères Théatins, le maire et les membres des différentes communautés ont été remerciés pour leur participation à la célébration et l'amour manifesté. Les sœurs ont encouragé les laïcs « envoyés » à poursuivre leur mission avec générosité, en accordant une attention particulière à ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui sont choisis par Jésus et à Son exemple, à les aborder avec affection, simplicité et respect.

 Les Sœurs Filles de la Croix qui sont passés par les communautés de Santa Rosa, Cristo Obrero et la Médaille Miraculeuse, ont remercié pour la simplicité, la générosité et l'ouverture du cœur qu’ont toujours manifestées les gens dans les quartiers au cours des neuf années passées à Boulogne. Elles ont reçu beaucoup de tendresse et elles ont toujours très bien été accueillies.

 Fidèles au charisme et à la mission d'être proches des petits et des pauvres d'aujourd'hui, les sœurs ont essayé d'être les sœurs de tous et de toutes. Aujourd'hui, elles sont envoyées pour vivre leur mission pastorale dans d'autres lieux, mais elles continueront à demander à l'Esprit de les guider sur ce chemin et à la Vierge Miraculeuse de les protéger toujours.

11 juin 2019 Filles de la Croix

Chères Sœurs et chers Amis

Le temps de l’Esprit approche, l’Eglise bientôt célèbrera la Pentecôte et, dans la joie de cette attente, je partage avec vous la vie et la mission ici au Burkina.

Cela fait un peu plus d’un an que je suis arrivée au Burkina. Avec beaucoup d’enthousiasme, j’ai essayé de m’intégrer dans la vie pastorale et sociale. Chaque jour, un apprentissage nouveau se présente… une culture, une langue, un style de Vie Religieuse et tant d’autres choses. Je rends grâce à Dieu pour les personnes qu’Il a mis sur mon chemin pour m’aider à comprendre et à apprendre. Le chemin est large, mais nous y allons en marchant.

Dans ce temps, j’ai eu la possibilité de partager des temps de retraite, des rencontres fraternelles, des
temps d’accompagnement personnel, d’écoute, des liens d’amitié simples, du travail conjoint avec des jeunes et des adultes de différents groupes de la paroisse. Et avec chacun d’eux, j’ai appris à découvrir la richesse de cette culture. J'ai été bien reçue, soignée et accompagnée par tout le monde, d'une
manière ou d'une autre. Cela fait partie de la manière d'être de cette ville.

Chaque jour, je découvre aussi une Eglise dynamique, pleine de vie, avec toute la force d’une évangélisation jeune. Dans notre paroisse, pendant la Vigile Pascale, nous avons célébré 207 baptêmes
d’adultes, après trois années de préparation et le jour de l’Ascension, 103. Les rencontres de formation, les célébrations, les pèlerinages, les prières du rosaire, les temps de fraternité et les partages avec notre CCB etc. se succèdent et donnent vie. Les gens s’engagent dans une vie de foi. Et la Vie Religieuse a une belle place.

Les imprévus et les surprises ne manquent jamais !!! A midi, on a appelé à la porte et quand nous sommes allées ouvrir, nous avons découvert une trentaine d’enfants de 6 à 9 ans. Ils revenaient de l’école et passaient saluer les sœurs… Et en passant, ils voulaient savoir si nous avions des bonbons !!! Il faisait très chaud ce jour-là, alors après avoir pris un peu d’eau et mangé des bonbons, ils ont continué leur route vers chez eux. Une belle surprise et avec toute la simplicité des enfants.
Une autre surprise que nous avons reçue le 1er avril, fut un cadeau très original : un hérisson ! Une personne proche de la communauté l'a trouvé dans la cour et est venue l'offrir en signe de sympathie.

C'est la première fois que nous recevons un cadeau de ce genre. J'adore !

Depuis février, j’ai pu consacrer du temps pour apprendre la langue locale. Autour d’un manguier qui nous protège et avec d’autres adultes, j’apprends le moré. Mon accent est terrible mais ils disent que dans 2 ou 3 ans, je pourrai parler parfaitement… Je crois qu’ils me le disent pour me donner du
courage ! En tous les cas, c’est un espace où nous nous divertissons en apprenant et aussi un lieu de rencontre que j’apprécie beaucoup.

L'année scolaire se termine, de nombreuses activités pour nous ont déjà achevé leur cycle et laissent goût de fraternité. Et c’est ainsi qu’avec plaisir, nous attendons que la nouvelle année recommence pour nous rencontrer de nouveau. Mais pour l’heure, nous attendons la pluie avec impatience (pour que la température baisse un peu et parce que cela fait 8 à 9 mois qu’il ne pleut pas), pour pouvoir commencer à semer. Les gens vivent de ce qu’ils peuvent récolter dans cette période. J’espère que cette année, la récolte sera bonne pour que tous aient de quoi manger.

Ces quelques expériences de vie quotidienne, simples me rendent profondément heureuse parce que chacune, à sa manière, parle de la présence de Dieu, fidèle et discret. Cela invite à nous donner dans les petits gestes quotidiens. Je rends grâce à Dieu pour ma mission ici. Puisse-t-Il continuer à nous accompagner et à prendre soin de nous. Et puissent nos fondateurs continuer à nous montrer la manière de le faire. Priez beaucoup pour ce pays et pour la paix ici.

En communion avec vous, je vous embrasse !
Sœur Claudia

 Cinq jeunes tués violemment….

Les chrétiens cherchent des signes de résurrection !!!

A Zaraté en Argentine, les filles de la croix, témoins du chemin de Dieu dans les communautés ecclésiales de base. 

Depuis mon arrivée à Zaraté j’ai cherché à m’intégrer dans la pastorale de la ville et de m’approcher des jeunes et des pauvres.

Après un temps d’observation et une connaissance sommaire de quelques activités de la paroisse, j’entre dans un groupe de Cáritas del Carmen. 

Ce groupe m’a servi de tremplin pour connaitre et m’insérer dans d’autres activités comme El proyecto Emaús. Ce projet, par le moyen de l’éducation, aide à mettre sur pied des familles déstructurées des quartiers marginaux de la ville par des activités avec les enfants et les adolescents.

Le projet tente de responsabiliser les mamans et les familles pour que les enfants et les adolescents aient un lieu où partager le goûter, jouer, faire des ateliers d’apprentissage et recevoir un soutien scolaire.

Par ce biais, j’ai eu l’opportunité de connaître et de participer dans les communautés ecclésiales de base animées par les pères Salésiens.

On y voit là l’engagement que vivent les laïcs à partir de leur baptême. Ils forment des petites communautés qui s’agrègent aux chrétiens de la zone. Ils animent la pastorale et aident à l’insertion des émigrés et des personnes fragilisées. Des groupes de catéchèse, des rencontres conviviales, des fêtes de quartiers, des célébrations liturgiques et para liturgiques sont les moyens simples de rassemblement.

C’est heureux et gratifiant de percevoir comment des laïcs simplement, dans la majorité des femmes, dirigent les réunions de la communauté, les célébrations en l’absence du prêtre, préparent à recevoir les sacrements, participent librement aux célébrations liturgiques, partagent la Parole de Dieu avec profondeur et respect mutuel…cherchant toujours à vivre l’Évangile plus que de sacramentaliser.

C’est toujours pour moi un étonnement de voir comment se fait l’approche des familles qui souffrent de la violence, essayant de susciter la paix, de les inviter à la foi et la prière dans leur souffrance et leur douleur.

 Cinq jeunes…

Le jour de Saint Jean Bosco, les familles de cinq jeunes tués avec violence les derniers mois ont participé à l’Eucharistie.
Au moment de l’homélie cinq groupes se sont formés pour chercher avec ces familles des signes de résurrection et voir quelles attitudes adopter pour vivre à partir de ce fait mortifère.
Quel moment admirable de percevoir comment à la douleur des familles, la recherche de Dieu et la présence de ce fils perdu tenaient la certitude que la vie se jouait là aujourd’hui et pas hier ! La mort n’avait pas partie définitive !

Une grande sérénité irradiait les visages malgré la douleur.

A la fin de la messe, un chapelet est donné à chaque famille.

Ces expériences sont pour moi un extraordinaire cadeau de Dieu!

Grandir dans la foi à partir de ce témoignage, dans la solidarité et dans l’engagement en Église !

J’ai senti comme les pauvres…leur souffrance… eux, les préférés de Dieu…eux nous évangélisent !

Sœur Maité Heredia, fille de la croix

Dans les périphéries de Buenos Aires (Argentine) à BOULOGNE

Filles de la Croix en mission dans ces "barrios"...

Toute une aventure pour entrer dans ces deux "barrios": Sta. Rosa y Medalla Milagrosa!

Le quartier de Santa Rosa est composé en sa majorité d'Uruguayens et de Péruviens. Ils ne sont ni accueillis, ni acceptés par les Argentins de Buenos Aires. Cette population n'est pas reçue.... Beaucoup de violence et de vols chez les adolescents et les jeunes non contrôlés...

Les familles, en grand nombre, vivent dans des conditions d'habitation, pitoyables, sans dignité. Ils logent dans des wagons de vieux trains, des constructions faites de bouts de planches et de plaques de zinc.

Le trafic de drogue s'installe, les vols se multiplient, le manque de travail rend oisif !...

Ma mission, au cœur de ces quartiers c'est de les accompagner, de vivre avec eux ces situations si dures. Je suis là avec mon écoute, mon accueil, mon affection... les comprendre et dire une parole au nom de l'amour compatissant de Dieu

Au moment opportun, avec eux, nous étudions des propositions offertes par l'agence du travail pour trouver une issue.

A certaines occasions je visite les familles, accompagnée d'un jeune religieux de la congrégation des Théatins. Si la famille le demande, il bénit la maison. Ce moment-là est très important. Il donne la possibilité de partager leur vie plus profondément et de vivre des moments très heureux de prière. Cette même dynamique nous habite quand nous portons dans les maisons la photo de Ste Rose de Lima, leur patronne.

Les manifestations religieuses dans ce quartier sont bien rares car qu'ils n'ont pas de chapelle. Cependant ils sont assez religieux.

Nous, les sœurs, nous sommes bien accueillies, respectées et aimées par tous dans le quartier...

 Le quartier de Medalla Milagrosa (Médaille miraculeuse) est très compliqué. La majeure partie des familles sont de religion évangélique, une dizaine seulement de catholiques.

Les vols, le trafic et l'utilisation de la drogue, la violence, sont une réalité triste.

Je choisis d'être proche d'eux. J'essaye de les accompagner pour qu'ils vivent. Je veux leur transmettre l'amour et la miséricorde de Jésus. Quand cela est souhaité, je donne une catéchèse sur le baptême et la confirmation.

Ils ont une petite chapelle. Ceci donne la possibilité de célébrer différentes fêtes religieuses tout au long de l'année.

Un petit groupe de mamans du quartier m'accompagne pour la préparation de ces célébrations. Un power point est un moyen utilisé régulièrement et cela donne un sentiment de fête aux célébrations. Cette manière de procéder favorise le partage, la réflexion en simplicité autour de l'évènement célébré.

La violence est en train de s'installer dans ces quartiers de manière alarmante. Avec la collaboration des voisins, des pères Théatins et des sœurs de la communauté, nous sommes en train de chercher des solutions à ce grave problème.

J'essaye de vivre la mission en témoignant de l'amour et de la miséricorde de Dieu.

Je suis très heureuse de travailler à cette vigne du Seigneur, près de ses préférés: les pauvres et les petits, ceux-là qui sont rejetés de la société.

Je rends grâce à Dieu pour les petits fruits qui se manifestent dans cette mission si simple.

Sœur Blanca Bronté, fille de la croix

Canada

Debout Ensemble
Mar 24, 2020

J’ai vu sur Facebook un message qui m’a beaucoup parlé : « Avec les portes des églises qui se ferment autour du monde, il est temps de montrer à l’humanité que l’Église n’est pas une bâtisse. NOUS sommes l’Église! »

Depuis déjà cinq jours, je suis dans la maison seule, parce que notre Premier Ministre et nos responsables provinciaux nous encouragent de limiter notre contact avec d’autres. Je suis très surprise de voir combien de personnes autour de moi ne semblent pas réaliser l’importance de ce simple geste. Est-ce que nous nous croyons « intouchables » ou « trop jeunes pour attraper le virus » ou encore « ce n’est pas aussi dangereux que ça ».  Mais, on parle déjà trop de personnes qui mettent la vie des autres en danger. Moi, j’aimerais vous partager l’importance de vivre comme une Église vivante, une Église universelle, une Église qui est dans les bras de Dieu.

Notre Saint Père, le Pape François, nous invite à vivre notre foi en priant les uns pour les autres, et d’une façon spéciale, autour de la Vierge Marie, en lui demandant d’intercéder pour nous auprès de son Fils. Il nous rappelle l’importance : « des gestes de tendresse, d’affection, de compassion, … par exemple, un plat chaud, une caresse, un câlin, un appel téléphonique… »

Comme Église, nous avons des membres qui sont au milieu de cette épidémie, comme médecins, infirmiers/infirmières, aides, etc… Il y a ceux et celles qui pensent à leurs voisins qui sont incapables de sortir. Il y a ceux et celles qui s’encouragent avec des gestes simples. Il y a ceux qui font des chaînes de prières. Il y a ceux et celles qui sont là pour nous garder informés. Il y a ceux et celles qui nous disent : « garder courage, ensemble nous allons nous en sortir. »

Comme les images parlent plus fort que des mots, j’aimerais partager avec vous deux images qui circulent sur l’internet pour nous dire que Notre Sauveur est avec nous.

 

 

 

 

 

 

 

 J’aimerais aussi partager avec vous des images de divers oratoires de nos sœurs autour du monde qui répondent à l’invitation de notre Supérieure Générale de prier.

« … qu’une bougie soit allumée devant nos Saints Fondateurs et que dans toutes nos maisons le chapelet soit prié en communauté et en communion à cette intention. »

« Nous sommes tes signes dans le monde ». (Sœur Maria Laura)

« Accomplissons notre mission ! Ici et maintenant, elle se traduit par la prière, par des messages de communion, de soutien, de confiance, d’encouragement, d’apaisement envoyés à nos proches, à nos amis, à la Famille Filles de la Croix, aux voisins, aux professionnels de la santé. Exprimons-leur notre compassion, notre bienveillance, notre prière. » (Susana Felice)

Oui, debout ensemble, en Église, témoin du Christ Ressuscité, nous allons voir jaillir la vie!

Marie H. Moquin, fdlc 

  

Lorsque je regarde par la fenêtre, le vent souffle quelques flocons de neige des branches de pin, et le ciel gris et nuageux de l'hiver me fait frissonner malgré la chaleur de mon salon.  Si je ferme les yeux, je peux presque sentir la chaleur du soleil de midi et entendre les plaisanteries des amis alors que nous nous retrouvons sous les maisons en bambou, que nous nous reposons et que nous plaisantons ensemble, comme lorsque je vivais encore en Thaïlande.  Je suis revenu en Amérique du Nord depuis près de 10 mois maintenant, et pourtant ces souvenirs sont toujours aussi frais et chers que si ce n'était que le mois dernier. 

Alors que je me repose un dimanche après-midi paresseux, j'entends le ping d'un message entrant sur mon téléphone.  D'après le son, j'en déduis qu'il s'agit d'un message provenant d'amis à l'autre bout du monde qui m'écrivent pour m'envoyer une information ou simplement pour me parler de leur amitié et me dire que je leur manque, tout comme ils me manquent. 

 En passant dix ans en Thaïlande, dont huit avec les Karen dans les villages de montagne à la frontière nord-ouest du Myanmar, j'ai noué de nombreuses amitiés qui perdurent encore aujourd'hui.  Je passe deux à trois heures par semaine à répondre à des messages et à essayer de trouver des nouvelles et intéressantes façons de répondre avec mon modeste vocabulaire thaïlandais.  Malgré mes limites et mes retards occasionnels, les messages continuent d'arriver et le volume est surprenant.

       

Il y a trois ans, un internat a été ouvert pour aider les élèves de villages éloignés à terminer leurs études secondaires et les Filles de la Croix ont été chargées de le gérer avec les Pères MEP.  Diriger un centre de 20 adolescents, il faut être vigilant et les règles ont souvent dû être répétées, et il est arrivé que des décisions soient prises qui étaient décidément impopulaires auprès des enfants et qui en ont bouleversé plusieurs.  Imaginez alors ma surprise de voir comment certains des élèves les plus fougueux restent en contact, non seulement avec des platitudes faciles et souvent répétées, mais aussi en posant des questions et en communiquant des informations personnelles.  Les nouvelles technologies et les moyens de communication modernes ont permis de rester plus facilement en contact, d'entretenir des relations à distance, malgré les kilomètres et les fuseaux horaires.  Je suis intéressé par les choix que ces enfants font pour leur avenir et j'essaie de les écouter avec une attitude ouverte et sans jugement, tout en essayant de les amener à élargir leurs horizons et à penser au-delà de l'avenir immédiat et des limites traditionnelles.  J'écoute et j'essaie d'entendre au-delà de leurs paroles, tout en essayant toujours de rester une influence positive, en ne perturbant pas les autres voix autour d'eux.

Ce n'est pas seulement avec les enfants que je reste en contact, mais aussi avec d'autres amis que je me suis fait dans différents villages.  Je suis parfois surpris par les personnes qui me contactent, notamment un moine bouddhiste qui, au départ, cherchait à obtenir des conseils médicaux pour un ami chez qui on avait diagnostiqué ce qui semble être une tumeur cérébrale.  J'ai honte d'admettre que je ne me souviens pas de ce monsieur, ni ne reconnais sa photo publiée sur les médias sociaux. Je ne pouvais cependant pas ignorer sa demande, et même après avoir admis que j'étais trop loin et que je n'étais pas qualifié pour donner des conseils médicaux, j'ai essayé de l'encourager et d'écouter ses préoccupations.  Plusieurs mois plus tard, nous discutons toujours régulièrement et la semaine dernière, j'ai entendu dire que son ami allait mieux.  Souvent, je ne peux faire qu'écouter et promettre de prier pour mes amis, leurs préoccupations et les membres de leur famille, mais c'est ma façon d'être présente et d'essayer d'être une présence de compassion à la manière du Christ.  Je ne peux plus être en mission en Thaïlande, mais je peux toujours être une présence aimante pour ces gens qui comptent encore beaucoup pour moi. 

John Green écrit : "Je n'aime pas l'expression "amis d'Internet", car elle implique que les personnes que vous connaissez en ligne ne sont pas vraiment vos amis, que d'une certaine manière l'amitié est moins réelle ou significative pour vous parce qu'elle se produit par le biais de Skype ou de messages texte. La mesure d'une amitié n'est pas sa matérialité mais sa signification".  Si la messagerie textuelle peut être considérée comme un divertissement et un jeu par certains, l'internet et les sites de messagerie sociale nous offrent également une nouvelle façon d'être présent aux gens, d'entretenir des relations à distance.  Lorsque l'on est prudent et attentif, cela peut être une nouvelle façon de poursuivre notre mission de révéler l'amour de Dieu pour chacun de ses enfants, une nouvelle façon d'enseigner et de guérir... une nouvelle façon d'aimer.

 

Vous êtes à des milliers de kilomètres,
mais vous êtes si proche de mon cœur que cela n'a pas d'importance.

En une semaine, j’ai eu l’occasion de vivre la force de ma vocation à trois moments différents. C’est une chance encore une fois pour démontrer que Dieu continue à nous appeler à être des signes vivants dans le monde d’aujourd’hui !

Témoignage

 Lors d’une fin de semaine de discernement, Diane et moi avons été invitées à aller accompagner des jeunes adultes lors d’une « Marche d’Emmaüs ». Mais avant, j’ai eu la joie de témoigner de ma vocation. Voici quelques points que j’ai partagés :

  • Ce n’est pas moi qui ai choisi ma vocation mais Dieu qui m’a choisie… J’ai eu la joie de partager avec les participants comment, lors de mes premiers vœux, Dieu m’a donné un signe. C’était une journée ennuagée et au moment où je me suis mise à genoux devant l’autel pour un moment de prière, un rayon de soleil est passé par le puits de lumière de la chapelle et s’est posé sur moi. C’était un signe pour moi et pour les gens qui étaient là que Dieu me voulait vraiment à Lui !

Ma vocation me permet de grandir tous les jours car plus je passe du temps avec mon Père qui m’a aimé le premier : plus je me découvre…, plus je m’empresse à devenir de plus en plus à l’image de Jésus.

  • À la question « quelles beauté et bonté, je trouve dans ma vocation ? », je n’ai pas hésité à dire : « La beauté de Dieu dans tout ce qui m’entoure et la grande miséricorde du Dieu amour ! » J’ai aussi partagé que notre Dieu à un sens de l’humour, puisque quand je suis entrée en communauté, j’avais dit que je ne voulais pas être ni garde-malade, ni enseignante. Et voilà, qu’aujourd’hui, il n’y pas plus grande joie que d’accompagner les malades, les souffrants, les mourants. Et, je passe mon temps à découvrir les merveilles d’être enseignante auprès des petits, des ados et des adultes.
  • J’ai terminé mon témoignage en disant aux participants : « de vivre dans la vérité car Dieu nous a créés dans son image, de prendre le temps de découvrir cette image et de rester fidèle à cette image ainsi que de vivre un jour à la fois et ancrés dans la foi, l’espérance et l’amour.

Reconnaissance

Le lendemain, nous étions invités à Saint Claude pour une célébration commémorative des défunts – la communauté voulait souligner la présence de notre Sœur Éliane Lagassé parmi les défunts. Ce fut un temps de prière pour se réjouir d’avoir connu l’amour partagé par ceux et celles qui nous ont quittés. La célébration était simple mais elle nous a montré comment notre présence dans cette communauté paroissiale a été reconnue et est forte et l’est encore aujourd’hui. Après la célébration, les gens nous ont parlé de leur souvenir de Sr Éliane mais aussi des autres Filles de la Croix qui ont vécu avec eux. Ils nous ont soulignés leur joie d’avoir Sr Cécile Aimé parmi eux et leur reconnaissance qu’on puisse prendre le temps de revenir chez eux pour des temps forts.

Envoie

Quelques jours plus tard, nous avons eu la rencontre de Mgr Le Gatt avec les communautés religieuses. Malgré plusieurs têtes blanches dans le groupe, nous avons senti une vie, une force et un engagement à vivre notre vocation jusqu’au bout… C’est le chant final qui résume bien que Dieu continue de nous appeler nous religieuses parmi son peuple en marche.

« We Are Called » - Nous sommes appelés à vivre dans la lumière, à briller de la joie et de l'amour du Seigneur... à agir avec justice... à aimer tendrement... à nous servir les uns les autres... à marcher humblement avec Dieu. Être espérance pour les désespérés ; faire miséricorde à ceux qui ont peur ; marcher comme des sœurs et des frères unis dans l'Amour. Voilà notre appel !

 Pour écouter le chant « We Are Called » - cliquer ici.

Sr Marie H. Moquin, fdlc (11 – 14 janvier, 2020)

 

Le 16 novembre 2019, il y eut une soirée de reconnaissance, préparée par le comité de catéchèse et des membres de la paroisse de Saint Eugène et la Chapellenie de Cœur Immaculé de Marie. Il y avait environ cent-vingt personnes venues me dire merci pour les 13 années d'enseignement de catéchèse à l'École Christine-Lespérance. Quand on me demandait combien d'enfants j'avais (on ne savait pas que j'étais religieuse) – je répondrais environ 350... « Ah! Vous êtes enseignante! » Mais, pour moi, c'était plus que d'être enseignante, c'était à la suite de Jésus, faire connaître son Père à qui j'avais donné toute ma vie. C'était d'avoir l'occasion de partager l'amour miséricordieux du Père à toutes les personnes que je rencontrais – professeurs, personnel, parents et surtout les enfants, sans exceptions. Alors, quelle joie quand on m'a invitée à une soirée de reconnaissance et de voir des fruits de ma présence dans la vie des gens que je garde toujours dans mon cœur et mes prières.
J'aimerais partager avec vous un petit mot écrit par une jeune au nom de sa famille. « Merci, Sœur Marie! Tu es toujours souriante et une vraie amie de Jésus. Merci d'avoir partagé tes histoires avec nous. Avec toi la catéchèse était toujours spéciale. »

La présidente du comité de catéchèse a partagé ces quelques mots : « Sœur Marie connaissait bien nos enfants et elle les aimait, tous et chacun, même les tannants! Elle a accueilli tous les petits, qu'ils soient à la catéchèse ou non. Son sourire, sa voix douce, son approche humaine témoignent de l'amour de Dieu et nous rappelle que nous sommes tous d'une même famille, égaux aux yeux de Dieu. Elle a su appuyer nos familles occupées ou dans le besoin, à grandir dans la foi. Nous ne saurons assez te remercier, Sœur Marie. »

« Un grand merci à Sœur Marie pour ses années de service comme catéchète à l'École Christine-Lespérance. Que Dieu te bénisse! » Voilà, ce qui est apparu sur le Facebook de la paroisse. En le voyant, c'est moi qui leur dis un grand merci de m'avoir donné l'occasion de partager mon amour et mes connaissances de Jésus Christ avec eux.

Merci au Père d'Amour qui m'a choisie et invitée à dire « oui » à le suivre sur les traces de son Fils, comme Fille de la Croix. Merci à l'Esprit Saint de m'avoir si souvent éclairée avec des bonnes paroles et des bons gestes. Merci aux parents de m'avoir confié leurs enfants! Merci à mes sœurs, ma famille et mes ami(e)s de m'avoir encouragée pendant ces années d'enseignement. Et surtout merci aux enfants, qui sont devenus « mes enfants » que je continue à garder très proches dans mon cœur et dans mes prières.
Gloire à Dieu le Père, Gloire à Dieu le Fils, et Gloire à Dieu, Esprit Saint!

Sr Marie H. Moquin, fdlc

Michel MacDonaldJ'ai eu l'occasion de suivre une journée d'étude diocésaine au sujet du caractère sacré de la vie avec Michel MacDonald. Pendant la conférence, plusieurs images me sont venues – de mon expérience personnelle avec les souffrants, des fondateurs et de notre monde souffrant. J'ai décidé de vous partager quelques idées et convictions que je porte en lien avec la sainteté, la dignité de la vie humaine et le mystère de la souffrance.

« Exprimant ce qui est au cœur de sa mission rédemptrice, Jésus dit: « Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jn 10, 10). En vérité, il veut parler de la vie « nouvelle » et « éternelle » qui est la communion avec le Père, à laquelle tout homme est appelé par grâce dans le Fils, par l'action de l'Esprit sanctificateur. C'est précisément dans cette « vie » que les aspects et les moments de la vie de l'homme acquièrent tous, leur pleine signification. » (No.1 – Lettre Encyclique -Evangelium Vitae)

 Dès la conception de la vie jusqu'au passage à la vie nouvelle et éternelle avec le Père nous sommes en communion profonde avec le Père, le Fils, et l'Esprit Saint. Mais, sommes-nous toujours conscients de cette vie que Jésus nous donne, de cet Amour du Père qui nous habite continuellement et de la lumière de l'Esprit Saint qui guide nos pas ? Comme dit l'auteur Léon Bloy - "La seule vraie tristesse, le seul échec, la seule grande tragédie de la vie, c'est de ne pas devenir un saint."

Je pensais à Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges qui disait : « Je prends au sérieux l'engagement de mon Baptême ! » Elle avait compris que dans sa vie, elle devait vivre comme « prêtre » en invitant toute personne à entrer dans la communion avec le Père miséricordieux ; comme « roi » qui regarde le monde et l'être humain avec dignité et qui se met au service de l'humanité, en commençant avec les plus pauvres et les plus petits; comme « prophète » dans son témoignage de vie qui fut guidée par l'Esprit.

Michel nous disait que « Nous avons besoin de penser avec notre esprit, notre cœur et nos mains - pour vivre notre foi, pour vivre ce en quoi nous croyons. » C'est tout notre être qui doit rayonner la joie d'être enfant de Dieu, d'être des témoins vivants dans un monde en si grand besoin d'espérance, de lumière, et de paix.

Dans un deuxième temps Michel nous a parlé de la mort et du mystère de la souffrance. « Nous avons besoin d'être attachés à la Croix de Jésus pour que notre foi soit plus forte... » Je pensais à Ste Jeanne-Élisabeth sur la table d'opération qui refuse l'anesthésie et qui dit « Que l'on me laisse seulement mon crucifix, il me suffira. » (p. 73 – Une Sainte au Quotidien de Madeline Guillebault)

St André-Hubert écrivait à Sr Saint-François (123) « Courage ! Vous êtes dans le chemin étroit qui conduit au Ciel ! Vous êtes clouée à la croix avec votre divin Époux. (...) Oh ! que vous devez avoir de courage à souffrir pour et avec celui qui est mort et ressuscité pour vous. Rendez-lui de bon cœur souffrance pour souffrance, vie pour vie. (...) Ne craignez rien, il prend soin de vous. Que votre dernier soupir soit un soupir d'amour pour N.S. Jésus et sa croix et vous goûterez que la mort au service de Jésus vaut mieux que la vie au service du monde. C'est vivre que de mourir avec Jésus, et pour Jésus. (...) Laissez-vous donc conduire par ce divin Esprit. Il vous (fera) comprendre cette maxime du saint Évangile : « Bienheureux ceux qui souffrent », parce que leurs souffrances seront changées en plaisirs, s'ils sont soumis et patients. » (p. 287 – Lettres et Écrits (tome 1) de Saint André-Hubert Fournet)

Croix de la Maison Ste CroixQuand nous vivons unis au Père, au Fils et à l'Esprit Saint, nous n'avons pas à avoir peur de souffrir, ni de la mort car la mort ne peut pas gagner. Jésus a vaincu la mort, il est ressuscité et par sa mort il nous a montré que la mort et la souffrance ne peuvent pas toucher une âme donnée à Dieu. Le Christ a gagné, il nous promet la vie nouvelle et éternelle si nous croyons en Lui... Il nous montre que la mort est un simple passage de notre vie terrestre à une vie nouvelle et éternelle où on y retrouve que de la paix, de la joie, et de l'amour.

La souffrance reste un mystère, un mystère qui est difficile à vivre sans la foi et difficile à vivre si notre foi n'est pas enracinée dans l'amour miséricordieux et inconditionnelle d'un Dieu qui est le Dieu des vivants !

Suite à cette présentation je suis restée avec l'invitation d'être un phare qui fait briller la lumière de Dieu autour de moi. Je suis Fille de la Croix – je suis Fille de la Croix de la résurrection. Que le Seigneur m'aide à toujours faire briller ma foi, enracinée dans la Trinité dans un monde qui trop souvent vit dans la noirceur et la mort !

Mon séjour à Rome
Oct 18, 2019

Soeurs en prière à RomaCet été, j’ai eu la joie de me retrouver dans la communauté des sœurs à la maison régionale de Rome, pour une réunion du comité de communication. J’ai beaucoup apprécié ce temps avec mes sœurs.

En arrivant, je retrouve les sœurs qui célèbrent l’anniversaire de notre Sœur Anita qui fête 101 ans. Elle est encore remplie de joie de vivre. J’aime beaucoup me retrouver avec mes sœurs : des femmes spirituelles, fortes, qui vivent leur engagement jusqu'au bout.

La maison est une vraie maison de prière. Comme les résidents de la maison de retraite qui viennent près de la porte de la chapelle pour écouter, je suis émerveillée d’entendre chanter mes sœurs.      

Notre maison régionale se retrouve entre deux résidences de personnes âgées : la Villa Maria Laura sur un côté et la Villa Attilia sur l’autre. Quelle belle mission ! Une présence religieuse qui accompagne les résidents et leurs familles, ainsi que le personnel qui travaille dans la maison. Une situation qui rayonne la bonté, la joie et le goût de vivre !

Un petit mot sur notre rencontre de CICOM. Le comité a eu la chance de se retrouver ensemble pour chercher comment améliorer la communication interne pour assurer que toutes les sœurs reçoivent les nouvelles. Une grande partie de notre rencontre fut consacré comment améliorer notre site web pour répandre notre charisme autour de nous et faire de ce site, un moyen d’évangélisation.

Nous avons une nouvelle page FaceBook (https://www.facebook.com/fillesdela.croix.7) que vous pouvez aller visiter dès maintenant et un nouveau site arrive bientôt.

Merci à ma communauté pour leur bel accueil. A la prochaine !

Équipe de CICOM

 

 

Nos soeurs jubilaires Gilberte et LucilleLe 26 août, les Sœurs de la Région du Canada se retrouvent pour célébrer notre fondatrice et en même temps célébrer les 60 ans de vie religieuse de nos deux sœurs, Gilberte Carrière et Lucille Courcelles.

Une très belle célébration eucharistique avec la communauté de la Villa Aulneau, résidence de la majorité de nos sœurs, ouvre la fête. Après un temps de partage autour de nos sœurs jubilaires, nous prenons le repas ensemble.

Une amie de la communauté vient nous demander la permission de prendre une photo d'un si beau groupe. Je réalise que cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas retrouvées toutes ensemble. Sauf pour nos trois sœurs dans des résidences spécialisées, nous sommes les sœurs de la région au complet.
En fin d'après-midi, nous nous retrouvons pour des vêpres spéciales et en soirée, Sœur Marie nous présente une vidéo préparée par Amaia sur la vie de la Bonne Sœur. Excellent ! Nous avons aussi visionné une vidéo mise sur Facebook par Emmanuelle ainsi que quelques photos de la profession de Marie-Noëlle. Joie de communier aux événements de la grande famille des Filles de la Croix !

Soeurs région canadienne

« Élisabeth, Sainte fille de Dieu, donne-nous ton grand cœur, donne-nous ton esprit. » Que notre sainte fondatrice nous aide à être de plus en plus, des femmes qui « prennent au sérieux l'engagement de leur baptême. »

 

 

 

 

De retour au Canada
Oct 29, 2014

Une prière d'action de grâce

Le groupe du Canada a vécu cette soirée d'action de grâce dans le contexte social canadien qui a chaque année une journée nationale d'action de grâce !

Notre action de grâce cette année est cette belle rencontre à La Puye avec tous les amis des Filles de la Croix !

Nous remercions Saint André Hubert et Sainte Jeanne Élisabeth pour avoir répondu à l'appel du Seigneur en fondant la congrégation des Filles de la Croix. C'est avec amour et dévouement qu'ils ont accepté de consacrer leur vie au service des pauvres, des malades et des enfants démunis.

Aujourd'hui, au nom des amis laïcs des Filles de la Croix, nous les remercions de nous avoir réunis ensemble cet été à La Puye pour nous faire revivre notre Baptême et nous lancer l'invitation d'être au service de l'Église et de ceux en besoin.

Seigneur, bénis les Filles de la Croix et donne-leur la force nécessaire pour continuer leurs oeuvres à travers le monde. Bénis ce repas qui nous rassemble, et aide-nous à partager ton grand amour ainsi que les richesses que nous avons en abondance, avec ceux qui souffrent d'un manque d'amour et ceux qui ont faim.

                                                                                      Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour nous, Filles de la Croix, Molante est un commencement. C'est le commencement de notre Famille Religieuse.

Cinq jeunes femmes : Élisabeth, Madeleine, Véronique, Anne et Marie-Anne s'engagent à vivre 
dans la prière, le service des petites et des pauvres... Le 2 février 1807, elles prononcent leur premiers voeux de pauvreté, d'obéissance, de chasteté...
Une congrégation commence.

Aujourd'hui comme hier...

Le Christ de l'Eucharistie est au centre de notre vie :

  • sous le signe du Pain rompu et à partager,
  • dans la Parole et la Prière,
  • dans le geste fraternel,
  • dans la vie des gens rencontrés, des pauvres, des malades.

La vie de prière est la source de Vie :

  • elle nous unit au Christ pour "adorer en Lui, par Lui et avec Lui, la très Sainte Trinité." (André-Hubert)
  • elle nous recrée, nous transforme, nous unit au peuple de Dieu et nous envoie aux plus démunis.

Les voeux prononcés ensemble :

  • nous consacrent au Seigneur,
  • nous lient les unes aux autres, en obéissance et en pauvreté, dans la recherche ensemble de la volonté du Père.

Une expérience spirituelle commune nous apprend à devenir soeurs, à bâtir la communauté :

  • dans la foi au Christ qui a donné sa vie pour tous et toutes,
  • dans le partage de ce qui fait la vie au quotidien,
  • dans l'amour et l'humble service des frères et des soeurs aux visages si variés.

Nos Soeurs de Molante ont dû inventer une vie religieuse pour leur temps.
C'est aussi notre défi.

(Session animé par Sr Rose-Marie Lambert, Sr Marie H. Moquin et Sr Evelyn Pierret) 

Côte d'Ivoire

Toutes nos activités étaient bien lancées comme partout ailleurs quand la nouvelle de cette épidémie est arrivée jusqu’à nous par les médias. Comment ne pas s’interroger, s’inquiéter quand nos pays d’origine, nos sœurs, nos familles, nos connaissances sont atteintes par ce drôle de virus qui fait remonter le souvenir d’autres virus qui avaient fait tant de victimes en leur temps.

Les premières mesures de l’Etat Ivoirien à la mi-mars ont ramené dans la réalité de notre Région du Poro, au nord de la Côte d’Ivoire, dans notre réalité, l’actualité avec la fermeture des écoles et le renvoi de tous les élèves en confinement à la maison pour éviter la propagation de l’épidémie.

Dans notre communauté Sainte Elisabeth, une question est posée : que faire avec nos structures ? Le Centre Jubilé, accueil de malades mentaux, doit continuer sa mission, le soulagement des malades et de leur famille ne peut pas attendre une hypothétique date de fin de confinement. Pour le Centre des Handicapés Don Orione, il est sûr que les enfants pris en charge en rééducation fonctionnelle et en éducation spécialisée resteront à la maison ou seront pris en charge au CHR de Korhogo car il y aurait un risque trop grand de contamination. Les seuls services qui resteront ouverts avec l’accord des deux personnes qui y travaillent sont l’atelier orthopédique pour l’entretien des divers appareils et des chaussures et l’accueil social qui ne désemplit pas. Des autorités locales ou des personnalités ayant le souci de la survie des personnes, malades ou non, venant jusqu’à nous ont donné des denrées alimentaires de base pour que nous puissions distribuer aux familles dans le besoin. Une grande partie de la population étant dans le travail informel, c’est-à-dire mangeant ce qu’elle a gagné dans la journée ont perdu leur moyen de subsistance avec les mesures prises par le gouvernement et les gens n’ont plus rien à manger et plus rien à donner à leurs enfants !

Alors, en communauté, nous avons opté pour une souplesse dans le confinement et pour une prudence et la mise en place de moyen de protection : lavage des mains et masques lavables en coton double épaisseurs fabriqués par un couturier. Le confinement partiel nous a permis de suivre les travaux de la maison, de travailler à l’ordinateur, et de prendre plus de temps de prière personnelle et aussi communautaire. En effet, cela fait un mois et demi qu’il n’est plus possible de penser les célébrations eucharistiques en paroisse et nous avons été appelées comme toutes nos sœurs à intensifier notre prière pour que le monde sorte de la pandémie et prier avec les malades et leurs familles, avec nos sœurs qui traversent cette Croix et les soignants et les chercheurs qui luttent.

Heureusement, une fois ou deux par semaine, nous avons la chance de vivre la messe dans notre petite chapelle célébrée par un prêtre de la paroisse envoyé par notre curé. Quelques paroissiens se joignent à nous parfois… En ce jour de Résurrection 2020, une femme, rencontrée par notre célébrant du jour priant Marie à la Grotte, est venue vivre l’eucharistie avec notre communauté. A la fin de la célébration, Marie-Lucie s’est levée, en s’excusant pour dire merci tant sa joie était grande. Pour cette chrétienne, anciennement musulmane, cette messe était une bénédiction. Elle ne savait pas qu’elle aurait cette chance et le seul petit billet de 5 000 FCFA destiné à acheter en ce jour de Pâques de quoi partager avec ses proches musulmans, elle l’avait donné comme offrande. Elle était dans l’action de grâce : ce moment était une bénédiction dans toutes les difficultés qu’elle avait à vivre en ces jours !

A notre communauté, ce témoignage reste comme une perle à l’heure où nous voyons monter doucement l’épidémie dans notre pays… Même si l’avenir est incertain, nos projets et programmes chamboulés, avec cette parole, reste comme une espérance : le Seigneur est ressuscité ! Il passe dans notre quotidien !

Sœurs Janine, Giovanna, Denise et Emmanuelle

 

 

Le 26 avril dernier, sont arrivées dans le bureau d’accueil social du Centre, deux femmes qui, envoyées par le service social du CHR de Korhogo, venaient chercher de l’aide. En effet, leur sœur venait de décéder une semaine après son accouchement où elle avait donné la vie à 3 petits enfants, des triplés nés prématurément. Wandja, Finin et Lazeni, deux filles et un garçon, avaient vu le jour comme des fleurs, toutes fragiles, qui commencent à s’ouvrir…

L’une des filles avait même une jambe cassée à la naissance au dessus du genou. « C’était un accident », a dit la sage-femme qui a participé à l’accouchement. Heureusement, leur tante s’était engagée à devenir leur nouvelle maman pour qu’ils puissent grandir… Mais les enfants, trop petits (autour d’un kilo) étaient restés à l’hôpital au service de néonatalogie pour, nous l’espérions, prendre un peu de poids.

Alors, avec Alphonse, notre coordinateur extérieur, nous avons mis en place ce soutien aux enfants et à la famille : prise de contact avec l’hôpital, achat des biberons, du lait, des couches, des médicaments, des vaccins et… du nécessaire de protection contre le Covid19 pour les soignants travaillant auprès de nos trois petits. L’urgence était qu’ils survivent et soient vie de leur maman pour ceux qui les entourent.

Alors nous sommes allés à l’hôpital, faire connaissance avec les enfants, voir comment et quand, la petite Finin pourrait être soignée de sa jambe cassée et nous assurer que ces trois enfants seraient bien soignés. Après avoir commencé par maigrir, à force de soins, les petits ont repris un peu de poids même si Lazeni, le garçon, restait à un seuil critique. La jambe de Finin a fini par être immobilisée : au moins, elle souffrait moins, même si nous ne savons pas bien quelle position son fémur a pris !

Et au bout d’un mois, les petits triplés sont sortis de l’hôpital. Ils avaient pris 400 grammes et donnaient de bons signes. Alors la maman est venue au Centre, accompagnée de deux autres femmes pour nous montrer les enfants et avoir de quoi les nourrir et prendre soin d’eux. Ils étaient petits mais tellement beaux, ouvrant peu à peu leurs yeux au monde…

La maman est venue une seconde fois la semaine dernière en rentrant d’un contrôle à l’hôpital. Elle venait de recevoir des « kangourous » offert par l’Unicef pour porter les bébés en toute sécurité et nous a proposé de les essayer. Une amie italienne voyant  la photo, a écrit : « vous êtes des couveuses humaines !»

Mais la vie est fragile… Comme une fleur qui essaye de s’épanouir, un grand coup de vent et elle tombe et se fane. A la veille de Pentecôte, Lazeni, avec une poussée de fièvre, est passé sur l’autre rive et a rejoint sa maman… C’est un ange de plus dans le ciel !

Mais l’histoire n’est pas finie. Wandja et Finin sont là qui doivent grandir ! Leur maman compte sur nous pour faire face. C’est grâce aux dons des bienfaiteurs que nous pourrons les soutenir.

Car ces fleurs ont rejoint le bouquet de nombreuses fleurs déjà dans notre jardin. Wandja et Finin ont rejoint Alassane, Fousséni, Nonlourou, Eléakim, Korotoum, Espérance et tant d’autres…

La vie appelle ! Ces deux fleurs s’épanouiront, nous l’espérons !

Et à nous, La charité nous presse !

  

Soeur Giovanna et Soeur Emmanuelle

Dans le cadre de la pastorale des jeunes et vocations, notre diocèse de Katiola en Côte D’Ivoire organise chacun année des rencontres de jeunes pendant le temps fort de l’Église. Pour cela, notre paroisse a invité les jeunes à vivre un pelé-jeunes en ce temps de carême pour témoigner leur choix pour le Christ. Là, les jeunes sont venues des quatre coins de la paroisse pour se rencontrer dans un village (Sourkoudougou) situé à quatre kilomètres de la paroisse. Pour bien vivre ce temps de pèlerinage nous avons réparti les jeunes en plusieurs groupes de trente personnes, pour permettre une bonne participation à la réflexion des sous-thèmes ainsi que le chemin de croix proposé par l’équipe d’organisation. Pendant la marche, il y a eu le chemin de croix et des moments de pause pour que chaque groupe prenne un moment de réflexion pour répondre aux questionnaires tirés dans le message du Pape pour le carême. Les jeunes ont été accompagnés par l’aumônier des jeunes, le Père Armand Touré, la Conseillère, Sœur Clémentine Tapsoba avec sœur Adèle Rouamba. Nous avons eu des volontaires (professeurs du lycée) qui se sont proposés pour nous accompagner.

À notre arrivée au lieu d’accueil, la communauté chrétienne et les catéchistes titulaires nous attendaient avec joie. Ils étaient aussi, nombreux pour participer à la célébration Eucharistique avec nous. Nous étions environ 350 jeunes et adultes et en plus, quelques enfants. Après un temps de repos, nous avons eu un enseignement sur le thème : JEUNE MISSIONNAIRE AVEC LE CHRIST, donné par Sœur Clémentine. Ensuite, nous avons eu la célébration Eucharistique et la mise en commun des réflexions à la place de l’homélie guidée par le Père Armand. 

Après cette belle célébration Eucharistique, suivi de partage de repas apporté par chaque pèlerin, il y a eu une animation de la chorale des jeunes par des chants de louange avant le retour. Nous avons repris le chemin de retour avec une bénédiction de Dieu lui-même (une bonne pluie !) qui nous a renouvelée les forces. A l’arrivée à la paroisse, le curé, l’Abbé Alexis et Sœur Marie nous attendaient pour nous bénir et envoyer en mission dans nos lieux de vie et dans le monde.

Ce temps de pèlerinage a été un moment de partage, d’échange et de prière entre les jeunes de la paroisse. Chacun a vécu intérieurement une joie de pouvoir faire un chemin de foi avec le Christ et avec les autres.

 

 

Tranquillement le soir du mardi 17 mars 2020, les sœurs de la communauté d’Abidjan passent un moment de rencontre avec les sœurs venues de Khorogo : Emmanuelle et Janine. Dans la fraternité, les projets de chacune pour les jours à venir sont partagés : les démarches administratives pour les structures de santé : le Centre Jubilé de Korhogo, la reprise de l’école : le CELAF-Centre Lasalien Africain, le rythme quotidien de la mission : présence communautaire, permanence à l’Évêché pour le secrétariat, … Bref toute une liste d’activités à vivre. Mais tout d’un coup après avoir lu ses « sms » [1], Emmanuelle crie : « Tiens ! Le Gouvernement ivoirien adresse un communiqué à la population : c’est la fermeture de tous les établissements scolaires dans le cadre de la prévention de la propagation du Coronavirus ». Et voilà qu’un simple « texto » chamboule toute la liste de nos « On va faire ceci, on va faire cela » ! Toutes les démarches étaient bloquées. Heureusement Emmanuelle et Janine ont trouvé la possibilité de transport pour rejoindre leur communauté.

Nous avons eu la grâce de vivre l’Eucharistie jusqu'au 19 mars, jour où les directives des autorités ecclésiales en lien avec les mesures étatiques, annoncent la suspension de toutes les activités pastorales du Diocèse. Désormais, donc, sont suspendus tous les rassemblements de plus 50 personnes : les rassemblements de Prière, les Célébrations Eucharistiques en présence des fidèles, les séances de catéchèse et le Chemin de Croix. Dans le même sens, les pèlerinages diocésains des jeunes et des adultes pour la période de Carême prévus pour le dimanche 22 mars, ont dû être annulé. Seulement les enfants de la Paroisse Notre Dame de l’Espérance (environ 3000) ont eu la chance d’y participé le samedi 14 mars. Le samedi 21, nous avons risqué de poser une doléance au Curé, à savoir si c’était possible d’avoir la Célébration de l’Eucharistie dans notre Chapelle pour le dimanche. Cela a été accordé et le Vicaire est venu célébrer la Messe à la Communauté. Une religieuse de la Congrégation de Notre Dame d'Évron est venue se joindre à nous.

Très vite après ces mouvements, la situation sanitaire à l’intérieur du pays a évolué : de 3 cas avérés en mi-mars on a atteint plus de 80 à ce jour. Heureusement aucun décès n’a été jusque-là déclaré et par contre 3 cas guéris ont été annoncés. Pour autant le Gouvernement ne baisse pas la garde. Au contraire, il a durci les mesures pour lutter contre la propagation du Covid-19 :

  •  Instauration de l’état d’urgence : Couvre-feu : 21 heures à 5 heures du matin,
  • Fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes des pays,
  • Fermeture des établissements scolaires,
  • Fermeture des maquis (genre de gargotes) et des restaurants,
  • Journée continue pour les travailleurs qui assurent la permanence afin de prévoir une sortie de bureau à une heure raisonnable
  • Et tout récemment, le jeudi 26 mars, on apprend que les déplacements à l’intérieur du pays seront interdits.

 Pour prendre en compte la situation économique de la population, celle qui se trouve obligée de travailler, l’Etat a décidé le maintien la circulation des transports communs comme les taxis compteurs, les gbaka (mini-bus utilisés pour transporter plusieurs dizaines de personnes), les woro-woro (covoiturage). Ces moyens de transports sont donc autorisés à circuler à condition de réduire le nombre de passagers afin de respecter une certaine distance. Le mieux ce de ne pas en avoir besoin !!!

 Quant au lavage des mains, il est fortement recommandé. Dans tout ces bouleversements il semble qu’une chose importante commence à nous manquer : le sourire « made in ivoirien » camouflé par le cache-nez dont le port est aussi vivement recommandé !

Mais au milieu de ces évènements déstabilisants, nous sentons l’invitation à honorer l’humble sol du quotidien[2]. Oui, ces réalités de l’ordinaire nous sont révélées et l’Évangile est très parlant en ces jours secoués quand il invite à vivre la petitesse comme lieu de vie : « Serviteur bon et fidèle, … en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai ; entre dans la joie de ton Seigneur », Matthieu 25, 21.

 Les petites choses à vivre en terre ivoirienne en ces jours particuliers ?

  •  Des coups de téléphone entre sœurs sans sujet spécial à part la question : « Comment allez-vous mes sœurs ? », 
  • L’arrangement de la route devant la maison pour que ce soit plus accessible : ensemble en communauté prendre les outils qu’il faut : pêches et seaux pour ramasser les cailloux, le gravier, la terre pour combler les trous, 
  • Prier avec les visages des sœurs Filles de la Croix de partout dans le monde, les visages de nos pays de mission, 
  • Egrainer le Chapelet en portant la Maison Mère, La Puye en Prière, les malades, nos sœurs et tout le personnel soignant de partout, 
  • Vivre l’Eucharistie autrement en faisant mémoire de Sainte Jeanne Elisabeth. Privée de Célébration Eucharistique, durant les temps éprouvant après la Révolution française, elle a vécu sa vie comme Eucharistie : « Au lendemain de la Révolution, dans le village de Béthines, Elisabeth réunit chez elle des fermiers, des voisins, des amis, puis des gens du village pour prier »[3]
  • Se dire en communauté les heures de la diffusion de la Messe télévisée et rendez-vous de différentes Prières avec le Pape, 
  • Ecouter ensemble le partage des lectures du Jour avec la Paroisse par le biais du réseau « WhatsApp » à travers lequel les Pères diffusent la Parole et l’Homélie du jour.

Il nous faut accepter de voir la vie autrement à travers l’épreuve de la maladie due au Corona-virus.

Il nous faut retrouver dans le « confinement » la nouveauté et l’actualité de l’Évangile. En suivant l’exemple du fils prodigue, la Bonne nouvelle nous invite à « rentrer en nous-mêmes », Luc 15, 17 afin de revenir à l’essentiel, de redonner à notre consécration le sérieux de l’engagement baptismal.

Oui, nous accueillons avec reconnaissance les paroles de Sœur Susana : « Nous sommes devant une opportunité privilégiée…pour revenir à l’essentiel de l’humain et de l’humanité…pour trouver de nouveaux repères et de nouveaux chemins de bonheur…et de demander la grâce et la sagesse pour un nouveau départ ».

Puisse la grâce de l’Esprit Saint nous révéler que ce que nous vivons comme jour de souffrance reste invinciblement « temps de promesse et d’espérance »[4].

Les sœurs de la communauté d’Abidjan

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[1] Short message service ou minimessage.

[2] Préface, d’Anne Pelletier dans Baptisés dans le feu, Christus de Dolores ALEIXANDRE.

[3] La Congrégation des Filles de la Croix, La Fondatrice, Le Charisme, éd. Du Signe, p. 4-5.

[4] Préface, d’Anne Pelletier dans Baptisés dans le feu, Christus de Dolores ALEIXANDRE.

 

 

Tielourgo quand son papa est venu au Centre des Handicapés Don OrioneUn jour de la fin du mois de septembre, le papa de Tiélourgo a frappé à la porte de notre Centre. Après avoir tout essayé – médecine traditionnelle, massage et prière d’un pasteur –, il était désespéré…

 Cela faisait plus de 3 semaines qu’il cherchait de l’aide pour faire soigner sa fille. En effet, au CHR de Korhogo, on devait lui faire une transfusion sanguine car elle était très anémiée et devait suivre une opération d’amputation de la jambe pour éviter, si ce n’est pas déjà fait, la propagation d’un cancer qui avait pris son genou.

Sans les 240 000 FCFA (366 €) qui devait financer l’opération et les transfusions, rien ne se serait fait. Et le cancer aurait très vite ou trop vite emporté la jeune fille de 10 ans.

Tielourgo entre ces parents à l'hôpital après l'opération d'amputationC’est ainsi que ma sœur Giovanna et moi avons décidé de faire quelque chose et vite. Nous avons rappelé le papa qui est revenu le lendemain matin avec tout son dossier médical. Après l’avoir écouté de nouveau quelques instants, nous l’avons laissé repartir vers l’hôpital avec l’argent de l’opération. Même si nous savions qu’il nous manquerait sur le fonctionnement de notre Centre, nous ne pouvions pas ignorer l’urgence : sauver un enfant, sauver Tiélourgo était prioritaire.

Tiélourgo venue nous visité au Centre pendant sa convalescenceNous sommes allées la revoir le lendemain de l’opération… Malgré la fatigue, la fillette avait un beau visage et ses parents le visage rayonnant de ceux qui ont lutté et réussi là où ils peinaient depuis des semaines ou des mois…

Quelques jours plus tard, elle est passée au Centre avec son papa. Ils nous ont remerciées.

Ils ont demandé encore de l’aide pour poursuivre les soins de suivi d’opération. Nous leur avons donné 50 000 FCFA (76 € 25) pour acheter médicaments et nécessaire pour les pansements.

Nous avons agi dans l’urgence. Les soins de Tiélourgo commencent juste. Nous avons déjà financé 290 000 FCFA.

Tiélourgo a déjà repris l'école après quelques semaines de retard

Nous remercions les bienfaiteurs qui nous permettent de pouvoir donner cette chance de vivre à ces enfants et de soulager les familles.

 Tiélourgo a repris le chemin de l’école puisque la plaie de l’opération était bien cicatrisée... Elle est en CE1.

 

 

 

 

 

 « Mettre la personne debout » : voici notre première mission.

Atelier orthopédiqueAu cœur de la région du Poro, le Centre des Handicapés Don Orione Antenne de Korhogo, accueille avec leur famille, les enfants et les adultes en situation de handicap physique, mental ou sensoriel, dans le but de les aider à faire un pas de plus vers leur autonomie physique et intellectuelle en vue de leur insertion sociale.

Depuis 25 ans, la mission de notre Centre des Handicapés Don Orione Antenne de Korhogo, se poursuit avec des demandes qui se diversifient et qui augmentent d’année en année. Celui-ci est né en 1994 de l’initiative de l’union des religieuses de Korhogo et confié à la Congrégation des Filles de la Croix par Monseigneur Auguste Nobou, Evêque du Diocèse de Korhogo.

Nous avons eu la chance depuis quelques années d’avoir l’aide des éducateurs venus de deux directions régionales des ministères pour renforcer l’équipe de leur compétence afin de pourvoir accueillir et accompagner toujours plus d’enfants en éducation spécialisée : des déficients intellectuels et des sourds-muets.

enseignement de la langue des signes aux petits sourds-muetsSi le nombre d’enfants accueillis et pris en charge augmente, c’est parce qu’il y a eu un très grand travail de sensibilisation autour du handicap commencé depuis les origines du Centre et même avant. En effet, beaucoup étaient laissés de côté, cachés, ou accompagnés à la mort. Les familles s’arrangeaient pour les faire disparaitre et ils mourraient car les enfants naissant avec un handicap étaient considérés selon la croyance comme des enfants-serpents, ainsi ils favorisaient leur retour à leur nature primitive.

Rééducation fonctionnelleAlors quand après 3 ans de demande et d’attente, étant conscientes qu’il fallait faire un pas de plus dans l’accueil des personnes en situation de handicap et de leur famille, le 24 octobre 2019, nous avons reçu une grande joie : le Ministère de l’Emploi et de la Protection sociale, des mains du Ministre, a signé l’agrément de notre Centre : « pour mener toutes actions d’éducation des enfants et adolescents en situation de handicap. »

Cela nous ouvre à la possibilité de faire des conventions avec différents ministères qui nous permettront de répondre mieux aux demandes sans cesse en augmentation dans tous les secteurs tant dans la prise en charge de la santé physique que dans l’accompagnement éducatif de ceux qui viennent à nous.

JeuxUne grand-mère venue nous confier sa petite fille qui ne parlait pas à l’âge de 4 ans, nous a dit sa joie à la fête de fin d’année : « Avant ma fille ne parlait pas mais maintenant, elle parle le dioula, le sénoufo et le français. Je n’y croyais pas mais je sais qu’elle peut apprendre ! Je remercie les éducateurs et le Centre ! »

Alors en esprit de Service à ces populations de personnes en situation de handicap et leur famille si vulnérables, nous voyons l’avenir s’ouvrir avec d’autres perspectives.

« Il faut faire beaucoup plus. Beaucoup plus que ce qu’on peut. Pour essayer d’en faire assez. Il faut faire davantage. Chaque jour. Tous les jours…

Tout amour semé, tôt ou tard, fleurira ! » (Raoul Follereau)

 

 

 

 

Lors d'une rencontre en ville, Sœur Fatou Xavière m'a demandé si je serais disponible au mois de Décembre. Plusieurs semaines après nous recevions une invitation pour fêter ses 25 ans de vie religieuse à NIELLE

Nielle évoque pour moi le premier contact avec la Côte d'Ivoire profonde un 16 septembre 1973. Ce jour-là nous sommes arrivées à Niellé avec Sœur Mathilde Saint Jean, Assistante Générale, et Sœurs Jeanne Aldalurra et Jeanne Marisco...

C'est la même émotion qui m'a étreint ce 23 décembre en voyant les personnes qui venaient me saluer en m'appelant par mon prénom. Je reconnaissais certains et je découvrais d'autres qui étaient devenus adultes et encore d'autres qui avaient pris des cheveux blancs et des rides comme moi. Ce qui m'a enchantée, c'est que tous gardaient un bon souvenir. Est-ce le temps qui efface ce qui est moins bien. Il y a eu des poses photos en sortant de la messe. Voilà, j'étais dans la boîte.

Brehima avec lequel j'ai travaillé durant 25 ans au dispensaire a appelé l'infirmier afin de faire une visite au dispensaire. Le personnel était surpris Soeur Janine du temps de la mission à Nielléde me voir en chair et en os. Ils me voient chaque jour en photo dans la salle d'attente. En effet, il y a vingt ans le préfet de Ferké avait envoyé un photographe pour tirer « une pose » et cette photo est toujours dans la salle d'attente du dispensaire, les couleurs ont beaucoup fanées.

La cérémonie qui nous a amené à Niellé était très belle ; Sœur Fatou avait choisi de fêter les 25 ans de vie religieuse à Niellé, village proche de son village natal. Fatou vient d'une famille musulmane et toute sa famille était là. La jeunesse de Niellé sera sûrement sensible à ce témoignage de vie consacrée à Dieu.

Beaucoup de missionnaires ont des noms significatifs que les gens leur donne. Lorsque l'âge de la retraite a sonné pour moi, à 55 ans à l'époque, les autorités ont voulu me remercier en me donnant la médaille du mérite. Il y a eu de beaux discours certains pleins de gentillesse : « c'est son ardeur au travail que nous honorons aujourd'hui ! »
Le Panneau du dispensaire de Niellé
Très sérieusement, les gens m'ont donné un Nom et un Prénom Sœur Ouattara Shientchon dit Sœur Janine. J'ai voulu savoir la signification de mon prénom: "celle qui nous a pris avec un bon cœur".

 

  

 

 

Le 8 Décembre 2017, un enfant a été accompagné au Centre Social 1 de Korhogo par Monsieur Yéo Soulemane, Imam de la Mosquée du quartier Prémafolo de Korhogo. Le griot, demandé par l'imam, a fait le tour de tous les quartiers de la ville de Korhogo pour demander aux gens si quelqu'un savait s'il y avait un enfant qui avait disparu. Mais personne n'en savait rien ! Il a dit d'être référé par le commissariat de Police et a fait part du motif de sa présence.

Monsieur Souleymane relate que le 6 décembre 2017, il a été interpelé par les fidèles musulmans de la mosquée de la présence d'un enfant malade aperçu depuis quelques temps aux abords de leur lieu de culte. Il a fait venir auprès de lui, l'enfant afin de savoir ses origines. Selon lui, l'enfant dit s'appeler « Tchékoroba » (« Le vieux »). Il dit qu'il a eu une communication difficile avec lui. En plus, il n'a pas les moyens matériels et financiers pour la prise en charge de l'enfant. Il est donc venu solliciter les services compétents pour la protection de celui-ci.

Le Centre Social a alors procédé à l'écoute de l'enfant. Il dit qu'il s'appelle ISSA et qu'il a été surnommé par son père « TCHEKOROBA ». Son père se nomme DRISSA. Il ne connait pas sa mère parce qu'elle est décédée. Il relate à l'équipe du centre social que son père l'aurait confié à son oncle, un marabout de profession, qui vit dans le village. Il a été déposé par cet oncle à la tombée de la nuit devant la mosquée qui lui a ordonné de rester sur les lieux jusqu'à ce qu'il revienne. Il dit ne plus se rappeler de son père.

Après plusieurs jours d'attente, l'oncle n'est pas revenu. C'est dans ce contexte qu'il se trouvait toujours devant la mosquée. Cet enfant abandonné et laissé à son propre sort était en danger et n'était pas en capacité de faire face à ses besoins quotidiens.

Le juge des enfants et des tutelles a été informé par le centre social de la situation et a ordonné que l'enfant soit confié à une famille. Celui-ci a fait appel à plusieurs familles. Mais sachant que l'enfant était malade, toutes ont refusé. Le centre social, connaissant Alphonse et sa femme Edith, leur a demandé s'il pouvait accueillir l'enfant chez eux. Et ils ont accepté de bon cœur en pensant au besoin d'Issa.

Dès les premier jour, Alphonse a accompagné Issa pour une visite médicale chez le pédiatre de l'hôpital de Korhogo. Cette visite a révélé que l'enfant souffre d'une tuméfaction et une déformation de la colonne vertébrale 4 et 5.

Le Pédiatre après avoir établi un certificat d'âge physiologique, a fait une référence au service de chirurgie du CHR. Il lui a attribué l'âge de 6 ans ! La consultation dans ce service a révélé une suspicion d'un mal de Pott, une forme de tuberculose.

Ce même jour, une référence a été faite au Centre Anti-Tuberculeux. Une consultation, des analyses et une échographie ont été effectuées. Celles-ci ont permis de savoir que l'enfant ISSA souffre effectivement du mal de Pott. Il présente une masse de liquide située dans l'estomac et une anémie.
L'enfant a été mis sous traitement antituberculeux.

Issa a commencé à fréquenter l'école en CP1 a ce moment-là. Il a déjà effectué une partie de l'année scolaire mais a cause de la maladie et du retard, il a redoublé la classe.

Malgré cela il s'est épanoui. Il a retrouvé le sourire. IL A TROUVE SURTOUT UNE FAMILLE QUI L'AIME !

 

 

 

Une jeune maman est venue, avec son enfant de 7 ans, voir les Sœurs pour leur exposer leur problème de santé ; les deux sont atteints de sérieux troubles visuels.

Sœur Marie les accompagne à Bouaké pour une consultation ; le spécialiste consulte la maman et dit que son œil gauche est déjà perdu et la vision de l'œil droit très réduite.

Quant à l'enfant, le docteur conseille de l'opérer rapidement, sans quoi, il risque de perdre la vue lui aussi en raison d'une cataracte congénitale bilatérale.

Le papa a abandonné sa femme et son fils à cause de leur handicap ; ces derniers vivent avec la grand-mère maternelle qui est veuve.

Nous avons lancé un appel pour l'intervention de l'enfant ; aucune réponse, mais nous ne baissons pas les bras, nous continuons à prier et à faire confiance en la Providence.

Un jour, nous avons eu la visite d'une dame, originaire de Boniéré, qui travaille au ministère de l'Éducation nationale à Abidjan. Nous lui avons parlé de cet enfant, elle nous conseille de le faire soigner à l'hôpital Don Orione de Bonoua et s'engage à prendre en charge les soins.

 Elle a payé, en effet, une somme importante et grâce à elle, l'enfant a vu la lumière du jour.

Quelle joie ! Merci Madame Joséphine, mille fois merci !

L'enfant est vraiment joyeux, il faut voir comme il regarde sa maman et caresse son visage.

Il est heureux de jouer avec ses camarades ; à la rentrée prochaine, il va commencer l'école.

Un mois après l'intervention, le dimanche, la jeune maman était à Boniéré avec son petit Yves ; elle a demandé la messe pour Madame Joséphine qui se trouvait, elle aussi, dans l'assemblée. Après la célébration, nous avons présenté la jeune femme et son fils à leur bienfaitrice qui demande à la maman : « qui sont tes parents? » Elle dit le nom de son père et de sa mère. Grande surprise ! Madame Joséphine découvre qu'ils font partie de sa grande famille et elle éclate en cris de joie !!!

Nous rendons grâce à Dieu pour ce beau geste d'amour et de partage.

Il suffit d'une parole pour transformer le monde, il suffit d'une parole pour transformer la vie.

Tout à une fin ! Le temps est venu de dire « au revoir » à mon diocèse de Katiola.

Arrivée en Octobre 1966, je quitte ce diocèse (ma seconde et grande famille) ce 21 Novembre 2017.

Affectée à Korhogo, au Collège Ste Elisabeth, à l'arrivée de Monseigneur Nobou, je quitte cette mission en 1973 pour fonder à Niellé avec Sœur Jeanine Sein et Sœur Jeanne Aldalurra.

En 1989, à la demande de mes responsables, je quitte Niellé pour me rendre à Boniéré, avec une nouvelle équipe afin d'ouvrir une communauté de formation pour les premières jeunes africaines qui souhaitent devenir Filles de la Croix.
Les Sœurs Catéchistes de Menton avaient quitté cette paroisse depuis une dizaine d'années.

 J'ai duré, travaillé dans cette paroisse, avec les Djiminis, pendant plus de 27 ans.

Une question m'a été posée : « Qu'elle a été votre mission préférée ? » Quand il s'agit de porter aux hommes « la joie de l'Évangile », on ne fait pas de comparaison. J'ai essayé de m'adapter à chaque situation, à chaque mentalité pour annoncer Jésus-Christ, pour apporter un peu de joie et de réconfort, surtout aux plus pauvres, aux handicapés. Une mission préférée est la catéchèse aux enfants scolarisés et aux jeunes, je pouvais leur annoncer la tendresse de Dieu pour chacun, leur dire que Dieu s'intéressait à chacun d'eux.
J'ai voulu simplement vivre notre charisme qui se résume en deux mots : « enseigner et guérir ». En même temps, à l'exemple de notre Fondatrice Sainte Jeanne Élisabeth, j'ai voulu avoir une attention particulière pour l'Église et ses pasteurs, nos Prêtres.

Ce que j'ai pu faire de bien là où je suis passée, c'est avec la grâce de Dieu qui ne nous manque jamais et avec l'aide et le soutien de mes Sœurs. C'est la communauté qui évangélise. D'où l'importance de vivre une vie fraternelle, une vie de prière dans la simplicité, l'humilité et la joie partagée. Ne dit-on pas que « l'union fait la force » !

Si pendant ces cinquante ans, j'ai pu apporter quelque chose au diocèse de Katiola, je peux dire sincèrement que j'ai beaucoup reçu de la population, de la fraternité des Religieuses, de nos Prêtres et de notre Évêque Monseigneur Bessi qui nous a toujours fait confiance.

Très, très grand merci à vous tous ! Pardon si je n'ai pas toujours répondu à votre attente.
Je retourne au Pays Basque, mais pas seule, avec vous tous dans mon cœur et dans ma prière. Ce n'est qu'un au revoir, mes frères, ce n'est qu'un au revoir ! Oui, nous nous reverrons un jour !

Une Revue offerte !
Jun 26, 2018

Soutenue par mes sœurs de communauté, j'ai présenté un projet aux sœurs après le dernier Chapitre de la Congrégation, Chapitre ayant pour thème : « Avance au large ».

Ce projet exposait un désir d'écrire des articles sur les évènements du monde, les évènements de nos terres de mission. Quelques écrits ont été publiés sur le site internet des sœurs Filles de la Croix et quelques autres sont en cours de critique par une équipe de rédaction du CERAP (Centre d'Etude et de Recherche d'Action pour la Paix), un Centre universitaire privé jésuite à Abidjan, Côte d'Ivoire. Les dernières réflexions portent sur « La responsabilité médicale en Afrique ». Dès que ce sera validé, une publication est prévue.

revue

Il a été souligné dans la présentation du projet l'importance de lire beaucoup de livres, de revues de différents auteurs pour pouvoir produire des propos justes et objectifs. Pour réaliser ce beso, nous avons sollicité votre soutien pour des abonnements de revues. Notre appel a reçu une réponse favorable de votre part. Nous adressons à cet effet, un grand merci.

Merci pour l'abonnement à « Jeune Afrique », une revue si riche, si actuelle sur le continent africain, voire au-delà. Elle inspire vraiment l'analyse. A titre d'exemple, nous avons pu écrire un essai en partant d'un article intitulé, « Le Lexique de l'inaction », écrit par Mehdi Ba, dans Jeune Afrique n° 2983 du 11 au 17 mars 2018, p. 37. Dès que ce sera validé, nous allons publier un essai intitulé « L'art de la communication ».  

A part la composition d'articles, les revues ont aussi servi dans la mission d'enseignement. Durant le cours de droit des affaires, nous nous sommes penchés sur trois thèmes suivants :

1. L'objet du droit des affaires,

2. Le droit des affaires dans l'espace OHADA : Organisation pour l'harmonisation en Afrique du Droit des affaires

3. Et le secteur informel en Afrique, à savoir les activités économiques non enregistrées au registre du commerce.

Pour approfondir ces thèmes, nous avons pris comme document de base des articles tirés de « Jeune Afrique » :

Pour le premier thème, Jeune Afrique n° 2980 du 18 au 24 février 2018 nous a permis de lire l'expérience d'hommes et de femmes dans l'univers des affaires. Et nous avons pu répondre aux questions: « Qu'est-ce que c'est que le Droit des affaires ? » et « D'où vient le Droit des affaires ? ».

Pour le deuxième thème, le même numéro de Jeune Afrique nous a décrit l'expression du Droit des affaires dans l'espace OHADA : Organisation pour l'harmonisation en Afrique du Droit des affaires.

rencontre - article T

Et pour le troisième thème, grâce à Jeune Afrique n° 2979 du 11 au 17 février 2018 nous avons pu étudier la place du secteur informel dans un monde des affaires marqué par l'esprit d'entreprise (la place des activités économiques non déclarées officiellement dans le monde des affaires).

A part Jeune Afrique, la Congrégation nous a aussi soutenus par la remise d'une somme d'argent en vue d'abonnement. Nous remercions infiniment la Région Canada pour ce soutien. Vu cependant la difficulté pratique d'abonnement, nous préférons, acheter des ouvrages avec cette somme.

Les Filles de la Croix, Abidjan.

 

« La congrégation cherche à donner à la jeune sœur des conditions favorables de croissance et de discernement. »
Charte de formation

Le groupe des jeunes sœurs d'Afrique « JP Afrique » s'est réuni à KORHOGO (CI) pour une première rencontre, du 27 au 30 décembre 2017.

  • La prière autour de la Parole de Dieu
  • La grande table avec nos sœurs de Korhogo
  • Une même réflexion sur notre vie de chasteté,
  • a rassemblé le groupe.

Un texte de X. Lacroix « Vie affective, vie sexuelle, vie spirituelle » offert dans un autre contexte, le livre de Sr Lucie Licheri « Par un simple oui » a aidé le groupe à découvrir les différents aspects de la chasteté en vie consacrée. Corps, Sexualité, Vie affective !!
Des questionnaires ont été mis à notre disposition pour travailler en groupe et partager nos expériences. Mais quelle ouverture, simplicité, joie, dans les partages ensemble !

Un projet de vie est bâti pour cheminer ensemble :
« Jeunes sœurs, appelées à être attentives à notre vie de chasteté, à notre vie relationnelle, dans le respect des autres.
Jeunes sœurs, appelées à être actrices dans la communauté, lieu de croissance. »

Merci à toutes les sœurs qui nous ont accueillies dans la simplicité.
Une deuxième rencontre nous attend au mois d'avril 2018 à Ouagadougou.
Mais elle est déjà là ... cette rencontre !
Sr Marthe est là. Elle est là ... elle attend patiemment ! Où sont donc les jeunes sœurs ? Quelques-unes voyagent en bus depuis la Côte d'Ivoire, d'autres sont au Burkina. Il en manque encore une !!!
Tout d'un coup le téléphone sonne ! Tu viens quand ? Nous sommes là... Tu arrives quand ? Nous t'attendons !!

JP 2

« Que nous proposera-t-elle cette fois ? Des questions...et des questions ?... » Non, pas seulement.
Le thème choisi est celui-ci : « La chasteté et notre rapport aux technologies nouvelles »
Surprenant le lien avec notre vie de chasteté.
Cependant.... recherche d'auto présentation de soi sur internet, vouloir se rendre visible à tout prix, la confidence de soi qui va parfois très loin, exposition de sa vie intime, etc.
Important d'être vigilantes sur l'utilisation du net, le temps que j'y passe dans la journée, la semaine, au détriment de quoi ? Le temps de la prière, le temps du travail, le temps communautaire... ?
Comment je gère ces moyens de communication et quelle utilisation j'en fais, pour quelle vie ?
Comment cultiver une intériorité, une présence aux personnes et l'utilisation de ces instruments, extraordinaire certes !
Quels réseaux j'entretiens et pour quelles motivations ?
Tout ceci, qu'est-ce que cela produit en moi et sur ma manière de vivre la chasteté ? Qu'est-ce qui est au service de ma croissance en cohérence avec mes choix et le service des autres ?
Décidément, vivre la chasteté donne une ouverture extraordinaires, mais le chemin est bien étroit quelques fois !

Nous sommes heureuses de ce temps. Cette réflexion a été encore une fois si riche !
A quand la prochaine rencontre ?

Les Jeunes Professes d'Afrique

 

Grâce à une amie qui m'est chère, j'ai reçu le témoignage d'un médecin allemand exerçant auprès des réfugiés venus de la Syrie.

Son écrit témoigne que des hommes et des femmes continuent à sauver l'humanité. Grâce à eux, l'indicible ne tombe pas dans l'oubli. Ils écoutent, ils soignent. Ils sont debout face à l'intolérable, « épuisés mais debout ».
Comme dit un auteur dont le nom m'échappe, « Sans relâche, ils accompagnent des enfants, des femmes, des hommes vers la vie timidement retrouvée. Ils sont là, orfèvres du bien en chair et en esprit, médecins, psychologues, écoutants, soignants. Ils sont des combattants contre la puissance du mal qui n'a plus apparence humaine »..

Il arrive que devant de telles souffrances, la foi en Dieu vacille comme celle en l'homme. Mais comme les apôtres l'ont bien fait remarquer à Jésus : « Vers qui irions-nous Seigneur ? », ces hommes et ces femmes continuent envers et contre tout à réaliser le dessein de Dieu. Un dessein qui risque la fragilité et qui par amour maintient la présence...

 

Cliquer ici pour lire l'ensemble du témoignage...

Il a pris le relais du charisme des Filles de la Croix au cœur de la mission éducative au Collège Sainte Élisabeth de Korhogo.

Voilà déjà dix ans que le groupe-laïc nommé « Relais » du Collège Sainte Elisabeth de Korhogo, s'est fixé des temps de retrouvailles pour prier, pour se nourrir de la PAROLE de DIEU et de la vie des Saints Fondateurs : André Hubert et Jeanne Élisabeth. C'est aussi pour le groupe une occasion de vivre un temps de convivialité...

Le groupe « Relais » est formé de professeurs-enseignants dans le Collège Sainte Élisabeth de Korhogo. Leurs familles font aussi partie du groupe.
Marqués par la Parole forte de Jeanne Élisabeth : « Je prends au sérieux l'engagement de mon Baptême... », les membres désirent à leur tour donner un sens au « Oui » de leur baptême. C'est dans l'exercice de leur fonction au service des jeunes et dans la disponibilité aux plus nécessiteux à l'exemple des Filles de la Croix, qu'ils veulent déployer cet engagement. Ainsi, les missions des Filles de la Croix ont inspiré les œuvres actuelles de ces laïcs, « On tisse la nouvelle natte en étant assise sur l'ancienne ». Ils « embrassent toute espèce de bonnes œuvres ». L'attention que le groupe porte aux élèves se décline comme suit :

Donner du soutien-scolaire aux enfants démunis pour qu'ils arrivent à suivre les cours ;

Être des tuteurs pour certains élèves ayant des difficultés. Les membres qui ne sont pas tuteurs soutiennent matériellement celui ou celle qui a la garde de l'élève ;

Redonner des valeurs à la jeunesse en quête de sens aujourd'hui.

Le groupe « Relais » s'est donné comme engagement en cette année 2015, année jubilaire, de prendre une part active dans la préparation du Cinquantenaire de la présence des Filles de la Croix en Côte d'Ivoire et du Collège. A cet effet, les membres du groupe en lien avec la direction du Collège ont organisé plusieurs activités pour qu'élèves et parents participent à ce jubilé :

Des conférences-débats avec différents thèmes :

  • Présentation de la Congrégation des Filles de la Croix
  • Sujets impliquant élèves et parents : Zéro grossesse en milieu scolaire ; Les méfaits de la drogue ; Le système éducatif en Côte d'Ivoire

Des compétitions sportives entre plusieurs Collèges de Korhogo.

Des célébrations Eucharistiques marquant les temps forts de l'année.

Et la confection d'un pagne spécial pour pérenniser ce jubilé d'or.

Cette grande préparation a été pour chaque membre du groupe un temps de vie, de fraternité et d'action de grâce au Seigneur pour le don de la Congrégation et du Charisme qui nous fait vivre tous. Le groupe « Relais » a rencontré la Supérieure Générale de la Congrégation, Sœur Marthe Perugorria en décembre 2015. Elle a convié le groupe à entrer dans la préparation du Chapitre Général avec le thème : « Avance au large ! »

 

 

  

 

 2015 fut une année ponctuée de plusieurs événements pour les laïcs et les Filles de la Croix d'Afrique. Faire mémoire du passé et rendre grâce, et ensuite se tourner résolument vers l'avenir. Ainsi, témoignages et colloques ont été proposés à Dikodougou lors d'un pèlerinage.

 En 2015, un pèlerinage fut organisé à Dikodougou pour permettre aux sœurs de relire le dynamisme de celles qui les ont précédées dans la mission. Seulement à leur arrivée à Dikodougou le matin du 28 février, les sœurs étaient quelque peu surprises de l'accueil fait par un laïc. D'emblée ce dernier avoue: « Aujourd'hui, mes sœurs j'aurais bien pu être un bandit ! » ; expression inattendue, sinon déconcertante pour des sœurs venues seulement faire mémoire de leurs prédécesseurs. Mais très vite, elles découvriront que derrière ces mots se cache une profonde reconnaissance à l'égard des sœurs devancières. Monsieur Nicolas termine en effet, ses propos ainsi : « ...si je n'avais pas rencontré les Filles de la Croix ». Et alors en signe de gratitude, il propose aux pèlerines de visiter le Chef du village. Le Chef évoque à son tour son bon souvenir des Filles de la Croix. Il a parlé de la réussite professionnelle et humaine d'un jeune alphabétisé par les sœurs. Bien d'autres témoignages de laïcs se sont succédés. D'après Monsieur Simon et Madame Kakologo, les sœurs de la communauté de Dikodougou ont à travers leur don de vie au Christ, rendu des hommes et des femmes debout, responsables au sein de la société.

À part les témoignages, les laïcs ont préparé des colloques très intéressants. Ainsi en-est-il de ce qu'a concocté Madame Nadège responsable de l'atelier coupe-et-couture initié par les Filles de la Croix. Elle a prévu un temps de dialogue entre les sœurs et « ses » jeunes couturières. Malgré leur handicap physique, ces jeunes femmes effectuent aujourd'hui un travail de qualité.

À côté de ces initiatives individuelles, les initiatives des « groupes-Laïcs » furent tout aussi enrichissantes. Le groupe « TAMANG », situé à Korhogo, qui signifie « AMOUR » a par exemple prêté sa voix pour commenter la diffusion d'une bande dessinée intitulée « Chemin des Étincelles ».

« Chemin des Étincelles » raconte le vécu des fondateurs de la Congrégation des Filles de la Croix : Saint André Hubert et Sainte Jeanne Élisabeth. Après la projection, un membre du groupe : Monsieur Casimir, a exprimé combien les dessins lui rappelaient son séjour à la Puye lors de la rencontre internationale Laïcs-Sœurs en 2014. Les images le replongeaient dans l'histoire des fondateurs. Il s'est rendu compte des difficultés rencontrées par les fondateurs : les installations (si ce n'est pour dire les désinstallations !) ; les crises politico- religieuses de l'époque, ...Par ailleurs, disait-il, les lieux forts de la Congrégation tels que les Marsyllis, l'escalier du pauvre lui revenaient en tête et dans le cœur !

Après le groupe « TAMANG », un deuxième groupe a préparé un colloque, les « AMIS DES FILLES DE LA CROIX », situé à Dikodougou. Lors de l'échange qui s'est tenue à l'Église de Dikodougou, les sœurs ont fait plus ample connaissance du groupe. Il compte une trentaine de personnes qui se réunissent une fois par mois. Les membres ont soulevé tout de même la difficulté de maintenir cette fréquence. Le groupe garde un lien permanent avec la Congrégation grâce à la présence de sœur Giulia qui assure une « mission itinérante » entre Korhogo et Dikodougou. D'après Monsieur Pascal, président du groupe, la correspondance toujours actuelle avec les laïcs de « Traversetolo », d'Italie, renforce la fraternité avec les Filles de la Croix. Cette fraternité qui est au service des petits et des pauvres à la suite de Jésus Christ, le Centre, le Modèle et le Tout.

Quand tout le village met en feu le cœur d'une brousse !

A Boniéré, village de brousse du coeur de la Côte d'Ivoire, les soeurs sont prises de compassion et s'insurgent de voir qu'une femme handicapée dort à même le sol, dans la boue. Elles se tournent vers les gens qui finissent par se mobiliser.

 Un feu qui vous prend comme le vent !

Dans un village près de BONIÉRÉ en Côte d'Ivoire, une femme est abandonnée, délaissée, handicapée... Cette femme ne marche pas. Ses jambes et son corps sont lourds et inertes. Elle ne peut rien faire seule. Son père, sa mère, décédés...les autres membres de sa famille ne daignent tourner vers elle leur regard.

Je vais chaque semaine visiter les villageois. J'ai rencontré cette femme. J'en ai parlé à ma communauté.
Ma communauté ? C'est une beauté ! Elle a eu un regard de tendresse pour cette personne seule avec ses enfants. Mes sœurs lui portent aujourd'hui de la nourriture, des vêtements, de l'eau. Je lave son linge, je vais chercher de l'eau au puits pour remplir son canari (récipient à la porte pour celui qui veut boire !). Cette femme handicapée a une cabane délabrée. La pluie pénètre à l'intérieur. Le sol est boueux. Dormir sur cette boue est un acte sans nom !
J'ai eu trop mal au cœur. J'ai cherché à dialoguer avec sa famille. Aucune personne ne voulait m'écouter. 
J'ai été trouver le Chef du village. Il a compris la situation. D'une décision rapide, il a rassemblé tout le village et la famille de cette femme handicapée. Les enfants étaient là : 19 ans, 13 ans, 6 ans et 2 ans. Au dernier enfant, le père les a tous quittés.
Devant le village rassemblé, je me suis présentée : « Si moi-même, religieuse de votre village, je meurs ici chez vous, allez-vous me laisser et dire à ma famille de venir laver mon corps ? »
Tout le village a entendu. Il a réagi : « Non, tu es notre sœur, nous nous occuperons de toi avant que ta famille ne vienne jusqu'ici ! »
« Donc, vous qui pensez prendre soin de moi, comment ne prendriez pas soin de cette femme de chez vous ? Faites comme si c'était moi ! »

Après cette rencontre, chaque famille du village s'est engagée. Elles ont pris soin de chaque enfant. Une chaise roulante est arrivée pour la maman.
Cette jeune femme a 30 ans. Un avenir s'est ouvert à elle...et à ses enfants !
Le feu a pris... le village est attentif à tous ceux qui crient chez eux...

Le feu, comme le vent, se répand !

Merci Sœurs Marie, Danièle, Filomena, Alice !

 

 

 

 En décembre 2014, l’Assemblée générale d’Afrique a pris l’initiative de « retracer l’histoire de la présence des Filles de la Croix en Afrique pour retrouver le dynamisme de nos devancières ». C’est dans le sens que le pèlerinage à Dikodougou, a eu lieu.

Le samedi matin, arrivées à destination, toutes les sœurs ont exprimé spontanément la joie des retrouvailles. Invitées par l’équipe-organisatrice composée de Sr. Sylvie, de Sr. Clémentine et de Sr. Alice, chacune des sœurs apporte les nouvelles des communautés respectives ainsi que le déroulement des voyages. Certaines sœurs arrivent de Ouagadougou en faisant escale à Bobo-Dioulasso. C’est le cas de Sr. Susana avec trois jeunes en formation : Alessandra, Charlotte et Ludivine. Certaines, arrivent d’Abidjan : Sr. Natacha, Sr. Tahiry et Sr. Sylvie. Les autres sœurs et jeunes en formation viennent des deux communautés de Korhogo : Sr. Hélène, Sr. Clémentine, Sr. Giulia et Sr.  Janine, et les postulantes: Joséphine, Adèle, Rose, et Rosine pré-postulante.

 

Historique de la mission en Afrique

Pour ce premier échange, Sr. Janine a introduit brièvement le début des missions à Dikodougou. Nous avons découvert (ou redécouvert pour certaines) qu’en 1969 l’Évêque de Katiola, en la personne de Monseigneur Durrheimer, a sollicité la Congrégation des Filles de la Croix afin que des sœurs viennent à Dikodougou[1] pour répondre aux besoins d’une population en quête d’accompagnement et de soins. L’appel correspondant au charisme des Filles de la Croix, soit « Enseigner et guérir », la Congrégation a répondu favorablement par l’envoi des sœurs :

  • Sœur Marie-Pierre PEHAUT, infirmière de profession ;
  • Sœur Thérèse PRIM, engagée dans la pastorale et la promotion des femmes ;
  • Sœur Thérèse ABREU; engagée dans la promotion des jeunes filles déscolarisées;
  • Sœur Geneviève LAGUT, institutrice et formatrice dans l’âme. Sa compétence pédagogique est sans conteste.
  • Sœur Lucienne SAINT HENRI, très investie dans l’agriculture.

Pendant le témoignage, Sr. Janine a souligné le dévouement des sœurs, leur présence humble et efficace. Elle disait par exemple que Sr. Geneviève était très compétente pour apprendre à lire, à écrire et à compter. Un jour un de ses élèves racontait que grâce à Sr. Geneviève, il a été capable de bien gérer ses affaires, de veiller à ses justes intérêts. Par ailleurs, Sr. Geneviève a appris à parler et écrire la langue sénoufo pour pouvoir échanger avec les gens aisément. Elle tenait à la qualité et à l’objectivité des rencontres avec les personnes. Voilà comment pendant plus de 40ans de présence, nos sœurs étaient à Dikodougou pour « enseigner et guérir » et ceci même pour les causes qualifiées à l’avance comme perdues !

Ensuite, au nom de toutes les sœurs, l’équipe-organisation a remercié Sr. Giulia pour l’accueil et pour la mission à Dikodougou dont elle assure la continuité. Sr. Giulia est la coordinatrice avec les laïcs sur place.

Après un déjeuner très fraternel, nous avons eu la joie d’accueillir, Sr. Giovanna et Sr. Maria qui étaient retenues à Korhogo pour un engagement important concernant la Congrégation. Elles arrivaient avec Mr. Casimir membre du groupe laïc « TAMANG »[2] ou « AMOUR ». Ce groupe vit du charisme des Filles de la Croix. Il est situé à Korhogo.

 

Le groupe « Tamang » Ami des Filles de la Croix

Vers les 15 heures, nous nous sommes dirigées à l’Église à la rencontre du groupe laïc de Dikodougou.

Ce groupe porte le nom de : « AMIS DES FILLES DE LA CROIX ». Le temps de partage a été l’occasion de se donner des nouvelles. D’abord, nous avons exprimé le sens de notre pèlerinage : lire les pas de nos devancières en vue de la continuité de la mission. Ensuite, le groupe à travers ses représentants et quelques membres, a pris la parole. Nous avons appris qu’il est composé d’une trentaine de personnes qui se réunissent une fois par mois. Il a été tout de même relevé que cette fréquence n’est pas toujours évidente à maintenir. Le représentant du groupe a signifié la correspondance avec le groupe laïc de « Traversetolo » en Italie. Ce lien représente pour eux une belle fraternité. Leur lien donne de vivre ensemble une présence auprès des petits et des pauvres.

Enfin, le groupe « Amis des Filles de la Croix », a exprimé que la présence de Sr. Giulia, en tant qu’accompagnatrice du groupe, compte beaucoup pour eux.

 

Madame Kakologo

Un témoignage de Madame Kakologo a suivi ce temps de partage. Elle disait que « grâce aux sœurs je suis autonome malgré mon handicap physique. Je suis maman d’un garçon et deux petites filles. J’ai appris des choses avec les sœurs, je m’exprime en français. J’ai réfléchi sur leur choix de vie consacrée, mais ma vocation était autre. Je remercie Dieu de ce que les sœurs ont été pour moi ».

Les points forts sortis de cette rencontre laïcs-sœurs à l’Église de Dikodougou :

  • La confirmation que : à la suite de Jésus Christ, nos sœurs devancières ont donné leur vie pour mettre les petits et les pauvres debout ;
  • La reconnaissance de leur présence active et humble;
  • La joie de la population de notre choix de Dikodougou comme lieu de pèlerinage;
  • L’attente manifeste que des sœurs reviennent s’installer à Dikodougou ;
  • La conscientisation des laïcs sur l’importance de leur présence. Par leurs engagements, ils continuent l’œuvre des Filles de la Croix ;
  • L’héritage reçu des fondateurs est à transmettre afin qu’il porte des fruits ;
  • La question de la crise vocationnelle à Dikodougou, malgré le témoignage de vie donnée par nos sœurs ;
  • Les jeunes et les parents ont posé la question sur la manière et conditions pour devenir prêtre ou sœur.

 Pour répondre à cette question, des propositions ont été émises :

  •  La priorité de la Prière parce que l’Évangile invite à prier le Maître de la moisson pour qu’Il envoie des ouvriers à sa Vigne.
  • Comme nos sœurs devancières, dire, par notre être et par nos actes, que la suite de Jésus Christ rend une vie féconde.  
  • La nécessité d’informer les jeunes locaux sur ce qu’est la vie religieuse ,le sens, le déroulement des formations, les interlocuteurs, les attitudes des parents, des adultes vis-à-vis des jeunes, l’approche de la culture locale

 Avant de quitter le groupe-laïc, le Curé de la Paroisse, le Père Barnabé COULIBALY, a confirmé sa joie de nous accueillir. Il a dit : « Ici, vous êtes chez vous ». Il a également exprimé à plusieurs reprises son souhait de voir des Filles de la Croix s’installer en permanence à Dikodogou. Enfin, il a noté la richesse de notre internationalité.

 Foyer de couture Marie Elisabeth

Aux environs de 16 heures, nous nous sommes rendues à la communauté où le groupe atelier-couture représenté par Madame Nadège et le groupe des personnes en situation d’handicap nous attendaient. C’était un temps privilégié de « conversation ». On s’écoutait, on se parlait. Une dame en situation d’handicap a dit qu’avec tout ce qu’elles ont vécu avec les sœurs, elle peut dire aujourd’hui qu’elles sont les « Filles des Filles de la Croix » ! Oui, l’Esprit de famille est bien présent à Dikodougou. Grâce à Nadège et Nicolas, un ami proche des sœurs, chaque expression des gens a été traduite en français     « ESPRIT DE FAMILLE ! »  

Visite du Chef du village

En fin de journée, dans le respect de la coutume locale, les sœurs accompagnées de Nicolas sont allées visiter et présenter les salutations au Chef du village. Il a été content de nous recevoir et il a dit avoir gardé un bon souvenir de nos Sœurs. Il a raconté la réussite d’un jeune qui a été alphabétisé par Sr Géneviève. Ce dernier est devenu responsable du groupe des jeunes originaires de la région résidants à Abidjan. Enfin, le Chef du village a dit que pendant les périodes difficiles traversés par la Côte d’Ivoire, en tant que représentant de l’Autorité, il a envoyé des portes paroles dire aux sœurs que des « Dozos » allaient monter la garde à la communauté. Ce qui traduisait un attachement fort de la population à nos sœurs.

Tout au long de notre parcours vers le Chef du village et au retour à la Communauté, nous avons eu le privilège de découvrir des patrimoines culturels rares : le Tribunal traditionnel, la case du charlatan (celui qui prévoit l’avenir), la maison des fétiches, la dame la plus ancienne du village, l’outil ancien du forgeron toujours en fonction pour produire des outils pour travailler la terre, le caveau des parents de Mr. Nicolas et le Bois sacré (vu de loin parce qu’interdit aux personnes non initiées).

Chemin des étincelles à la belle étoile !

Le soir après le dîner, une projection du diaporama intitulé : « CHEMIN D’ETINCELLES » est annoncée. Il s’agit d’une bande-dessinée parlant de la vie des Fondateurs de la Congrégation des Filles de la Croix : Saint André Hubert et Sainte Jeanne Elisabeth. C’était une projection à la belle étoile! Les paroles étaient lues par quelques spectateurs. Un bref échange s’est tenu en suivant. Mr Casimir a exprimé son émotion car les dessins lui rappelaient son séjour à La Puye durant l’été 2014 lors de la rencontre internationale Laïcs-Sœurs. Il se rappelait des lieux forts de notre histoire : les Marsyllis, l’escalier du pauvre… Il a également été frappé par les difficultés rencontrées par les Fondateurs dans leur mission: l’installation, les évènements politico-religieux. Malgré tout, nos Fondateurs n’ont pas cessé de servir le Seigneur. À travers leur vie, on peut vraiment dire que « De la blessure naît la vie ». Pour quelques sœurs, la projection « CHEMIN D’ETINCELLES» rappelle un chemin de commencement, de recommencement, d’itinérance à la suite de JÉSUS CHRIST.

  Prière à la chapelle de la communauté

Le lendemain, Dimanche, toutes les sœurs étaient réunies à la petite Chapelle de la Communauté pour prier les Laudes préparées par les jeunes sœurs et les jeunes en formation. Ensuite, nous sommes parties pour la Célébration Eucharistique de 8h30. Le Curé nous a présentées à l’Assemblée. Il s’est adressé à Sr. Giovanna pour remercier toute la Congrégation. Des intentions de Prières pour nos sœurs devancières ont été lues au commencement de la Messe et à la Prière Universelle. Pendant cette Célébration nous avons écouté deux témoignages de la vie des sœurs.

Le Premier témoignage est de Sr. Janine :

« La mission des Sœurs à Dikodougou a commencé le 29 septembre 1969, mais les Pères S.M.A avaient déjà débuté la mission en 1957. Le Dimanche 19 octobre a eu lieu l’installation officielle des Sœurs. C’était le Dimanche des missions. Monseigneur Durrheimer, Évêque de Katiola , a rappelé dans son homélie, le devoir de tout chrétien : « Proclamer la Bonne Nouvelle à tous les peuples, travailler à la formation d’une nouvelle société, mais surtout être témoins de l’Amour de Dieu pour les plus humbles, les plus petits »… Sur ces points, il était dans la même ligne que notre Pape François… Puis, l’Évêque s’adressait à la population de Dikodougou en disant : « Les Sœurs désirent votre sympathie, considérez-les non comme des étrangères mais faisant partie de votre famille ».

Les sœurs ont mis leur compétence, leur savoir-faire, leur cœur, leur vie, leur foi à soigner et à guérir. Elles se donnaient pour relever l’homme par terre, éduquer, instruire, alphabétiser, faire la catéchèse, apprendre la couture, favoriser aussi l’agriculture. En somme, travailler à l’émergence d’une nouvelle société! »

Aujourd’hui (1 mars 2015), nous sommes 18 sœurs devant vous. Certaines d’entre nous sont déjà d’un certain âge, d’autres sont jeunes, d’autres sont très jeunes. Toutes, nous voulons suivre Celui qui rend heureuses, heureux. Certains d’entre vous, entendrons aussi cet appel à SUIVRE LE CHRIST toute la vie. Nous sommes là pour vous écouter, pour vous encourager.

Merci de votre attention »

Le deuxième témoignage est de Mr Simon, un ami des sœurs.

Pour lui, la qualité de la vie des sœurs se vérifie par la qualité des fruits laissés par leurs œuvres. Il disait qu’il était heureux de pouvoir parler devant ce public, d’être là debout et d’être écouté. Les sœurs ont permis par leur don de vie donnée au Christ de mettre des hommes et des femmes debout, responsables participant à la vie de la société.

Eucharistie et action de grâce !

 Avant de donner sa bénédiction finale, le curé exprime à nouveau sa doléance de voir des sœurs s’installer à Dikodougou.

La Célébration Eucharistique s’est clôturée avec un chant d’action de grâce sénoufo et une danse spontanée des paroissiens et des sœurs.

« J’ai un mot à vous dire dit le Pape François : la JOIE ».

 À la sortie de la Messe, nous échangions avec les fidèles devant le parvis de L’Église. C’était un temps très chaleureux (dans les deux sens du terme !). Les jeunes venaient vers nous pour prendre des photos avec leurs téléphones portables. En guise de réponse, Sr. Natacha leur a proposé de venir à la Communauté s’ils avaient des questions sur la vie religieuse. Les plus jeunes d’entre eux ont répondu à l’appel. Sr. Natacha et Alessandra étaient avec eux. Pendant ce temps, les sœurs avec quelques laïcs, ont fait le point de ce qui a été vécu.

 

Voici quelques idées fortes retenues :

  • Les remerciements à l’équipe organisatrice ;
  • Les nouvelles de nos sœurs de partout dans le monde lues par Sr. Giovanna : la Communion de Sr. Marthe, la Supérieure Générale et son Conseil ; les mots des sœurs de Chiavenna, la province de France, les sœurs qui étaient en mission à Dikodougou et qui sont en France ou en Italie, les sœurs du Canada ;
  • La joie de répondre à l’appel du Christ pour être présentes au milieu des pauvres et des petits ;
  • La joie des sœurs d’avoir été à Dikodougou sur les pas des sœurs devancières.
  • La reconnaissance de la qualité du contenu spirituel et humain de ce pèlerinage ;
  • L’encouragement pour parfaire l’organisation mais toujours dans un esprit de disponibilité et de pauvreté ;
  • Le discernement de la Congrégation par rapport à l’attente de la population de renouveler une présence permanente de sœurs Filles de la Croix à Dikodougou;
  • Proposition de trouver des activités intermédiaires permettant de maintenir le contact avec la population (journée à Dikodougou avec les Postulantes pour des animations pastorales ?)
  • La joie de se rapprocher de la culture Sénoufo;
  • L’importance de la présence des laïcs comme intermédiaires entre les sœurs et les personnes qui ont besoin d’aide ;
  • L’importance de la PRIERE pour toutes les attentes car Seul Dieu appelle et Il appelle qui Il veut et quand Il veut.

 Repas de Fête

Pour clore le pèlerinage, un repas convivial a réuni les sœurs et les laïcs vivant de notre Charisme. Le Curé avec son Vicaire étaient des nôtres. À la fin du repas, a eu lieu la photo de famille. Et enfin, les « Au revoir » !

 Conclusion

Quelques expressions fortes résument tout ce qui a été vécu durant ce pèlerinage :

« Je suis heureuse de pouvoir donner corps à ma lecture du livre écrit par Geneviève LAGUT, livre intitulé : Les Filles de la Croix en Afrique », Ludivine.

« Reconnaître que nous avons des racines », Sr. Hélène.

« De la blessure naît la vie » : notre Sœur Marie Pierre gravement blessée lors d’un accident    sur la route de Dikodougou a perdu quatre doigts et pourtant après des soins en France, elle est retourné à Dikodougou pour reprend sa belle mission d’infirmière. Rappel de Sr. Sylvie

D’autres expressions très belles sont contenues dans le « Cahier d’Or » du pèlerinage.

 

Quelques questions ont surgi de ce pèlerinage :

« Qu’est-ce que nos Sœurs ont laissé à Dikodougou ? » Sr. Susana.

            Réponse de Nicolas avec conviction : « L’ÉGLISE ! ». Avant, disait-il, il n’y avait pas beaucoup de monde à l’Église et maintenant Elle en déborde. Lors de la Célébration Eucharistique, le Curé nous a d’ailleurs présenté un petit garçon qui venait d’être baptisé le samedi d’avant. Et son nom était : Emmanuel, Dieu avec nous.

« Comment qualifier la mission de Sr. Giulia : « itinérante » ou « clignotante » ? 

Réponse de Mr. Simon : « Peu importe, on l’aime ! » (la sœur et la mission).

 Dans quels contextes nos devancières ont été appelées ? Pour répondre aux manques de personnes pour enseigner et soigner la population. Ce qui correspondait à notre charisme de Filles de la Croix.

  • Quelques engagements concrets pour faire un pas de plus à partir de cette expérience : Chaque Communauté peut s’engager à donner des éléments pour composer une Prière pour l’année missionnaire, pour la vie consacrée, pour les 50 ans de présence en Côte d’Ivoire ;
  • Voir la possibilité de rencontres avec des jeunes à Dikodougou avec Sr. Clémentine et les postulantes.
  • Animation à partir des outils modernes audio-visuels qui sensibilisent davantage : projection avec vidéoprojecteur.
  • Autres sorties dans le cadre de la connaissance de nos racines.
  • Invitation adressée à Mr. Casimir par les « Amis des Filles de la Croix » (groupe laïc de Dikodougou) pour partager son vécu à La Puye.

 

Pour la Gloire de Dieu qui est Père, Fils et Esprit Saint, 
nos Sœurs devancières, à travers leur être et leurs actes,
ont témoigné de la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu.

 

SAINT ANDRÉ HUBERT
SAINTE JEANNE ÉLISABETH
PRIEZ POUR NOUS

 

[1] Une autre proposition était offerte à la Congrégation : Napiélédougou, V., Les Filles de la Croix en Terre Africaine, Geneviève Lagut, p. 127. (retour)

[2] Le groupe « TAMANG » est un des groupes laïcs d’Afrique vivant du charisme des Filles de la Croix. Il est situé à Korhogo. (retour)

En Côte D'Ivoire...
Feb 11, 2013

Récit d’un jour de guerre …

Une veillée à la paroisse du Sacré Cœur de Boniéré, Diocèse de Katiola, Côte d’Ivoire…

Boniéré est une petite ville située au nord de la Côte d’Ivoire.

Sa population, majoritairement paysanne et animiste est à sa première évangélisation.

La petite communauté chrétienne entourée de musulmans et d’autres confessions cohabite bien dans le respect des uns et des autres jusqu’aux jours tristes de la guerre qui a semé dans les cœurs la méfiance et la division.

L’Église Catholique à travers ses serviteurs, au nom du Seigneur, cherche d’être cette petite lumière d’espoir, de la présence de « Dieu avec son peuple » par la simple présence et le service quotidien auprès des pauvres et des sans voix.

 Ce jour du 22 Février 2003, soixante (60) personnes armées jusqu’aux dents entrent dans la cour de la paroisse pour s’emparer du véhicule qui servait pour le transport des malades et les urgences. Le curé et son vicaire sont réveillés par des coups de feu bien nourris. Les religieuses alertées se dirigent en hâte vers l’Église, lorsque nous nous rencontrons avec les pères escortés par la bande armée. En quelques mots le curé nous explique la situation. Quelques voisins nous ont rejoints.  Les rebelles impatients et violents refusent toutes les propositions. Nous n’avons pas d’autres choix : c’est la vie ou la mort.

Il est minuit, les mains levées vers le ciel, nous marchons dans le silence de la nuit vers l’Église. Les deux séminaristes en stage se détachent de la procession, l’un pour ouvrir les portes de l’Église et l’autre pour sonner les cloches. Réveillés de leur sommeil, ils arrivent de partout hommes, femmes, jeunes, enfants, chrétiens de tout bord, musulmans, animistes… et aussi des villages voisins. Ils sont là, enfants d’un même père dans la maison de notre « Père » Dieu. La chorale se met en place et par des cantiques bien soutenus invite chacun à danser et proclamer la joie pascale.

L’Église trop petite pour l’occasion ne peut plus contenir le monde. La cour regorge de monde aussi. Les hommes armés sont à peine visibles. Toute l’assemblée chante et danse pour son Dieu : « Il est là, vraiment là, il est vraiment là l’Esprit Saint de Dieu, la crainte a disparu du cœur des témoins de Jésus. Venez, venez les écouter.» Après ce chant, le curé donne la nouvelle à tous en ces termes : « Soyez les bienvenus en l’Église du Sacré Cœur de Boniéré à cette heure inhabituelle. A minuit, nous avons eu la visite de nos amis armés qui sont autour de l’Église. Ils veulent prendre le véhicule de service pour les urgences qui nous reste dans le secteur. Nous leur avons demandé d’attendre la lumière du jour afin qu’on trouve une solution mais ils ne veulent rien entendre et nous menacent. Alors nous sommes venus dans la Maison du Seigneur pour nous confier à notre Père, lui qui nous donne la vie. Chantons et dansons car il est vraiment là dans cette nuit avec nous Chrétiens de Boniéré.

La veillée a continué jusqu’à six heures du matin, l’heure habituelle de la messe. Au moment de la prière du Notre Père, le curé a invité chacun à tenir la main de son prochain et à prier les paroles du notre Père en pensant à tous ceux qui nous ont fait du mal et à ceux à qui nous avons fait du tort et ensuite à poser un geste ou à dire une parole de réconciliation. Ce fut un moment très émouvant où joies et pleurs s’entremêlent. Nous étions tous frères, les bons et les méchants, réunis dans la même maison et autour de la même table, aimés du même amour.

Le chef de la bande armée a demandé pardon à tous et a signé un laisser passer pour l’Église.

Après un temps d’action de grâce, chacun est rentré chez lui dans la joie.

Cette veillée improvisée est arrivée dans un contexte inhabituel de guerre et de pillage mais elle était habitée par la vie chrétienne d’une population en quête de Dieu, du vrai Dieu qui sauve, le Dieu de la paix.

Cette nuit a été profondément marquée par le mystère pascal où nous avons célébré la mort et la vie avec tous nos frères réunis dans la même maison, autour d’une même table, un même sacrifice offert pour tous. Le Christ sur la Croix s’est livré pour les bons et les méchants, les musulmans et les non chrétiens. C’était la découverte pour tous, à travers le geste du pardon, du visage de Dieu qui est au-dessus de tous les bois sacrés et les mosquées.

Après cette veillée, beaucoup de gens se sont convertis au christianisme. Ceux qui avaient abandonné la pratique de la religion sont revenus à l’Église. Beaucoup de relations se sont tissées avec les autres confessions. Puis beaucoup d’actions ont été menées ensemble et cela a occasionné  la construction du clocher de l’Église à laquelle tout le monde a participé.

C’est vrai, il y a eu des moments durs, de peur. Mais n’est-ce pas là le témoignage de notre foi ? La marche du peuple d’Israël conduit par Moïse ? L’espérance des chrétiens de Boniéré, à l’image de l’Église en marche la nuit de pâques, a transformé le cœur des uns et des autres en amour, les ennemis en frères, marchant ensemble vers la réconciliation.

Cette situation surprenante et inattendue, nous a tous réveillés et conduits vers notre « bois sacré » : l’Église ouverte à tous et le son du « tam-tam parleur », les cloches qui ont donné la nouvelle. Ensuite le geste de demande de pardon et de paix et l’Eucharistie célébrée qui est le sacrifice par excellence offert pour tous.

C’est témoigner à tous que Dieu est amour et qu’il nous appelle là où nous sommes avec ce que nous sommes et ce que nous avons. Dieu construit une fraternité au-delà des religions, des ethnies…

Le Sénoufo, (Ethnie ivoirienne), est très attaché à sa tradition. Devant toute circonstance heureuse ou malheureuse, il va chercher la protection dans les bois sacrés, le tam-tam parleur, auprès des divinités qu’il s’est lui-même fabriquées en offrant le poulet qui va apporter la paix et le bonheur au clan. Mais, cette nuit l’église paroissiale s’était transformée en « bois sacré » devenant ainsi le lieu sacrificiel par excellence.

Sœur Sylvie Coulibaly Pélarwohi

Fille de la Croix

 

Suivre sœur Marie, fille de la Croix, sur les sentiers qui traversent le village de Boniéré est un plaisir !
Elle est dans la communauté des quatre sœurs depuis seulement quatre mois, et voilà que les femmes l’appellent avec un magnifique sourire à son passage et la saluent chaleureusement.

Comment la connaissent-elles déjà ?

Sœur Danièle, « la vieille » de 78 ans était au cœur des détresses pendant toute la guerre qui a divisé les familles. Elle était là pour apporter un sac de riz ou regrouper des jeunes filles pour apprendre les premiers éléments de la couture. Elle continue d’être là, simplement…

Sœur Véronique, dans la paroisse, par l’écoute et la prière, accompagne les jeunes et les adultes sur le chemin de la foi, sur le sens à donner à leur combat pour vivre !

Sœur Filomena visite les personnes ayant un handicap dans les villages  et leur ouvre un chemin d’espérance par une prise en charge de ces situations à Abidjan.

Alors, Sœur Marie, nouvelle dans le village, est connue parce que ses sœurs ont préparé sa venue et les pauvres accueillent l’étranger comme une bonne nouvelle !
Oui, mais sœur Marie, jeune sœur africaine, a du feu dans ses doigts et dans ses mains ! Et déjà la fumée portée par le vent a touché tous les gens du village. Ils attendent la douceur de ses massages et le soulagement des nouveaux-nés malformés ou des adultes courbés du mal des travaux des champs…
Cette personne âgée, ce tétraplégique de 23 ans resté bloqué « à sa place » avec un sourire souffrant, sœur Marie les a connus dès son arrivée. Reflet du sourire de Dieu sur le visage du Crucifié !

Une communauté à Boniéré ?

Dans la profondeur de la brousse… signe de la tendresse de Dieu pour ce peuple qui cherche à vivre dans la rudesse de son travail, dans la sécheresse de ses terres… Signe de l’Espérance pour aujourd’hui !

 

 

 

Soeur Geneviève
Dec 14, 2011

 

Il suffit de donner sa vie au quotidien pour ouvrir à l'espérance.

Soeur Geneviève Lagut au Nord de la Côte d'Ivoire a été heureuse de vivre avec ces jeunes qui lui sont reconnaissants aujourd'hui.

Fille de la Croix, dans la simplicité et avec un coeur en prière, elle a rejoint ces visages sur les pistes de Nielle."

 

 

 

Espagne

La Mairie de Fuenmayor (en Rioja – Espagne) avec le consensus des trois groupes politiques avec une représentation dans le conseil, a proposé de dédier une rue de la localité à une personne qui durant plus de 60 ans a réalisé un grand travail à Fuenmayor.

Le Maire de Fuenmayor signera la semaine prochaine la résolution qui certifie qu’une des neuf rues de la localité changera de nom pour s’appeler « Rue Sœur Natividad ».

Sœur Natividad est arrivée au collège des Filles de la Croix en 1954 et demeura là pas moins de 64 ans jusqu’à l’année 2018 où, déjà âgée de tant d’année et dans un état de santé délicat, elle fut envoyée à la Maison Provinciale de l’ordre à Irún où elle mourut peu après à 97 ans.

Durant toutes ces années, elle s’est dédiée à l’éducation de générations de filles et garçons laissant un souvenir indélébile de sa personnalité.

Elle s’est donnée aussi à beaucoup d’autres activités, visitant les malades et les personnes âgées, transmettant le catéchisme, aidant le curé dans l’église, et tous ceux qui avaient besoin à Fuenmayor. « J’ai beaucoup aimé Fuenmayor et tout le monde. Pour moi, il a été mon village et ma vie. Je ne sais pas comment dire merci à ce village que j’ai tellement aimé », dit-elle en disant au revoir.

Maintenant, c’est le village qui veut se souvenir de son travail et perpétuer sa mémoire en lui dédiant une rue à côté de la garderie pour que les enfants, sa grande passion durant toute sa vie, n’oublient jamais cette personne qui a tant enseigné à leurs parents et grands-parents.

À la prochaine avec la nouvelle rue.

 Les Sœurs de Fuenmayor

A Madrid, nous sommes dans l'œil de l'ouragan de cette terrible pandémie dont peut-être, inconsciemment, nous pensions nous débarrasser parce que nous avons entendu dire que nous avions un excellent système de santé et que le virus n'était pas plus mortel qu'une grippe, mais voici le moment de vérité et nous voyons que les infections augmentent à un rythme exponentiel, que les décès se multiplient... que le système de santé déborde et que nous sentons notre vulnérabilité...

L’état d’alarme nous a obligé de rester enfermé(e)s… Comme Lazare, nous sommes tous/toutes morts et enterrés dans les maisons, et nous commençons à sentir que notre ami Jésus est loin…  Ne serait-ce pas notre confort, notre arrogance qui nous a fait nous éloigner de Lui ? Nous ne l’avons pas vu dans les derniers, dans les pauvres, dans les prisonniers, dans les personnes sans logement, sans travail, sans ressources… Nous nous sommes inquiétés de nous-mêmes, de notre sécurité, de nos petits problèmes et oubliant de soigner l’essentiel.

Cette situation nous oblige à toucher notre vulnérabilité et à valoriser ce qui importe vraiment, à vérifier que nous avons besoin de tous…

L’Europe, l’orgueilleuse Europe qui était en train de perdre ses valeurs, commence à vérifier que nous naviguons tous dans la même barque, que a planète Terre est certainement un village global et que nous ne pouvons mettre aucune barrière sur le terrain…

Si on nous a dit de beaucoup de manière que nous sommes arrivés à un changement d’époque plus qu’à une époque de changements, et bien, cette fois, ce virus vient nous enseigner quelque chose de la signification de ce changement d’époque.

Et comme le dit Koldo Aldai : «Espérons que toute cette crise représente un tournant qui impose un « avant » et un « après », la fracture avec tout ce qui est caduque ou ce qui est la même chose que l'ancien, le séparé, le non-solidaire ... L’erreur majeure serait de ne pas profiter de cette précieuse crise pour faire un grand saut dans notre conscience collective… que les distance ne tomberont pas ; que, après avoir vécu la lugubre séparation, les cloisons les plus solides ne s'effondreraient pas ; que les frontières de tous ordres ne disparaitraient pas ».

Nous sommes en train de vivre la quarantaine du Carême (ce sera pour quelque chose). Le confinement nous invite au recueillement, au silence et bien que nous n'interrompions pas toutes les  activités, nous continuons, dans la mesure du possible, la vie ordinaire à la maison et, par téléphone, nous essayons de nous occuper de ceux qui ont besoin de nous, ce que nous ne pouvons pas assister en personne, mais que nous pouvons écouter, animer et leur indiquer où ils peuvent se procurer nourriture et produits essentiel pour leur besoins basiques… Nous pouvons dédier plus de temps à la prière, à la lecture et comprendre que nous sommes privilégiées parce que, au niveau matériel, nous ne manquons de rien, parce que nous avons des sœurs, des gens qui nous aiment et nous soignent… et surtout, parce que nous savons que notre DIEU est AMOUR et VIE, qu’il s’est fait l’un de nous et qu’il est RESSUSCITÉ.

C’est pourquoi, nous espérons que ceci aussi passera et nous retournerons à la normalité mais nous ne voulons pas que ce soit la normalité de la guerre en Syrie, ni celle des camps de réfugiés, ni celle des bateaux qui coulent en Méditerranée... Que ce ne soit pas la normalité d’un monde injuste où beaucoup meurent de faim tandis que d’autres gaspillent.

J’espère que cette crise engendre les douleurs d’un accouchement
qui mène à la naissance d’un nouveau monde… Alors nous pouvons dire :
BÉNIE SOIT-ELLE !

 

S. Maite Heredia, Hijas de la Cruz 

Rencontres de Famille
Jan 29, 2020

A la fin de l’année 2019, une nouvelle réunion de la Fraternité Molante a eu lieu à Egiluze. Une rencontre de famille, avec des moments de travail et de rire. Le samedi matin, le désert nous a offert un temps de réflexion et de méditation. L'après-midi, les tâches proposées par le Comité International des Laïcs nous ont maintenus dans la concentration.

 Avec des moments de prière, tant le vendredi que le samedi soir, la rencontre a été très enrichissante pour tous. Les rires, bien sûr, étaient bien présents, comme d'habitude après la prière du samedi soir : cette bonne humeur nous aide à affronter les complications de la routine quotidienne. Qu’il est important de garder la bonne humeur !

 Marcher sur cette route ensemble, en famille et avec la Famille Filles de la Croix. Relever les défis en nous aidant les uns les autres. C’est quelque chose de grand et une raison de célébrer sans aucun doute. Allons de l'avant avec nos lanternes !

 

Nous sommes venues dans cette région de La Rioja, pour connaître la communauté des Filles de la Croix et pour goûter sa gastronomie. Profitant de la journée festive, nous avons commencé par l'Eucharistie à la paroisse, puis nous avons continué avec le déjeuner, pour finir en milieu d'après-midi par une entrevue avec les sœurs. Nous vous partageons ici leurs paroles, leur expérience, leurs anecdotes... Nous espérons que vous apprécierez !

Présentation des sœurs.

Elena Martín. Elle est dans cette communauté depuis 2012.

Esperanza Lasanta. Elle est là aussi depuis 2012.

Villar del Guayo. Elle était restée dans cette communauté du 1967 à 1975 et y est revenue depuis 2012.

Felisa García. Elle vient juste d'arriver en 2019.

 

Quand est-ce que les Filles de la Croix sont arrivées à Fuenmayor... ?

 En 1917.

 

Quelle était leur mission à l'époque ?

Petra Fernández Bobadilla demanda une communauté religieuse dans le village, pour enseigner la religion aux enfants. La maison actuelle appartenait à cette dame et elle en fit don aux sœurs afin qu'elles puissent commencer leur tâche d'enseignement aux enfants.

 

Comment la communauté a-t-elle évolué ?

 Peu à peu, l'école s'est développée, à la fin des années 40, il y avait l'école et des ateliers de couture. Les cours étaient donnés jusqu'à l'âge de 14 ans et les classes étaient composées d'enfants d'âges différents. Lorsque les autorités ont demandé que les classes soient divisées par cours et par âge, ce n’était pas possible de continuer : le manque de religieuses, d'une part, et le manque d'élèves, d'autre part, ont conduit à la fermeture de l'école. Elles sont revenues à leurs activités d’école maternelle.

 

Aujourd’hui, quelle est leur mission ?

"Le bénévolat", "Nous faisons tout" ... Nous disent les sœurs...

“Dans la paroisse, ouvrir et fermer les portes, participer à la liturgie lorsqu'il y a une fête, afficher les images, les bougies, la célébration de la parole lorsqu'il n'y a pas de prêtre, etc.”, nous raconte Elena

De plus, depuis 25 ans, il existe un atelier de couture où on prépare des vêtements pour les missions en Afrique, en Argentine... Les Sœurs fabriquent des vêtements avec plus de 30 personnes du village qui travaillent sur ce beau projet.

Un autre engagement aujourd'hui est celui de la Caritas, où elles participent activement en donnant des cours d'alphabétisation pour étrangers et un atelier de couture pour apprendre à coudre.

 

Comment la population est-elle avec vous ? Comment vous sentez-vous ici !

“Les gens sont très accueillants et ne font aucune distinction entre les religieuses, ils sont très proches.” Elles sont très à l'aise avec les gens. Les gens reconnaissent le grand travail des Sœurs, qui, comparé à d'autres villages, a permis la création d'une école pour une meilleure formation des enfants. Elles se sentent très bien accueillies. Le centenaire a été une grande fête pour tout le village.

C'est la seule communauté des Filles de la Croix de La Rioja et le diocèse reconnait la force de cette mission... Comment la vivez-vous ? Comment participez-vous à cette mission ? Voyez-vous cela comme quelque chose de positif ?

“Oui, c’est la Mission Euntes” C'est la troisième année et le thème est : "Ta vie est mission".

Lorsqu'on leur demande comment elles vivent cela, elles nous disent qu'elles sont les seules à travailler le matériel qui leur est donné dans les réunions, elles voient très peu de participation. C'est sans doute une bonne chose que ces initiatives existent, mais avec une si faible participation, il devient difficile d’avancer. On leur demande également comment attirer les jeunes à l'église. Les jeunes disparaissent de la sphère ecclésiale, c'est compliqué...

 

Comment voyez-vous le futur ?

“Nous continuerons à faire ce que nous pouvons”. “Renforcer les relations entre nous, faire famille dans la communauté.” Que diriez-vous à un jeune qui est à la recherche de Dieu ? “Qu'il tombe amoureux du Christ” “Ce qu'ils font dans une ONG, c'est ce que Jésus a fait” “ Venez et voyez ”

“ On attire plus par l'exemple que par les discours. ”

“Nous faisons de tout.”

 

(Rédaction et photographie : Bixen Vergara)

Le 11 octobre, fête de Notre Dame de Begoña nous avons célébré à Sestao les 50 ans de vie paroissiale dans l’Eglise née de la chapelle des Altos Hornos de Vizcaya, où les Frères de la Salle et les Filles de la Croix ont enseigné et éduqué les fils et les filles des travailleurs de l’entreprise. Mais la fameuse chapelle répondait à une vocation très ouverte et est devenue ensuite une paroisse.

L’Eucharistie fut présidée par le Père Kerman, vicaire épiscopale de la zone, accompagné par le Père José Antonio, prêtre natif de Sestao et par le Père José Marie Delchaux qui est actuellement à Sestao et qui a toujours eu de bonnes relations avec les Filles de la Croix.

Dans son homélie, ils ont rappelé beaucoup d’évènements de l’histoire vécus dans ces 50 ans et même avant. Et nous avons rendu grâce à Dieu pour toute la vie, pour toute la pastorale, pour toute l’insertion dans le diocèse et surtout dans ce village simple et travailleur qu’est Sestao, ainsi la vocation de la chapelle est applicable à tout ce village qui a accueilli tant de personnes venues des différentes régions de la Péninsule. On se souvient de tant de personnes : prêtres, religieux et religieuses, laïcs engagés et aussi des personnes non croyantes mais de la mouvance de la spiritualité, qui ont rendu possible la vie et l’œuvre réalisée dans ses années.

C'est heureux de voir comment la vie pastorale, la mission d’enseigner sont toujours vivantes et nous tiennent présents dans l’affection et la prière bien que cela fait quelques années que les sœurs ont quitté Sestao. Nous remercions le Seigneur de la vie et de l'Histoire et tous ceux qui ont rendu possible cette célébration.

Maite Heredia

La communauté de Los Arcos est actuellement formée des sœurs Maria Pilar Artazcoz, Nekane Alkain, Nati Josué, Teresa Miguel y Milagros Asensio.

La communauté a ouvert ses portes le 24 juin 1979.

Les débuts furent à un moment politique assez difficile. A la Mairie, il y avait des gens qui avaient voté pour que les Filles de la Croix ne viennent pas là.

Encarna Sanz allaient dans les écoles pour faire la catéchèse. La maison était une maison d’accueil totalement ouverte du matin au soir et les gens venaient prier Saint André. Après la classe, les enfants venaient faire leurs devoirs, des comédies, etc., et pendant les vacances, ils faisaient des dessins et de la peinture. Un groupe d’enfants formaient une chorale. Elles accueillaient aussi des immigrants et elles leurs apprenaient à lire et à écrire. C’était une maison vraiment ouverte pour eux mais aussi aux familles des sœurs qui voulaient y passer l’été.

Milagros pratiquait dans quatre villages.

C’était un moyen pour elle d’évangéliser et de se laisser évangéliser par ces gens simples et bons.

Aujourd’hui, les Sœurs visitent les malades, accueillent les pèlerins, participent à la liturgie de la paroisse et à la catéchèse. En temps de Carême, un groupe de personnes monte quotidiennement au Calvaire en priant le chemin de Croix comme le faisait en son temps notre Saint André. Elles collaborent à la célébration de la Parole et vont porter la communion aux personnes âgées. Quelques personnes viennent à elles quand elles doivent partir de chez eux pour quelques affaires et quand ils n’ont personnes à qui confier leurs malades. La Sœur Teresa travaille bénévolement à la maison de retraite : travail manuel, sorties avec les grands-parents et elle organise ce qui est attendu des autres bénévoles. Elles participent aussi dans un groupe de la Parole : écoute de la Parole, partage et prière à partir de Celle-ci…

Profitant de l’été, nous sommes allés visiter les Soeurs de Limpias (Cantabria) pour connaitre un peu plus leur histoire. Les Filles de la Croix sont présentes dans ce village depuis 1861 et aujourd’hui, les Soeurs sont Soeur Isabel Galindo et Soeur Consuelo Izquierdo. Depuis les débuts, elles se sont dédiées à l’enseignement, surtout celui des filles les plus pauvres. Les Filles de la Croix sont venues là car des messieurs demandaient des religieuses pour les soigner. C’est ainsi que la maison est restée propriété des soeurs et deviendra bien plus tard un collège. Les soeurs participaient activement aux activités scolaires et extrascolaires organisant des fêtes pour le village, donnant la catéchèse aux enfants, etc… Le 21 juin 2000, le collège a fermé ses portes et le bâtiment a été vendu au gouvernement de la Cantabria pour devenir aujourd’hui une maison de personnes âgées. Nous avons pris l’habitude d’aller les visiter et de leur porter la communion, de répondre aux besoins et de participer aux activités de la paroisse. C’est le travail que nous faisons maintenant. Chaque époque a eu son évolution : avant, nous organisions des excursions à Lourdes, à Fatima et dans d’autres lieux encore. Les gens se souviennent avec tendresse de cette époque, mais aujourd’hui, notre mission est toute autre. La fête du village est le jour de l’Exaltation de la Croix qui se célèbre par un Triduum. La dévotion au Christ de Limpias est très enracinée dans le village. Beaucoup de gens viennent aussi d’ailleurs tout au long de l’année. Actuellement, les soeurs aident à la paroisse. Elles font partie du conseil paroissial, font des visites aux malades et à la résidence des personnes âgées qui autrefois fut leur collège. Pour l’instant, elles continueront à maintenir le témoignage en restant proche du peuple. Ainsi les gens qui ne les connaissent pas pourront les connaitre.

 

L'article est publié dans son intégralité

Le 6 juillet de cette année fut une très bonne journée durant laquelle nous avons pu vivre une rencontre sœurs et laïcs dans ce désir de marcher ensemble dans la recherche de ce que nous
appelons FAMILLE FILLES DE LA CROIX.

Cette rencontre fut pleine de joie et d’espérance. Avec la certitude que l’Esprit Saint dynamise son Église et notre Famille, nous pouvions sentir une nouvelle Pentecôte. Susana nous a dit ce que nous allions faire : rien d’autre que de « nous connaître un peu plus », et de partager le lieu de chacun, ses expériences et ses particularités, donnant sa propre vie, tous, en vivant le charisme de l’enseigner, guérir et faire toute sorte de bonnes œuvres. C’est là que nous sommes unis par le baptême. Nous avons parlé du futur, de notre regard, de comment nous rencontrer et aller à la rencontre des autres en donnant des réponses comme le firent nos fondateurs. Si je devais résumer cette rencontre, je le ferais avec le Psaume 125 « Le Seigneur a fait de grande chose avec nous et nous sommes dans la joie. »

Avec cette joie et par l’intercession de Saint André et Sainte Jeanne Élisabeth, donnez-nous le courage de risquer notre vie pour porter l’Évangile à tous.

Voir l'article publié dans son intégralité. (en Espagnol)

6-7/10/2018

Après l’été, le commencement de l’année scolaire a occasionné cette rencontre. Et pour l’avoir, nous avons choisi un lieu très particulier pour la Congrégation de Filles de la Croix : Los Arcos.

Nous sommes arrivés, chacun à son rythme et nous nous sommes installés à la maison de Saint André. La rencontre fut très familière, et tous nous nous sommes sentis chez nous. L’accueil de la part de la communauté fut très chaleureux et très aimable en tout temps.

Dès notre arrivée, après le partage des dernières nouvelles, nous avons commencé le travail. Quelques thèmes le matin et d’autres dans l’après-midi nous ont aidés pour la réflexion et pour choisir le chemin que nous voulons parcourir, les pas que nous voulons faire et vers où nous voulons aller.

Après le travail, vers 18:30, nous sommes sortis vers la route du Chemin de Croix. Nous avons pris le chemin et la prière que Saint André faisait tous les jours qu’il est resté dans ce village.

Malgré le vent et un troupeau de brebis qui a envahi le chemin, nous sommes arrivés à la petite église. Ce fut un moment de lecture alterné avec du silence. Un moment pour la réflexion et pour nous motiver pour le chemin à suivre.

Le dimanche, après une mise en commun, nous avons fixé les dates pour les rencontres suivantes, puis nous avons partagé l’Eucharistie avec le peuple de Dieu.

Nous avons terminé la rencontre par un savoureux repas en compagnie des soeurs. Quel délicieux désert !

Merci beaucoup à la communauté de Los Arcos pour leur accueil !

 

 

 

La célébration de l’Eucharistie c’était le centre de la fête de 70, 60 y 50 ans de Consécration dans la Vie Religieuse de nos Soeurs qui ont redit son “Oui” à la suite de Jésus, Lumière du monde, Ressuscité et Vivant dans notre histoire. Elles aussi ont rendu grâces pour la Vie, la Foi reçue comme Don au Baptême et vécue dans la simplicité de la famille et plus tard tous ces années qui ont vécus dans notre « Famille Congrégation » des Filles de la Croix.

Au moment de l’offertoire, les Soeurs ont porté à l’autel des petits bateaux qui représentent leurs vies, et elles ont remercié pour tous les dons reçus tant matériels que spirituels.

Elles ont présenté aussi « Esprit et Vie » et le Dernier Document du Conseil de Congrégation avec le désir de notre recherche régional de ces derniers temps qui nous mène à vivre et actualiser le Charisme dans l’aujourd’hui de l’Église et de la société.

Une photographie de Marsyllis exprime notre besoin de vivre continuellement l’esprit de la première rencontre de Saint André et Sainte Jeanne Élisabeth.

Et à la fin elles ont offert le pain et le vin en prient que le pain matériel ne manque pas dans aucun foyer et non plus la nourriture spirituelle.

1948

Soeur Natividad Sanz

Soeur María Luisa Izura

1958

Soeur Mª Carmen Arribillaga

Soeur Isabel Dañobeitia

Soeur Celia Lasanta

Soeur Natividad Josué

1968

Soeur Tomasita Etxaide

Soeur Mª Rosario Aranzadi

Italie

Chiavenna, Église de San Lorenzo

Homélie de l'Évêque Oscar Cantoni

6 juin 2020

            Chers frères et sœurs qui êtes réunis ici pour représenter de nombreuses autres personnes de Chiavenna, de la Vallée, du diocèse de Como et d'autres lieux.

            Dans le firmament de Dieu, depuis vingt ans brille une étoile et cette étoile a un nom et une histoire : c'est Sœur Laura. Les étoiles sont un point d'orientation pour les marins et nous, nous sommes des marins très agités, très craintifs qui cherchent une direction et alors qui se tournent vers elle : une étoile brillante qui brille du soleil de Dieu.        

            C’est beau de la penser parmi les Saints de la porte à côté, comme les appelle le Pape François. Ce sont des gens complètement ordinaires, très simples, humbles qui rayonnent la sainteté par tous les pores de leur peau, avec une grande simplicité, un naturel dans la grâce de Dieu. 

            Sainte de la porte à côté parce que Sœur Laura a vécu parmi nous, donc dans un environnement comme le nôtre, je dirais tout à fait ordinaire. Elle fait partie de notre histoire, de notre terre, de notre chemin de foi. Elle a aussi partagé les fatigues et les difficultés, les souffrances et les larmes du peuple de Dieu, parce que nous sommes comme ça, pleins de fragilité et de faiblesse. Mais elle est devenue toujours plus celle qui, déjà, se faisait connaître comme une personne vivante sur la terre : une personne attirante pour sa bonté, pour sa simplicité, pour sa capacité d'accueil, pour sa tendresse, pour sa patience, pour sa délicatesse, pour son engagement envers tous, surtout envers les pauvres, les derniers, les jeunes : c'est ainsi que tout le monde la sent proche. 

            Il est très intéressant de lire les prières que tout le peuple de Dieu a écrites et qui ont été rapportées dans le livre qui se trouve près de sa tombe. Ce sont des personnes de tous âges, des enfants aux personnes âgées, des adultes heureux ou tourmentés : tous s'adressent à elle avec confidence, avec confiance, lui manifestant de la tendresse qui est une vertu typiquement humaine, mais je dirais aussi une vertu typiquement chrétienne dans un monde si plein de cruauté, de solitude, d’indifférence. Sœur Laura était une femme qui a vécu une vie pleine d'attention pour tout le monde, en particulier pour ceux qui en avaient le plus besoin. 

            Mais nous devons faire un pas de plus et nous demander : "D'où lui venait ce cœur si immaculé, d'où lui venait cette tendresse qui lui était spontanée ? Cela lui venait du fait d'avoir été regardée avec amour par Jésus, comme avait été regardé avec amour le publicain Matthieu qui n'était certainement pas un petit saint. Nous savons bien quel métier il faisait, pourtant Jésus, à un moment précis de sa vie, a fait irruption dans l'histoire de cette personne qui, se sentant appelée, tendrement aimée, a décidé de changer de vie et de suivre Jésus. 

            Nous pouvons nous émouvoir du fait que Sœur Laura se soit sentie tendrement aimée par son Jésus, par son Divin Époux. Elle a voulu l'imiter avec la croix, lui ressemblant en tout et pour tout, jusqu'à mourir en pardonnant, parce que c'est là, la nouveauté. Beaucoup, malheureusement, sont assassinés par la méchanceté humaine. Mais elle, elle est morte, assassinée, pardonnant, comme Jésus du haut de la Croix. Ce pardon est le fruit d'une vie dans laquelle, ayant été aimée, elle s'est entraînée au don de soi jusqu'au bout, jusqu’au don plus grand : livrer sa propre vie, par amour, dans le pardon. 

            Eh bien, nous avons certainement raison de croire que l'Église très bientôt attestera que cette femme est un point de repère pour nous tous. Les bienheureux, nous les louons pour leur grandeur, ce sont nos intercesseurs auprès de Dieu et, en même temps, ils deviennent des personnes si attirantes qu'ils nous aident et nous persuadent que la vie chrétienne est belle, que la vie chrétienne est attirante, que la vie chrétienne nous permet de vivre une vie profondément humaine : la culture de la tendresse et la culture de la miséricorde. 

            Qu'il en soit ainsi bientôt, pour que nous puissions la compter parmi le chœur des Bienheureux et sentir que son intercession pour chacun est puissante auprès de Dieu Trinité et Miséricorde.

Amen

 

6 juin 2000 : Sœur Maria Laura, en “sortie” pour répondre à une jeune fille en difficulté, est trahie et sacrifiée à Satan. Elle saura transformer ce soir les ténèbres en une merveilleuse expérience de lumière avec son : "Me voici ! Seigneur, pardonne-leur".

Nous aurions aimé célébrer le vingtième anniversaire de ce "passage de Dieu à Chiavenna", avec une élévation spirituelle inspirée par les sept dernières paroles de Jésus sur la Croix, mais la pandémie a tout suspendu.

Nous voulons, maintenant, nous souvenir de Sœur Maria Laura avec ses paroles, les mêmes que nous avions choisies pour "actualiser" celles de Jésus Crucifié.

Sœur Maria Laura a pardonné de tout son cœur parce qu'elle vivait ce qu'elle avait écrit :

« La miséricorde est l'identité de Dieu qui se manifeste dans des attitudes de piété, de compassion, de tendresse, de pardon, d’amabilité, de bienveillance..."

« ...j'annoncerai aux jeunes que croire en Christ signifie être capable d'aimer et de pardonner. »

Mgr Maggiolini, alors Évêque de Como, avait écrit : « Peut-être que plusieurs d’entre nous ont ressenti dans leur cœur, un reproche secret à ton égard, Sœur Maria Laura, parce que tu t'es exposée au risque et au danger alors qu'il était sage et prudent de rester tranquille dans ta maison. Ce sont des raisonnements utilitaristes. La charité, par contre, est patiente, elle est bénigne... Elle ne cherche pas son propre intérêt, elle ne se fâche pas, elle ne compte pas le mal reçu... elle couvre tout, elle fait confiance en tout, espère tout, supporte tout... Une chose est la prudence et une autre est la tendresse de celui qui donne sans réserve. »  

Et le Pape François rappelle à plusieurs reprises :

« Sortons, sortons pour offrir la vie de Jésus-Christ à tous... »

Sœur Maria Laura aimait particulièrement Marie, la Mère des douleurs, aux pieds de la Croix. Elle la contemplait :

« Mère, au cœur transpercé, debout, au pied de la Croix, elle a vécu son oui jusqu'au bout, à son humble place. Elle a compris, mieux que personne, le cœur de son Fils ; elle nous y introduit ».

« Comme Marie au pied de la Croix, nous sommes appelés à être proches des crucifiés de notre temps, pour partager, servir, évangéliser les pauvretés que nous rencontrons sur notre route. »

Elle a aussi connu des moments difficiles en vivant la volonté de Dieu. Elle écrit, en fait :

« Moi aussi, comme Pierre, je suis tentée de te dire : "Je ne te connais pas"... Oui, je préférerais te connaître puissant, fort, immédiatement victorieux... au contraire, il faut attendre : une longue attente, une attente douloureuse qui a le goût de la défaite, de l'échec, de la dérision, du rejet. Je peine à attendre que tu sois victorieux et que tu sois vainqueur en moi".

Le projet de vie de Sœur Maria Laura était : "Faire quelque chose de beau pour les autres". Elle s'est donnée à mains pleines à tous, de différentes manières. Quelques mois avant sa mort, elle avait écrit :

"Être disponibles pour tout faire pour les autres, même au point de donner sa vie comme Jésus."

Mais elle a toujours réservé une attention particulière aux jeunes. Pour eux, en fait, elle s'est donnée jusqu'au bout.

Ainsi elle parlait des jeunes :

« ... pauvres... Oui, parce que souvent désorientés, déracinés, plagiés, étouffant un cri de vie non exprimé. »

« Je sens l'urgence de les accompagner et de demander l'aide à Jésus... ils n'ont aucun point de repère. Jésus, fais quelque chose. Fais-nous comprendre comment être ta main, ton geste, ton prolongement ».

Consciente de sa pauvreté, elle s'abandonnait souvent au Père :

« Seigneur, prends le peu que je suis et la misère que je suis. Je te donne tout, que jamais je ne me retire avec l'excuse commode "je ne suis pas capable". Pour Toi, pour le Royaume, pour l'annonce, que je sache toujours donner, tout donner sans peur, sans honte, sans crainte du résultat ou de la déception. L'important est de dire oui quand tu me demandes mes 5 pains et mes 2 poissons. Même si les autres ne les apprécient pas, même s'ils semblent inutiles. »

Le soir de ce 6 juin-là, Maria Laura a déchiré ces terribles ténèbres par la force de son invincible foi ! Son visage “crucifié” c’est un cri de lumière et de vie lancé au monde.

Un peu plus d’un an avant sa mort, Maria Laura affirmait :

« Sentons-nous en chemin vers un amour qui va au-delà de cette vie même, vers le Père dont le regard repose avec tendresse sur chacun de nous. »

Et voici ce que nous avons lu dans les notes que Sœur Maria Laura avait laissé sur la table de sa chambre :

« Par-dessus tout, vivons dans l'attente de sa venue finale, quand il m’appellera au Paradis. »

De là-haut, Sœur Maria Laura, continue, à "faire quelque chose de beau" pour nous tous !

 

Sr. Beniamina Mariani,fdc

Élisabeth avec AlessandraPermettez-moi de me présenter : je suis Élisabeth, une novice du Burkina Faso, et j'ai passé un stage d'environ trois mois dans la communauté de Ponte di Nona à Roma.
J'aimerais partager avec vous quelque chose que je considère comme très important. En Italie, il y a moins de vocations religieuses et sacerdotales qu'en Afrique, il est donc plus difficile de "semer" ce désir dans le cœur des enfants.

À Ponte di Nona, j'ai eu l'occasion de participer à différents cours de catéchisme pour témoigner de mon expérience vocationnelle.
"Pourquoi veux-tu devenir religieuse ?" c’était la question la plus courante, mais aussi beaucoup d'autres : comment et quand j'ai commencé à ressentir cet appel, comment ma famille a réagi à ce choix, comment j'ai rencontré les Filles de la Croix, si je suis nostalgique de mon pays, si je me sens bien ici en Italie et si je voudrais revenir, comment je vois mon avenir...
Avec joie, j'ai essayé de répondre, en racontant mon histoire avec simplicité, en soulignant avant tout le don reçu : l'amour pour le Christ, pour l'Évangile, pour les petits et les pauvres que je souhaite servir avec le don de ma vie.

Madonne de la ConfiancePuis, dans la semaine du 26 janvier au 2 février, nous avons accueilli dans la paroisse l'image de la MADONNE DE LA CONFIANCE, particulièrement vénérée au Grand Séminaire de Saint-Jean de Latran à Rome.

Chaque après-midi, les séminaristes, deux par deux, animaient la réunion de catéchèse pour les différents groupes de jeunes réunis dans l'église avec leurs familles. Ils ont raconté leur vocation personnelle et ont offert leur témoignage de vie à la suite de Jésus, en répondant à toutes les questions posées par les garçons.

Cette semaine également, à la fois "mariale" et "vocationnelle", un bibliste a donné une catéchèse du soir aux adultes avec méditation sur la parabole du semeur de l'Évangile de Marc (4,1-20). Il a insisté sur la confiance en Dieu et aussi en soi : il n'y a pas de vie sans difficultés, mais il faut "tenir bon" en faisant confiance à Jésus qui souffre.

Le cardinal et les jeunesDans la soirée du vendredi 1er février, Son Éminence le Cardinal Angelo De Donatis, Vicaire général du Pape François pour le diocèse de Rome, est venu parmi nous pour rencontrer les jeunes de la Préfecture. 
Nous avons été étonnés d'une telle participation !

Par un dialogue simple et direct, le cardinal a répondu aux questions préparées par les jeunes des différentes paroisses.

En particulier, communiquant son histoire personnelle de vocation, il a dit comment la prière était la force qui nourrissait sa confiance en Celui qui l'appelait et lui donnait le courage de répondre Oui pour sa mission d'amour.

Cardinal et la communautéEnfin, le dimanche 2 février, lors de la concélébration solennelle de 10 heures, nous avons remercié le Seigneur pour le don des vocations dans l'Église.

Tout au long de la semaine, notre communauté a également prié pour les jeunes femmes en formation dans notre congrégation et pour celles qui cherchent leur vocation.

 

Élisabeth, une novice du Burkina Faso

Célébration avec les séminaristes

Subitement, nous qui pensions être les maîtres de tout et de tous, nous nous sentons impuissants, blessés, fragiles, insécurisés.

Dans nos villes agitées, dans nos rues bruyantes et bondées, un SILENCE inconnu est descendu qui fait "BEAUCOUP DE BRUIT" car, soudain, il crie à nos cœurs des vérités jamais considérées.
Tous les endroits qui accueillaient des groupes de personnes sont vides, ils sont fermés.
Même la Sainte Messe est célébrée par des prêtres à portes fermées.

Les écoles sont fermées, mais les relations se poursuivent, même d'une manière différente : les réseaux sociaux sont enfin utilisés de manière positive !
Dans les grandes villes, on communique depuis les balcons et on sait maintenant tout sur les colocataires. Un beau réseau de solidarité se crée et de nouvelles façons d'être ensemble sont inventées.
Rendez-vous à 18h tous les jours pour chanter ensemble depuis les balcons : l'hymne de Mameli, des chansons vivantes d'hier et d'aujourd'hui. Le désir est aussi de rejoindre les médecins, le personnel de santé et tous ceux qui se dévouent jour et nuit pour les malades, pour leur exprimer la reconnaissance du Pays entier.

C'est incroyable, mais nous avons l'impression d'être dans un monde inconnu et nous redécouvrons d'une nouvelle façon tout ce qui, dans notre vie quotidienne, semblait évident et n'attirait pas notre attention : la famille, la communauté, la fraternité…
Quelle redécouverte de la prière aujourd'hui, et combien la prière s'élève vers ce Dieu qui, pour beaucoup, semblait n'avoir aucun droit de “citoyenneté" parmi nous !
Oui, un simple virus a choqué le monde entier... Et nous qui nous croyions "tout-puissants" avec les découvertes de la science et de la technologie, nous prenons conscience que l'avenir n'est pas entre nos mains, mais seulement le présent.
Ainsi quelqu'un a écrit : "Je sais que je n'ai rien d'autre que ce petit jour d’aujourd'hui à donner à Celui qui m'appelle tous les jours, mais comment puis-je lui dire oui tous les jours si je ne lui donne pas ce petit jour ici ? Dieu a mille ans pour faire un jour ; je n'ai  seulement qu'un jour pour faire quelque chose d'éternel : AUJOURD'HUI".
L'Église est proche des gens et nous notons quelques gestes significatifs qui ont marqué la communauté.

Le geste du Pape a été très significatif. Le dimanche 15 mars, peu après 16 heures, il s'est d'abord rendu à Sainte Marie Majeure pour adresser une prière et apporter un hommage floral à la Vierge, “Salus populi Romani”.
Puis, en parcourant un bout de chemin à pied, il s’est rendu, comme en pèlerinage, à l'église de San Marcello al Corso où se trouve le crucifix miraculeux qui, en 1522, fut porté en procession à travers les quartiers de la ville pour mettre fin à la grande peste à Rome. Ici aussi, il a déposé un hommage floral et a prié pour que ce fléau soit éradiqué dans le monde entier.

L'archevêque de Milan, Mario Delpini, mercredi 11 mars, il est monté sur les terrasses de la Cathédrale et a adressé une invocation émouvante à Marie, à la Madonnina, symbole religieux et civil de Milan. La prière est un message vidéo de soutien et d'encouragement pour tous les fidèles du diocèse.
« O mia bela Madunina che te dominet Milan… réconforte les personnes qui souffrent le plus dans nos hôpitaux et nos foyers ; soutient la fatigue de tes enfants engagés dans les soins aux malades ; donne la sagesse dans les décisions ; aide-nous à rejeter les images d'un Dieu lointain, indifférent et vindicatif ; ne nous permet pas d’oublier ceux qui souffrent près et loin à cause de l'absurdité de la guerre, de l'injustice de la misère. » Ce sont quelques-unes des paroles de la prière que l'archevêque de Milan a prononcée au pied de la statue de Notre-Dame qui s'élève au-dessus de la cathédrale de Milan.

Le curé de Castiglione d’Adda le 24 février, après avoir célébré tout seul, dans une église vide, sans fidèles, avec des vêtements sacrés, est sorti sur le parvis de l'église et, avec le Saint Sacrement, bénit idéalement tout le village. Et le village de Castiglione d’Adda, au centre de la zone d'isolement à cause du virus, est désert, silencieux. Le seul murmure est celui de la peur. Voici quelques mots du curé de la paroisse : "Il y a beaucoup de préoccupations dans la communauté, mais nous restons tous ensemble, dans un réseau d'unité profonde. Le climat est un climat de souffrance, mais il y a une réelle participation de tous", et s'adressant à ses fidèles, il les encourage : "Je vous invite à augmenter la prière. Nous nous sentons impuissants face à ces faits. Moi aussi, j'ai pleuré devant la statue de Notre-Dame, mais prier, c'est déjà espérer".

La Conférence épiscopale italienne a invité toutes les familles, tous les fidèles, toutes les communautés religieuses à prier le chapelet à la maison, Mystères de lumière, symboliquement réunis en même temps : à 21 heures, le jeudi 19 mars, en la fête de saint Joseph, Gardien de la Sainte-Famille. On demandait d'afficher aux fenêtres des maisons un petit tissu blanc ou une bougie allumée". Le Pape, en liaison, a introduit la prière : "Ce soir, nous prions unis, en nous confiant à l'intercession de saint Joseph, Gardien de la Sainte Famille, Gardien de toutes nos familles. Le charpentier de Nazareth lui aussi a connu la précarité et l'amertume, le souci du lendemain ; mais il a su marcher dans l'obscurité de certains moments, se laissant toujours guider sans réserve par la volonté de Dieu".

 

Sr Carolina Malacarne, fdlc

 

Du 21 janvier au 3 février 2020, je suis allée en Côte d'Ivoire pour mieux connaître le charisme des Filles de la Croix vivant aussi dans d'autres communautés, avec les Sœurs et les petits et les pauvres, dans la mission où elles sont envoyées. C'était beau de vivre ensemble en partageant tout comme un cadeau en toute simplicité : les rencontres et les différentes expériences ensemble. Parfois j'ai pu collaborer, parfois, j'ai simplement observé, écouté, dialogué et prié ensemble. J'ai toujours tout accueilli dans mon cœur, en essayant de faire trésor de chaque moment.

J'ai reçu un accueil chaleureux à Abidjan, à Boniérédougou et à Korhogo. Les sœurs ont été extrêmement attentives à chaque geste : celle qui est venue me chercher, celle qui m'a accompagnée : fleurs, cartes, eau, nourriture savoureuse, sourires ; je me suis sentie chez moi dans chacune des trois communautés.

La première étape a été la communauté de Boniéré. Entre autres choses, les sœurs m'ont offert l'image de Jésus Miséricordieux, que j'aime d'une manière particulière, car elle a été importante dans mon choix de vocation... J'ai contemplé la beauté de la nature et des fleurs, et les bons fruits. Je me suis réveillé tôt le matin avec le chant du muezzin et du coq... avec effort mais avec joie pour aller ensemble à l'Eucharistie et puiser l'énergie nécessaire pour commencer la journée, avec la gratitude et l'enthousiasme que les sœurs m'ont "contaminée". 

Avec Sœur Marie, Clémentine et Adèle, j'ai visité l'école aux classes nombreuses et pauvres en moyens, où se trouvent quelques enfants adoptés à distance. J'ai également visité le district sanitaire où il y avait deux mères avec des nouveau-nés et je me suis réjoui pour le don de la vie. En raison des vols de poules et d'œufs subis par les sœurs, j'ai également visité le grand poulailler construit il y a quelques années par les sœurs pour donner un avenir à de nombreux jeunes en difficulté. J'ai observé comment les sœurs travaillent dans le jardin, comment elles s'occupent des poulets et des canards... et comment elles accueillent les différentes personnes qui viennent à la communauté. Il y a ceux qui cherchent un peu d'écoute et de fraternité, ceux qui cherchent un peu d'aide parce qu'il y a un manque de lait pour le nouveau-né, ceux qui demandent des vêtements, etc... Les sœurs sont disponibles et actives en tout. Il y eu diverses activités : catéchisme avec de nombreux enfants et jeunes... et puis d'autres rencontres dans le village, en allant chez des gens pauvres... Tous très travailleurs, même les garçons qui tirent l'eau du puits, les femmes avec de lourds paniers sur la tête, les enfants qui jouent avec leurs petits frères. La messe du dimanche avec de nombreux chants et gestes d'offrandes, tous au service de tous... apportant l'Evangile avec la vie, avec l'amour. J'ai rencontré beaucoup de personnes : toujours des poignées de main et des échanges de sourires et de quelques mots tous ensemble...

Après quelques jours, départ pour Korhogo et encore un voyage sur des routes cahoteuses, presque impraticables, parfois asphaltées, parfois en terre battue, et toujours, sur les bords, des vendeurs de bananes, d’animaux sauvages chassés, de tissus tissés à la main, très colorés. La communauté Sainte Elisabeth, parmi de nombreux enfants vivants et joyeux, est au centre d'une école, demandée il y a environ 60 ans par l'évêque, pour éduquer les filles qui n’étaient pas bien accueillies par les écoles locales. Le soir, nous sommes allés à une fête de la paroisse et là j'ai rencontré les sœurs de la communauté de Saint André Hubert, Maison régionale, et aussi des sœurs d’autres congrégations en mission dans la même ville... Avec Sœur Janine, Emmanuelle, Giovanna et Denise, j’ai visité le Centre Don Orione Antenne de Korhogo et j'ai reçu des sourires, des salutations, des rencontres et des explications sur la mission avec les jeunes et les enfants handicapés, accueillis avec leurs familles. Le centre est le lieu d'une mission de soins et d'attention aux personnes et aux malades afin de pouvoir les mettre debout et les faire revivre, comme je l'ai vu et entendu dans les témoignages. Les personnes guéries sont les fruits de l'arbre de vie fait de feuilles colorées, auquel chacun apporte sa contribution, ensemble, des dons d'Amour accueilli et donné. J'ai rencontré, par exemple, une fille qui avait des problèmes d'audition et qui travaille maintenant au centre, un garçon aux membres amputés qui a reçu des aides et de l'assistance et bien d'autres belles histoires de vie nouvelle, de joie retrouvée, de vraies rencontres qui changent la vie, dans la compassion et le service, en se penchant avec amour et en récoltant des fruits de communion.

J'ai connu l'histoire d'Alphonse, secrétaire dans cette structure, instrument de la Miséricorde, disponible aux sœurs et à tous les petits et pauvres. Il appartient au groupe des Amis Filles de la Croix, il vit pleinement le charisme en aidant et en vivant avec des enfants malades, accueillis dans sa famille, en plus de ses trois enfants : un exemple de don total de la vie, dans la joie et sans se fatiguer, avec amour.

À Korhogo, il y a aussi chaque jour l’Eucharistie ensemble et les rencontres... Merci Dieu... Ma sœur... tout cela, au nom de l'accueil et de la gratitude envers le Seigneur et les sœurs. J'ai visité ensuite le Centre Jubilé pour les malades mentaux, inauguré en l’an 2000, l'année du martyre de Sœur Maria Laura, à qui un des pavillons est dédié. Au Centre Jubilé, il a été décidé d'accueillir les malades avec leurs familles, donc moins de malades mais plus d'attention aux personnes, ce qui a permis de les aider à se réinsérer dans la société et la famille, en leur offrant un emploi dans la ferme gérée par les Sœurs. Là aussi “de la Croix naît la vie.” Au point central, il y a une belle chapelle et autour d'elle plusieurs pavillons où se trouvent certains résidents malades et d'autres, pour la plupart, en ambulatoires. Les malades qui le peuvent, travaillent à la ferme où sont élevés les poulets et les porcs, où sont produits les œufs, les fruits et les légumes... Un jour, j'ai visité la ville de Korhogo et les marchés artisanaux : j'ai rencontré quelques artistes, en particulier un sculpteur musulman, ami des sœurs, qui réalise de belles statues de la Vierge et de la Sainte Famille : multiculturalité et interculturalité vécues, échangeant quelque chose de soi-même, dans l'amitié, dans la diversité, dans la rencontre et le chemin ensemble.

Enfin à Abidjan. Ici aussi un accueil chaleureux, après un long voyage à deux dans un bus... Accompagnées et accueillies providentiellement dans la communauté élargie : Sœur Maria, Sœur Hélène, Sœur Marthe, Sœur Gracie, Sœur Françoise, Sœur Charlotte, Sœur Tahiry, Sœur Emmanuelle... tant de joie de se connaître et d'être ensemble, appelées à Sa Lumière. Et voici dimanche : Fête de la Présentation de Jésus au Temple et Journée de la Vie Consacrée... "Je prends au sérieux l'engagement de mon baptême", nous a rappelé Sœur Tahiry dans son témoignage après l'homélie. Les Filles de la Croix sont à Abidjan seulement depuis cinq ans, mais déjà on expérimente beaucoup d'enthousiasme dans l’être ensemble dans la profondeur de l’Amour du Seigneur qui se donne et nous fait devenir religieuses, don pour les frères et pour sa Gloire, Centre de notre vie. Nous avons déjeuné ensemble avec de nombreux frères et sœurs consacrés pour célébrer la fête... et continué à la maison pour un après-midi de dialogue et de partage d'épisodes de la vie. Enfin, le dernier jour, j'ai pris un peu de repos avant de repartir, après cette première belle expérience afro-ivoirienne. J'ai vraiment beaucoup reçu de toutes les personnes que j'ai rencontrées en chemin, je remercie tout le monde dans la prière, et j'espère apporter la lumière, la joie, la chaleur que j'ai reçue et partager ces trésors afin que je puisse moi aussi être un grain de blé qui semé porte du fruit.

Milena

 

 

"Réjouis-toi... N'aie pas peur... Rien n'est impossible à Dieu".

(Du 2 au 5 janvier, s'est tenu à Rome le Camp pour les groupes de jeunes qui sont en lien avec nous, camp consacré cette année à Marie.) 

 

Il y avait vingt participants dont les animateurs Andrea, Roberta et Chiara, Sr Alessandra, Sr Mirella et Elisabeth, novice en formation à Rome.  

Dans la Basilique de SAINTE MARIE MAJEURE, Don Fabio Bartoli a guidé la réflexion du groupe qui a approfondi la personnalité de Marie à travers les Évangiles. Ensuite Marta, très bonne guide, a accompagné la visite de la Basilique, et conduit le groupe à la Basilique DI S. PRASSEDE.

Dans la Basilique de S. MARIA IN TRASTEVERE, brillante de lumière et pleine de fidèles, nous avons partagé un temps de prière avec la Communauté de Saint Egidio.     

Le prieur de la Basilique de SANTA SABINA, le frère Philipp Wagner, a guidé la visite en retraçant des siècles d'histoire à partir des vestiges archéologiques d'une villa romaine sous les fondations de l'église. Rassemblés dans la toute petite cellule de Saint Dominique, nous avons partagé la prière à Marie "femme de l’écoute, femme de la décision, femme de l’action".   

Une matinée entière a été consacrée à la Basilique de SAINT PIERRE et le dimanche matin, le groupe a voulu revenir pour participer à l'Angélus avec le Pape François.   

Un moment très particulier a été vécu dans la Basilique de S. CROCE DI GERUSALEMME. Don Antonio Panfili, vicaire épiscopal pour la Vie Consacrée du diocèse de Rome, a conduit le groupe à méditer sur la Passion du Seigneur à travers l'explication précise des Reliques de la Sainte-Croix, trouvées et rapportées à Rome par Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, au IVème siècle. Devant l'image du Suaire, reproduite dans les dimensions de l'original conservé à Turin, le groupe a prié en silence, ému et même troublé par les signes douloureux de la Passion. Enfin, la prière était adressée à Marie "femme de douleur et vierge de l’espérance", pour "toujours rendre compte de l'espérance qui est en nous et s’arrêter avec Elle aux innombrables croix sur lesquelles son Fils est encore crucifié".

Parallèlement à ces moments intenses de ressourcement spirituel, il y a eu beaucoup d'autres moments de joie et d'amusement, en marchant dans les rues et les places de Roma.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Université Pontificale Sainte Croix à Rome, Place de Saint Apollinaire, a organisé, le 5 décembre 2019, une journée d’étude sur la Vie Consacrée et la Nouvelle Evangélisation aujourd’hui.

A la lumière de l’enseignement du Pape François, l’initiative a voulu offrir “une opportunité de confrontements et d’approfondissements des défis culturels, spirituels et pédagogiques qui interpellent aujourd’hui l’identité et la mission des consacrés.

Devant à un groupe nombreux d’auditeurs, les intervenants ont illustré divers aspects du thème choisi.
Dans l’après-midi, il y a eu plusieurs témoignages de religieuses et de religieux.
Sœur Lucia Bellotti a été appelée à présenter son expérience d’évangélisation dans les prisons de Rebibbia à Rome.

  SœurLucia est une sœurFille de la Croix d’Italie qui vit depuis 25 ans sa mission à l’intérieur de la prison. Sa présence discrète et constante a permis de collaborer avec la réalité complexe et profondément blessée de tant de personnes détenues. Avec les aumôniers de prison, Sœur Lucia a cherché à construire des relations humaines et chrétiennes avec tous ceux qui purgent des peines de prisons très dures.

Voici comment elle a présenté son expérience d’Evangélisation à l’intérieur des prisons : « Je m’appelle Sœur Lucia et je suis Fille de la Croix.
Ma Congrégation est née en France après la Révolution Française de deux saints : un prêtre, Saint André-Hubert Fournet, et une jeune noble, Sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages.

Pendant beaucoup d’année, j’ai vécu ma profession d’infirmière dans divers hôpitaux et maisons de retraite dans plusieurs communes d’Italie.
Aujourd’hui par contre, et depuis 25 ans, je réalise ma mission de volontariat ici à Rome à la Prison de Rebibbia et dans le service réservé aux prisonniers de l’hôpital Pertini.

  •  Pour quelle raison ma vie a eu ce virage si inattendu ?

 Tout a commencé de la rencontre avec un prisonnier à l’hôpital Saint Philippe Néri où j’ai travaillé.
Au moment de sortir de l’hôpital, il m’a dit de manière avec inquiétude :

“Ne m’abandonne pas…”

 Ce “cri” venait de la profondeur de son besoin de recevoir “des gestes d’humanité. Et de sentir “des paroles d’espérance”…

J’ai été touchée profondément… e non pas seulement moi mais ma communauté aussi.
Nous nous sommes tout de suite senties interpelée : QU’EST-CE QUE LE SEIGNEUR ETAIT EN TRAIN DE NOUS DEMANDER ?
Avec une de mes consœurs, j’ai commencé à aller à la prison de “Regina Coeli” une fois par semaine, en gardant les autres engagements…
Lentement, lentement, les visites ont été de plus en plus fréquentes, et les contacts se sont multipliés… jusqu’à devenir une vraie mission pour moi à temps plein que ma propre Congrégation m’a confiée… »

Pour voir plus, tu peux aller à ce lien.

Merci Sœur Lucia !

« Dans ta vie, tu dois faire quelque chose de beau pour les autres ». Dès son adolescence et durant sa vie, ce sont les paroles qui ont guidé Sœur Maria Laura, Fille de la Croix, au service des autres. Ces paroles ont accompagné comme toile de fond, l’expérience que nous avons vécue en juin et juillet, en accompagnant les groupes du Grest. Ils avaient décidé de venir à Chiavenna pour connaître la « Belle Histoire » d’une personne qui, aux yeux de beaucoup de monde, peut être considérée sainte.
Le projet « Promenade dans la vallée de Chiavenna », proposé aux jeunes des paroisses des diocèses de Lombardie, ont attiré de nombreux groupes, 20 à peu près, qui ne venaient pas seulement du diocèse de Como, mais aussi des diocèses voisins, pour un total de plus de 1.000 enfants, adolescents et accompagnateurs. La proposition s’est révélée gagnante et une occasion spéciale qui nous a permis, en premier lieu, de nous rapprocher de la figure de Sœur Maria Laura, en connaissant d’elle les attitudes les plus humbles qui risquent souvent de rester au deuxième plan par rapport à son martyre. Dans un deuxième temps, par contre, elle nous a permis d’en être témoins, mettant en pratique ce qu’elle souhaitait pour chacun des jeunes, c'est-à-dire, que tout jeune réalise quelque chose de beau dans sa vie et le réalise pour les autres.

Les journées ont été organisées dans un premier temps avec l’introduction au « cineteatro
Vittoria » ; ensuite, les jeunes étaient partagés en trois petits groupes, suivant les diverses tranches
d’âge, pour visiter quelques uns des lieux plus significatifs : la chambre de Sœur Maria Laura,
l’église San Lorenzo et le lieu du martyre.

Dans la chambre située dans l’ancienne Maison des Filles de la Croix, aujourd’hui siège de la
‘Comunità Montana’, des sœurs nous ont accompagnés pour connaitre la vie de Sœur Maria Laura,
en particulier l’amour qu’elle portait pour ses privilégiés : les petits, les jeunes et les pauvres
auxquels elle se donnait d’une façon silencieuse et humble, dans la certitude que, dans les autres,
elle pouvait rencontrer son Jésus.

Dans l’église San Lorenzo, par contre, nous avons visité son tombeau et connu le sens de sa
présence en ce lieu, en nous rappelant le processus qui, nous l’espérons, nous la rendra « sainte
parmi les saints ». Les jeunes sont allés aux sources de son histoire spirituelle et de sa vocation qui
l’a conduite à devenir une sœur Fille de la Croix.

Ensuite, dans la rue Poiatengo, les groupes ont pu connaître l’histoire de ses dernières minutes : son martyre arrivé par son meurtre et la lumière qui en est sortie par son pardon. Cette histoire qui,
aux yeux de toute personne peut paraître mauvaise, triste, absurde, mais, aux yeux de tout chrétien, parait comme une belle histoire, parce qu’elle est imprégnée d’amour, cet amour qui résiste au mal,
qui résiste à la mort, l’amour qui pardonne au moment le plus tragique, comme Jésus sur la Croix.

Pour profiter aussi de la beauté de la nature, les groupes ont pu remplir leurs yeux avec les
merveilles de notre vallée, d’une manière toute spéciale en allant se promener jusqu’aux cascades
de l’Acquafraggia, avec une pause au centre de tourisme agricole de l’Aquafracta, pour un moment
de découverte de cette ferme-école.

Accompagner ces groupes a été pour nous un cadeau, car il nous a permis d’approfondir l’histoire de cette petite grande femme et de la raconter à ceux qui sont venus de loin jusqu’à Chiavenna. Savoir que l’histoire de Maria Laura ne reste pas enfermée dans les montagnes de notre vallée nous remplit de joie, car un tel trésor ne peut pas être gardé jalousement, mais bien au contraire, il doit être
partagé généreusement pour que la vie de celui qui écoute puisse être transformée par l’amour qui en jaillit. De retour chez nous, nous avons gardé les yeux étonnés des enfants et des jeunes qui, en silence, nous ont accompagné par leur attention et leur écoute, pendant que nous leur donnions les détails de cette histoire. Une histoire qui a suscité beaucoup de questions et le désir de vouloir approfondir, comprendre, connaître. Une histoire qui laisse des traces d’amour dans le cœur de celui qui l’écoute et qui l’invite à aimer pleinement la vie de tous les jours en rendant ainsi concret l’amour que Sœur Maria Laura a voulu nous apprendre par le don de sa vie.

Et alors c’est bien vrai : le grain qui meurt, peut donner beaucoup de fruits.

Pour le groupe des organisateurs Cinzia Zarucchi

Rome, 13 mai 2019

Du 1er au 11 mai, les sœurs de la communauté de l’Accueil de Rome ont eu la joie de la présence de Sœur Helena, supérieure générale des sœurs de Notre Dame de la Compassion. Avec elle, il y avait aussi Sœur Susana, venue pour participer à l’Assemblée UISG (Union Internationale Supérieures
Générales). Nous avons vécu, en toute simplicité, des temps de connaissance et de communion fraternelle.

Nous avons eu la possibilité d’écouter avec beaucoup d’intérêt les nouvelles des sœurs de l’Alliance : pour cela, le moment favorable pour nous connaître s’est concrétisé, le moment pour faire l’expérience que nous sommes très bien ensemble, et pour faire grandir en nous toutes, le désir d’autres occasions de fraternité et de partage réciproque.

Sœur Helena nous a présenté, avec l’aide des diapositives, sa congrégation dans sa réalité et ses œuvres, et comment ne pas nous sentir en communion, avec un plus grand désir d’autres
partages, de plus de relations, d’autres rencontres ? Oui, nous avons goûté la vie et un rêve d’avenir a habité en chacune de nous.

Nous remercions Sœur Susana, Sœur Marthe et leurs Conseils pour avoir ouvert ce chemin de nouveauté, pour adhérer à l’œuvre de l’Esprit qui fait toutes choses nouvelles et renouvelle chacune de nous.

« Merci Sr Helena pour ton affabilité, ta simplicité : tu as été précieuse pour nous, le temps vécu en communion nous a montré encore plus la beauté de la vie religieuse. »

Ensemble, on va loin.
Avançons ensemble, laissons-nous conduire par l’Esprit et que nos rêves de futur deviennent vie
jaillissante avec la bénédiction de nos fondateurs et fondatrices

Merci Sr Susana, toi aussi, tu as été précieuse en ces jours, ensemble nous avons senti avec force
qu’un chemin nouveau s’ouvre pour nous : l’Esprit nous appelle à avancer au large.

Les sœurs de la communauté de l’Accueil de Roma avec beaucoup de reconnaissance.

Servante de Dieu.
Mar 26, 2019

Enrica Lattanzi, Sondrio mardi 12 mars 2019

La religieuse de la Congrégation des Filles de la Croix a été tuée par trois filles mineures le 6 juin 2000, victime d'un rituel satanique mortel.

Soeur Maria-Laura, Servante de Dieu, est maintenant ici, dans ce lieu qui fut « son église ». Ce que nous sommes en train de vivre n’est pas une anticipation de béatification mais un acte dû, vue la phase avancée du chemin normal que l’Eglise diocésaine a commencée. Avec ces paroles, Monseigneur Andrea Caelli, Archiprêtre de Chiavenna (Sondrio), a introduit la messe présidée, lundi dernier par l’Evêque du diocèse de Como Oscar Cantoni, à l’occasion du transfert réalisé de la dépouille de Soeur Maria Laura Mainetti.

La religieuse de la Congrégation des Filles de la Croix, fut assassinée par 3 jeunes filles mineures le 6 juin 2000, victime d’un rituel satanique mortel. Le transfert de la sépulture du cimetière de Chiavenna à la Chapelle de Saint Jean Népomucène, dans une allée latérale de la Collégiale de San Lorenzo, a été effectué le 26 février dernier au matin, dans un climat de recueillement et d’émouvante participation », nous explique encore l’Archiprêtre.

L’Evêque de Como, Oscar Cantoni, à genoux devant la tombe de Soeur Maria Laura Mainetti après le transfert.

« Vues le monde qui, arrivé de toutes les régions d’Italie, se recueillait sur la tombe de Soeur Maria Laura – ajoute Monseigneur Caelli – nous avons pensé leur offrir la possibilité de l’avoir plus proche et de leur faciliter la visite ». La phase diocésaine de la cause de béatification (ouverte en octobre 2005 et conclue au printemps 2006) étant terminée, consignée la positio à la Congrégation pour les causes des Saints (dans l’été 2017), « nous avons décidé de procéder au transfert ».

« La mémoire de Soeur Maria Laura, humble et douce Fille de la Croix, ne s’est pas effacée dans ces années. Son souvenir est toujours vivant, pas seulement dans sa Congrégation religieuse, ni exclusivement dans cette Communauté paroissiale, mais il s’étend dans toute la vallée de Chiavenna, se propage dans tout notre Diocèse de Como et se répand vers l’Eglise toute entière. » Ainsi s’est exprimé l’Evêque Cantoni dans son homélie, dans une Collégiale trop petite pour accueillir tous les fidèles rassemblés et les dizaines de prêtres concélébrant. « Afin que Soeur Laura soit à côté de nous – a repris le prélat -, nous avons demandé qu’elle puisse reposer dans sa paroisse, où elle a suivi Jésus dans une noble simplicité, aimant et servant les frères les plus faibles, jusqu'à la fin ».

Cantoni a rappelé que « la réputation de sainteté qui se développe et grandit à l’égard de Soeur Maria Laura est la preuve la plus convainquante qu’elle devrait être présentée par l’Eglise dans un futur proche, que nous espérons non loin, comme modèle pour tous ». Sa mort ainsi dramatique « n’a été que le couronnement d’une vie au service des frères ». Soeur Mainetti a fait sien l’Evangile : en particulier « dans l’attention éducative envers la jeunesse – a dit encore l’Evêque – elle s’est dédiée à la formation humaine et chrétienne des adolescents et des jeunes ».

Un exemple à suivre, afin que nos communautés chrétiennes sachent enseigner aux nouvelles générations l’art de vivre ». Soeur Maria Laura « nous accompagne et nous appelle à notre devoir absolu (pour être et non pas seulement nous dire chrétiens !), d’honorer et servir le Corps du Christ que sont les pauvres, les malheureux, ceux que la société écarte ». A la fin, Cantoni s’est tourné vers « Marie, Mère de la Miséricorde, vénérée à Gallivaggio, mais dont la statue est dans cette même Collégiale (le sanctuaire est actuellement inaccessible à cause de l’éboulement de rocher en mai 2018), pour qu’elle soutienne la nouvelle phase du Synode diocésain qui commence. »

Qui est-elle ?

Teresina Mainetti – c’est le nom de baptême de la future Soeur Maria Laura – est née à Colico (Lecco) le 20 Août 1939, dixième fille de maman Marcelline et de papa Stéfano. « De ta vie, tu dois faire quelque chose de beau pour les autres ». Cette invitation qu’un prêtre lui a adressée pendant la confession, Teresina l’a accueillie comme projet de vie.

A 18 ans, elle est entrée dans la congrégation française des Filles de la Croix : en Août 1959, elle a prononcé ses premiers voeux, prenant de Soeur Maria Laura et cinq ans après, elle a fait ses engagements définitifs à La Puye, Maison-Mère de la Congrégation.

Elle a donné sa vie à la mission parmi les enfants, les jeunes et les familles à Vasto (Chieti), Roma, Parma, jusqu’à son arrivée à Chiavenna en 1984. Ici en 1987, elle a été nommée responsable de la communauté. Ses consoeurs la décrivent comme « infatigable et sereine, toujours prête à retrousser les manches quand elle découvrait une situation quelconque de difficulté ». Elle signait toujours en entier : Soeur Maria Laura Fille de la Croix. Peu de mois avant d’être assassinée, elle a écrit à une consoeur : « Je te souhaite de chercher et trouver Jésus parmi les pauvres et dans la quotidienneté… Tu seras heureuse, vraiment ».

Journal « Avvenire », 12 mars 2019

 

Soeur Maria Laura
Mar 25, 2019

Soeur BeniaminaElles se sont réunies sur le lieu du délit de Soeur Maria Laura Mainetti où aujourd’hui, un monument rappelle l’assassinat de la Soeur de Chiavenna, les Filles de la Croix arrivées hier dans la cité du Mera de toute l’Italie, mais aussi de France et du Canada pour participer à la cérémonie du transfert de sa dépouille du cimetière à la paroisse San Lorenzo. Autour de 17h, le rendez-vous pour la prière dans la rue Poiatengo avec le chant composé en l’honneur de Soeur Maria Laura dont le titre est « Raggio di Luce » (« Rayon de lumière ») : un moment d’intense émotion, de profonde participation. Ensuite, Soeur Beniamina, chargée du dossier sur la vie de sa consoeur, nous a confié son témoignage…
Soeur Maria LauraJ’ai écrit la vie au début, et ensuite depuis peu d’années, j’ai cherché de recueillir tout ce que nous avons trouvé écrit de la main de Soeur Maria Laura qui n’était pas un journal mais des points de réflexions un peu spirituels.
Et donc, en est résulté un gros volume…
Non, le second n’est pas gros parce qu’elle n’écrivait pas beaucoup, mais c’était assez pour définir sa personnalité spirituelle que nous ignorions parce que c’était une personne très humble, très silencieuse qui ne voulait pas paraitre. Et de ce peu d’écrits, nous avons vraiment découvert sa personne.
Quelle personne était-elle et pourquoi devrait-elle être béatifiée ?
Monument à ChiavennaQuand elle a commencé sa vie religieuse, elle avait dit qu’elle voulait faire quelque chose de beau pour les autres. Dans sa vie, elle a vraiment fait quelque chose de beau pour les autres et elle avait une prédilection particulière pour les personnes dans le besoin mais aussi pour les jeunes qu’elle sentait qu’ils vivaient dans un monde qui ne les aidait pas, qui les abandonnait.
De quelques-uns de ces jeunes, ensuite, en réalité, elle a été trahie?
Et oui, Malheureusement… En fait, elles étaient des mineurs et donc nous nous rendons compte qu’elle avait raison quand elle disait que le monde laissait ces jeunes dans l’indifférence et ceci a été la réalité. Mais elle, elle les a toujours appelés « mes jeunes ».

 

Elisabetta Del Curto, Telifonica Sondrio News
(12 mars 2019)

 

Témoignage de Soeur Beniamina (en Italien)

Le corps de Soeur Maria Laura Mainetti repose dans la Collégiale à Chiavenna.
Les paroles de l’Évêque.

Nous vous rapportons l’homélie de l’évêque Oscar Cantoni.


Chers frères et soeurs, deux textes de la Parole de Dieu ont été proclamés selon le calendrier liturgique d’aujourd’hui, lundi de la première semaine de Carême.
C’est surprenant comment ces lectures que nous n’avons pas choisies pour l’occasion, mais qui ont été données, correspondent parfaitement à la raison pour laquelle nous nous sommes rassemblés dans cette collégiale de Chiavenna.
Le Seigneur nous accompagne et nous nourrit toujours de sa Parole à l’intérieur de la situation historique dans laquelle nous vivons. Il nous permet d’interpréter à sa lumière les événements, heureux ou tristes, qui composent un dessin qui, à nos yeux, se présente souvent disharmonieux, mais que le Seigneur oriente et reconduit toujours au bien, l’élevant au meilleur niveau.
La mémoire de Soeur Maria Laura, humble et douce Fille de la Croix, ne s’est pas effacée dans ces années.
Son souvenir est toujours vivant, pas seulement dans sa Congrégation religieuse, ni exclusivement dans cette Communauté paroissiale, mais aussi, il s’étend dans toute la vallée de Chiavenna, se propage dans tout notre Diocèse de Como et se répand vers l’Eglise toute entière. Vous le témoignez vous-même, vous qui êtes venus si nombreux de partout ce soir.
Afin que Soeur Maria Laura soit plus proche de nous et que nous puissions l’invoquer devant sa dépouille, nous avons demandé et obtenu qu’elle puisse reposer ici, dans ce lieu qui fut et reste sa paroisse, là où elle a suivi Jésus avec tant d’ardeur et dans une noble simplicité, aimant et servant ses frères les plus pauvres jusqu’à la fin.
Soeur Maria-Laura, ce soir, faisant écho à la Parole de Dieu rapportée dans le livre du Lévitique, nous répète : « Ainsi parle le Seigneur, soyez saints parce-que moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ». Nous tous, baptisés, nous sommes appelés à la sainteté qui peut se développer à l’intérieur d’une existence toute simple, sans apparences.
Notre sainteté sera une sainteté quotidienne, ordinaire, qui transmet et témoigne de la joie de l’Évangile à l’intérieur des situations les plus communes de l’existence, à partir de la condition de vie où nous nous trouvons.
L’Esprit Saint sait comment utiliser nos dons personnels et plus encore, nos caractères spécifiques, souvent mais pas toujours heureux, pour réaliser en nous l’image de Jésus et représenter dans le concret, par Lui, le visage de la tendresse et de la Miséricorde de Dieu le Père, le Saint par excellence.
Il ne faut pas de gestes extraordinaires. La sainteté se développe dans ces petits gestes particuliers que chacun arrive à inventer pour donner de la sérénité aux frères tristes, consoler ceux qui sont affligés, secourir dans la discrétion ceux qui n’ont pas le courage de demander de l’aide.
La réputation de sainteté qui se développe et grandit à l’égard de Soeur Maria Laura est la preuve la plus convaincante qu’elle devrait être présentée par l’Eglise dans un futur proche, que nous espérons non loin, comme modèle exemplaire pour tout le peuple de Dieu. La mort aussi dramatique de Soeur Maria Laura n’est que le couronnement final d’une vie entière offerte au Seigneur, totalement donnée au service des frères dans lesquels le Seigneur a voulu s’identifier. « Ce que vous avez fait à chacun de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » comme nous l’avons entendu encore une fois dans l’Évangile que nous venons de proclamer.
Ainsi Soeur Maria Laura, qui certainement du Paradis nous accompagne et nous soutient, par des liens d’amour et de communion, dans notre chemin de fidélité au Seigneur Jésus et dans le service d’amour à l’égard de nos frères, nous appelle à notre devoir absolu (si nous voulons être chrétiens et non pas seulement nous dire chrétiens !), d’honorer et servir le Corps du Christ que sont les pauvres, les malheureux, ceux que la société écarte, ceux que le Seigneur nous envoie comme migrants qui ont traversé, non sans fatigue, le désert, la mer et qui demandent d’être accueillis.
Soeur Maria Laura nous apprend à interpréter la page de l’Évangile que nous venons d’écouter comme une attention éducative face à la jeunesse. Elle, qui s’est dédiée avec une grande passion pour la formation humaine et chrétienne des adolescents et des jeunes, se donnant toute entière, obtienne à nos communautés chrétiennes d’apprendre aux jeunes l’art de vivre, dans la certitude que si nous suivons Jésus, l’Esprit Saint ne nous rendra pas moins humains, parce qu’Il permet à notre fragilité d’expérimenter la force de la grâce de Dieu.
Je ne peux pas conclure cette homélie sans me tourner vers Marie, Mère de la Miséricorde, vénérée à Gallivaggio, mais dont la statue est conservée dans cette église, pour qu’elle accompagne et soutienne la nouvelle phase du synode diocésain que nous sommes en train de commencer. En même temps, je la confie de nouveau à vos prières.

 Le 19 mars 2018 a été approuvé au sens du Code de Droit Canon (CDC), l’Association privée de fidèles appelée Centre de Formation à la Méditation chrétienne, ayant son siège à Rome. L’Association a la personnalité juridique selon l’art. 322 du Code de Droit canon.

L’Association « Centre de Formation à la Méditation chrétienne » a été promue par un groupe de fidèles catholiques. Depuis 1990, ils se rencontrent régulièrement sous la direction de quelques prêtres et de soeur Marisa Bisi Fille de la Croix.

Ils s’engagent à aider les personnes de tous les âges, condition sociale, culturelle et religieuse, à comprendre le sens de la vie et de la dignité de la personne grâce à l’assimilation vitale des contenus de la foi catholique, en s’inspirant surtout au début, à l’expérience de l’Apostolat de la Prière (AdP) italien. Les membres de l’Association se proposent spécifiquement de faire connaître et diffuser les contenus et l’expérience de la Méditation chrétienne telle qu’elle a été vécue depuis les origines dans la vie spirituelle chrétienne et dans la foi catholique dans le sillon de la plus authentique Tradition de l’Eglise. Dans ce cadre, le Centre s’est adressé dès le début aussi bien aux chrétiens engagés dans un chemin de foi qu’à ceux qui sont loin de la foi ou en recherche de la foi. Il s’offre aussi comme lieu ecclésial d’ouverture oecuménique et de dialogue interreligieux.

L’Association entend favoriser la naissance et la croissance de groupes d’écoute et de formation à la méditation profonde partout où cela est possible : dans les paroisses, les écoles, les maisons, les différents lieux de travail et de culture, impliquant les adultes formés dans ce but. Dans cette perspective, elle se propose de collaborer avec ses moyens propres dans les diocèses italiens, au développement de la pastorale de l’intelligence de la foi et du don gratuit et responsable de soi dans le contexte de la société actuelle où la personne, en proie à l’individualisme, se trouve fortement exposée à l’égarement, à la dissociation, au subjectivisme.

L’Association a pour but un service ecclésial intégral de la personne et l’approfondissement de la foi au moyen de la méditation chrétienne profonde, une voie qui favorise le réveil et l’alimentation de l’intériorité. L’Association se propose comme lieu ecclésial d’ouverture œcuménique et de dialogue interreligieux. Elle s’adresse aussi bien aux croyants engagés dans un chemin de foi qu’à ceux qui sont loin de la foi ou en recherche de la foi. En particulier :

1) Elle promeut

  • La communion, la collaboration, la participation dans l’esprit de l’Évangile pour promouvoir des expériences de communion et de service en vue de la formation partout où cela est possible : dans les paroisses, dans les maisons privées, dans les écoles, et dans les différents lieux de travail et de culture.
  • La manifestation du Royaume de Dieu y compris comme une activité orientée vers une société structurée de façon plus juste et plus digne pour tous, à la lumière de l’anthropologie chrétienne approfondie à travers l’expérience et la sagesse.
  • La culture des valeurs et le développement de la conscience et du discernement pour collaborer de façon responsable à la réalisation du dessein de Dieu Père, amour capable d’éduquer, de soigner et de transformer.

2) Elle favorise le développement intégral de la personne dans ses différentes dimensions au travers d’itinéraires formatifs inspirés par la méthode pédagogique des Exercices spirituels de St Ignace de Loyola et illuminés par la Parole de Dieu, par le Magistère de l’Église et par l’histoire.

 3) La sève vivifiante de l’Association est constituée par ses sources charismatiques :

  • La spiritualité baptismale, trinitaire et pascale de la Congrégation des Filles de la Croix de St André Hubert et de Ste Jeanne Élisabeth, cultivée pour rendre présent Jésus avec un style de vie et d’action conforme à la simplicité et à l’essentialité de l’Évangile.
  • Le Réseau mondial de prière du Pape : un service d’évangélisation et de prière qui à partir des défis de l’humanité et de la mission de l’Église invite à la prière selon les intentions mensuelles du Pape afin d'être proche des joies, des espérances et des souffrances des soeurs et des frères dans le monde entier.

C’était l’après-midi du 7 octobre 1929, j’avais seulement 11 ans. J’aimais d’une affection extraordinaire ma maman. Une maladie subite, une péritonite l’a soustraite à mon affection et à celle de ma famille.

Soutenue par la foi et par l’affection de mon papa, je continuais les études et, à 17 ans, je demandais de partir pour le noviciat des Filles de la Croix à La Puye. Le temps de formation avait la durée de 2 ans. Nous étions 35 novices de différentes nationalités : française, canadienne, argentine et italienne. Je me souviens de toutes : je ne me rappelle pas tous leurs noms mais je me souviens très bien de leurs visages.

Voici la carte d’identité française de Soeur Anita au moment de son noviciat à La Puye. C’était l’an 1935, alors elle s’appelait Elena, son prénom civil.

Les maîtresses des novices se souciaient beaucoup de notre formation. On étudiait, on priait, on travaillait dans les champs. On parlait toujours le français. Ce n’était pas toujours facile, mais à la fin, j’ai bien appris la langue. Tout de suite, après mes premiers voeux, je suis revenue à Parma, à Sanvitale, où je finissais mes études. À la fin de l’année scolaire, le 20 juin 1940, Mussolini, de la Place Venise, déclara la guerre à l’Autriche. Il fut nécessaire de quitter de toute urgence la ville et je rejoignis Vasto où, peu de temps après, je commençai mon activité de maîtresse, que je poursuivis pour plusieurs années entre Vasto, Pratica di Mare, Nettuno et Chiavenna. Je suis revenue à Vasto plusieurs fois où j’ai toujours été très bien. Pendant la guerre, pendant un an, j’ai eu une classe très très nombreuse comptant jusqu’à 70 élèves. C’était très fatigant. Les témoignages de mes anciens élèves, qui après si longtemps se rappellent encore de moi, me remplissent de joie. Le mois d’octobre dernier, l’un d’eux, Glauco de Vasto, a réussi à me trouver et, dans un message plein d’affection, m’a écrit qu’il a voulu être enseignant pour suivre mon exemple. Après avoir terminé mon activité d’enseignement, entre 1987 et 2011, je suis restée dans la Communauté de Vasto en me dédiant au service des frères pauvres et malades. Depuis 2011, je vis à Roma, dans la Communauté de l’Accueil de la maison Provinciale, où avec d’autres soeurs âgées et malades, je prie pour le salut de notre monde. Le Bon Dieu a été pour moi père, mère, frère, ami et époux. Merci, je te bénis Seigneur !

Soeur Anita Maestri, Fille de la Croix

 

 

Thaïlande

Laakon Sisters!
Mar 31, 2019

Grande émotion ces derniers jours dans notre centre et dans le secteur de Maetan : les Filles de la Croix, présentes ici depuis dix ans s’en vont.

Sœur Marie-Christine discerne actuellement sur sa mission future, sœur Diane retourne au Canada et sœur Teresa retourne en Italie ou elle va pouvoir se reposer après toute une vie consacrée a la mission en Afrique et en Thaïlande. Les derniers jours ont vu bien des visages se remplir de larmes mais les sœurs avaient décidé de ne pas faire de leur départ un moment d’accablement et c’est au cours d’une belle fête que chacune a pu témoigner de son affection pour les jeunes et pour le peuple Karen. Beaucoup de peine, certes, on ne quitte pas les karens sans émotion, mais paradoxalement beaucoup de joie aussi… Les Filles de la Croix ont su témoigner à cette occasion qu’elles ne portaient pas ce nom en vain : ce départ est une croix, mais dans un regard de foi elles nous offrent un bel exemple d’abandon et de confiance en Jésus qui nous précède sur ce chemin. Merci mes sœurs pour tout ce que vous avez semé ici et qui déjà porte du fruit !
 
(Pour lire l'article au complet cliquer ici
 
*** Merci au Père Antoine qui nous a donné avec plaisir l'autorisation de diffuser son article sur notre site.
 

Tu visites la terre et tu l’abreuves. Tu la combles de richesses ! Ps 64

Communauté des Sœurs Filles de la Croix en Thaïlande,

Le 1er avril 2011, la communauté s’installait à Maetan. Cinq femmes consacrées, filles de la croix, dynamiques et pleines de générosité pour affronter montagnes et vallées, à la recherche des visages de ce peuple Karen, rejeté dans les forêts, non aimé et livré à leur vie précaire.

Quelques familles chrétiennes, deux ou trois, au milieu des villages à 20, 10, 5 maisons sont composées de deux ou trois générations chacune. Elles vivent des cultures de riz sur un terrain défriché par eux-mêmes auparavant, et de quelques animaux vivants autour de la maison ou dans la forêt !

Des missionnaires MEP (Mission Étrangères de Paris) nous ont précédées sur ces pistes, mais des villages ne sont pas encore visités par l’Église.

Avec nous, une nouvelle fondation de Betharramites, deux prêtres Karen prennent la suite des MEP pour un temps ! 70 villages, une communauté de deux sœurs Karianes dans un centre d’enfants, cette communauté de Filles de la Croix dans un village d’environ 4000 habitants, entièrement bouddhiste, mais un village District où l’on trouve le Centre administratif, l’Hôpital, le Lycée et le Marché !

Village qui touche la Birmanie et dont la frontière pédestre est à 500 mètres de la maison des Filles de la Croix.

 Mission reçue par l’Évêque

Envoyées par l’Évêque précédant, et accueillies par les MEP, nous recevons une mission d’Église auprès des Karens. La communauté sera un pôle de prière pour les villageois, les catéchistes et les étudiants qui descendent des montagnes au District de Maetan. La mission donnée est aussi la continuité d’une maison d’Accueil de ces mêmes villageois qui ont des questions administratives à résoudre ou qui viennent pour des soins à l’Hôpital ou pour le Marché. Quelques uns sont là aussi en transit avant de gagner les villes les plus importantes : Maesot ou Bangkok.

De nombreux Volontaires français sont dans les écoles et les centres pédagogiques des montagnes pour un temps de service humanitaire. Il est demandé à nos sœurs d’accompagner leur expérience humaine et spirituelle. Un prêtre MEP accompagne leur insertion.

Un Projet santé vient au jour à la suite d’un constat de pauvreté extrême et d’absence des premiers éléments d’hygiène et soins dans les familles des montagnes.

Le développement du Centre couture de l’Association Esprit Karen, avec une couturière formée et des jeunes apprenties se fait avec le soutien d’une sœur couturière et d’une sœur qui suit la comptabilité.

 Tout semble en parfaite cohérence et fidélité au projet initial. L’aventure des deux premières années est formidable. De découvertes en découvertes, de connaissance en connaissance, la route missionnaire, tant de fois confirmée par le Seigneur dans des petits et grands évènements, s’ouvrait encore plus grande à nos sœurs envoyées par la congrégation et soutenue par toutes nos sœurs de tous les pays !

Cette communauté, née du bicentenaire de Molante, est établie d’une manière particulière : toutes les sœurs et de nombreux chrétiens sont solidaires de leur vie et leur mission. Des jeunes Volontaires ont crée une Association pour soutenir les projets missionnaires de la communauté.

 Étape de désenchantement

 Pourtant ! Il se passe quelque chose !... les visages s’attristent…

Comme toute organisation humaine ou ecclésiale, la Croix se présente, dure et rigide, froide et douloureuse, incompréhensible et sans avenir !

Comme les deux disciples d’Emmaüs, il n’y a rien à faire, rien à espérer, il n’y a qu’à revenir chez soi et recommencer à vivre la vie de chez nous !

Les paroles de Ste Jeanne Élisabeth résonnaient avec force en nous quand, dans certaines de ses nouvelles fondations, elle disait : « Je les prends toutes dans ma carriole et je les ramène à La Puye ! »

 Temps favorable au discernement

En cette visite du 28 novembre au 23 décembre 2014, nous avons décidé de faire un véritable discernement communautaire pour connaître la Volonté de Dieu. Une seule question nous tenait: Le Seigneur veut-il ici une communauté de Filles de la Croix, au milieu et avec les Karens ? Oui ou Non ?

 Pendant quinze jours, un climat de prière établissait la communauté dans l’accueil de l’Esprit Saint, Esprit de conseil et de discernement, Esprit de paix et d’écoute.

Les deux premiers jours, partage en vérité de toutes les raisons qui nous faisaient dire Non à notre présence ici. La raison principale : un manque de dialogue entre les différents partenaires de la pastorale qui ne permettait pas de vivre une vraie collaboration, d’où une organisation peu constructive.

Les deux jours qui ont suivi, nous avons reçu dans ce même climat les raisons pour le : Oui, nous sommes appelées ici.

Après les deux jours sombres, si sombres du non, il n’y avait pas beaucoup d’espérance pour le oui ! Et pourtant ! Avec la même vérité et la même écoute de l’Esprit Saint, nous avons partagé les raisons du Oui. Toutes les raisons allaient dans le sens de la beauté du charisme pour ce peuple simple des Karens, peuple pauvre. Les raisons étaient appuyées sur le fait que beaucoup de petits signes confirmaient notre présence : les familles demandent à aller chez elles pour prier avec elles, cette dame bouddhiste demande le baptême pour elle et ses deux enfants, les jeunes qui travaillent avec les sœurs en couture et à l’accueil leur manifestent une grande estime et demandent de les aider humainement et spirituellement, la maison d’Accueil est de plus en plus fréquentée par les villageois, signe d’un accueil qui respecte et ouvre le cœur. Une dame Thaï devient l’amie des sœurs parce que seule, elle aime partager sa vie. Elle est une employée salariée dans la mission. Et tant d’autres signes et gestes simples relevés…

 Alors, où en sommes-nous ? Le Seigneur, que nous demande t-Il ? Veut-Il que le charisme donné à l’Église par les Filles de la Croix soit semé là et grandisse là ? Ou pas ? Les raisons du Oui sont aussi fortes que les raisons du Non. Comment avancer ?

Nous prenons un jour de silence et de prière sans échange sur le sujet entre les rencontres de partage. Chacune est attentive au mouvement intérieur qui l’anime, mouvement de l’Esprit qui parle : est ce que je penche vers le oui ou vers le non ?

Moment crucial !! Trois oui ! Trois non !

Voir plus loin avec les partenaires de la mission

Nous prenons alors la décision de rencontrer d’une manière officielle les collaborateurs de la mission, d’échanger avec eux et d’écouter ce qui se passe en chacune de nous.

Nous rencontrons le Père Olivier, Jésuite, accompagnateur de la communauté, les Pères de Betharram nos responsables du secteur d’Église, le Père Nicolas, de la Mep, collaborateur sur le terrain, Mgr Pibul, Évêque du diocèse. Écoute aussi des partenaires Karens, collaborateurs de travail au quotidien, les amis volontaires, les malades, les familles, visite aux Pères Savériens nouvellement arrivés…

 

Connaître la Volonté du Seigneur

Clarté de la réponse du Seigneur, limpidité du chemin d’avenir, chaleur missionnaire dans nos cœurs !

Mgr Pibul confirme notre manière d’être présente là, à Maetan, et de vivre la mission comme nous la vivons. Les différents aspects sont soulignés par lui :

  • Le Pôle Prière qu’est notre communauté pour les chrétiens et tous ceux qui y passent.
  • Le Pôle Accueil pour les villageois d’abord, et de tous les partenaires de la mission.
  • Le Pôle Inter… culture, nation, âge, religion, congrégation.
  • Le Pôle Santé pour un développement de l’évangélisation dans l’axe Église-Société.
  • Un visage différent de la vie religieuse dans le pays, présence avec…au milieu de…et non par des grandes œuvres.

C’est là qu’il faut semer l’Évangile en simplicité.

Et tous les partenaires, par une parole, un signe, ou par un geste, nous invitent à durer sur le chemin…à porter notre nom de filles de la croix…comme si les uns et les autres nous sentions que nous ne pouvions avancer qu’en étant ensemble !

 La Joie du OUI pascal

En ce Noël 2014, c’est le Oui communautaire et personnel de chacune qui a jailli comme réponse à l’envoi de la congrégation sur cette terre de Thaïlande.

C’est un Appel et un Envoi …

Appel !

Appel à redevenir un enfant qui commence, neuf et plein de dynamisme donné par l’Évangile.

Appel à devenir missionnaire avec les autres partenaires de la mission dans une humble mais réelle incarnation en cette terre Karen et en cette Église du Diocèse et ce Pays.

Appel à un renouvellement, un ressourcement, une vitalité pour la mission personnelle et communautaire.

Appel à nourrir notre vie spirituelle, sacramentelle et de congrégation.

 Envoi !

Envoi à un peuple particulier « les mal aimés de la société Thaï », les « mal connus de l’Église Thaï », les « reculés de la montagne Thaï ».

Envoi en communauté pour que chacune selon ses compétences, donne fécondité à la mission portée ensemble.

Envoi pour semer et accompagner le charisme de la simplicité de l’Évangile : enseigner et guérir, en cette terre d’Asie où les chrétiens sont minoritaires, où l’appel à la vie consacrée et sacerdotale peut se faire entendre.

Envoi pour que Dieu soit glorifié par les petits, par tous les peuples d’Asie.

Appel et Envoi à ce peuple multiculturel, multi religieux, afin de vivre avec eux la communion de fraternité universelle récapitulée dans le Christ Pascal !

 

Moyens précieux pour revivre et partir en mission de manière neuve

Pour accueillir ce Don de Dieu d’une manière gratuite et sûre, nous avons établi une feuille de route. Chacune et ensemble, en communauté, vous prendrez la mesure de ce Don et participerez au vouloir de Dieu sur la congrégation en terre d’Asie.

Le Texte-Mémoire ci-dessous dit vos projets de ressourcement, de mission, de moyens à prendre pour vivre au mieux ce départ neuf à Maetan avec les Karens et tous les partenaires de la mission.

De la Crèche à l’Eucharistie !
De l’Incarnation à Pâques !

 

La JOIE pascale nous a progressivement habitées

parce que nous avons osé regarder la réalité en face, l’exposer à la Parole de Dieu,

la nourrir de l’Eucharistie, la laisser traverser par la lumière de l’Esprit Saint !

Alors….

En communauté, nous décidons de réveiller la vie en chacune des sœurs et d’ouvrir des chemins pour aller plus loin dans la fidélité à la mission reçue. La mission de chacune appartient à la communauté et par elle, à la congrégation et l’Église.

 

 

 

 

Bonjour et bienvenue à l’émission de Laudate, sur les chemins du monde avec Marie ! 

Cette semaine, comme promis, c’est un chant tout dédié à Marie qui couronne cette émission. Et pour que vous en soyez bien assuré, je vous en ai réservé un en français ! Pour cela, j’ai rencontré la communauté des Filles de la Croix. Cette communauté est en mission à Mae Tan, la ville la plus proche de chez moi. Et comme vous allez le voir, c’est une communauté un peu particulière, car elle est francophone ! Alors que font des religieuses francophones chez les Karens ? Qui sont les filles de la Croix ? Et quels chants vous ont-elles réservé ? C’est le sujet de cette émission.

Voici quatre mois que je suis en mission chez les karens. Dans mon village, l’électricité n’a pas encore été reliée. Aussi, pour vous envoyer votre émission préférée, il faut que je me rende chaque semaine à Mae Tan, à 15 kilomètres d’ici. A chaque fois cela se passe de la même façon : d’abord, je branche mon ordi et lance le chargement de l’émission sur internet. Et tout de suite après, je vais saluer les Filles de la Croix. Elles sont 5, venus du monde entier en cette mission d’accueil des karens. Elles sont toutes francophones, mais attention, elles ne sont pas toutes françaises, il vaut mieux s’en souvenir ! D’abord, parce que sinon la sœur canadienne de la communauté, sœur Diane, risquerait de vous étriper. Ensuite, parce que ce serait perdre les couleurs de cette communauté, qui a tant à raconter. Comme vous l’avez compris, je les connais un peu, et je peux vous assurer qu’il y a beaucoup à dire ! Alors ne perdons plus de temps et commençons dans l’ordre : 

Qui sont les Filles de la Croix ?

 En quelques mots, il s’agit d’une congrégation de religieuses, qui cherche à vivre au milieu du monde, selon ces deux maîtres mots : simplicité et partage. Leur action s’accomplit dans le fait de prier ensemble, d’enseigner le catéchisme, de soigner les malades, et de rassembler les gens. Leur charisme en une phrase : « Représenter la vie de notre Seigneur et la simplicité de son évangile par toutes sortes de bonnes œuvres ». Ça, c’est un très bref résumé, pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps.

Mais sœur Marthe, qui est la supérieure générale de la congrégation, de passage à Mae Tan, ne m’a pas répondu ainsi. Sa première réponse fut : « Les filles de la Croix, et bien je ne sais pas très bien ce que c’est ». Et pour cause, comme la plupart des congrégations, on ne peut pas connaître les filles de la Croix dans une définition toute faite. Au milieu du monde, elles évoluent avec lui.

Enfin, on peut quand même en dire un mot, sans se tromper : 
D’abord, les filles de la Croix ont deux fondateurs : un prêtre, Saint André Hubert, curé de paroisse en odeur de sainteté de son vivant. Et une femme, Sainte Jeanne Élisabeth Bichier des Ages, qui voulait devenir religieuse. 
Nous sommes en 1807, après la Révolution. Les temps sont durs pour l’Eglise, est être religieuse est devenu difficile. Jeanne-Elisabeth choisit d’aller voir ce prêtre a bonne renommée pour lui proposer ses services. Elle est d’une famille noble, aisée, elle a un château, des domestiques, et des relations dans le monde, bref, elle pourrait faire venir ce curé de paroisse chez elle. Pourtant, c’est dans une grange que s’effectue leur première rencontre. Lors d’une messe de minuit, au milieu des paysans, la congrégation des Filles de la Croix va naître.

La Croix a beaucoup marqué la région du Poitou où vivent nos deux fondateurs. Et en cette époque où l’Eglise souffre de persécution, on comprend vite le lien aux filles de la Croix. Cependant, le lien est plus personnel que cela.

Sainte Jeanne-Elisabeth portait autour du cou une croix avec laquelle elle s’est blessée un jour. Durant toute sa vie, cette blessure en forme de croix restera ouverte et gravée sur sa peau.

De là, la congrégation qui s’est formée par cette sainte fut très marquée par la souffrance, la souffrance de la Croix. Cette souffrance que tout chrétien est amené à partager. La souffrance des plus pauvres, des malades, la souffrance qu’il s’agit d’aider à supporter. 
Mais il faut faire attention, ce n’est la souffrance, pour l’amour de la souffrance. La Croix ce n’est pas le but recherché, ce n’est pas la fin.  
Les filles de la Croix, ce sont celles qui sont nées de la Croix. Ou comment dire plus clairement que la Croix amène la vie ? Dans leur règle de vie, il est écrit : Naître de la Croix, c’est « annoncer à travers notre vie la parole d’espérance qui vient de la Croix ».

On n’ose plus trop en parler aujourd’hui, mais pour arriver à la résurrection, il faut passer par la Croix. Et c’est un sacré message d’espérance que la résurrection. Oui, par leur nom, ces religieuses témoignent qu’il y a quelque chose après la Croix. S’il y a des « filles de la Croix », c’est qu’après la Croix, vient la vie.

Ce message Sainte Jeanne Elisabeth Bichier des Ages va le vivre pleinement tout au long de sa vie. Et c’est par son rayonnement, que d’autres femmes vont la rejoindre. Les congrégations voisines les encouragent à développer leur spécificité.

Et ainsi, grandit l'institut des filles de la Croix.

Peu à peu, la congrégation s’étend, et touche les pays voisins : la Belgique, la Hongrie, l’Italie et l’Espagne. Plus tard, à la suite de la loi de 1904, certaines sœurs iront se réfugier au Canada. A chaque fois, ces extensions vont se faire par relation.

Parce que les Filles de la Croix proposent leur service, parce qu’il y a un endroit où il y a des besoins, parce qu’il y a quelqu’un pour les appeler, elles fondent une nouvelle mission. Ainsi trouve-t-on également des filles de la Croix en Argentine, au Brésil, au Burkina, en Côte d'Ivoire, et enfin, avant le régime communiste, en Chine.

Comme vous le voyez cette communauté s’est donc étendue dans le monde entier, et pourtant, il faut préciser qu’elle n’est pas missionnaire. Ce ne sont ni des pères blancs, ni des MEP. Mais, comme le disait Sœur Marthe, être chrétien, c’est être missionnaire ! Alors, quand elle en a l’occasion la congrégation part en mission.

Et voilà, maintenant vous en savez autant que moi sur les Filles de la Croix. Il reste pourtant encore quelques questions : Comment sont-elles arrivées à Mae Tan, en quoi consiste leur mission et puis, quel rapport avec Marie.

Je réponds tout de suite à la première question, les autres viendront après leur chant. 
Il faut savoir que la mission de Mae Tan est la seule des Filles de la Croix en Asie.  Depuis le régime communiste en Chine, la congrégation voulait revenir en Asie. En 2007, elle a fêté ses deux cents ans. Ce fut l'occasion pour aller en Asie. Les pères de Betharram sont depuis toujours en lien avec les filles de la Croix, et œuvrent chez les Karens. Comme il y avait de quoi faire, une mission s’est fondée. Toute la congrégation voulait y participer alors ce sont des sœurs de tous les horizons qui furent envoyées. On trouve ainsi, deux françaises, une italienne, une canadienne et une brésilienne. Je vous laisse les écouter chanter avant de vous parler d’elles et de Marie.

Chant :
3) La première en chemin pour suivre au golgotha,
Le Fils de ton amour, que tous ont condamné.
Tu te tiens là debout au plus près de la croix 
Pour recueillir la vie de son cœur transpercé.
Refrain : Marche avec nous Marie sur nos chemins de croix
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

4) La première en chemin avec l'Église en marche,
Dès les commencements, tu appelles l'Esprit, 
En ce monde aujourd'hui, assure notre marche, 
Que grandisse le corps, de ton Fils Jésus Christ.
Refrain : Marche avec nous Marie, aux chemins de ce monde, 
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

C'était « La première en chemin », chanté par la communauté des Filles de la Croix, à Mae Tan, le 19 décembre dernier. 

Que dire de ce chant ? Vous l'avez entendu, sans trompette ni tambour, il est chanté bien simplement. 6 voix, les cinq sœurs en mission ici, et la supérieure générale de la congrégation. 6 voix qui ont tous les accents du monde pour chanter les deux derniers couplets d'un chant qu'on connait par cœur. 
Cet enregistrement colle très bien à la peau de cette communauté ! Pas de trompettes, pas de tambour, mais de la simplicité, et en faisant attention à ce que l'on dit. La supérieure générale est au même rang que les autres, car elles portent toutes le nom de sœur, toutes pour le même service dans le monde. Dans le monde des plus simples, des plus pauvres, mais aussi, dans le monde entier ! Les accents venus de toutes parts nous le rappellent. 

Mais maintenant, parlons des sœurs. Qui sont-elles et que font-elles dans cette mission de Mae Tan ? 
Il faut se douter que les sœurs n'allaient pas se contenter d'une activité, surtout pour une première mission en Asie. 

Il y a 5 principaux pôles :

Le premier, c'est la prière. Il s'agit d'offrir une dimension spirituelle aux chrétiens des environs. La prière est ainsi dite en communauté matin et soir, et le samedi et le dimanche soir, proposée à tous. Les sœurs ont le Saint Sacrement, pour les Karens, c'est une chance de pouvoir prier auprès du Christ.

Le deuxième pôle, c'est la maison d'accueil. La sœur Neuza, originaire du Brésil, est responsable de ce pôle. En effet, les sœurs ne se sont pas installées n'importe où. Mae Tan est une ville étape lorsque l'on descend de la montagne. C'est là que les villages les plus reculés descendent pour s'approvisionner, se soigner, aller à l'école, ou pour les papiers administratifs. Les sœurs s'occupent d'une maison qui permet d'accueillir les Karens pour passer une nuit ou prendre un repas gratuitement. Le côté spi est essentiel, mais il faut aussi nourrir les ventres, et la maison d'accueil est là pour ça.

Le troisième, c'est l'atelier couture. La sœur italienne Teresa, et la sœur Bernadette de Toulouse coordonnent cela. L'atelier couture de Mae Tan, c'est l'un des ateliers de couture de l'association Esprit Karen. Il s'agit de préserver et de mettre en valeur la tradition de tissage des femmes Karens. A partir du tissu fait à la main, les couturières de cet atelier produisent des petits objets vendus en France. Sur le podcast de cette émission, vous pouvez retrouver le lien vers l'association Esprit Karen pour vous procurer ces produits*. Le travail des sœurs n'est cependant pas la couture, mais plutôt la traduction. Car lorsque vous demandez des beaux produits karens, un processus s'enclenche, et sans personne pour expliquer, les couturières seraient perdues. Ainsi les sœurs sont là pour faire le lien.

Le quatrième pôle c'est l'accompagnement des volontaires MEP de Thaïlande. La sœur Marie-Christine, originaire de l'Inde mais ayant vécue toute sa vie à Paris, en est chargée. Elle aide en cela le père MEP, Nicolas Lefebure, pour conseiller et soutenir les volontaires en mission. Dans la même idée, en projet, vient l'accompagnement des catéchistes de la région. Cela se réalisera par exemple dans un partage d'évangile régulier dans un village.

 Le cinquième pôle est également sous forme de projet. La sœur Diane, canadienne, est responsable du projet. Il s'agit du pôle santé, qui consiste à aider un infirmier karen à rejoindre les villages. Les hôpitaux ne sont pas toujours proches, et les plus jeunes ou les plus vieux peuvent difficilement s'y rendre. Il s'agit ainsi de faire venir la santé à eux, en apportant médicaments et soins.

 Enfin, voici le sixième pôle, qui n'en est pas vraiment un. Tout à l'heure nous disions que le charisme de ces sœurs était de « représenter la vie de notre Seigneur par toute sorte de bonnes œuvres ». Et cela consiste avant tout dans les petites choses. La visite d'un malade, une discussion, un coup de main, un moment passé ensemble. 

Voilà donc ce que sont les sœurs de Mae Tan. Cette communauté riche en couleur, en accent et en culture n'a pas vraiment voulu être enregistrée. Un chant ça va, mais pour la suite, elles préfèrent rester discrètes. Alors pour finir cette émission plutôt que de vous les faire entendre, je vais simplement les citer au sujet de Marie. 

Je leur ai posé une question, « qui est Sainte Marie pour vous ? »

La sœur brésilienne Neuza répond en premier : « Marie, c'est la femme forte qui a dit oui et qui en a subi les conséquences ». Sœur Theresa, italienne, continue : « c’est une mama, elle est avec nous pour nous conduire par la main vers son fils ».
Chez la Sœur Diane, la sœur canadienne, une autre image la touche : « Marie, pour moi, c'est la visitation : Elle reçoit en Elle Jésus et court le porter à Elisabeth. Il s'agit de vivre Jésus comme Marie. ». Arrive le tour de la sœur Marthe. C'est la supérieure générale de la congrégation. Deux visages de Marie ressortent particulièrement : D'abord « la femme forte, debout. » et puis, ajoute-t-elle, Marie est aussi « celle qui accompagne son fils, elle est présente dans la croissance de la vie de Jésus ».

La Sœur Marie-Christine, venant de Paris, précise le lien avec sa communauté : « Marie, c'est la femme debout devant la Croix. C’est la première fille de la Croix. Après la Croix, et avant la résurrection, rien n'est dit dans l'Évangile. Mais Marie croit. ». Enfin, la sœur Bernadette, conclut ce tour de témoignage. Elle vient de Toulouse. Comme toujours dans ce genre de témoignage, il est plus difficile de passer la dernière et de ne pas dire la même chose. Marie au pied de la Croix est ancrée profondément chez les filles de la Croix, alors évidemment, en un mot la Sœur Bernadette dit qui est Marie pour elle : « Marie, c'est celle debout au pied de la Croix. », mais elle précise ce qui la touche personnellement : « debout, car elle a une foi qui lui permet de rester debout ». 

Et voilà, l'émission prend fin, les filles de la Croix ont beaucoup à raconter, alors la découverte de cette semaine ne sera pas longue. Il y a quelques semaines simplement, je vous disais ma surprise sur le calendrier Thaï. En effet, ils fêtent le nouvel an le même jour que nous. Et je ne savais pas pourquoi. Depuis mon enquête a avancé, la date était précédemment aux alentours du 14 avril, mais sous l'influence de l'occident c'est aujourd'hui le premier janvier. Cela donne une idée de l'impact entre ces deux cultures. Reste encore à trouver pourquoi le dimanche est le « jour du repos » chez les karens. 

Par Etienne, Jeune volontaire MEP

Visite en Thaïlande
Jan 10, 2013

Partage de la Vie ?   Simplicité de l’Évangile ?   Se tenir à hauteur des yeux ?

« J’invoque sur l’œuvre d’évangélisation, en particulier sur ses ouvriers, l’effusion de l’Esprit Saint afin que la Grâce de Dieu la fasse cheminer avec plus de décision dans l’histoire du monde. » Benoit XVI

Cette prière du pape devient concrète sur les terres d’Asie où l’Évangile commence à illuminer les cœurs dans les zones les plus reculées des montagnes de la Thaïlande, chez les Karens !

Quelle beauté cette jeune femme avec son bébé s’approcher tranquillement du célébrant, la nuit de Noël, pour présenter son enfant au baptême. Tous assis par terre au ras du sol, au toucher de la terre, admirant cette eau couler sur l’enfant, écoutant les paroles : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit… »

Le Fils Bien Aimé, tel un Enfant couché dans une mangeoire entre l’âne et le bœuf partageant notre humanité !

Cet Enfant de la terre, baptisé dans l’Esprit, devenu Fils du Père !

Quel moment saisissant dans l’ordinaire de notre histoire dans la mission ! Nos sœurs Neuza, Teresa, Marie Bé, Diane, Marie Christine, vous posez des gestes de tous les jours, les gestes éminemment humains sur ces visages d’enfants, de jeunes, de couples, de malades, de vieillards…

Si nous portons un deuxième regard sur votre présence sans éclat au milieu des Karens, nous dirions que vous participez à la naissance de l’Église dans ces populations isolées des montagnes. Cinquante ans que la lumière du Christ est connue ! Elle fait danser la joie et l’espérance, la vie est neuve dans ces beaux visages !

« Les naissances dans l’Église sont souvent imperceptibles. » Christophe Téobald

« Au travers de leurs actions, l’annonce de l’Évangile se fait également intervention d’aide au prochain, justice envers les plus pauvres, possibilité d’instruction jusque dans les villages les plus perdus, assistance médicale dans les lieux les plus reculés, émancipation de la misère, réhabilitation de ceux qui sont marginalisés, soutien au développement des peuples, respect de la vie de chacune de ces phases. » Benoit XVI

Je vous reconnais là, sœurs des montagnes du Nord Ouest quand votre objectif de cette année veut rejoindre les villages les plus reculés pour travailler à la prévention de la santé, à l’hygiène des familles, pour accompagner des enfants à l’école et dans l’approche de Dieu, pour vivre simplement au milieu du village avec le seul désir, celui de recevoir et de dire la parole d’humanité qui donne dignité à l’oublié !

L’Évangile est là « annoncé sur place, à hauteur des yeux et de la voix » Ch.Téobald.

Il parcourt la terre tel l’Esprit qui se fraye un chemin à travers nos gestes et nos présences quelques fois chaotiques, mais habités par le feu missionnaire qui nous brûle !

En Thaïlande ? Oui, mais en Afrique aussi…en Argentine et au Brésil…au Canada…en Espagne… en Italie…en France !

Les Filles de la Croix sont envoyées pour poser là « de simples gestes humains qui prennent force de résurrection « Chapitre 1998.

 

 

"Mains actives et coeur en prière"

Mains actives au service du pauvre. Cœur en prière, uni au Christ, uni au « Père des pauvres »

« Attentive aux besoins de son époque,
Ste Jeanne-Élisabeth a continué les gestes de Jésus » (Constitutions n°65)

Nous nous mettons à son école.

En Europe, c’est la fin du temps estival et déjà de nouveaux projets et résolutions au service d’autrui se dessinent au niveau personnel, en paroisse, dans les associations. Ces démarches rejoignent le message du St Père pour la Journée Missionnaire Mondiale du 21 octobre 2012 : « Appelés à faire resplendir la parole de vérité ». Ce message s’adresse à tout baptiser, aux communautés chrétiennes.

C’est pourquoi, avec ce feuillet spécial, nous vous confions nos futurs projets :

Dans notre dernier numéro de Thaï news n°7, nous vous partagions la réalité de notre mission (maison d’accueil pour les karens qui descendent des montagnes, accompagnement des couturières, des jeunes…) avec ses joies et ses difficultés par le manque de moyens humains et matériels.

Nous sentons également de nouveaux appels et des besoins urgents qui touchent les secteurs de la santé et de la formation.

« L’annonce de l’évangile se fait aussi par l’aide au prochain, possibilité d’instruction jusque dans les villages les plus perdus, assistance médicale dans les lieux reculés… » Message de Benoît XVI pour la journée missionnaire mondiale.

Tout en continuant l’accompagnement des karens dans les structures existantes à Thasongyang, nous désirons aussi les rejoindre dans leur propre village dans des secteurs différents :

Pôle santé Certains villageois ne peuvent pas venir jusqu'à l’hôpital, à cause de leur état de santé, de l’éloignement du village.

Nous souhaitons embaucher un Karen qui finit sa formation d’infirmier. L’une de nous, infirmière, l’accompagnera dans les visites des villages pour soigner, faire de la prévention et l’éducation sanitaire.  Sans cette aide leur vie reste très précaire.

Concrètement, cela signifie l’achat d’une moto de 500 euros puis des frais mensuels d’environ 500 euros comprenant le salaire des soignants (Karen et Sœur), es frais de déplacement en moto, les médicaments, etc...

 Pôle artisanat : Former des femmes à la couture dans les villages pour développer une activité qui leur permettra d’avoir un revenu complémentaire afin d’améliorer leur quotidien.

Pôle pastoral : Une meilleure formation des chrétiens, en lien avec les prêtres du secteur. 
Nous désirons acquérir différents outils catéchétiques en langue thaï : livres, Bibles, affiches…

Pôle développement : Nous voulons initier à l’informatique, quelques jeunes qui étudient les week-ends à Thasongyang. Pour cela, nous avons besoin de nous équiper peu à peu en matériel informatique.

Notre projet prioritaire est celui de la santé. En cette saison des pluies, les maladies tropicales font de grands dégâts. Les routes étant quasi-impraticables, les malades restent bloqués dans leur village. Avec la présence de soignants (un Karen infirmier et une sœur), certains malades pourront être pris en charge rapidement. Nous projetons ce travail pour une période de deux ans qui sera évalué régulièrement et reconduit selon les nécessités.

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’évangile ! » 1 Co 9, 16

Cette parole résonne avec force pour toute communauté chrétienne et dans le monde. Comme St Paul, nous devons être attentifs à ceux qui sont loin, à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ, nous rappelle Benoît XVI.

Avec chacun d’entre vous, par votre prière et votre action, nous pourrons « faire resplendir la parole de vérité »

"Ensemble unissons nos forces dans un même Esprit, pour la Vie et la Mission !"

Vos sœurs en Thaïlande

Neuza, Teresa, Diane, Marie-B et Marie-Christine

Nous vous rejoignons avec ces beaux visages de Sts Pierre et Paul. Ce sont de grandes figures, non pas par leurs actes héroïques, mais par leur humanité fragile qui a fait place à la grâce. Jour après jour, nous essayons de nous mettre à leur suite.

Durant le temps du Carême, nous avons eu la joie d’accueillir Sr Doris du Conseil Général. Ensemble, nous avons relu en vérité et en confiance notre 1ere année d’insertion à Thasongyang. Une année marquée par la rudesse des commencements : difficultés des langues thaï et karen (pas de professeurs) qui freinent nos élans missionnaires, découverte d’une Église locale fragile car « les ouvriers sont peu nombreux » entrainant des tensions et des postes-clés vacants (maison d’accueil pendant quelques mois, atelier de couture, centre agricole).

Une année marquée aussi par la certitude que c’est le Seigneur qui nous conduit à sa manière : il ne s’agit pas de saisir et conduire la mission mais de se laisser saisir par le Christ !

A la maison d’accueil, avec une jeune karen Napa, Neuza et Diane se rendent présentes aux villageois qui descendent de la montagne pour aller à l’hôpital, au centre administratif, à l’école… La plupart ne parle que le karen et cela demande de sortir de soi pour les rencontrer et rester auprès d’eux : présence silencieuse à travers des sourires, des regards ou des gestes fraternels « St André-Hubert, le saint de la rencontre… » Chap. 2010. Petit à petit les gens se sentent en confiance et viennent volontiers nous saluer chez nous.

Avec quelques demandes de subvention, nous avons équipé la maison d’accueil d’un nouveau frigidaire et d’autres matériels.

Plusieurs jours par semaine, Diane propose en soirée quelques cours d’anglais pour 3 ou 4 karens. Le petit groupe est bien motivé !

A l’atelier de couture, Teresa et Marie B accompagnent quotidiennement les couturières et font le lien avec les françaises de Bangkok. Au mois de mai, elles ont toutes été à Bangkok pour préparer la nouvelle collection. Les liens entre elles sont de plus en plus amicaux : mission d’accompagnement et d’encouragement « Affermis tes frères. » Lc 22, 32

D’autres ateliers se mettent en place dans les villages grâce aux jeunes volontaires MEP. Dans l’avenir, les deux sœurs pourraient élargir leur champ

En Thaïlande, au mois d’avril, il y a la fête du Songkran, c’est le nouvel an thaï. C’est aussi l’occasion d’honorer et de recevoir la bénédiction des parents pour ce nouveau temps qui s’ouvre. Les couturières et quelques étudiants ont voulu marquer cette tradition en nous rencontrant : Ils nous ont souhaité une bonne année, en nous versant de l’eau dans les mains et en nous offrant une belle composition florale. Suite à ce geste, nous les avons bénis. Ce fut un moment d’émotion.

Tous les week-ends, nous prions avec les étudiants, les couturières et d’autres personnes de passage. Pour le Carême, nous avons privilégié le chemin de Croix. Depuis Pâques, nous avons eu quelques temps de partage de la Parole, un groupe en français avec les volontaires et les sœurs et un autre en thaï avec les étudiants et couturières karens. C’était une bonne expérience d’échanges et de partages.

 Cette année, nous avons fêté Pâques le Jeudi saint à Panoypou car le prêtre devait se rendre ensuite aux villages. Il y a eu 4 baptêmes, dont celui de Soey une des 3 couturières de Thasongyang. Elle était bouddhiste et cheminait depuis plusieurs années. Elle a choisi le nom de Magdalena et avec Marie-Christine, elles ont parcouru les passages évangéliques correspondants. Elles se retrouveront de temps en temps pour voir des questions concernant la foi.

La semaine suivante, Marie-Christine a participé à un camp de catéchèse annuel regroupant plus de 200 enfants âgés de 7 à 13 ans. Ce camp était animé par les catéchistes, séminaristes, étudiants, sœurs et prêtres. Le 1er jour, elle s’est retrouvée avec une sœur karen qui l’a invitée à dire quelques mots sur les sacrements. Pas facile ! « Ce n’est pas avec le prestige de la parole que je suis venu vous annoncer le mystère de Dieu…mais j’étais craintif et tout tremblant » 1 Co 2, 1.3.

La suite de la semaine a été modifiée car les animateurs ont constaté de grandes lacunes chez les enfants. Marie-Christine, ayant un vocabulaire limité, a eu du temps pour circuler dans les ateliers et rencontrer les animateurs.

Ce fut un temps riche d’écoute. Beaucoup exprimaient leurs difficultés, la réalité du quotidien sur le terrain, le manque de personnes devant la tâche à accomplir.

Après la saison des pluies, elle souhaiterait retourner au village de Poblaki et lancer un groupe de partage de la Parole avec les professeurs de l’école. Certains avaient été aux JMJ l’an dernier et avaient apprécié ces temps.

Bonne fête de Pâques ! Suksan wan Pasca ! สุขสันต์วันปัสกา ! 


Ce sont les mots que nous avons entendus la nuit de Pâques. Le temps de la Passion est fini, une nouvelle Vie jaillit du tombeau ! C’est en effet une nouvelle vie, une nouvelle étape que nous vivons après ce long temps d’apprentissage du thaï, où depuis le 1er avril nous sommes auprès des karens à Thasongyang.

Les jours précédant notre départ vers Thasongyang, avec la présence de Sr Ana du conseil général, nous avons remercié les deux congrégations une dernière fois. Et ce sont elles qui nous ont fait la surprise en nous offrant les premières nécessités pour notre installation (matériel de cuisine, draps…).
Le 1er avril nous quittons Bangkok. Durant notre voyage, nous recevons un appel nous annonçant le départ du couple qui tenait la maison d’accueil. La bonne humeur qui régnait, disparait. Comment allons-nous assurer l’accueil sans rien connaitre du fonctionnement ou de la langue karen ?

En arrivant, nous avons la surprise et la joie d’avoir la messe célébrée par le P. Peter, notre responsable ; le P. Pensa et le P. Luci, venus du nord du pays, tous les trois de Betharram. Il y avait aussi quelques chrétiens, les sœurs karennes et les trois couturières (Biuw, Khem et Chichi). En attendant de trouver une solution stable, ce sont elles, qui assureront l’accueil des villageois descendant de la montagne et qui nous ont aidées les 1ers jours. Le Seigneur nous invite à lâcher nos fragiles assurances et à accueillir la nouveauté que la vie nous offre.  «  Confie ta vie au Seigneur, aie confiance en lui et il agira. » Ps. 37,5

 Le lendemain, nous avons eu, en communion avec les communautés fondées en Argentine et au Brésil, la célébration d’envoi en mission. Ou plutôt comme a dit le P Pensa, c’est Jésus qui nous accueille dans cette mission auprès des karens ! Plus tard, Mgr Pibul est venu nous saluer et nous souhaiter la bienvenue.

Petit à petit, nous avons acheté tout le nécessaire à Thasongyang et à Maesot (80 km). N’ayant pas de voiture, avec des difficultés pour communiquer, il y avait toujours quelqu’un pour nous aider.

Deux jours après notre arrivée, cinq françaises qui vivent à Bangkok de l’association « esprit karen » arrivent pour 3 jours. Cette association est en lien avec l’association « terres karens », une coopérative composée de tisserandes des villages de montagne. Elles tissent des étoffes selon les demandes et en respectant la tradition karen. Entre ces deux associations, il y a les couturières de Thasongyang qui récupèrent les étoffes tissées pour en faire des produits finis selon les commandes d’ « esprit karen », qui les revendent ensuite (sets de table, sacs…)

Alexis, un jeune volontaire MEP fait le lien entre les villages pour « terres karens » et Marion, jeune volontaire de l’association « Enfants du Mékong » fait le lien avec ces deux associations. Dans l’avenir, après le départ de Marion, ce sont Srs Teresa et Marie-Bé qui assureront ce lien. C’est pourquoi elles ont accompagné ces femmes dans les villages pour voir la réalité des tisserandes. Ces associations ont été créées à l’initiative du P. Alain Bourdery (MEP) pour conserver les traditions de tissage karen et donner un travail régulier pour les villageoises. Chaque maillon est important et dépend des deux autres. « L’un n’est pas l’autre, l’un n’est pas sans l’autre » M. de Certeaux.

 La 2e semaine, avec le P. Nicolas (MEP), Srs Marie Bé et M. Christine vont dans un camp catéchiste à la montagne. Ce camp s’adresse aux enfants âgés de 7 à 15 ans qui ont peu de catéchèse dans l’année. 300 enfants étaient encadrés par des catéchistes de différents villages et coordonnés par le P. Peter. La logistique est vraiment au point, avec si peu de moyens : la cuisine rudimentaire est installée au bord de la rivière et la communauté des sœurs karennes avec quelques étudiants s’occupent de la cuisine.

La catéchèse s’organise sous forme d’ateliers : les sacrements, la liturgie (les répons de la messe), les chants, la Bible et l’écrit karen. Après avoir fait le tour, notre petit groupe s’arrête avec l’atelier chants. Les chants de Taizé internationaux sont très vite accueillis. La semaine s’est achevée avec la 1ère communion et la confirmation par Mgr Pibul.

 A cause de la réalité géographique et pastorale, les prêtres célèbrent Pâques sur plusieurs jours en se déplaçant dans les différents villages. C’est pourquoi durant la semaine sainte, nous n’avions pas eu de célébration. Mais en communauté, nous avons célébré le Triduum Pascal, tout en étant en communion avec l’Église locale.

Jeudi Saint : nous avons vécu le lavement des pieds entre nous comme signe de pardon et de service à l’exemple du Maître. Nous avons pris un long temps d’Adoration.

Vendredi Saint : nous avons fait le chemin de Croix à partir d’un diaporama, fait de vitraux représentant les mains qui accusent, soulagent, aiment. Une manière de nous unir à tous les crucifiés d’aujourd’hui.

Samedi Saint : nous avons pris un long temps des Vêpres en célébrant le Christ ressuscité. Et pour couronner cette Vigile, une coupure d’électricité nous a obligées à allumer des chandelles et chanter l’hymne pascale « O nuit de quel éclat tu resplendis » !

Le lundi, le P. Peter est arrivé pour nous conduire à Panoypou et célébrer Pâques avec les chrétiens. C’est un village, où il y a une école agricole, permettant aux enfants d’apprendre d’autres cultures que le riz. L’église était pleine de villageois venus des alentours, certains à 2h de marche. Nous avons commencé par de beaux chants puis la confession pendant plus d’une heure et enfin la célébration de la Vigile Pascale. Le P. Peter a célébré quatre Baptêmes dont deux adultes. Nous ne comprenions rien puisque tout était en karen (nouveau défi linguistique !).

Dans ce contexte de commencement avec une nouvelle langue, nous avons vraiment célébré le passage des ténèbres à la lumière : A la fin de la messe, un vieux monsieur est venu nous saluer en thaï et nous a dit qu’il était un des premiers chrétiens de ce lieu, baptisé par le P. Quintard (missionnaire MEP, pionnier de cette région). Nous avons été touchées par sa simplicité et sa foi. Il nous a invitées à revenir ici !

 « L’évangile nous déplace, qu’est ce qu’il nous reste ? La joie de la foi comme une alliance, comme une joie humble d’un pauvre invité à des noces » (Mgr Rouet, Chap. 2010)

Après un séjour dans nos différents pays l’été dernier, nous voilà de retour sur le sol de Thaïlande.

La communauté s’est composée progressivement : Diane et Marie-B sont arrivées à la fin du mois d’août. Neuza et Teresa les ont rejointes le 05 septembre accompagnées de Srs Marthe et Ana. Marie-Christine viendra fin octobre. Durant quelques jours Srs Teresa et Neuza ont un peu découvert la capitale grâce aux Sœurs du Sacré Cœur. Ces visites sont l’opportunité de percevoir un peu la richesse culturelle de ce pays.

 Nous avons également profité de ce temps pour faire un voyage à Tha Song Yang. Là, nous avons vu la maison où nous logerons, rencontrer les gens avec qui nous travaillerons ainsi que les Pères de Bétharram Peter et Arun. En effet, depuis le départ du Père Alain appelé en France à de plus grandes responsabilités, ces deux prêtres ont maintenant la charge du secteur où le Père Alain travaillait, et sont les personnes à qui nous devrons nous référer dans notre mission.

L’organisation de notre vie communautaire est différente, puisque nous sommes hébergées sur deux lieux différents. En plus des Sœurs du Sacré Cœur qui ont toujours 3 chambres à notre disposition, et où vivent Diane, Neuza et Teresa, les Sœurs Ursulines (de l’Union Romaine) accueillent Marie-Christine et Marie-B.

Pour Neuza et Teresa c’est le début de l’apprentissage de la langue dans une autre école, où elles apprennent essentiellement à parler, car la lecture et l’écriture demandent beaucoup de temps et d’énergie et il ne nous reste que peu de temps maintenant avant de rejoindre Tha Song Yang.

Poblaki est un village de montagne situé à 4h de voiture (4x4) de chez nous. C’est le village où il y a le plus grand nombre de familles chrétiennes depuis l’arrivée des premiers missionnaires, il y a 40 ans.

Christine souhaiterait visiter ces villageois tous les mois, afin d’accompagner les catéchistes, les profs…

Nous avons logé chez le catéchiste Pala et sa famille dans  une petite maison en bois, sans électricité comme tout le village, sauf à l’école où il y a le groupe électrogène. 
A l’école, il y a environ une centaine d’enfants. Certains logent dans le foyer de Poblaki car leur village est trop loin pour rentrer tous les jours. Tous les matins à 6h et le soir à 19h Pala les rejoint pour la prière.
Le soir de notre arrivée, il nous propose d’aller avec lui pour la répétition d’un mime de Noël. Et nous demande si nous pouvons leur apprendre des danses. C’est ainsi que ces jeunes apprennent très vite une danse basque et d’Israël !

 Le lendemain, mercredi, Diane est présentée aux enfants de l’école. Pour sa 1ere venue, elle doit dire quelques mots. Ensuite nous visitons le village et faisons une pause dans la famille de Bula Mô (la femme de Pala) qui nous invite à manger le lendemain.

Les karens ont plusieurs noms qui changent au cours de leur vie. Ils ont un nom karen à la naissance, un nom thaï par leur nationalité et un nom chrétien par leur Baptême. Puis quand ils ont un enfant ils deviennent (le papa de…) 
C’est ainsi que Pala, notre catéchiste s’appelle Bula Pa : le papa de Bula. Puis quand ils sont grands parents ils changent encore de nom ! Alors ce n’est pas toujours facile de saisir de qui nous parlons !

 Jeudi, Bula Pa et Bula Mô vont en mobylette jusqu’à Thasongyang pour des courses et visiter le médecin. Bula Mô est enceinte de 6 mois et le trajet ne lui fait pas peur ! 3h en moto avec beaucoup de secousses ! 

Après avoir prié les Laudes dans l’église, nous décidons de saluer les gens avec les quelques mots de karen que nous connaissons. Et à ce moment là, la prof Sonee nous invite à aller en bas du village pour prier avec les villageois qui ont fini la récolte du riz. Avec deux autres catéchistes, nous nous rendons en mobylette puis nous empruntons quelques sentiers étroits. Arrivés à la rizière, nous rentrons dans une petite maison pour prier. 

Il y a deux moments de prière dans l’année, liée à la culture du riz : la première pendant la plantation du riz pour que Dieu la bénisse puis au moment de la récolte pour rendre grâce. Nous déjeunons ensuite dans une ambiance sympathique. Les profs et les catéchistes ont le souci de nous traduire les quelques conversations. A la fin du repas, ils doivent se dépêcher de remonter à Poblaki car les cours reprennent en début d’après midi. Ils nous proposent de revenir vers 17h, tout en nous laissant leur maison ouverte. Et voilà qu’en quittant la rizière, nous sommes invitées à déjeuner dans une autre maison !

Vendredi après midi nous partons pour le village de Sokaelu avec une cinquantaine d’enfants de l’école. Les catéchistes ont organisé un camp pour que les enfants des différents villages se connaissent et fêtent Noël ensemble. Arrivés en bas du village, une voiture nous attend. Nous y montons avec le catéchiste, ainsi que les petits, âgés de 5-6 ans. Les autres devront marcher 2 heures. Arrivés sur place nous sommes invitées dans différentes maisons. Les karens sont fiers et heureux d’inviter les sœurs dans leur maison. C’est ainsi que nous acceptons plusieurs repas… !

Après une nuit plutôt fraîche, nous rejoignons les enfants et les catéchistes qui ont organisé des jeux : rires et bonne humeur sont au rendez-vous ! Le P Peter qui avait une réunion avec les prêtres du diocèse à Nakon Sawan (à 6h de ce village), arrive avec un volontaire et des jeunes de Maetowo. Ce soir, nous aurons la messe de Noël ! Chacun se prépare, les catéchistes pour la messe, les différents groupes d’enfants pour les chants et les danses.

En pleine montagne, dans un village où il n’y a pas d’électricité, ce samedi 9 décembre avec quelques familles chrétiennes, et une centaine d’enfants guidés par les catéchistes, nous fêtons la naissance de notre Seigneur !

Après la messe, chaque groupe est fier de danser, chanter. C’est ainsi qu’avec les enfants de Poblaki, nous effectuons une danse d’Israël et une danse basque ! Ensuite, accompagnés de quelques enfants et catéchistes nous faisons le tour du village et chantons les chants de Noël, accueillis dans les maisons par des fruits.

 Le lendemain, dimanche, nous avons la messe du Jour de Noël. Les catéchistes ont ensuite prévu une tombola avec des lots : fournitures scolaires, vêtements, boites de conserve… (certains lots ont été offerts par la famille de Sr Sunanta, sœur du sacré Cœur et par nous-mêmes).

Nous saluons les familles une dernière fois avant de gagner la voiture qui nous ramène à Poblaki. Nous rentrons tous avec le cœur joyeux des rencontres.

Le lendemain, nous repartons heureuses de retrouver nos sœurs avec pleins de souvenirs et de visages dans le cœur. Ce fut notre 1er Noël de cette année. Nous en célébrerons plusieurs autres !

Srs Diane et Marie-Christine

Comme tous les dimanches, le catéchiste Pala anime la prière à l’église de Poblaki (A 4h de voiture de Thasongyang). Ce temps de prière permet aux chrétiens de se retrouver pour prier ensemble.

Après la prière, Pala organise avec la prof Sonee une sortie vers d’autres villages afin de visiter des chrétiens qui sont isolés. 

Avec Pauline, une volontaire d’Enfants du Mékong, Sonee et Pala, nous partons vers Wa Bloe Lu. Il faut marcher deux heures.

Nous traversons rizières et ponts en bambous… deux autres catéchistes nous rejoignent alors en moto pour nous éviter de trop marcher. Nous arrivons dans une maison : discussion en karen, on prend des nouvelles, on joue du Tané (instrument de musique karen). Après le temps de prière, nous mangeons par terre, l’ambiance est fraternelle.

Nous partons ensuite vers un autre village : So Kae Lu. Je vois quelques maisons en bambous, et au milieu de cette jungle, il y a une petite église en bois. 
Les chrétiens sont très isolés. C’est le catéchiste qui fait le lien. Il est un peu le bras droit du prêtre. Il prépare les gens aux Sacrements (Baptême, 1ere communion, mariage…), les écoute, les accompagne.
Certains sont responsables de plusieurs villages séparés par des vallons et des rivières…

Dans une autre maison, les hôtes nous offrent un fruit juteux pour apaiser notre soif. Ils en profitent pour nous confier leurs soucis, leurs inquiétudes concernant la moisson ou la mauvaise santé d’un des leurs. Le premier travail du catéchiste est de s’intéresser à la vie des gens,les conforter, les soutenir dans leur quotidien.

Les catéchistes en profitent pour organiser un prochain rassemblement d’enfants. Nous dînons ici vers 16h avant de reprendre la route, car la nuit tombe vite ici.

 En moto, le coucher du soleil est magnifique. Nous discutons durant ce trajet avec le catéchiste qui s’inquiète pour moi, car les chemins sont abimés. Je lui exprime ma joie d’être là, car je comprends mieux son travail, sa solitude, la rudesse de sa vie surtout en saison de pluie. Nous revenons à Poblaki vers 20h. Il a fallu laisser les motos devant une rivière. Nous avons continué la route, seulement éclairés par la lune et un téléphone portable ! Ce fut une journée extraordinaire où la simplicité de la vie des karens rejoint la simplicité de la Bonne Nouvelle : Être avec les gens, écouter leurs soucis, leurs questions, leurs espoirs !

Sr Marie-Christine

 

 

Première communauté
Apr 30, 2012

En route vers la Thaïlande

La Congrégation des Filles de la Croix, dans la dynamique de son bicentenaire de fondation, en 2007, ouvre une communauté en Asie.
Depuis les origines, nous sommes appelées, selon les mots de Sainte Jeanne Élisabeth, à représenter la vie de notre Seigneur et la simplicité de son Évangile, par toute espèce de bonnes œuvres.

Inscrites dans cette manière d’annoncer la Bonne Nouvelle, la Congrégation envoie le 22 aout 2009 la 1ere communauté des Filles de la Croix dans le secteur pastoral de Maetan, au Nord-Ouest de la Thaïlande, dans une zone de montagne auprès des Karens, ces populations des montagnes délaissées et peu intéressantes. Elles seront établies dans le District de THA SONG YANG.

Les sœurs Neuza Ferreira, Teresa Colombari, Marie Bernadette Bourjade, Diane Sorin et Marie Christine Jean reçoivent cette mission qui nait de l’eucharistie. Cinq sœurs comme les cinq premières filles de la Croix de Molante en 1807. 
Elles sont envoyées à cette population Karen en tenant une maison d’accueil. Cette maison est ouverte aux villageois qui descendent des montagnes vers le district pour une visite à l’hôpital, ou pour une demande administrative, pour des études aux lycées, facultés, ou pour autres nécessités…  

La présence des sœurs dans cette ville, favorise un foyer de prière pour tous ceux et celles qui passent.
Les secteurs de la pastorale de la santé, la promotion des femmes, l’éducation des enfants, etc… sont en attente de projets pour élargir le champ des activités de la  mission.
Au niveau de la pastorale, en lien et dialogue avec les responsables, les sœurs pourront trouver place dans l’accompagnement des catéchumènes, des jeunes et particulièrement des jeunes Volontaires francophones.

Nous partageons toutes et tous la même mission, celle de l’Église ! C’est notre joie !

 

 

Bonjour, Sawàtdii khâ !


Depuis septembre 2009, nous sommes hébergées à la maison mère des sœurs du Sacré Cœur, une Congrégation Thaïlandaise. Elles ont aménagé trois chambres pour nous. Elles sont très attentives à nos besoins et souvent précèdent nos demandes. Elles nous accueillent comme leurs sœurs et pour nous elles le sont aussi.

Avant de commencer les cours, pour nous mettre dans la perspective de la future mission, nous sommes allées dans un village karen. Après 20 minutes de pirogue sur le fleuve qui sépare la Birmanie de la Thaïlande, nous avons marché plus d’une heure dans la brousse, et traversé à pied deux rivières importantes. Il nous a fallu grimper sur deux ponts en bambous à peine plus large que nos pieds et enfin escalader une clôture. Nous étions accompagnées du Père Alain et de deux catéchistes.

Nous sommes arrivées dans un petit village. Là nous avons vécu l’Eucharistie avec une "petite poignée" de chrétiens, venus après une dure journée de travail dans les rizières et tout le monde chantait de bon cœur. Ils ne savent pas forcément très bien ce qu’il faut répondre, alors le catéchiste avant la messe fait une petite répétition des réponses et des chants. 

Le Père Alain y vient célébrer la messe une fois par mois. 
Cette expérience en montagne a été forte pour chacune de nous. Elle nous a fait rejoindre plus profondément ceux et celles pour qui nous sommes envoyées ici. Cette rencontre nous donne force de revenir à Bangkok pour amorcer l’apprentissage du thaï, ce mois d’octobre 2009.

Après trois mois de cours, nous faisons l’expérience de l’enfouissement, de l’incompréhension, de notre fragilité. Oser être vulnérable, pour accueillir dans cette faille, de nouvelles naissances. Nous apprenons de nouvelles lettres qui n’ont aucune résonances en nous, nous prononçons des sons qui n’existent pas dans nos langues, nous essayons de reproduire des tons, dont nous ne saisissons même pas les nuances : expérience du grain qui tombe en terre…
Et là, avec Celui qui est la lumière des nations, en ce temps de Noel, nous avançons et distinguons quelques lueurs. Richesse d’une langue qui nous montre quelques bourgeons !
Le mot "cœur" revient souvent dans le vocabulaire thaï, voici quelques exemples :

"Heureux" se dit "diijay" : "dii" signifie "bien" et "jay" signifie "cœur". Avoir le cœur bien.
"Triste" se dit "siajay" : "sia" signifie "mort". Avoir le cœur mort quand on est triste.
N’est-ce pas une façon simple et profonde pour exprimer les sentiments humains ?
Pas à pas, nous entrons dans cette culture, en déposant nos chaussures, nos perceptions occidentales à l’entrée de cet autre monde.

 

Thai News 1
Oct 11, 2009

Bangkok, 11 Octobre 2009

 

Aux Filles de la Croix,
À tous les ami(e)s,

Bonjour, Sawàtdii khâ !

 

Voilà déjà 3 semaines que nous sommes arrivées en Thaïlande.

Nous sommes hébergées à la maison mère des soeurs du Sacré Coeur de Bangkok, une Congrégation Thaïlandaise. La communauté vit à côté d’une grande école. Elles ont aménagé trois chambres pour nous. Elles sont très attentives à nos besoins et souvent même précèdent nos demandes. Elles nous accueillent comme leurs sœurs et pour nous elles le sont aussi.

Les premiers jours ont consisté à faire des démarches administratives et à prendre contact avec l’école de langue.

Sur les conseils du Père Alain des Missions Etrangères de Paris (MEP) nous avons visité quelques lieux intéressants par rapport à l’histoire de la Thaïlande et à sa culture (le Palais du Roi, une exposition sur le Bouddhisme …) C’est à Ayuttaya, l’ancienne capitale, que la première église Thaïlandaise fut implantée. C’est avec émotion que nous avons fait le lien avec ces premiers chrétiens et notre fondation.

Avant de commencer les cours, pour nous mettre dans la perspective de la future mission, nous sommes allées dans un village karen en zone de montagne. Après 20 minutes de pirogue sur le fleuve qui sépare la Birmanie de la Thaïlande, nous avons marché plus d’une heure dans la brousse, et traversé à pied deux rivières importantes. Nous étions accompagnées du Père Alain et de 2 catéchistes.

Nous sommes arrivées dans un petit village extrêmement pauvre. Là nous avons vécu l’Eucharistie avec une "petite poignée" de chrétiens. Etait-ce les "Marsillys" d’aujourd’hui ? Tous les chrétiens étaient là (10 familles chrétiennes dans ce village) venus après une dure journée de travail dans les rizières et tout le monde chantait de bon cœur. Ils ne savent pas forcément très bien ce qu’il faut répondre, alors le catéchiste avant la messe fait une petite répétition des réponses et des chants.

Le Père Alain vient célébrer la messe dans cette communauté une fois par mois.

Cette expérience en montagne a été forte pour chacune de nous. Elle nous a fait rejoindre plus profondément ceux et celles pour qui nous sommes envoyées ici. Ces personnes vivent dans des villages perdus dans la jungle, tellement isolés, dans des conditions tellement difficiles ! Leur joie, leur simplicité et leur affection nous parlent concrètement de l’humanité.

Depuis le 02 octobre nous avons commencé les cours de Thaï et déjà nous sentons l’exigence de cet apprentissage. Pour 4 heures de cours il faut à peu près autant de temps de travail personnel. Nous avons encore beaucoup de mal à reconnaître les tons, et à prononcer des sons qui n’existent pas dans nos langues. Mais, malgré tout, nous commençons à pouvoir dire quelques mots et même quelques phrases. C’est encourageant pour l’avenir !

Le fait d’être dans une grande communauté comme celle où nous sommes accueillies, avec beaucoup de jeunes autour, est une chance pour nous. Nous pourrons mettre en pratique ce que nous apprendrons.

Voilà un aperçu de notre vie depuis trois semaines.

Merci pour tous vos messages de fraternité qui nous font du bien !

Nous restons en lien avec vous par la prière et vous disons notre fraternelle affection.

Vos sœurs en Thaïlande
Diane, Marie-Christine et Marie-B

 

 

 

 

Brésil

Lettre du Brésil
Mar 28, 2020

En ce moment intense que nous sommes en train de vivre, nous voulons partager la lettre que nous avons reçue de Terezinha Hintz, qui est une laïque du Brésil.

 

Bonjour.

Ici au Brésil, comme dans le reste du monde, le moment est à l'appréhension.

En un mois, depuis le premier cas, 77 décès ont déjà été déclarés et 2915 personnes infectées. Ces données datent d'hier (27/3) ; aujourd'hui, elles sont plus nombreuses.

Le foyer principal est ici, à São Paulo.

Nous sommes en quarantaine, bien que certains estiment qu’elle ne soit pas nécessaire pour ceux qui ne sont pas à risque (personnes âgées, hypertendues, diabétiques et autres personnes souffrant de maladies chroniques).

Selon les prévisions des universitaires, le pic de la maladie ici au Brésil sera à la fin du mois d'avril, si les personnes ne collaborent pas en évitant les contacts pour éviter la contagion.

La famille des Filles de la Croix est unie dans la prière, suivant tous les appels du Pape. Nous venons de prier avec le Pape, en recevant la bénédiction Urbi et Orbi, chacun chez soi et uni dans la prière.

Les églises sont fermées.

Dimanche dernier (22 mars), le groupe de la famille des Filles de la Croix d'Itaquera a organisé un après-midi de prière, qui est prévu quatrième dimanche du mois, chacun chez lui jusqu'à ce que cette pandémie passe.

Voilà donc là où nous en sommes pour l'instant. J'espère avoir des nouvelles, surtout des sœurs qui sont là-bas dans l'œil du cyclone.

 

Unis dans la prière

Je vous embrasse fraternellement

Terezinha

 

 

Les soeurs Nekane, Marisa, Grazia y Josefa « ont placé la tente » de Filles de la Croix à Bahía en réponse a l’appelle de l’évêque de Ilhéus Dom Mauro Montagnoli. « La moisson est grand » et nos soeurs, très enflammées de l’ardeur missionnaire et comblées de bonnes énergies physiques, d’une très bonne préparation et d’expérience dans la formation catéchétique et pastorale, très vite elles ont mis « les mains à la pâte ». Le champ d’activités missionnaires est très ample, soit dans la formation humaine, soit dans la pastorale, l’aspect sociale… : catéchèses, alphabétisation, santé, mouvements sociaux, présence et accompagnement aux « derniers »… dans les différents âges des enfants, adultes et anciens, en traversant au même temps les chemins jeunes en fidélité à notre Charisme de option et préférence pour les plus pauvres et les exclues. C’était dans les derniers années que la communauté était prête pour donner une réponse à l’appelle de l’église local dans la personne de l’évêque Dom Mauro et de monsieur le curé de la paroisse de San Francisco de Asís, P. Laudelino pour offrir une présence d’appui et d’amour aux résidents de la communauté Fazenda Esperanza (les toxicomanes) et leur famille.

23 septembre 2018

Après presque 20 ans de présence dans le lieu, la dernière communauté composée para les soeurs María Assunta, Neuza y Filomena, non sans douleur mais dans la paix et l’espérance, ont accompli le « mandat » de « remettre les clefs missionnaires » dans les mains des actuels représentants de l’église local.

On sent la paix, l’espérance, la foi…avec aussi la gratitude et la joie pour tan des fruits visibles et en voie de maturation que les semences lancées en près de 20 ans de présence laborieuse de la Congrégation dans les terres de Bahia permet déjà d’afficher et, encore plus, attendre par l’action de la grâce de Dieu et le dévouement des soeurs qui ont eu lieu à la mission. N’oublions pas, en plus des premières soeurs et des dernières déjà nommées, les soeurs María Rosário et Félicité, qui aussi ont vécu la leur mission.

Nous laissons la présence physique dans la mission de Ilhéus, mais unies à nos soeurs Mª Rosario y Grazia à Belo Horizonte, nous portons dans le coeur et dans la prière, la foi, le courage, la persévérance dans le chemin de l’Évangile de ce peuple simple, implorant sur lui les bénédictions de Dieu et la pérenne protection de Marie reconnue et prié dans toutes les chapelles que le peuple lui a dédié et à la paroisse de Saint François d’Assise, comme Notre Dame de la Concepción, Notre Dame de la Lumière, Notre dame de la Paix et comme principale protectrice du Brésil, notre Dame de la conception de Aparecida (Sainte patronne du Brésil).

Les élèves du Collège de Filles de la Croix “Sagrada Familia” (Zárate), qui préalablement ont été motivés et orientés par la Soeur Gabriela et plusieurs professeurs ont vécu la mission d’hiver au quartier de Raysol.

Le thème était : “AVEC TA BONTÉ, TOI TU PEUX AIDER TOUT LE MONDE”.

Thème: FAIS TOUT AVEC AMOUR.

Ainsi, tous les cours sont impliqués. Certains sont rassemblés des vêtements, articles de nettoyage, d’hygiène personnelle. Les autres : jouets, produits alimentaires. Tout en grande quantité et avec beaucoup d’enthousiasme et de générosité.

Avec une grande joie les garçons et les filles sont venus à rapprocher tout ça, pour les gens le plus nécessités du quartier. L’un d’eux me disait : « Que c’est beau de faire quelque chose pour les autres ».

Et c’est arrivé le jour qu’on attendait. Après d’une dynamique d’intégration et d’une prière, nous nous approchons au quartier, accompagnés par le père Dario et ensembles nous sommes allés bénir quelques maisons, nous avons partagé dans la simplicité en demandant à leurs besoins. Ils ont fini par une prière.

La soeur Karina, nous accompagna avec une grande envie de vivre la mission qu’on avait préparé avec tant d’amour.

On a perçu une autre fois la difficile réalité de tant de familles.

Après le repas nous avons partagé les jeux avec les enfants du quartier.

Nous avons conçu l’idée de revenir le jour de l’Enfant pour qu’il soit un jour différent pour les enfants.

Après une recherche difficile et intense pendant plusieurs mois…

Désolées de ne pouvoir trouver de lieu satisfaisant, en mai 2012 nous décidons de déménager pour un quartier de Vista Alegre à Belo Horizonte.

Nous voulions une maison insérée dans le lieu de notre mission, auprès des plus pauvres !

Cette réalité paraissait très simple mais en fait si compliqué, décourageant !

Durant tout l’année antérieure, nous sommes restées dans un quartier Betania, un quartier pas loin de la « Favela » où nous voulions nous intégrer. Par la distance c’était facile et même à pied…mais c’était très imprudent surtout la nuit.

Cette difficulté a fait grandir en nous une urgence d’habiter dans le quartier de notre engagement. Nous avions aussi la conviction que c’était là notre mission, là avec les communautés pour des moments ponctuels, des rencontres de formation, de prière… Nous sentions que notre présence missionnaire était aussi de marcher dans les rues, d’aller dans les commerces, de rester dans les attentes des bus… et quand vous êtes là, en train de veiller la rencontre jour après jour et que votre seul objectif est de rencontrer les personnes gratuitement, vous communiquez autrement…de l’intérieur !

Ces moments informels ces simples « Bom dia ! », les « Tout va bien ? », font expérimenter nos propres limites, nos prises de conscience de ce que les lieux peuvent offrir : cette sensation qu’éprouvent les gens…que vous ne comptez pour personne…

Et pourtant… ce fait de circuler dans les rues en regardant les gens de ces favelas donne une sensation d’appel.

Nous ressentons au fond de nous-mêmes la certitude que la communauté est invitée à vivre là, sa mission de Filles de la Croix … Ce sont là des fruits de joie intérieure, de paix et de repos…

C’est bien ce que toutes nos communautés ont vécu et vivent au Brésil !

Mais ici c’est ce que nous ressentons encore plus ! Nous sommes dans ce quartier de Vista Alegre avec ses favelas, quartier de Belo Horizonte depuis plus d’un an.

Rendons grâce à Dieu qui a préparé ce lieu pour nous !

Marisa, fille de la croix

Burkina Faso

La situation du Burkina en temps de maladie à coronavirus 

 Le Burkina Faso se retrouve à nouveau dans une autre forme de terrorisme.

Un virus se promène partout dans le monde et tout le monde connait son nom. Il s’appelle coronavirus. Et pour la petite histoire, on interrogea un enfant du cours préparatoire première année, et on lui demanda : « pourquoi vous ne partez plus à l'école ? » « Parce qu’il y a une maladie qui s’appelle corona vacance qui nous oblige à rester à la maison… »  Répondit l’enfant.

Notons que ce virus a sa première apparition d’abord visite en Chine, puis d’autres pays que nous connaissons. Dans notre cher Afrique, précisément le Burkina on le voyait loin, on entendait parler, sans imaginer qu’un jour ce virus viendra jusqu'à nous. Mais hélas ! le virus s’est invite dans le pays des hommes intègre. Un pays qui souffrait déjà de ce phénomène réel qui est le terrorisme. Avec la question de la maladie a coronavirus, n’est-il pas une autre forme de terrorisme pour le Burkina ?

 

Comment le virus est- il arrivé au Burkina ? Et par qui ?

Comme nous le savons toutes, après la Chine le virus s’est vite propagé à travers le monde, en semant la panique au sein des populations.

Au Burkina Faso, les premiers cas ont été confirmés le 09 mars passé, faisant du Burkina le sixième pays atteint en Afrique Subsaharienne après le Cameroun, le Niger, le Sénégal…

    Pour les deux premiers cas, il s’agissait d’un couple ayant effectué un séjour en France, précisément dans la ville de Mulhouse. De nos jours le Burkina enregistre plus de deux cent cas. Nous notons en ce jour au moins sept décès mais aussi des personnes guéries. La situation devient dramatique. Une augmentation rapide des cas se pose. Que faire ?

Face à cette pandémie, le Président du Faso Roch Marc, a annoncé a pris des mesures de précautions pour essayer de stopper la propagation du virus sur le territoire burkinabè. Ces mesures sont ce qui suivent ; (Interdiction de tout regroupement de plus de 50 personnes, instauration d’un couvre-feu, la fermeture des frontières aériennes et terrestres, suspension des sociétés de transport à l’intérieur du pays et ces jours-ci la fermeture de tous les marchés. Comme partout ailleurs toutes nos Eglises, Mosquées et Temples sont toutes fermées, ainsi que les écoles, du pré-scolaire jusqu'aux Universités. Tout est au ralenti.

La crainte du confinement est là. La population est inquiète, du fait que les marchés se ferment. Quelques sœurs du noviciat, ayant fait le marché avant la fermeture racontaient ainsi :

Dans les marchés c’est déjà la course contre la montre. Tout le monde se bouscule. Il faut faire des provisions pour plusieurs jours.

 

La voix de l’Église du Burkina

L'Église du Burkina a aussi pris sa part de responsabilité dans cette lutte contre le coronavirus. La situation préoccupe tout le monde. En effet, les évêques de la conférences Burkina-Niger a donné des directives pour une meilleure prévention contre la maladie. Par conséquent, ils invitent tous les fidèles catholiques, prêtres, consacré(es) et laïcs à observer et respecter les mesures indiquées par le ministère de la santé, ainsi que les règles de conduites spécifiques à l'Église catholique. Une chaîne de prière nous a été proposée par la suite pour nous confier à la miséricorde Divine, pour que le Seigneur nous préserves des différents maux qui minent nos sociétés humaines.

La communauté du noviciat en son sein n’est pas restée indifférente à la cette situation. Elle suit également des mesures de précautions comme tout le monde. Néanmoins elle a accueilli le 09 mars les novices de retour de leur stage en Europe. Ensuite le 19 mars, elle a accueilli de même la sœur Hélène régionale d’Afrique, qui, après le Conseil de Congrégation n’a pas pu rentrer en Côte- D’Ivoire dû aux mesures prises par les Autorités Ivoiriennes à la suite de la maladie COVID 19.

Malgré tout, la vie continue autrement au pays des hommes intègres. L’heure n’est pas au découragement, mais a la prière et à l’humour. Notre secours est dans le nom du Seigneur. Les Burkinabès demeurent confiants et croient à un lendemain meilleur.

En ce temps fort de l’Église, notre foi chrétienne est mise à l’épreuve. Nous sommes invités à vivre chaque jour les déplacements, à changer nos habitudes, nos comportements, à nous convertir et accueillir l’inattendue.

 A chaque époque de notre histoire passée ou récente nous partageons les souffrances, les angoisses, les peurs… mais aussi la confiance certaine que la réponse du Seigneur ne tardera pas à venir. (Message du Vatican pour tous les consacrés).

Chaque jour nous unissons notre prière à celle de l’Eglise universelle pour présenter au Seigneur l’humanité toute entière troublée par cette pandémie.

Que Dieu nous entende et nous exauce.

Ouaga Le 26 Mars 2020

Les Jeunes Soeurs Filles de la Croix

Entrée au Noviciat
Dec 22, 2018

Bien chères Sœurs Filles de la Croix, de France, d'Italie, d'Espagne, du Canada, du Brésil, d'Argentine, de Côte d'Ivoire, du Burkina et de Thaïlande, avec vous, nous rendons grâce à Dieu pour toutes ses merveilles dans nos vies.

Toute la communauté du Noviciat se porte bien et nous espérons qu'il en est de même pour vous ?
Le 15 Septembre 2018, en la fête de Notre Dame des Douleurs, nous, Élisabeth et Sandrine, avons fait notre entrée au Noviciat ; Françoise et Florence nous ont rejointes après leur stage en Espagne et en Italie.

Nous qui commençons le Noviciat, nous avons reçu, au cours de la célébration, les Constitutions, la croix et une lettre de Saint André Hubert.

C'est avec joie que nous commençons cette nouvelle étape. Merci pour votre prière qui nous accompagne et vos multiples soutiens pour la suite de notre formation. Nous vous assurons de notre prière. Puisse le Seigneur vous donner en abondance sa bénédiction. Que Saint André Hubert et Sainte Jeanne Élisabeth vous obtiennent les grâces nécessaires dans vos missions.

 

(Lettre des novices)      

         Communauté du Noviciat - 15 Septembre 2018.


Jour de fête pour toutes les Filles de la Croix !

Jour de fête pour les Filles de la Croix de Ouagadougou qui célèbrent l'entrée au Noviciat de Sandrine et Élisabeth. Elles ont reconnu l'admirable bonté de Dieu dans leur vie et souhaitent continuer ce chemin de don comme Jésus, dans la lettre aux Hébreux 5,7-9.
L'Évangile de Luc 9,57-62 montre la radicalité de l'appel à suivre le Christ pour l'annonce du Royaume.
Élisabeth et Sandrine ont exprimé, chacune, une belle prière empreinte d'action de grâce pour le chemin parcouru, de foi et de confiance pour la nouvelle étape.

Leur mise en commun des biens manifeste leur profond désir de vivre en communauté avec des Sœurs.
La présence de Sœur Susana leur a donné la joie de recevoir de ses mains « Esprit et Vie » ainsi que la croix. Sœur Maria et Sœur Renée ont remis, chacune, un cierge aux novices, signe du Christ Lumière du monde, pour continuer à avancer au large.

Françoise et Florence, novices de deuxième année, ont partagé leur belle expérience de stage en Italie et en Espagne.

Sœur Susana, au nom des Sœurs, a exprimé, aux quatre novices, la joie de les accueillir dans la communauté du Noviciat.

Le chant du Magnificat en mooré et une prière aux Fondateurs ont clôturé cette belle célébration où André Hubert n'a pas manqué d'adresser une de ses lettres de choix aux novices. 

Nous vous la partageons car elle est toujours d'actualité.

« Aujourd'hui, nombreux sont les maîtres qui désirent ton cœur :

  • Le monde qui te promet le grand bonheur si tu partages ses plaisirs, ses illusions.
  • L'esprit du mal qui te fait miroiter la pleine satisfaction en tout si tu consens seulement à vivre dans l'indifférence ou l'ignorance de Dieu.
  • L'égoïsme qui t'attire à la facilité de la vie : « tout, tout de suite et pour rien. »

« Un quatrième Maître t'offre Son AMOUR pour avoir le Tien. « Donne-moi ton cœur », te dit-il,
« Je le comblerai et donnerai un sens à ta vie. »
Si tu fais les ruptures nécessaires avec le monde, avec toi-même...
Si tu recherches la Vérité et te laisse guider par l'Esprit-Saint...
Si tu veux mettre tes pas dans ceux de Jésus Christ et collaborer à son dessein d'Amour... »

Novies2018

« Il te donnera Lui-même de dire :

« Jésus, tu es l'Amour,
ma véritable richesse,
mon unique bien,
ma vie,
mon tout. »

Je te reste uni en Lui, Jésus Christ.
André, Prêtre »

(photo des Novices - Florence, Élisabeth, Françoise,  Sandirine)

Jeunes et Synode
May 30, 2018

 « Unis dans l’amour annonçons Jésus Christ !»

 Ceci en est le slogan du Cardinal Philippe Ouédraogo, Archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso).



Entrée  de l'Eglise de Bissighin

Dans le cadre du synode des jeunes (octobre 2018 à Rome) souhaité par sa Sainteté le pape François, le Cardinal dans son plan pastoral adhère à cette vision du pape. Il organise une CARAVANE DE LA CROIX dans les différentes paroisses de l'archidiocèse de Ouagadougou. Les jeunes seront les acteurs principaux pour la bonne réalisation de cet évènement de Foi.

 Et de ce fait, la paroisse Saint Augustin de Bissighin, paroisse de mission des sœurs Filles de la Croix, vivra cet évènement avec tous les fidèles chrétiens, du dimanche 06 au dimanche 13 Mai 2018.
Les jeunes professes filles de la croix de la région Afrique, se sont réunies du 27 avril au 2 mai dans la communauté du noviciat, avec leur responsable de formation, sœur Marthe pour une rencontre.
Le dimanche 29 Avril 2018, nous avons participé à une solennelle célébration eucharistique pour fêter les 40 ans d'existence des CCB (Communauté Chrétienne de Base), et la journée de la Bible, présidée par le vicaire général de l'Évêque et les prêtres de la paroisse.

Les CCB en paroisse autour de la Croix avec les jeunesToutes les CCB, d'autres paroisses et les communautés religieuses qui sont au sein de la paroisse, étaient présentes à cette célébration. C'était un temps plein d'enseignement, de vie de communion avec le Seigneur et entre tous. Au moment des annonces paroissiales, l'aumônier des jeunes de la paroisse, a pris la parole et a porté à la connaissance de tous, le souhait de l'évêque pour LA CARAVANE DE LA CROIX de l'Eglise. Il souligne que l'organisation de cette caravane revient à la jeunesse paroissiale, les futurs bâtisseurs de l'Eglise ! L'aumônier a invité tous les chrétiens à sortir massivement pour acclamer la Croix, grand signe de notre foi Chrétienne.

A cette belle occasion les postulantes et les filles de la croix des communautés participeront à cette caravane. Elles seront présentes et signifieront leur communion à tous les jeunes du monde entier à travers l'acclamation de la Croix !


Nous portons le nom de FILLES DE LA CROIX et cette initiative a laissé un écho dans notre vie. 
Car la Croix est le symbole de notre Foi en Jésus Christ dans le monde. Cette caravane nous rappelle que nous sommes une communauté de foi, une Eglise envoyée sur les chemins du monde pour annoncer l'Évangile. Cela nous a fait revivre en mémoire cette grande marche de nos premières sœurs qui quittaient Molante pour s'installer à La Puye. Accompagnées par les paroissiens de St Pierre de Maillé et attendus par les fidèles chrétiens de La Puye, à ce point de rencontre a été dressée une Croix. Une Croix au cœur du monde.

Notre fondateur, saint André Hubert disait : « Fixez les yeux sur le crucifix et écoutez le maître qui vous parle. »
Oui cette CARAVANE sera l'occasion d'écouter plus Jésus sur la Croix, d'avoir l'attention tournée vers Lui.Caravane de la Croix avec les CCB et les jeunes en paroisse

Nous pensons que cette marche pourra éveiller la foi des jeunes ; elle sera source de motivation pour un engagement plus efficace au service de l'Eglise.

Le sens de cette CARAVANE DE LA CROIX réalisée par les jeunes, nous, Filles de la croix, nous comprenons que prendre la Croix dans notre vie c'est choisir de nous mettre chaque jour à l'écoute du maître au milieu de tous les bruits dans notre monde actuel.Cela se révèle déjà à travers cette résolution prise par eux en vue d'un carrelage du chœur de leur église. C'est une foi qui se concrétise à travers les œuvres.

Cette CARAVANE DE LA CROIX nous appelle à nous laisser transformer par le Christ, à agir en son Nom et pour Lui, au service de l'Eglise et en faveur des petits et des pauvres. Prendre la Croix c'est se mettre en mouvement en communauté paroissiale, en communauté congrégation, en Eglise, comme des missionnaires pour annoncer l'amour.

De partout dans le monde, ayons une pensée particulière pour cet évènement qui aura lieu avec tous les jeunes à Bissighin et au Synode. Prions pour les jeunes du monde entier, pour les jeunes de cette paroisse ainsi que pour tous les paroissiens, afin que cette caravane se tienne dans la prière, et que le Christ répande à travers sa Croix les grâces sur le peuple de Dieu.

Les yeux fixés sur Jésus Christ, que nous soyons des consacrées, des Chrétiens qui donnent la vie dans un monde en pleine crise, car de la Croix nous vient la vie ! Amen !

Samedi 7 septembre : il est 14h30. La nature repose sous un soleil de plomb. Soudain, un cri. Appel au secours ! C’est Bernadette qui vient de tomber. La voilà, étendue, sur le sol.

Tout de suite coup de téléphone à l’hôpital. L’ambulance, une vieille voiture, au repos depuis plusieurs mois, conduit notre blessée à la radio. Il s’agit d’une fracture du fémur. Il faut se rendre à l’hôpital régional.

C’est la nuit. Une route criblée de nids de poule. Notre sœur serre les dents à chaque secousse mais ne se plaint pas. Tous les 15 km, arrêt. Il faut ajouter de l’huile. Eclairage faible. Le chauffeur se fraie un chemin non sans peine.

A la traversée d’un village, arrêt. Un homme nous annonce que les coupeurs de route ont fui, à la vue de l’ambulance. Seigneur, tu es vraiment notre refuge.

Arrivée à Fada. Un médecin, au courant des faits, apaise notre blessée en lui injectant un traitement. Ici aussi, même constat. Une intervention ne peut se réaliser, il faut se rendre à Ouagadougou.

Nouveau voyage, en pleine nuit. Cette fois ci, l’ambulance est confortable. Meilleures conditions de traversée : route goudronnée.

8 septembre : 2h et demi, nous voici à la clinique   Paul VI à Ouagadougou. Ouf ! Dans la journée, un médecin passe et annonce qu’une opération s’avère nécessaire, mais dans une autre clinique.

Échanges par téléphone, avec nos responsables. Un rapatriement en France est décidé.

Longues démarches auprès de l’agence de voyages. Un vol n’est possible que dans 2 jours par manque de place. De plus, une civière doit venir de Paris.

Finalement notre sœur Bernadette s’envole vers la France, accompagnée d’une sœur infirmière qui a quitté la Côte d’Ivoire.

Tout est bien qui finit bien ! Seigneur, Tu nous conduis sur tous nos chemins !

Congrégation

Une fête de Famille dans la simplicité et ensemble !

 La crise sanitaire permet désormais un certain « déconfinement » : tout en respectant quelques normes, on peut se rassembler. Toutes les sœurs s’activent à La Puye pour faire mémoire du bicentenaire de notre arrivée ici. Aujourd’hui comme hier, dans la simplicité mais ensemble !

Les caves voûtées du 12ème siècle de l’ancien monastère fontevriste sont les témoins de ce 25 mai 1820 quand toute la Congrégation des Filles de la Croix, à l’époque 60 sœurs avec les novices et les postulantes, se déplaçant depuis Saint Pierre de Maillé, vient s’installer ici.

Dans ces caves récemment réhabilitées nous voulons célébrer l’Eucharistie qui unira dans l’action de grâce les 7465 sœurs inscrites dans le registre depuis 200 ans.

Le matin du samedi 23 mai, rendez-vous pour la communauté du Pôle Spirituel et la communauté du Conseil Général. Balayage et lavage de plancher, porter table d’autel, nappe, lutrin, lectionnaire, 19 chaises placées selon les mesures réglementaires du Covid 19. Dans l’après-midi, préparation du décor par quelques sœurs des 3 communautés de La Puye.

Le dimanche 24 mai à 11 heures, la Messe célébrée par Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers donne à la fête toute sa dimension ecclésiale et les chants en portugais, espagnol, français accompagnés par la guitare, le tam tam et les maracas complètent cette dimension universelle.

Un grande icône de la Trinité, la Croix portée par le Bon Père lors du déplacement vers La Puye, la statue de la Vierge appartenant à Jeanne Elisabeth et qui est arrivée avec elle à La Puye, la photo de Sœur Maria Laura, le livre avec la photo de chaque sœur de la congrégation, donnée à Sœur Susana lors de sa nomination,  le livre de vie de la Famille laïcs-sœurs, le logo de l’Alliance, 2 rames nous rappelant « Avance au large » …un très beau bouquet représentant hier, aujourd'hui et un demain à créer au souffle du même Esprit comme nous y invitait Monseigneur dans sa belle homélie !

« Je suis heureux d’être là dans ce lieu qui est très beau et qui est un lieu qui préexistait dans la vie de la communauté.

Il me semble voir dans ce lieu comme une sorte d’image de ce qu’est votre vie communautaire et de ce qu’est chacune de nos vies. En effet fonder quelque chose, créer cela ne se fait jamais sans quelque chose qui préexistait.

Certes on peut créer mais c’est parce qu’il y a quelque chose avant que l’on peut créer, que l’on peut innover. C’est le lot de toute vie communautaire, pour vous aussi aujourd'hui, vous vous appuyez sur cette histoire de votre communauté et c’est parce qu’il y a cette histoire, ces fondations que vous pouvez à nouveau créer, innover, répondre à tout autre appel.

Donc on comprend bien que la création, la nouveauté prend source dans ces piliers. Ces beaux piliers, c’est comme des images mais pour vous c’est l’attachement à la personne du Christ, c’est la prière, le don de soi, l’Esprit Saint. Je suis heureux de célébrer, de fêter, de vous dire ma joie durant cette année de jubilé que malheureusement les conditions de pandémie empêchent à beaucoup de vivre en se réunissant en se déplaçant. Bon jubilé avec ma prière et bon courage ! » (Extrait de l’homélie de Mgr. Pascal Wintzer, évêque de Poitiers)

« Allez dans le monde entier, de tous le peuples faites des disciples. Alléluia, Amen » chanté en canon improvisé faisait éclater nos cœurs et remplissait la cave de tous les peuples et cultures où l’Évangile annoncé aux couleurs du charisme est arrivé en témoignant de la fécondité de cette Maison Mère !

 

Fraicheur d’un matin du printemps,

soleil radiant du temps Pascal, brise suave de Pentecôte attendu, le 25 mai

nous voulons aussi parcourir à pied le chemin de Rochefort (St. Pierre de Maillé) à La Puye comme nos premières sœurs puisque nous nous sentons aussi appelées à nous déplacer.

Les communautés les plus proches de La Puye, celles de Poitiers, Sèvres Anxaumont, Béthines, Saint Pierre de Maillé, sont invitées. Et toutes sont au rendez-vous, certes l’organisation est tout à fait autre que celle de 1820, quand la plus âgée du groupe avait l’âge de celle qui est la plus jeune aujourd'hui… mais quand le désir de communion nous brûle, les pieds, la canne ou les voitures nous y conduisent ! 

Un groupe de sœurs est parti tôt, à 7h30, depuis Saint Phèle vers La Puye, un autre groupe, à 9h15, de La Puye et toutes se retrouvent à Fontdouce, où les habitants de St Pierre de Maillé et les paroissiens de La Puye se sont rencontrés il y a 200 ans. A 10h, un autre groupe de sœurs plus âgées est venu là aussi en voiture. Immense joie de se revoir après 12 semaines de confinement, immense joie de famille qui honore ses racines, qui célèbre son présent et renoue sa confiance dans l’avenir.

En ce lieu nous avons accueilli le message d’André Hubert adressé aux sœurs dans une de ses lettres : « vous avez quitté tout pour chercher Dieu ; quittez-vous vous-même sans réserve. Oh ! quelle gloire pour vous d’être là où vous êtes, pour Jésus, avec Jésus ! Soyez-y donc comme Jésus y est… vous qui continuez la mission du Seigneur en faveur de ses enfants, ah ! redoublez vos efforts pour leur faire connaître, aimer, servir Celui qui vous place au milieu d’eux…

Appel et mission encore pour nous Filles de la Croix aujourd'hui dans le monde entier. Défi des déplacements intérieurs à vivre ; défi d’audace pour innover des réponses, élan pour continuer la route jusqu'à La Puye, et jusque là où les pauvres réclament une raison d’espérer !

En arrivant, le ciel bleu sur la cour des cloîtres, comme reflétant le regard profond et peut être ému des fondateurs, illuminait le souvenir de tant des générations réunies ici et présentes en chacune de nous. Le sentiment d’être chez soi, d’être avec toutes, d’être histoire, d’être promesse.

A la salle St Ignace, un repas pique-nique partagé avec ce que chacune avait apporté.

Fête simple, fête grande du cœur,

reconnaissance aux sœurs d’autrefois,

               action de grâces à Dieu qui nous conduit

et nous pousse au large !

 

 

Quelques témoignages des sœurs

Sr Jeanine - « Et bien, moi je pensais qu’il y aurait un ou deux laïcs comme quand il y en a eu il y a 200 ans… Mais c’est quand même une belle journée de remémoration et sans doute de redépart d’une autre façon évidemment vu les deux siècles et vu le contexte de Covid 19 aussi. »

 Sr Annick - « Je ne m’y attendais pas... finalement c’est le même jour comme le 25 mai 1820. J’ai été très contente. Ça m’a fait chaud au cœur… revivre entre nous ce que les sœurs ont vécu… »

Sr Anne Catherine - « Cette marche m’a énormément apporté de joies…en lisant le texte comment ça s’était passé, j’ai senti vraiment André Hubert et Jeanne Élisabeth vivants avec nous. Ils étaient là. Et beaucoup de confiance pour l’avenir, pour ce que nous construisons aujourd'hui, parce que j’ai senti que nous continuons à marcher sur les pas d’André Hubert et de Jeanne Élisabeth. C’est une grande espérance. » 

Sr Anne Marie  - « C’est une chance et une joie de vivre cette journée là et de plus on pense à toutes les sœurs de la congrégation, j’aime prier pour toutes les sœurs de la plus jeune à la plus vieille, comme ça on n’oublie personne …Vivre cette journée, c'est nous rappeler de tout ce que nos sœurs ont vécu de passages dans leurs propres vies, et des passages avec la congrégation. »                       

Sr Lucienne - « Continuons à vivre avec nos petits moyens, tels que nous sommes, en faisant confiance, le Seigneur nous accompagne. Il a toujours accompagné la congrégation, Il nous accompagnera encore. »

Sr Jeanne -  « La première chose qui me revient c’est la phrase : « je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps ». Alors, je me suis dit puisque pendant 200 ans, le Seigneur a été avec nous, Il n’a pas abandonné nos sœurs, nos fondateurs. Il va continuer. De quelle manière, ça va se faire ?  Ça je ne sais pas, le chemin qu’il faudra faire. Enfin je crois à ça. »

Sr Annie - « Je me suis mise en marche à partir de St Phèle avec toutes les premières sœurs…puis sont venus me rejoindre, au fur et à mesure, tous les visages de sœurs avec qui j’ai vécu depuis que je suis Fille de la Croix, toutes avec leur histoire. Puis tous ces laïcs, les prêtres avec qui nous avons partagé quelque chose du Charisme, tous ces visages jeunes… j’ai aimé marcher avec eux. Je ne me suis même pas rendue compte qu’on avait fait 8 kms. Je suis prête à aller plus loin dans cette marche que nous avons commencée et dans la certitude que demain aussi le Seigneur nous conduira. Il sera là ! »

Sr Marie Louise - « Retrouver les racines de la congrégation, retrouver un peu la vie de nos sœurs d’autrefois, oui retrouver le chemin… » 

Sr Laurette - « C’est un temps de grande joie, je fais partie de cette congrégation…Si nous marchons depuis le début, avançons avec les épreuves, avec les urgences, ça nous oblige à changer de route, à s’enrichir finalement, à partir à travers le monde, à change, à s’ouvrir à différentes œuvres. Tous ces déplacements ça nous fait grandir et nous personnellement et la congrégation. Et aujourd'hui, avec cette pandémie, est-ce que ce n’est pas pour nous une chance, pour nous et pour le monde entier, de revoir nos valeurs, de revoir l'importance des choses et peut être de se diriger autrement. C’est une grande joie de participer à cette journée. »

Sr Jeanne Glémet -  « Beaucoup de sœurs qui vont venir, qui vont venir dans la congrégation, beaucoup de vocations… je ne marche pas toute seule mais à plusieurs... »

Le 25 mai 2020 - nous avons célébré le Bicentenaire de la Maison Mère des Filles de la Croix à La Puye.

Voici une petite vidéo d'après le "petit récit" de Marie une postulante qui vécut le déménagement.

(Cliquer sur la photo)

 

La Sainte Messe du Bon Père en directe

La situation du Covid-19 nous a obligées de changer les plans de nos célébrations du bicentenaire de l'arrivée des sœurs à La Puye. Mais, avec la technologie d’aujourd’hui, le Conseil Général nous a permis de vivre une expérience de Famille d’une façon extraordinaire : 200 ans après, La Puye on line!

J’aimerais vous partager quelques points forts de cette belle réalisation vécue par la Famille des Filles de la Croix et transmise en direct partout autour du monde. Comme une sœur disait : « Oui, vraiment, rien n’est impossible à Dieu! » même en ce temps d’épidémie qui oblige le confinement : 492 vues (YouTube) de la célébration de l’Eucharistie en honneur de Saint André-Hubert présidée par le Père Jean-Paul Russeil.

« J’ai une bonne nouvelle – Dieu vous aime! » C’est avec cette parole de Saint André-Hubert, que Sr Sylvie nous accueille avec un bonjour dans toutes les langues. « Seigneur, nous venons de partout, de tous les pays, en Famille Filles de la Croix célébrer ta grandeur, ton amour pour nous. » « Que Saint André en ce jour de fête … nous accompagne dans toutes nos missions respectives… »

Dans son homélie, le Père a souligné :

LA JOIE : « C’est une joie de fêter aujourd’hui saint André-Hubert : une joie pour vous, Filles de la Croix et pour les laïcs qui avancent avec vous ; une joie pour le diocèse et le presbyterium ».

LES IMPRÉVUS, « la vie d’André-Hubert en est tissés, vous le savez bien. N’est-ce pas une opportunité, un kairos (un moment favorable), pour se laisser renouveler en profondeur, pour se faire inventifs et tracer de nouveaux chemins ? La vie de tant de personnes aujourd’hui est bouleversée. L’avenir s’annonce incertain et même sombre pour plusieurs. … Le témoignage et l’héritage que nous laisse André-Hubert par son parcours de vie et ses lettres éclairent notre façon de traverser ce temps éprouvant pour tant de contemporains en de nombreux pays.

LA GRACE DU DÉPOUILLEMENT « … de déplacement en déplacement. Telle est la condition du disciple et de l’apôtre. Vous héritez, mes sœurs, d’un saint fondateur qui montre le chemin, non pas d’abord en paroles mais en actes par une grâce de dépouillement. Tel est le paradoxe évangélique : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perd sa vie à cause de moi et de l’Évangile la trouvera » (Mc 8, 35). Prendre le risque de la suite du Christ est la plus belle aventure qui puisse nous arriver ».

APPUYÉ SANS AUCUN APPUI : « A vrai dire, ce n’est pas l’Église qui porte l’Évangile, c’est d’abord l’Évangile qui porte l’ÉgliseC’est la grâce que je vous souhaite, mes sœurs : Appuyées seulement sur Dieu. Ainsi, marchons-nous sur les pas d’André-Hubert à la suite du Christ. Amen.»

Particulièrement lors de la prière universelle, proclamées dans les différentes langues par nos sœurs depuis leurs pays, le monde fait entendre sa voix devant notre Dieu (regarder en cliquant ici).

Au temps de l’offertoire, il y eut le geste de notre engagement auquel Sr Susana nous invitait dans sa lettre où elle nous annonçait la messe.

« Cette année 2020, nous célébrons 200 ans de l'arrivée des sœurs à La Puye. En faisant mémoire de ce déplacement, en Conseil de Congrégation, nous avons décidé de nous engager auprès des "déplacés d'aujourd'hui", concrètement des populations déplacées par force fuyant la violence, la famine…Pour cela, nous avons pensé inviter toute personne participant aux événements organisés à La Puye à faire un don. »

  • Une brique qui signifie notre désir de construire la solidarité;
  • Une couverture pour protéger ceux qui sont sans abris;
  • Le sabot de Saint André pour signifier qu’il faut se mettre en marche pour construire un avenir meilleur;
  • Une enveloppe qui représente l’argent qui fut envoyé jusqu’à ce moment-là.

Lors, de la communion, une petite vidéo nous a mis en communion avec quelques passages de la vie du fondateur. (Cliquer ici pour la voir et ici pour les paroles)

Les gestes barrières soigneusement respectés et même le port des masques n’ont pas empêché que la célébration soit remplie de chants dans toutes les langues, de joie, de profondeur et dans la simplicité des Filles de la Croix.

Ensemble vivre l’Évangile – Suivre Jésus, le Vivant, Ressuscité!

Ensemble, annoncer l’Évangile – Bonne nouvelle : la vie nous est donnée!

 

(Feuille de chants - cliquer ici)

(Pour l’homélie au complet - cliquer ici)

Du 3 au 9 février, les Sœurs d'Amérique latine et Susana (Supérieure générale), avons vécu quelques journées intenses avec nos Sœurs du "Chemin de l'Alliance" : les Sœurs de la Compassion et les Servantes de Marie et leurs Supérieures respectives.

La rencontre a eu lieu officiellement à Lima (Pérou), mais à l'aéroport d'Ezeiza, nous nous sommes déjà rencontré avec certaines sœurs des autres congrégations.

À l’arrivée, là où elles nous ont accueillies, c’était comme si nous nous connaissions depuis toujours. Et le lendemain, nous avons commencé par faire connaissance avec une partie de la ville - l'ancienne et la nouvelle - pour finir à la communauté des Compassionnistes, où nous avons apprécié diverses danses typiques et une rencontre très fraternelle entre nous.

A partir du 5 février, nous avons travaillé ensemble, en suivant les orientations de Sœur Marta Restrepo, de la Compagnie de Marie. Nous avons eu des moments pour nous connaître un peu plus, pour connaître l'histoire de la Congrégation, de l'arrivée en Amérique latine... Nous sommes toutes arrivées en bateau en Argentine ! Les trois Congrégations, de la même époque, se sont laissées transformer par le Concile Vatican II et intégrer dans le peuple, dans les communautés.

Nous partageons notre situation actuelle, nos engagements, nos préoccupations, nos désirs...

Le vendredi 8, notre dernier jour de travail, nous avons réfléchi aux mots qui résumeraient ce que nous voulons vivre, car cette réunion ne pouvait pas rester qu’une rencontre ponctuelle, mais devait être le début d'un engagement entre nous. Ce que nous avons le plus répété, et qui en réalité n'est pas un mais deux engagements unis, était : La Communauté-Alliance.

La soirée s'est terminée par une fête, partageant des danses et des chansons des pays où nous étions présentes, et une touche d'humour inoubliable.

Nous avons terminé le séjour en nous levant très tôt pour prendre le vol vers l'Argentine, mais même certaines sœurs ont eu la délicatesse de se lever de bonne heure pour nous dire au-revoir.

Merci, Seigneur, pour cette rencontre fraternelle. Que la grâce de ton Esprit nous aide à vivre notre engagement, unies, en famille, en communion, dans l'Alliance ?

 

 

DécorsMadeline Guillebault, sœur Marie de Magdala, notre sœur à toutes et à tous ici !
Une sœur, Fille de la Croix !
Une sœur de Sainte Jeanne-Élisabeth et de Saint André-Hubert !

Née sur les bords de la Gartempe, tu es l'ainée des trois enfants. Tu as grandi dans la simplicité heureuse de la campagne où ton esprit éveillé était déjà en recherche.
Ta famille à toujours compté d'une manière forte dans ton cœur. Tu la portais avec amour, proche de chacun au gré des évènements à vivre.
Tes bons résultats à l'école primaire de St Savin t'orienteront vers le Cours Saint Michel de La Puye pour y continuer tes études. Tu y seras une brillante élève avant d'y devenir enseignante.
Tu exécutais déjà des mises en scène, « Les femmes savantes » de Molière ! Tu en mettras d'autre en scène avec les évènements de l'histoire de la congrégation !

Madeline Guillebault, sœur Marie de Magdala, notre sœur à toutes et à tous ici !
Une sœur, Fille de la Croix !
Une sœur de Sainte Jeanne Elisabeth et de Saint André Hubert !

Née sur les bords de la Gartempe, tu es l'ainée des trois enfants. Tu as grandi dans la simplicité heureuse de la campagne où ton esprit éveillé était déjà en recherche.
Ta famille à toujours compté d'une manière forte dans ton cœur. Tu la portais avec amour, proche de chacun au gré des évènements à vivre.
Tes bons résultats à l'école primaire de St Savin t'orienteront vers le Cours Saint Michel de La Puye pour y continuer tes études. Tu y seras une brillante élève avant d'y devenir enseignante.
Tu exécutais déjà des mises en scène, « Les femmes savantes » de Molière ! Tu en mettras d'autre en scène avec les évènements de l'histoire de la congrégation !

À l'escalier du pauvrePassionnée d'histoire ancienne, tu savais stimuler l'intérêt des élèves...
Tous les ans, vous aimiez vous retrouver, sœurs et anciens élèves, pour faire mémoire ce bon temps !

 Tu es une femme appelée par Dieu à un moment crucial de l'histoire de la congrégation. Moment où l'Eglise avait besoin de prophètes pour creuser en ses sources d'eau vive, le charisme de l'Évangile, le charisme de nos congrégations, et les irriguer de sa fraîcheur nourrissante à la sortie du Concile Vatican II.
Tu es cette femme du Souffle de Dieu !
Tu es cette femme de la Source du charisme !
Tu es cette femme de la transmission rayonnante et communicative !

Passionnée d'histoire faite de visages et de terre, de chrétiens et d'Eglise, de lieux-mémoire et de famille religieuse, elle te conduira tout au long de ta vie. Bien incarnée dans un terroir, un peuple, un diocèse, ton amour de la source t'ouvrira les portes des archives et tu creuseras sans cesse, tu chercheras à connaitre nos fondateur dans leur histoire concrète, au service de Dieu et des petites gens !
Tu découvriras en sillonnant les terres du Poitou, terre de tes origines, la vérité de l'histoire.
Tu découvriras tous ces lieux porteurs du souvenir, ces lieux-mémoire des débuts de la congrégation : La Guimetière de Béthines, la grange des Petits Marsyllis, la Croix de Busserais où André Hubert étendit ses bras pour se livrer aux gardes qui le traquaient, Molante, la Grotte, la ferme de Graillé aimée par Jeanne-Élisabeth, etc...
Et tous les chemins que tu as parcouru comme un pèlerinage sans fin jusqu'à ces derniers jours, comme pour tracer aux générations naissantes l'itinéraire d'une voie qui fonde l'espérance et la croissance !
Les propriétaires de ces lieux te font bon accueil et tu les associes, avec leur famille, à la prière de toutes les sœurs.
Nous leur devons une grande reconnaissance ! Merci à chacun de vous !

Tu as conscience d'une naissance de la congrégation à partir de ses sources, de ces racines...
Tu ressens un appel fort à la conduire jusqu'à nos origines.
Au cours des présentations de l'histoire, tu fais surgir à nouveau un fait, un évènement, tu mets en valeur les petits détails et leur donne un sens étonnant qui nous projette vers notre vie concrète d'aujourd'hui. Tu adaptes tes paroles à la réalité des personnes qui t'écoutent. Avec ton originalité agréable, tu fais vibrer ton auditoire !

Sainte Jeanne ÉlisabethTu associes à ta recherche des collaborateurs laïcs passionnés par St André Hubert, par l'histoire de son expérience de Dieu, par son ministère dans le diocèse de Poitiers, par sa rencontre avec Ste Jeanne Élisabeth, fondatrice.
Evêque pendant cette période, Monseigneur Albert ROUET, saisi par la figure de ce prêtre, bouscule la congrégation, et propose de donner ce Colloque, en préparation, sur St André Hubert, à Potiers et non plus à La Puye !
Fondateur des Filles de la Croix, il est aussi Prêtre du diocèse de Poitiers !

Ces laïcs et ces prêtres ont travaillé plusieurs années pour répertorier toutes les lettres de St André Hubert et chercher l'histoire des personnes citées, ils ont écrit un livre à partir des documents du diocèse, donné plusieurs sessions de formation aux Laïcs-Sœurs sur la spiritualité des fondateurs, créant ainsi une famille spirituelle large !
Saint André-HubertNous avons un capital inouï entre les mains ! Trésors encore à exploiter largement !
Merci à vous tous qui avez ouvert toutes ces portes aux sœurs et au Peuple de Dieu !

Comme tout historien, Madeline, tu as écrit... tu as parlé... nous avons entre les mains ces livres « Sainte Jeanne Elisabeth, une sainte au quotidien », « Saint André Hubert », tous ces documents de la mémoire, livrés à toutes et à tous comme une fidélité de l'eau de cette source qui ne s'épuise jamais !

Tu accueilles les paroissiens, les groupes du diocèse, les curistes de la région, toutes les communautés éducatives et les équipes des établissements de santé et du social de la congrégation, les enfants, les jeunes, les amis, le groupe des Passeurs, les Pèlerins... Voici quelques Témoignages :
« Je me rappelle de l'aura de lumière et de joie qui émanait de sa personne ! » « Je conserve son énergie communicative ! », « Je garde son sourire, sa présence discrète mais très enrichissante... sa façon de rayonner l'Evangile... Sans oublier sa conduite sportive ! »
Marie MagdalaEt puis ce témoignage qui te décrit si bien: "Conteuse, écrivain, interprète parfois, allant jusqu'à se glisser dans la peau du « mendiant », elle avait pour alliés les mots. Ils étaient son talent, son art, non pas parce qu'elle savait les manier, mais parce qu'elle les habitait de l'intérieur. Elle nous parlait d'André Hubert, de la Révolution, des Marsillys, le Bethléem des Filles de la Croix et que sa joie débordait devant l'expression, de Molante, et cet envoi qu'elle entendait encore aujourd'hui dans une joie insaisissable...Elle donnait les mots avec la même vigueur et la même force et cela quels que soient les horizons de ceux qui croisaient son chemin. Passionnée de l'histoire de sa congrégation, d'André-Hubert et de Jeanne Elisabeth, friande des petits détails les faisant proches, leur donnant chair pour notre temps, elle nous parlait de Dieu, au coin du feu, dans un presbytère où se partageait le pain, ou encore à la chapelle de la maison de retraite, se réjouissant de notre joyeux bazar. Magdala, je compte sur tes talents d'oratrice pour toucher 2 ou 3 mots à tes fondateurs : ils peuvent parler de Dieu à notre monde, les Filles de la Croix peuvent parler à notre monde ! "
Et nous pourrions continuer à exprimer des témoignages...

Marie MagdalaMarie de Magdala, Prophète d'hier, prophète d'aujourd'hui !
Merci ! Tu n'es plus avec nous, mais peut-on l'affirmer vraiment, tant il est clair et sûr ce message prophétique que tu nous as transmis ? Ta résurrection est cette vie qui circule en nous et qui donne goût à d'autres de transmettre...
Cette belle transmission se réalise aujourd'hui par ses jeunes générations de sœurs et de laïcs qui communiquent ce message et invitent à la découvrir.

Nous entrons dans la dernière semaine avent la célébration de la Pâque du Christ ! Tu as déjà franchi cette étape et nous te devinons dans la plénitude de la Joie !
Que notre merci entre dans ta louange sans fin !

« Moi je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
il aura la lumière de la vie »

Chères sœurs
et chers amis des Filles de la Croix

C'est avec l'évangile d'aujourd'hui (lundi 8 avril) que je viens vous annoncer le décès de sœur Marie de Magdala. Notre sœur, chère à toutes et à tous les amis d'André Hubert et de Jeanne Elisabeth, est partie vers le Père dans la nuit du 7 avril.

 Après une année où les soucis de santé s'ajoutaient l'un après l'autre, elle était rentrée à la maison de retraite à La Puye fin février.
Elle a marché à la suite de Celui qui est la Lumière, nous a éclairés le visage des fondateurs et nous a aidés à approfondir et actualiser le charisme. Avec vous je reconnais avec une immense gratitude et joie son travail passionné mais aussi son propre visage de sœur, profondément humaine, profondément fraternelle, profondément ecclésiale, universelle ; profondément Fille de la Croix.

Avec notre « sainte au quotidien » et avec « l'homme de la rencontre » vis Marie de Magdala, pour toujours, dans « la lumière de la vie » qui nous est promise et intercède pour tes sœurs de partout.
Bien fraternellement et unies dans la prière et l'action de grâce pour sa vie, avec mes sœurs du Conseil.

Sœur Susana Felice
Supérieure Générale

 

Magnificat, magnificat anima mea Dominum ! Magnificat, magnificat !

Tu m’as appelé par mon nom : « Tu es précieux à mes yeux ! » Je te loue, j’exulte de joie.

Avec cette joie et comblées de reconnaissance, nous nous sommes retrouvées pour célébrer ensemble, filles de la croix de partout, la fidélité et l’amour de Dieu dans notre vie.

Le premier jour, 27 mai, c’était la fête de la Sainte Trinité : « Béni soit Dieu qui nous a bénis et comblés de bénédictions… » Gloire au Père, au Fils et à l’Esprit

Cette célébration a placé notre temps de probation et notre vie sous le signe de la bénédiction. Bénédiction à recevoir, … à vivre … à donner !

Être à La Puye, c’est retrouver nos racines, nos Fondateurs, entrer en dialogue avec eux, les rencontrer sur les lieux les plus importants de leur et de notre vie : les Marsillys, l’escalier du pauvre, la grotte de la cancéreuse, Molante, Saint Phèle.

Regarder le passé et essayer de comprendre l’aujourd’hui.

Voir leurs déplacements et trouver l’appui pour nos déplacements d’aujourd’hui.

Temps de probation : joie de nous retrouver en soeurs, après tant d’années… souvenirs réveillés, surprises à accueillir… partage de nos vies… et la fraternité a éclatée!

C’est vrai : tant d’années sont passées, le temps nous a changé, la grâce de Dieu nous a accompagnées, la fraternité et l’amitié ont réchauffé notre coeur et aujourd’hui nous sommes là pour dire à nouveau que nous voulons continuer ensemble à suivre Jésus et à servir les petits et les pauvres.

A Molante nous avons fait mémoire des voeux de nos premières soeurs.

Avec elles nous avons cherché les mots pour dire aujourd’hui encore notre oui renouvelé. Après des années notre consécration a pris encore plus les couleurs de l’amour, de la confiance, de l’abandon, parfois de l’offrande de la maladie, des limites, mais surtout de l’espérance solide parce que Lui est fidèle, Lui est toujours avec nous.

Avançons au large puisque Jésus est dans la barque, allons, avançons encore : notre coeur est prêt !

Le temps est passé en toute vitesse, chacune a participé d’une façon si active, simple et vraie… qui a permis de toucher la présence et le passage de Dieu dans nos vies.

Dans les moments de détente et de rencontre gratuite, nous avons découvert aussi tant de dons, tant de capacités artistiques cachées qui ont manifesté l’harmonie de la diversité. Nous étions en communion avec les soeurs du groupe qui n’ont pas pu être avec nous physiquement.

Merci à nos soeurs du Conseil Général qui nous ont aidées à vivre ce temps avec intensité, à nous plonger dans les eaux profondes de l’Amour gratuit de Dieu et à aller aujourd’hui au large de notre oui, accompagnées par nos Fondateurs, par tant de filles de la croix qui nous ont précédées et par celles qui sont là avec nous.

Tu es lumière de Vie, joie sans fin en Toi,

Tu es bonté infinie ! Je te loue, j’exulte de joie !

« Avance au large ! »

« Fais de ta vie quelque chose de beau pour les autres »

Entre pour prier ...Sors pour aimer ! OSE, RISQUE, SORS.

Avec cette parole que notre Soeur Maria Laura, Fille de la Croix italienne, a vécu jusqu'au bout, la rencontre internationale des jeunes à débuter à Zárate (Bs. As.-Argentine) le 16 Juillet. 

De France, participent 10 jeunes étudiants et jeunes professionnels, provenant des quatre coins du pays: Périgueux, Poitiers, Mantes la Jolie et Les Mureaux. Ils ont rejoint ceux de l'Italie, du Brésil et d'Argentine.

Les premières nouvelles nous disent tout leur enthousiasme de la découverte et de la fraternité.

Merci aux sœurs d’Amériques latines qui ont préparé avec tant de coeur cette rencontre ! Merci aussi aux jeunes et aux paroissiens qui continuent à s'investir à chaque instant pour que tout se passe bien !

Sûres que Maria Laura parlera au cœur de ces jeunes, nous restons en communion dans la prière.... Que le Seigneur donne lui-même fécondité à nos rencontres.

 

...200 ans ! Avance au large...


Avec 2016, le Chapitre,
Dans notre Église toujours nouvelle et aujourd'hui appelée à être plus que jamais ouverte aux périphéries...
Dans notre Congrégation accueillant notre nouvelle Supérieure Générale du nouveau monde !

Avec 2016, un bicentenaire,
Nos Premières Constitutions sont approuvées par l'Église...
« Ces règles rédigées d'un commun accord par le fondateur et la fondatrice furent approuvées par une Ordonnance des vicaires généraux de Poitiers, le siège épiscopal vacant, en date du 13 0ctobre 1816. » (Rigaud)

Il y a des hésitations sur le jour exact de la signature du document en ce mois d'Octobre 1816 mais, les Constitutions ont commencé ainsi leur histoire, au temps des fondateurs ...

Elle a continué, à travers les démarches prudentes de l'Église et les aléas du monde ...dans chaque nouveau diocèse ; d'abord Paris, Orléans, puis Rouen, Bourges... Bordeaux...Bayonne... et ensuite dans de nouveaux pays... Italie... Espagne... les Constitutions seront présentées et approuvées par l'autorité diocésaine... Lien fort à travers la Congrégation, l'Église du lieu et l'Église universelle !

Un coup d'œil sur ce parcours peut le montrer :


1811 – Présentation des Constitutions au diocèse de Poitiers par le Père Fournet.
1816 – Les Constitutions sont acceptées au diocèse avec quelques modifications.
1867 – La Congrégation est canoniquement approuvée par le Saint Siège, des remarques....
1874 – Le Chapitre Général révise les Constitutions, l'accord de Rome sera plus tard...
1910 – Un Conseil élargi révise à nouveau les Constitutions pour leur conformité à Rome.
1911 – Rome nous renvoie les Constitutions acceptées : plus de traces des sources.
1929 – Le Chapitre redonne vie aux textes fondateurs : « Supplément au manuel. »
1968 – 1969 – Chapitre - Vatican II renvoie aux sources des Congrégations.
1974 – Chapitre Général, la Congrégation toute entière a travaillé les textes fondateurs.
1980-81 – Réflexion de toute la Congrégation et Rédaction d'Esprit et Vie.
1984 – Approbation d'Esprit et Vie ...et Accueil dans les communautés.
2016 – Bicentenaire de la Reconnaissance des Premières Constitutions...


Avance au large...

C'est l'occasion de nous arrêter pour contempler dans l'action de grâce, l'ardeur des origines et l'agir de Dieu accompagnant et guidant nos recherches...

 

 

Le Père Stéphane ADJITIN, prêtre du diocèse d'Abidjan, nous ouvre chaque jour à la Parole de Dieu qui éclaire nos journées de Chapitre.

Chaque jour, il nous parle par sa vie, ses services, son écoute profonde de chaque personne...

Chaque jour il célèbre l'Eucharistie pour la communauté rassemblée à la chapelle.
« Il pourra être plus grand, plus beau, plus séduisant dans le ciel, mais plus aimable que dans l'Eucharistie, jamais ! » dit Ste Jeanne Elisabeth pour Jésus.
Voici son témoignage. Cliquez ici.

Monsieur Claude GARDA, ami de Saint André-Hubert, ouvre pour nous ses Lettres encore inédites, invitant la communauté du Chapitre à recevoir les profondeurs de l'expérience spirituelle du Fondateur de la congrégation. André-Hubert invite à avoir pitié de soi-même. Se regarder comme Dieu nous regarde. Si tu veux aider les autres, sois heureuse ! pourrait-il dire aux Filles de la Croix, et regarde comment Dieu te regarde ! Avoir pitié de Dieu, avoir de la compassion pour Dieu. Le Christ s'est identifié à toute personne. Dieu, discrètement, se plaint d'être abandonné dans le visage de tous ces petits, ces pauvres...

« Allez-vous me quitter vous aussi ? » « Vous n'avez pas pu veiller une heure avec moi ? »
Pierre, là, dans sa trahison, se réveille... Il est descendu dans l'abime de sa misère pour voir, sentir, jusqu'où Dieu vient le chercher... dans la profondeur de sa misère. La Passion de Jésus n'est pas terminée sur la Croix, non plus à sa Résurrection...elle continue aujourd'hui.

Avance au large...là où c'est profond !

 

Le Père Antonio GUERIN, prêtre du Prado, venu du profond Nord Est du Brésil, parle des défis du monde et des soifs de l'Humanité. Nous avons à vivre notre mission avec les pauvres et à partir des pauvres. Il est important de se préparer à vivre le martyre ! Il est urgent de témoigner avec un amour de chasteté. Il est de notre responsabilité de présenter une vie de simplicité et de pauvreté au monde parce que notre joie, c'est Jésus ! « Qu'est ce qui pourrait changer dans notre manière de vivre le Charisme d'André Hubert de Jeanne Elisabeth pour qu'il soit toujours adapté aux défis et soifs du monde ? Quelles décisions prophétiques pourraient être prises ? » nous dit-il.

 

  

Au cœur de notre réflexion finale des orientations à prendre, un signe de Dieu nous surprend. L'après-midi du 25 juillet, fête de Saint Jacques, le Cardinal Robert Sarah venu en pèlerinage auprès de Saint André-Hubert, accompagné par Mr Garda et le Père Abbé de Fongombaud est accueilli dans la salle du Chapitre, au milieu de la séance de travail !

Ce fut un moment de simplicité et de joie où il nous a partagé sa mission au service de l'Église comme préfet de la Sacrée Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. Dans l'échange, comme une conviction il nous dit : 

« L'Église a besoin de la Parole de Dieu vécue comme une expérience de vie !"

Puis, à la fin de la rencontre, il tourne nos regards vers Marie, présence sûre et discrète sur nos chemins, et nous prions le 'Je vous salue Marie'.

En fin de rencontre, Sœur Marthe lui remet deux exemplaires des Lettres de Saint André-Hubert et du dernier livre de Sr Beniamina sur Sœur Maria Laura, pour lui-même et pour les remettre au Pape François.

Sœur Karina, Argentine, lui glisse une petite lettre de la part des capitulantes à remettre aussi au Pape François !

 

 

 

En Chapitre, avec le soutien de vos prières, nous avançons en eau profonde.

 À la rencontre du Père André, sommes allées en pèlerinage à Haims. C'est un petit village où, chez son oncle, il a découvert sa vocation, et assumé sa responsabilité.

Le lendemain, nous avons accueilli Mr Claude Garda, un laïc qui se présente comme Fils de la Croix ; un visiteur quotidien de ses Écrits. Il nous a surpris par des lettres inédites de Saint André Hubert. "Dilatez votre cœur" sont les mots d'André Hubert pour nous inviter à aller au large.

Le Père Antonio Guérin, prêtre du Prado, avec ses 46 ans de présence au Nord-Est du Brésil, nous a plongées dans les défis du monde, de la société, de l'Église et les principales aspirations, les soifs de nos peuples, pour mieux vivre le charisme dans la mission auprès des pauvres.


Nous avançons au large de notre recherche, pour annoncer la joie aux pauvres, la joie qui nous vient de la Croix.

 

 

La salle du chapitre, témoin de la mémoire de la congrégation est aujourd'hui témoin de l'avenir qui s'ouvre au large devant nous. La famille Laïcs-Sœurs est présente ici.


Le 25ème Chapitre général accueille pour la première fois 5 laïcs pour réfléchir, partager et discerner des nouveaux chemins pour continuer ensemble à enseigner et guérir aujourd'hui.

Avec eux, aux sources de la congrégation et à l'écoute de l'Esprit qui souffle, nous avons accueilli les appels et les nouvelles visions que laïcs et sœurs ont travaillé dans toutes les assemblées capitulaires de nos pays. Là, des convergences nous encouragent à aller plus loin, en profondeur dans la réponse à l'appel : « Avance au large ».

 
Voici quelques témoignages de laïcs de France et d'Italie qui nous disent comment le charisme a pris corps dans leur vie et marquent cette étape importante de la congrégation engagée aujourd'hui dans cette Église et cette société !

 

 

 

Dans un décor où la Croix, le Cierge pascal et la barque avec tous nos pays sont sous la Parole « Avance au large... », le Chapitre Général, avec les 36 capitulantes, est à l'écoute de l'Esprit.

La célébration d'entrée en Chapitre et le pèlerinage à Saint Pierre de Maillé sur les pas des fondateurs avec les jeunes professes de la congrégation ont donné une tonalité de joie et de convivialité familiale dès les débuts !

Mais à 14h de ce 5 juillet 2016 ! Quelle surprise !
Le Tour de France dans une ambiance festive, passait à La Puye ! Que faire, sinon répondre à la sollicitation des reporters de France Télévision et faire corps avec les villageois pour marquer le passage des cyclistes.
Ils nous invitaient à présenter l'internationalité de notre groupe et la joie de notre vie consacrée liée aux évènements du monde....local cette fois ! Un Tour de France à La Puye devant chez nous !

Avance au large ! Avance en profondeur !

Voilà le message livré à la retraite spirituelle à partir des sept Paroles du Christ sur la Croix, liées chacune à une Béatitude en Luc 5.

Le Père Jean Paul Russeil nous a conduites à aller toujours au plus profond là où la mort est renversée dans un amour total pour le Père.

C'est là le véritable bonheur de l'existence humaine !

Ainsi la communauté du Chapitre se crée pour accueillir la vie de la Congrégation, les appels reçus, les nouveaux aspects du Charisme dans le « Enseigner et Guérir ».

Les Laïcs nous rejoignent dans ce temps d'écoute, d'accueil et de discernement.

Battezzati in Dio Trinità
In Gesù figli amati del Padre,
Guidati dallo Spirito
In camino di fraternità:
Siamo famiglia, famiglia di Dio!

(Chant de la Rencontre internationale des Laïcs en juillet 2014)

 

L'année 2015 a été riches en événements dans la Famille Filles de la Croix.

Les laïcs avec les soeurs ont vécus ces temps. Ils marchent aujourd'hui portant la congrégation qui prépare son Chapitre général.

L'invitation est : "Avance au large !"

 Vous trouverez des échos en cliquant ici 

Notre Congrégation est entrée en chemin vers le Chapitre 2016,
qui se tiendra du 4 juillet au 2 Août 2016 
à la Maison-Mère des Filles de la Croix à La Puye.

Soeur Marthe a écrit une lettre pour son ouverture. (Cliquer ici)

"Nous sommes appelées à nous tenir dans la barque avec Jésus, et à recevoir cette Parole adressée à Simon : Avance au large ! Avance en eaux profondes !"...

A l'occasion de l'Année de la vie consacrée, le Pape a invité les jeunes consacrés à une rencontre mondiale réalisée à Rome du 15 au 19 septembre 2015. Là, dans la Cité du Vatican, nous étions quatre Filles de la Croix de moins de 10 ans de vœux perpétuels, réunies sous le thème : « Réveillez le monde ». Évangile, prophétie et espérance » avec plus de 5000 consacrés de 126 pays et de 500 congrégations. Au milieu d'une grande diversité, nous avons participé à cette rencontre dans un climat de fraternité et de joie. Joie que nous avons aussi partagée avec nos sœurs italiennes.

Différents thèmes ont été travaillés dans de petits groupes de langue : « A l'écoute de l'appel », « Le cœur de la fraternité », « les espérances et les angoisses du monde, et « Dans l'Église communion ». Étaient aussi proposés la participation à différents ateliers relatifs à des sujets d'actualité, la célébration eucharistique, et des célébrations et témoignages. Ce fut un programme intense qui nous a permis d'approfondir l'expérience de notre consécration. 

Plusieurs paroles sont dans mon cœur, réaffirmant parfois ma manière d'être femme consacrée, et d'autres, m'appelant à la conversion. Ce sont des paroles dites par le Pape, et par les conférenciers invités. Je vous les partage comme une pluie d'idées :

  • Le consacré fait partie du peuple de Dieu vivant, partie de l'Église et son apport charismatique est important.
  • La radicalité évangélique est pour les chrétiens ; le propre du consacrée est la prophétie, témoigner au monde les valeurs du Règne de la pauvreté, de la chasteté et de l'obéissance.
  • Ce qui caractérise l'appel et la suite, c'est la relation entre celui qui appelle et celui qui est appelé.
  • La vocation naît d'une rencontre avec le Christ et ouvre à un itinéraire de vie pour le consacré.
  • Nous sommes appelés à vivre la communauté comme lieu mystique de la rencontre
  • Les consacrées sont l'icône de la Mère Église, et pour cela notre fonction est de montrer le visage maternel de l'Église. L'Église est aussi l'épouse de Jésus, les sœurs sont épouses de Jésus et elles trouvent toute la force dans le Sanctuaire, de la prière, de la rencontre avec Jésus.
  • Ce sont des hommes et femmes d'adoration.
  • Croire en la Parole appelle à se laisser crucifier avec les autres et à essayer de faire ensemble un chemin de fraternité.
  • Béthanie est le lieu théologique de la rencontre de la famille, de la foi, du témoignage. Béthanie est le lieu où les disciples se réveillent et sortent. La force du consacré est à Béthanie.

Enfin, je tiens à redire l'invitation que le Pape nous a faite de prier en particulier pour les martyrs de notre temps.

Sr Claudia, Fille de la Croix

 

 

 

Avance au large
Oct 14, 2015

Le Chapitre Général de la Congrégation est toujours un temps important pour notre famille de Filles de la Croix. Il demande à chaque soeur et à l'ensemble de la Congrégation de se mettre à l'écoute de l'Esprit Saint et du monde. C'est le temps de relire les 6 ans écoulés pour construire les orientations des 6 ans à venir. 

C'est ce qui s'est passé à Igon, près de Lourdes. Les soeurs de la région, comme partout en France, se sont réunies pour ce temps de relecture et discerner les questions à travailler en Chapitre Provincial...

Quelque soit notre âge, quelque soit notre mission, chacune est 

partie prenante de ce travail. Ci-contre, Soeur Rose Saint Gabriel,100 ans dans quelques semaines, prend bien sa place !

 

 

 

En cette année de la Vie Consacrée, Soeur Gisèle Kanzamé, burkinabé, a fait son engagement perpétuel au mois de mai.

Le dimanche 28 Juin, nous les soeurs, nous avons accueilli à la communauté des jeunes des Mureaux et de Mantes la Jolie pour partager avec eux un temps de réflexion et d’amitié. Les jeunes sont arrivés plein de joie et d’enthousiasme. Et avec eux, la musique, les rires et le désir de rencontrer. Le Seigneur était présent là de façon nouvelle et il nous a surpris!

Dans cette rencontre, nous nous sommes senties chacune invitées à partager la richesse la plus grande que nous ayons : notre expérience de Dieu.

Notre consécration dans le monde

Notre monde est vraiment assoiffé. Quelques-uns sont assoiffés de justice et de vérité, d’autres sont assoiffés d’amour et de compagnie… cependant dans le fond de notre coeur, habite une profonde soif..., la SOIF DE DIEU, parce que lui, seulement peut remplir l’homme d’amour et de vrai bonheur.

Dans ce monde, Filles de la Croix, nous sommes invitées à nous engager et à rendre présent Jésus au milieu de son peuple, spécialement les petits et les pauvres d’aujourd’hui. Nous sommes appelées par le Dieu de la vie, à être présence de son amour, de sa tendresse et de sa miséricorde.

L’aventure de suivre Jésus :

* L’appel de Dieu

Personnellement, je peux dire que la rencontre avec les pauvres me permet d’arriver à la rencontre avec Dieu. C’est ainsi qu’est née ma vocation.

Je me souviens que tout au long de mon enfance, à plusieurs occasions, on m’invita à venir en aide aux pauvres et aux nécessiteux et que, cette proposition me donnait toujours de sentir la joie. A 15 ans, on m’a invité à un groupe de jeunes missionnaires. Notre objectif était de nous former toute une année et à nous préparer à un temps fort de service auprès des plus pauvres au nord de l’Argentine. Mais quand arriva le moment de choisir une carrière professionnelle, je me suis interrogée : Qu’est-ce que je veux FAIRE DE MA VIE ?

Au début, je savais clairement que je désirais faire quelque chose pour les autres. C’est ainsi que j’ai commencé à étudier pour devenir professeur de catéchèse et de philosophie. Mon projet de vie était de travailler à ce que j’aime et dédier seulement un temps à Dieu et aux pauvres en été. Mais à mesure que le temps passait, je sentais encore au fond de moi l’INVITATION A LUI DONNER TOUTE MA VIE. Je me souviens qu’à ce moment-là, j’avais besoin de prier, d’interroger Jésus, QUE VEUX-TU DE MOI ? J’avais besoin d’aide, je sentais que quelque chose au dedans de moi allait arriver, j’étais inquiète et les choses n’étaient pas claires.

Après quelques temps, j’ai cherché une personne pour qu’elle m’écoute et m’aide à discerner. Quelque chose était en train de se passer… et pour être heureuse je devais affronter mes propres inquiétudes et peurs. Cependant, le Seigneur ne nous laisse pas seul, il marche à notre côté, et dans les moments d’incertitude, il sort à notre rencontre par le moyen de différentes personnes et signes qui nous parlent de son amour. Si nous sommes attentifs, si nous ouvrons notre coeur et nous nous laissons rencontrer par lui, ainsi nous arrivons à la vérité. C’est ainsi que le Seigneur mis sur mon chemin une soeur, une personne avec qui j’ai commencé à parler pour DISCERNER quelle est ma mission dans le monde et le lieu où je peux être pleinement heureuse. Voilà comment j’ai commencé à connaître les Filles de la Croix.

Ce qui m’a le plus interpelé chez les soeurs, était la simplicité de vie, et surtout leur manière d’être présente aux pauvres : COMME SOEURS, soeurs des pauvres.

* Une réponse pour toute la vie

Aujourd’hui, après un temps de cheminement avec les Filles de la Croix, je sens que le Seigneur m’invite à faire un pas de plus, à faire une ALLIANCE avec lui pour toujours.

Dans ce monde où cela nous coûte tellement de nous engager et d’assumer nos responsabilités, le Seigneur continue à appeler des jeunes. Il nous offre un chemin plein de vie, de bonheur et d’espérance, mais pour lui, il faut oser TOUT LAISSER PAR AMOUR.

Je crois que suivre Jésus est une belle aventure, parce que Lui ne se lasse jamais de nous appeler et de nous aimer chaque jour, il nous invite à travailler avec passion pour le règne de Dieu et à vivre comme lui. Lui seul peut remplir notre vie de sens et de bonheur, et faire de notre petite offrande quelque chose de beau pour les autres. 

« Choisis la Vie », voilà le thème de la rencontre qui nous a réunis à Los Arcos du 18 au 23 juillet 2015, ville de Navarre au nord de l'Espagne. Nous étions 8 jeunes d'Espagne et de France à vivre ces quatre jours sur les pas de Saint André-Hubert avec deux sœurs et deux laïcs de la Famille Filles de la Croix.

Voici le témoignage de Catalina :

 Je suis venu... j'ai vu... et j'ai vécu...

Je suis venu dans un nouveau pays, l'Espagne. J'ai quitté la France avec de nombreuses questions. J'ai trouvé la force de me lancer à l'aventure, les yeux fermés, a suivre une destinée tel que l'a fait Saint André Hubert Fournet.
J'ai vu la création de Dieu tout le long du chemin, qui s'exprimait à travers de merveilleux paysages. J'ai vu la force qui s'y dégageait. Ces montagnes que rien ne peut déplacer. Elles sont enracinées, comme la foi au fond de mon cœur.
J'ai vécu, la rencontre ; le partage ; la marche sur le Chemin de Compostelle, les discutions au hasard du chemin, dans différentes langues (Espagnol, Anglais, Français) ; la rencontre avec Dieu ; la découverte de moi-même...

Catalina

 

 

 

 

 

De partout, c’est une hymne d’action de grâces que nous avons entendue !
Une joie immense a rempli nos cœurs et notre être tout entier !
Le Souffle de l’Esprit qui nous fait « corps », « famille »
pour le service des plus fragiles et pour notre bonheur, nous a traversés.
Le désir de continuer l’œuvre
de Sainte Jeanne-Élisabeth et de Saint André-Hubert,
partout où nous sommes, est ardent.

 

Vous trouverez le bulletin numéro 3 de "La Vida" ,en cliquant ici

« Enseigner, soigner » disait le Père Fournet. « Toutes sortes de bonnes œuvres » disait Elisabeth.

Délégués de ceux qui, de par le monde, vivent et partagent l’esprit et la mission de Saint André-Hubert et de Sainte Jeanne- Elisabeth, ils et elles sont venus, à La Puye pour cette première Rencontre Internationale aux lieux sources de la Congrégation des Filles de la Croix.

Nous passerons une semaine ensemble, laïcs (ques) et religieuses permettant de nous approprier à La Puye, les différentes facettes du charisme fondateur, tel qu’il se vit aujourd’hui, sur les divers continents où la congrégation a été envoyée...et de nous en émerveiller.

L’Europe est présente avec les délégués d’Espagne, engagés dans l’éducation ou dans le social... La  France, engagés dans la santé, le social, en paroisse… L’Italie avec ces jeunes, ces couples engagés dans la vie sociale, les centres d’écoute, la pastorale ! Nous sommes allés en Amérique du Nord... avec les délégués du Canada apportant l’accueil vécu par eux avec les sœurs au lointain Manitoba...L’Argentine, avec ces enseignants, et ce jeune homme venu de Sachayoj, pays lointain du nord et... Le Brésil avec ces femmes vivant le ministère de la Parole et de l’Eucharistie dans les communautés de base !...

La Côte d’Ivoire avec un enseignant à la retraite, le responsable de Caritas représentant les personnes de santé de ces lieux où les Filles de la Croix sont parties d’Europe jadis et où aujourd’hui les Ivoiriens et les sœurs Africaines ont la grande place dans la mission... Le Burkina Faso... avec un responsable du centre de recherche agricole pour l’avenir alimentaire des familles… Notre dernière fondation de Thaïlande a été aussi présente par une dizaine de jeunes volontaires avec la force étonnante que peut être la nouveauté...

C’est dans cet esprit de fraternité que les soirées furent des temps de partage si fraternel de données culturelles ! Et les cloîtres, grande salle à manger improvisée, propice aux rencontres prolongées !
« Je prends au sérieux l’engagement de mon baptême. »  disait Sœur Élisabeth. 
Fil conducteur de notre réflexion commune, pour nous réapproprier le sens de ces paroles. Chacun était invité à exprimer dans sa langue, dans sa culture, dans sa couleur liturgique en quoi il le renvoyait à l’essentiel de sa foi et de sa mission... dans notre Église d’aujourd’hui !

Dans cet esprit, nous avons découvert les lieux où ont vécu les fondateurs, où a commencé la Congrégation... Escalier de la Conversion du Père Fournet à St Pierre de Maillé, Les Marsyllis évoquant la rencontre du prêtre et d’Elisabeth en recherche ... Et la Guimetière de Béthines, sa maison, où elle fut renvoyée, laïque de 24 ans, pour y commencer un service matériel et spirituel « des petits et des pauvres »... Et nous sommes montés jusqu’à Molante, là où les premières sœurs ensemble ont construit une communauté... Sur le chemin, la grotte où gisait la première malade recueillie par les sœurs...lieu de pèlerinage, de recueillement et d’envoi !

Et ce 27 juillet 2014 ! Dans la Chapelle de La Puye, les Délégués des Nouvelles Paroisses St Pierre II, Saint André Hubert et Sainte Jeanne Élisabeth du Diocèse de Poitiers étaient venus avec le Registre des baptêmes de leur paroisse et le portrait des Saints, signe de la sainteté et de la croissance de leurs communautés !

Église locale ! Église universelle ! Église interculturelle ! Unique Peuple de Dieu louant le même Seigneur ! La Puye, Église de toutes les nations ! 
Le Père Jean Paul RUSSEIL nous disait : « En vous voyant ce matin, comment ne pas reconnaître « la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église » (concile Vatican II, Constitution Lumen Gentium n° 1) ? 

« Église aux multiples visages dans la communion de la même foi ; Église polyphonique et symphonique qui chante son Seigneur et Maître ; Église semée dans la pluralité des langues et des cultures comme au matin de Pentecôte. Frères et sœurs, la foi naît de la parole entendue »
 (Rm 10, 17).

 « Petite Église, disséminée pour ensemencer le monde, rends grâce, va et annonce joyeusement le visage de ton Seigneur ! Amen » 

Le lendemain, ayant bâti un « Chemin de Vie » à partir de notre baptême, nous avons signifié la décision de marcher ensemble, au cœur de cette humanité, dans la lumineuse espérance que donnent Saint André Hubert Fournet et Sainte Élisabeth Bichier.

                                    
Les Filles de la Croix
La Puye

"C’est la joie aujourd’hui de nous retrouver tous et toutes ici, sur ce lieu d’origine de la congrégation, sur ce lieu où a été semé le charisme... cet Évangile de Vie qui bat dans nos cœurs Laïcs et Sœurs, en fraternité à partir de nos baptêmes... C’est comme un soleil qui ouvre à l’éclat d’un jour nouveau, d’un jour neuf à créer ensemble"... Voici les premiers mots de Sr Marthe dans son mot d'accueil au début de la rencontre de la Famille Filles de la Croix que vous trouverez dans son intégralité en cliquant ici.

Des jeunes d'Espagne, d'Italie, et même des volontaires ayant oeuvré en Thailande se sont retrouvés dans ce souffle. Vous trouverez le chemin de réflexion en cliquant ci-dessous : 
 chemin_de_reflexion_et_de_partage.

 

Voici 2 témoignages de jeunes qui en disent quelque chose :

 De Jean-Baptiste et Clémence :

Rencontrées en Thaïlande, les Filles de la Croix nous ont proposé de participer à la 1ere rencontre internationale des Laïcs et des Filles de la Croix. Nous nous réjouissions à l’idée de retrouver les Sœurs que nous connaissons et de faire connaissance avec d’autres Sœurs et Laïcs venus des quatre coins du monde! 

Retrouvailles et rencontres chaleureuses, sourires et joie, simplicité et sincérité, partage et réflexion, confiance et prière ont été notre quotidien durant ces quelques jours. 
Au regard des actions menées par les sœurs, dans les écoles, les maisons de retraite, les hôpitaux, les dispensaires… nous nous posons la question :

« Et nous, quel est notre rôle, comment pouvons-nous agir avec nos qualités et nos limites ? »
« Que me faut-il faire ? » disait Jeanne Élisabeth.

Chacun de nous est invité à faire des choix, vie religieuse, laïcat, membre d’une association…
Voici autant de réponses à cette question : à nous d’être attentifs aux signes qui nous sont envoyés !

De Mickael

En arrivant à ces rencontres, j'étais en pleine recherche de ma foi… Dès le début, j'ai été frappé par les sourires omniprésents, la facilité d'échanger avec des personnes du monde entier. Durant ces quelques jours, j'ai vécu des moments uniques comme une marche vers les fondements de la congrégation, une nuit à la belle étoile et des soirées aux rythmes du monde. Me détacher de la routine, m'a permis de prendre du recul sur ma vie.

 J'avais du mal à garder mon état d'esprit optimiste dans la vie quotidienne, j'avais l'impression de faire mon travail avec moins d'énergie. Quel pouvait être mon carburant, en quelques jours, je l'ai trouvé : avoir la foi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour à vous tous et toutes !
Bom dia ! Buon giorno ! Buenos dias !


 

C’est la joie aujourd’hui de nous retrouver tous et toutes ici, sur ce lieu d’origine de la congrégation, sur ce lieu où a été semé le charisme ...cet Evangile de Vie qui bat dans nos cœurs Laïcs et Sœurs, en fraternité à partir de nos baptêmes …
C’est comme un soleil qui ouvre à l’éclat d’un jour nouveau, d’un jour neuf à créer ensemble !"

Voici les premiers mots de l'accueil que Soeur Marthe, supérieure générale, a prononcés pour commencer notre Rencontre internationale Laïcs soeurs dont vous trouverez la suite en cliquant ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lumières de la Puye

Nous sommes arrivés le soir tard à la gare de Châtellerault. La gare dormait déjà à notre arrivée avec les sœurs d'Italie : Annarita, Giuseppina e Michela , quand le sourire de bienvenue de sr Jeanine nous accueillit .Chauffeur d'un petit car blanc, Jeanine traversait les villages assoupis parcourant les routes de la campagne et nous conduisant tous à la Maison-Mère.

Les lumières qui éclairaient le cloître splendide furent soudain lumière dans le cœur.

Dans le silence de la nuit sereine se percevait déjà les valeurs de cette spiritualité que nous cherchions à connaître...

Sr Carolina, qui nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, nous offre quelque chose de chaud, puis, nous allons dans nos chambres.

Dès le lendemain, par une belle journée lumineuse, nous participons immédiatement à la rencontre du CIL (Comité International Laïcs) avec aussi une délégation d'Espagne.

Nous sommes intégrés au projet de rencontre Laïcs Sœurs du mois de juillet prochain et nous travaillons sur la mise en place de son organisation. C'est déjà devenu un projet commun. C'est déjà un être ensemble.

 

Dans l'après midi avec une délégation au complet dirigée par Sr Marthe, nous commençons le parcours de formation.

De la nuit, de la blessure de la poitrine de Ste Jeanne Élisabeth, de là surgit la vie.

Puis, avec Sr Marie de Magdala, guide extraordinaire, nous commençons la visite de la Grande Chapelle.

Chaque coin, chaque angle, raconte l'histoire de la congrégation. Chaque image, chaque portrait transmet le sens d'une spiritualité. Dans ces lieux déjà denses d'histoire spirituelle, on perçoit un long chemin, incarné d'abord dans l'histoire de l'Europe, puis dans tant de pays du monde.

A la pause nous profitons pour explorer des lieux de la Maison-Mère. Sr Carolina nous présente la chambre de Ste Jeanne Élisabeth puis la chapelle du Pressoir où les sœurs faisaient du vin autrefois.

Nous visitons l'autre chapelle dans la Maison des Résidents qui se trouve à l'intérieur de la Maison-Mère, puis le cloître et ses facettes.

Le lendemain c'est la sortie pour visiter la maison natale de Ste Jeanne Élisabeth. Un petit château qui porte encore de la vie active d'une famille aristocrate. De là nous sommes partis vers l'église paroissiale où Ste Jeanne Élisabeth a reçu le baptême. C'est dimanche, et, ensemble avec les chrétiens de la paroisse, nous avons participé à la célébration. Durant l'Eucharistie un petit enfant vêtu de blanc reçoit le baptême et est élevé dans les hauteurs par les bras du célébrant

Ce moment nous parle de notre baptême.

A droite de l'autel une peinture de Ste Jeanne Élisabeth. Sr Marie de Magdala montre la copie de l'acte du baptême de Ste Jeanne Élisabeth.

Nous retournons à la Maison-Mère pour prendre le repas assez rapidement et pour un dernier moment de partage et faire une évaluation.

En fin de rencontre nous fêtons Sr Tahiry, jeune sœur de Madagascar, qui vient d'obtenir son Doctorat en Droit médical à l'Université de Poitiers.

Tandis que les amis d'Espagne et de France repartent, nous osons encore demander à Sr Marie de Magdala de nous faire connaître un peu plus la maison.

Elle, avec un enthousiasme incroyable, nous conduit à la maison du Bon Père. Puis Sr Giuseppina nous dit : « Nous ne pouvons pas quitter La Puye sans passer par le cimetière des sœurs." Nous la suivons avec Annarita et Michela. Bien que ce lieu ne présente que des petites pierres sur lesquelles sont écrits seulement les noms des sœurs qui y reposent, ce fut lumière dans notre cœur.

Nous prions encore ensemble à la chapelle puis nous nous quittons par une embrassade. Avant d'aller nous coucher nous partageons encore un moment entre nous laïcs et les sœurs italiennes.

Le lendemain sr Jeanine nous portera dès l'aube à Châtellerault.

Son sourire nous accompagnera jusqu'au bout, jusqu'au départ.

La Puye a vraiment illuminé notre cœur !

Francesco , Laïc d'Italie

Il faut avoir du courage pour avancer dans l'élaboration d'une proposition de loi pour son pays !

« L'Étude que vous avez menée est audacieuse et bien construite » lui dit un membre du Jury, imposant dans son costume Juriste ! « Il est beau d'être pionnier dans le droit médical pour votre pays ! Je vous félicite en ce qui concerne cette audace ! »

Sœur Tahiry RAZAFIARISON, au moment de sa soutenance le 12 octobre 2013 à l'Université de Poitiers a vécu quelques moments d'angoisse devant un Jury porteur d'une appréciation sur une thèse déjà lue et étudiée quelques jours avant pour entamer un débat provoquant avec la Doctorante.

 « J'ai senti passer un souffle de votre patrie terrestre ! » lui dit le Maître de thèse, personnalité si humble mais si ferme dans l'élaboration du sujet, Monsieur MENETEAU. « Cette Thèse est une cérémonie, une liturgie. » continue-t-il. « Le Droit médical est un Droit de l'Homme. Le Droit est à la porte quand un homme est souffrant. Il n'y aurait pas de Droit médical s'il n'y avait pas cette fragilité du corps, la maladie. Le Droit médical c'est le « Et exultavit ... »

« Je vous donne une mention Très Honorable, Mademoiselle RAZAFIARISON », déclare le Président du Jury après trois heures de débat et un temps de délibération avec ses collègues pour la décision du Jury.

Tahiry, Bravo à toi ! Il est vrai que le combat avec un Jury exigeant, c'est l'objet d'une soutenance, est rude et éprouvant.

Cependant avec une belle maîtrise de toi-même et tes réponses compétentes, tu as su défendre les idées que tu avançais en les ajustant à la situation de Madagascar.

Madame RANDRIAMAMPIANDRA Hasindrainy, Juriste au Service de la Législation de Règlementation et du Contentieux à Antananarivo- Madagascar, les Doctorants de la faculté, les amis et connaissances, tes sœurs Filles de la Croix, ont été captivés par cette soutenance et ont manifesté leur joie par un applaudissement spontané !

Nous souhaitons que cette proposition fasse son chemin dans le Droit malgache et que la simplicité et la détermination de Sœur Tahiry soient toujours au service de l'humanité souffrante, pour l'accompagner jusqu'à son droit à la Joie et à la Vie !

C'est bien le chemin pascal reçu en héritage par nos Fondateurs saint André Hubert Fournet et sainte Jeanne Élisabeth Bichier !

Bonne route Tahiry et merci pour cette belle aventure offerte à nous toutes et tous !

 

La Congrégation des Filles de la Croix a la joie de vivre l'entrée au noviciat de 3 jeunes filles : Charlotte du Burkina, Alessandra d'Italie et Ludivine de France.

Cet évènement a eu lieu le 14 septembre, fête de la Sainte Croix, que les Filles de la Croix célèbrent très spécialement.

Elle a eu lieu à Ouagadougou, capitale du Burkina.

Nous rendons grâce pour cette avancée et les accompagnons de notre prière.

Martyre de la Charité ?
Martyre de la Foi ?

Une trentaine de Soeurs en juin 2013, une trentaine de Soeurs en août 2013, ont passé une semaine dans cette petite ville de 7500 habitants, au pied des Alpes, où les Filles de la Croix sont présentes  depuis 1905.

Une semaine sur les traces de Soeur Maria Laura qui, elle, a passé de nombreuses années au service de la population de Chiavenna, en particulier au service des enfants et des jeunes, jusqu'à cette nuit du ... 6 juin 2000, car... au matin du 7 , un passant la découvre au détour d'un chemin ... genoux pliés ... comme en prière ... ... est-ce possible ???... (Et si le satanisme en était la clef de lecture ?)

Femme à l'écoute de la Vie :
Soeur Maria Laura a toujours choisi la Vie, la donnant jusqu'à l'effusion de son sang, toujours prête à s'oublier pour les autres, toujours en attitude simple et joyeuse.

Femme de foi et de pardon :
La Parole et l'Eucharistie la transformaient, la rendaient humble et capable de rencontrer Jésus partout, l'incarnant dans le quotidien, dans las petits gestes d'amour.

Avec les jeunes et les pauvres :
Elle donnait à toute personne rencontrée respect, dignité, chaleur de la relation.
Elle savait accueillir les cris de toute personne, mais avec une prédilection pour les jeunes ! Elle devinait leurs cris inexprimés...

"Dieu a foi en chacun, Il a foi en moi"
" La foi-abandon, c'est de faire pleine confiance en qui t'aime passionnément"
"Nous ne pouvons pas réaliser de grandes choses, mais nous devons nous immerger dans le quotidien, disponible à celui qui frappe à ntre porte, ouverte à toute souffrance..."
"L'important, c'est de faire la plus petite chose avec amour, foi et enthousiasme".

"Tu dois faire quelque chose de beau pour les autres" : 
message que Maria Laura avait reçu, entendu, accueilli dans sa jeunesse, et qui l'a motivée dans son engagement à la suite du Christ, pour le service de la Vie.

Don Ambrogio, Curé de la paroisse, donne un éclairage sur l'événement du "martyre" de Soeur Maria Laura.

Ces jeunes voulaient prouver la supériorité de leur force, de leur mépris de la foi...Elles voulaient montrer que le mal est plus fort que le bien , mais elles ont trouvé en Soeur Maria Laura une chrétienne authentique et en cela le bien qui  a triomphé du mal devient Lumière"`.

Quand Soeur Maria Laura, après une insistance demeurée vaine pour qu'elles arrêtent la torture, s'est rendue compte  de l'obstination des jeunes à la tuer, elle a offert sa vie en disant "Seigneur, pardonne-leur !" (d'après le texte du procès)

"Entre toi (une des jeunes) et la Soeur, qui était la plus forte ?"     " La soeur" (procès)...

"Ce témoignage de charité, de foi et de pardon n'est pas à garder pour nous, il appartient à l'Église. Il faut le faire connaître" Curé de Chiavenna.

"Soeur Maria Laura est un don pour le diocèse et pour le monde. Ce martyre vient dans le cadre d'une vie toute donnée à l'éducation des jeunes et à l'accompagnement d'une jeunesse toute désorientée. L'urgence éducative actuelle pourrait trouver dans la figure de Soeur Maria Laura un exemple à suivre un encouragement dans l'éducation des jeunes..." (Évêque de Como)

Une prière de Soeur Maria Laura :
"Ma vie t'appartient, Jésus...
Toi, l'époux. Toi, l'ami. Toi, la beauté. Toi, l'harmonie de la création. Toi, la Lumière. Toi, le chant.
Toi, la Paix profonde à laquelle mon coeur aspire. Toi, la paix des familles.
Que la paix vienne en moi, en nous, dans le monde.
Tu es le chemin, Tu es l'amour...
Enseigne-nous l'engagement au quotidien, dans la monotonie.
Donne-nous de travailler pour un avenir meilleur collaborer avec Toi pour un avenir meilleur...
Je ne t'ai jamais vu, mais il y a dans le monde des signes de ta présence.
Que je sois touchée par ta tendresse. Je ne te comprends pas toujours mais je sais que tu m'aimes."

 

 

 

 

 

 

 

Partager la vie, choisir d’accueillir la vie de tous les Amis, devenir « Famille Filles de la Croix »
Ce journal est fait des TÉMOIGNAGES de partout.

Nous vous invitons à découvrir « VIE n°2 » : ce journal contient tant de beaux témoignages ! Il y a là, « Vraie Vie », il y a là « Vraie Joie ».
C’est un jaillissement…un chemin qui avance…

Nous avons recueilli avec gratitude, cette vie qui coule de tous les pays où vous êtes proches des Filles de la Croix. 
Nous souhaitons que tous et chacun puissiez profiter de cette lecture, du sentiment joyeux émanant de cette certitude : le Royaume de Dieu fleurit, ici, partout et maintenant !
Merci pour tout votre travail et merci de nous le partager !
                                  

Avec toute notre affection fraternelle :
Les sœurs du Comité International Laïcs (C.I.L).

La Vida  Journal des Laïcs - Janvier 2013 (cliquer ici)

Durant son exil à LOS ARCOS, Saint André-Hubert a voulu faire le pèlerinage de Compostelle.

Avec son ami, il a pris le chemin, mais... est tombé malade à BURGOS.

A sa suite, 18 jeunes et Soeurs d'Italie, d'Espagne, du Burkina et de France ont pris le chemin...

Pèlerin ... Marcheur ... Chercheur...

Chercheurs avec d'autres chercheurs ...  avec Saint André-Hubert...  avec les disciples d'Emmaüs ...

15 août : quel accueil là Los Arcos ! Grande joie pour nos Soeurs
Retrouvailles pour certains d'entre nous !

Puis ...

Partir chaque jour dès l'aube avec la Parole de Dieu ... après un temps de prière ensemble et marcher ...

Marche jalonnée de rencontres, d'échange, de silence ...

Temps de ressourcement, de fraternité, d'accueil de l'autre...

Beauté des paysages, admiration et action de grâces !...

Après Los Arcos, accueil chaleureux à Fuenmayor chez les Filles de la Croix et à la maison paroissiale : Eucharistie avec les paroissiens puis ... dégustation du vin de la Rioja et des spécialités locales.

Et d'étape en étape :

Découverte des "Albergue": à Viana, Navarrete, Najera, Santo domingo de la Calzada, Belorado, BURGOS.

Avec tous les marcheurs et chercheurs comme nous sur les chemins ... tant de visages de tout âge !

Voyageur, il n'y a pas de chemin...
Le chemin se fait quand on marche.
Ce qu'a dit un poète latino-américain,
on peut le dire dans la foi.
Savez-vous que croire est aussi un chemin
qui se fait quand on marche ?

A force d'entendre dire que Jésus est la "réponse",
on oublierait que Dieu, le plus souvent
surgit dans nos vies comme une question.
Et cette question sonne comme un voyage
Daniel Marguerat

 

Impressions de jeunes :
"Para mí, fue una experiencia muy buena yenriquecedora, una experiencia de conocer gente nueva y profundizar mi amistad con las personas que ya conocía. Por otra parte, en el Camino vas compartiendo tus reflexiones y sentimientos con otros y eso ayuda mucho, te das cuenta de que no estás solo, que hay más gente en el camino igual que tu y que entre todos nos ayudamos unos a otros. Hay veces también que sin decir nada, sin hablar, sabemos lo que nos quieren decir." Bixente

 "Para mi este camino ha sido un encuentro con la naturaleza, conmigo misma, con Dios y con los demás. He conocido a personas y he profundizado en el conoci miento de otras, he compartido con ellas lo que soy y me han enseñado mucho, he disfrutado del silencio y de la oración en las distintas etapas, una vez más el evangelio me ha ayudado a vivir y a revisar mis actuaciones y actitudes en mi día a día.ME LLEVO UN POCO DE CADA UNO EN MI MOCHILA y soy afortunada y un poco más rica por ello.

 Recuerdo que cuando compartimos el último día leí la postal que le había escrito a Dios. La reproduzco aquí:

"Padre Dios: quiero darte gracias por haberme permitido comenzar este camino, compartir con mis hermanos, rezar, pensar, amar, vivir....Para que todo esto de sus frutos en el camino de la vida. Ana"

 

France

Vivre PÂQUES et son octave sous mode « confinement » à Mantes la Jolie!

12 Avril, c’est avec un joyeux ALLÉLUIA que nous entrons dans ce dimanche un peu particulier…

Oui, CHRIST est RESSUSCITÉ !!!

Et, ce sera une semaine pleine de surprises.               

Oui, quelle surprise de voir, en fin de matinée, entrer notre curé, le P. Matthieu, suivi de Gaël, diacre, portant sur son épaule le cierge pascal destiné à l’église du quartier, fermée pour l’instant. Ainsi notre Eucharistie pascale, vécue dans la salle à manger, commence par la bénédiction de ce cierge qui restera dans notre oratoire avant de pouvoir rejoindre l’église. Tous les jours il accompagne notre prière et nous invite à rejoindre toutes nos Sœurs, tous les chrétiens du quartier, mais aussi nos frères musulmans qui se préparent à vivre un Ramadan bien particulier…

C’est aussi la visite surprise du Seigneur, un soir après 20h, en la personne de Martine, très fragile psychologiquement. Conduite à l’hôpital par les pompiers, elle ressort avec quelques médicaments… Elle n’a pas le courage de rentrer chez elle à pied - où elle n’a plus rien à manger… d’où, arrêt chez les Sœurs toujours confinées !!! Que faire ??? Sinon ouvrir… accueillir… écouter… garnir un peu son sac… et la raccompagner…

 N’est-ce pas toi Seigneur qui, une fois encore, frappe à notre porte ?  MERCI Seigneur !

Puis, c’est Monique, une amie, qui a soucis de nous et qui vient déposer, discrètement, 5 masques qu’elle a elle-même fabriqués : 1 pour chacune et un petit supplément… en cas…

Merveille d’attention, de délicatesse… MERCI Seigneur !

Surprise encore pour ce samedi qui clôture l’octave pascale : toujours, le P. Matthieu vient célébrer, mais aujourd'hui, il est accompagné… Quelle surprise !!! Que faire alors que nous sommes en plein confinement ? Pas de problème… il a bien toutes les autorisations de sorties… de…  et pour nous, c’est l’occasion de faire connaître, un peu, la Congrégation. Bref, notre semaine se termine par une  célébration empreinte de joie, de simplicité…

Le Christ est là !  Avec nos fragilités, nos questionnements… il nous redit : « Allez dans le monde entier. (Le monde est là, autour de nous) Proclamez l’Évangile à toute la création » Mc. 16/15

Srs Marie, Marie Clotilde, Nadège, Marie Paul

 Mantes la Jolie le 18 avril 2020

 

D’apostoliques, nous devenons « monastiques ». Nos journées sont tellement bien organisées qu’elles se déroulent pour le mieux !

 KTO, la radio chrétienne, nous permet de suivre les diverses célébrations. La paroisse, riche en propositions, nous lie, nous relie aux paroissiens et plus large encore.

Nous recevons aussi, de Sr Susana, de quoi vivre cette Semaine Sainte en lien avec les communautés de la congrégation.

Pas de rassemblements religieux, mais quelle chaîne de solidarités, d’attentions… Les coups de fil des uns aux autres ne font que resserrer les liens. Même très proches dans la rue, ne pas se voir, se parler, nous appliquons le « restez chez vous ».

Cependant, à 20h, avec les voisins, nous nous retrouvons aux fenêtres, balcons, pour applaudir les soignants, les personnes engagées auprès des malades, ainsi que tous les bénévoles. Même Juliette, 3 ans, vit ce temps avec nous. Suivant la météo le contact se prolonge...

Je parlais des journées organisées : spirituellement, matériellement avec les tâches quotidiennes…

Cette période particulière de proximité nous permet de nous connaître, de partager nos talents, de nous soutenir, nous entraider, nous entraîner. Tout cela en tenant compte de nos âges, de nos santés, de nos tempéraments….

Nous reconnaissons être des privilégiées. Le tour de la maison est fleuri, le quartier est calme et agréable.

Alors, partout, continuons à vivre notre mission de louange, d’intercession et de service !

Anne-Marie, Jeanne et Jeanine

« Nous portons le nom de Filles de la Croix.
Ce nom dit notre enracinement dans le mystère du Christ. » (# 6)

«  Dans le service qui nous est demandé, dans l’inactivité, la maladie,
nous avons à découvrir jour après jour
notre propre mission d’annoncer la Bonne Nouvelle . » (# 69) ( Règle de vie)

Jour après jour

♥  Dans l’au-revoir à notre Sœur Geneviève, 96 ans.

Sa beauté, son courage,  son ouverture au monde , son dynamisme jusqu’au bout demeurent dans notre mémoire  et notre cœur !

Trois sœurs l’ont accompagnée lors de sa sépulture…

Dans sa tombe, les messages écrits par chacune des sœurs de la communauté, des tulipes…

Tant de familles vivent sans pouvoir dire un dernier au-revoir à leur proche !

 

Dans la proximité à l’Ephad touché dans la personne des soignants et des résidents.

Sur le parking, veille la statue de Jeanne Elisabeth,  invitant à regarder Celui qui nous entraîne dans sa Pâques.  Ses   deux mains posées sur les enfants, elle nous parle de  proximité, de gestes de tendresse.

Parking rempli de voitures des personnes qui continuent leur service.

Dans le confinement comment leur dire notre solidarité ?

Sur les parebrises, nous déposons simplement un message :

« Merci pour ce que vous êtes, ce que vous faites.
Merci pour votre présence, votre courge, votre dévouement.
Jeanne Elisabeth veille sur vous !
Nous prions pour vous. Dites aux résidents que nous prions pour eux.
               Les sœurs Filles de la Croix »  

Quand cela se présente, c’est un petit signe aux personnes des pompes funèbres et une prière pour celui ou celle qui nous quitte, pour la famille !

 

Dans la prière avec les catéchumènes et leur famille

 « Je prends au sérieux l’engagement de mon baptême », disait Jeanne Elisabeth.

Le 7 Mars, les jeunes catéchumènes étaient confiés à la prière de la Communauté des Filles de la Croix. Leur photo, leurs noms dans l’oratoire nous rappellent leurs visages, les visages de leurs accompagnateurs… du diocèse.
Nous les confions à sainte Jeanne Elisabeth et saint André-Hubert.
Par courrier nous leur manifesterons notre proximité et notre prière… Jusqu’au jour où ils recevront ce baptême tant désiré !

 

Dans une communion universelle

Universalité signifiée, vécue simplement, pauvrement dans la  communauté internationale.

Les visages de Côte d’Ivoire, du Brésil, d’Argentine donnent chair à la souffrance de tous les peuples exposés à la douleur, à la précarité, à  la crainte pour les santés, pour le lendemain.

Notre prière se nourrit des nouvelles qui nous parviennent à travers les communautés ecclésiales ,  les situations sociales…Elle se nourrit de l’Eucharistie vécue en communion avec l’Église d’Aparecida au Brésil, l’Église de Côte d’Ivoire, en accueillant ensemble l’homélie des prêtres d’une paroisse d’Abidjan où sont les Filles de la Croix .

Communion de prière et d’espérance avec les familles, le cœur serré par tant de situations crucifiantes proches ou lointaines. Communion dans la foi et l’espérance !

Les travaux enfin terminés, la  communauté  internationale appelée  pour  vivre l’accueil et la vie du pôle spirituel   avait hâte  de commencer  sa mission.
Elle la vivra autrement entrant avec le monde dans le silence du Samedi saint.  

Avec toutes les Filles de la Croix nous laissons les évènements parler en cette année ou nous fêtons  le bicentenaire de l’arrivée des premières sœurs à La Puye dans la joie et le dénuement !

Le thème qui nous porte cette année : le déplacement ! 

Fécondité de Pâques !

 

Nous continuons à vivre les liens avec les jeunes et les amis de tous horizons par des temps de communion fraternelle. Tous les mercredis nous nous donnons rendez-vous pour un temps de prière ensemble que les outils de communication permettent.

« Annoncer ainsi le Salut qui nous vient par la Croix,
témoignant de la Présence de Dieu Trinité au milieu des hommes. »
(# 66)  ( Règle de vie)

 Puisse l’Esprit du ressuscité nous garder en éveil, qu’IL continue à inspirer à chacun le geste fraternel, la parole qui console, le silence qui communie.

Communauté Internationale 

 

Nous voici déjà en 2020 avec la perspective de fêter un bicentenaire !!! En même temps, nous sommes dans l’action de grâce de tout ce que nous avons vécu à Mantes en 2019 : un bicentenaire également !

Oui, fêtant les 200 ans de notre présence dans cette petite ville de la région parisienne, nous avons eu l’occasion de faire mémoire de ce que nos sœurs ont vécu ici : « toutes espèces de bonnes œuvres » pour « enseigner et guérir » en sachant s’adapter aux besoins et situations, parfois douloureuses, qui ont émaillés ces 2 siècles de notre histoire !

C’est surtout la figure de Sainte Jeanne Élisabeth qui a été au cœur de nos fêtes ! Notre Bonne Sœur a établi, ici, en Septembre 1819, une Communauté pour ouvrir la première école communale de filles qui n’étaient pas scolarisées. Nous connaissons bien la place de l’Eucharistie dans le cœur d’Élisabeth. Pouvait-elle passer à Mantes sans s’arrêter à la Collégiale, sans y passer de longues heures de prières, sans y vivre l’Eucharistie ?

Le P. Matthieu Williamson, notre curé, nous rappelant que « Là où passent les Saints, Dieu passe avec eux… » a voulu « graver » ceci dans notre mémoire, dans la mémoire de la Communauté chrétienne de notre ville en installant dans la Collégiale une statue de Jeanne Élisabeth…

Ce 15 Septembre 2019, c’est toute une nombreuse foule qui a été invitée à marcher sur les traces de Ste Jeanne Élisabeth… à faire davantage sa connaissance… pour que, à son exemple, nous prenions « au sérieux les engagements de notre baptême ».

L’Eucharistie, animée par de nombreux jeunes, nous a aidées à rendre gloire à Dieu pour tout ce qui a été vécu, ici, en fidélité au don fait, il y a bien longtemps, à nos Fondateurs… Rendre gloire pour toute cette jeunesse, heureuse et dynamique, chantant de tout leur cœur Elisabeth ! Rendre gloire pour tous ces bénévoles qui avec nous, accueillent et aident familles et enfants à grandir en humanité au cœur de notre cité !

« Élisabeth, toi qui aimes les petits…vers eux tu nous envoies, vers les déshérités…. Donne-nous ton grand cœur, donne-nous ton esprit !!!

Marie-Paul, fdlc

 

Journée du Bicentenaire : 16 Novembre 2019 (Cliquer ici)

Photos des fêtes du bicentenaire des filles de la Croix de Mantes La Jolie (Cliquer ici)

Un temps en Argentine
Jan 14, 2020

« Quelle est ta Bonne Nouvelle ? » Être là…ce n’est rien et c’est tout !

Cette question nous a été posée lors de la rencontre de la vie religieuse, fin novembre. Être là, sans rien attendre ou comprendre, sans rien vouloir ou saisir. Être présente, être avec ! Le temps de Noël, c’est le temps du silence habité, présence du Père qui offre.

Lors de cette journée, j’ai fait l’expérience de « partir en mission » dans les rues, pour parler de Dieu. J’ai été surprise de l’attente des gens qui venaient à notre rencontre pour demander une bénédiction, pour toucher la statuette de Marie ou écrire une intention de prière.

Être là, c’est : Partager un bout de vie avec mes sœurs, leurs missions ou leurs questions. Croiser le chemin de quelques argentins en ce temps de changement politique. Entrer avec l’Église d’Argentine dans une année mariale pour fêter le 5e centenaire de la 1ere messe et les 400 ans de l’arrivée de l’image de la Vierge dans la province de Catamarca.

« Ce moment présent est toujours plein de trésors infinis » J.P. de Caussade

À Boulogne, je suis restée avec Blanca et Karina, pratiquement les 2 mois. En accompagnant Karina dans ses cours, j’ai vu des étudiants qui avaient soif de simplicité et de vérité. Le témoignage sur la Thaïlande, ma vocation ou ma vie a rejoint leurs propres défis. Lors d’un Week end, j’ai senti la soif et la souffrance d’une jeunesse ; leurs forces et leurs blessures. Les sœurs sont là, avec eux.

À la Plata, elles s’y rendent régulièrement pour accompagner l’équipe éducative dans les moments forts (Confirmation, rencontre de laïcs, accompagnement de jeunes…).

Au barrio (bidonville) de Boulogne, j’ai compris peu à peu, le travail minutieux, humble et profond des sœurs. Blanca rejoint 3 fois par semaine ces hommes et ces femmes pris dans la drogue, la fragilité d’une vie familiale, la violence. Elles y sont aimées et respectées. Après 9 ans de présence, des laïcs sont en place et continueront l’œuvre des sœurs. Le 27 novembre, fête de la médaille miraculeuse et nom de la petite chapelle du barrio ; l’Évêque a présidé la messe, célébrée dans la rue. 17 laïcs sont envoyés pour continuer cette œuvre, présence d’Église dans ce lieu oublié des grands.

J’ai passé une semaine dans les 2 communautés de Zárate. D’abord avec Carmen et Gaby, où j’ai eu la joie de témoigner dans notre école. Plusieurs de nos sœurs y ont travaillées. Gaby continue de faire le lien. Me retrouver devant des petits de 4-6 ans pour accueillir leur chanson ! 

J’ai aussi témoigné de l’Asie devant une centaine de jeunes et être témoin de leur travail d’année.

Ce qui m’a touché, fut le groupe de 50 adultes qui étudiaient, après leur travail, afin de devenir des professionnels de l’éducation ou de la santé. Notre école leur permet une mise à niveau sans avoir besoin d’aller à la capitale. Le témoignage de la Thaïlande et les défis de la vie religieuse aujourd’hui, rejoint leur propre combat. L’échange fut très riche ! Je suis restée quelques jours avec Ana Ester, Isabelle et Delia. Nous avons eu une rencontre avec un groupe de laïcs, et avons visité un bidonville avec Isabelle.

Le projet volontariat international en alliance (VIA)

Le but de mon séjour était aussi de rejoindre l’équipe de rédaction de ce projet. Elle est constituée par les Srs Cristina et Alicia (Servantes de Marie), Rafaëla et Silvina (ND de la Compassion, qui ont l’expérience d’un volontariat depuis 4 ans) et Karina. Les sœurs du Sauveur de la Sainte Vierge ne sont pas en Amérique latine. Les sœurs ont travaillé pendant 1 an. Temps riche de connaissance et enrichissement mutuel. Un projet d’une quinzaine de pages a été réalisé, dont voici les principaux points :

Les objectifs : Proposer un espace de mission pour des personnes qui cherchent à vivre la solidarité et construire une société plus juste. Apporter un appui aux organisations locales, une aide sociale pour des populations plus vulnérables.

Les conditions nécessaires et les engagements entre volontaire et VIA : (administrative, santé, financière, humaine…) avec un accord mutuel

Le déroulement est en 3 phases : - Avant le séjour (Connaissance du volontaire, préparation, formations par Skype et réelles…) - Pendant : accompagnement, suivi… - Après : Évaluation, relecture, une suite avec une des congrégations de l’alliance ?...

Ce projet a été envoyé aux Conseils Généraux et mi-novembre, au nom des 4 instituts, Sr Hélène, Supérieure Générale de ND de la Compassion avec Sr Carmen son assistante, nous ont fait part de leur réponse.

À partir de là, nous nous sommes retrouvées 2 weekends en décembre, pour réaliser des outils de travail pour le fonctionnement du projet : Page web, itinéraire de formation, grilles d’évaluation, d’accompagnement, dossier administratif et une feuille de route pour les pas à faire, avant de lancer le volontariat.

Une équipe de coordination sera nommée l’an prochain et prendra la suite de l’équipe de rédaction.

Ce fut une bonne expérience, où j’ai eu la joie de contribuer à ce projet de volontariat. Projet que j’ai à cœur, avec l’expérience de la Thaïlande. Joie aussi et encore plus grande, de ce que nous vivons en alliance, qui m’invite à la confiance : voir plus loin, au-delà de nos réalités, petites, simples et pauvres.

Visites et détente :

Quartier CaminitoTerre Sainte - parc à thème religieuxLes derniers jours, nous avons visité quelques lieux importants, de la capitale, tels que la Cathédrale, qui était l’église du Cardinal Jorge Mario Bergoglio, avant d’être nommé Pape, les rues typiques du quartier de Caminito et même la Terre Sainte, le 1er parc à thème religieux, unique au monde !

 La PlataBasilique de LujanÀ La Plata, nous avons été à la République des enfants, un village pour les enfants et les grands !

Les 2 mois passés avec les sœurs d’Argentine, ont été un temps riche, temps qui m’a renvoyé à celui passé en Italie, pour connaitre chacune des sœurs, leur mission et leurs défis. Que font les sœurs ? Rien et tout ! Dans notre monde d'aujourd'hui, et comme au temps de Ste Jeanne Élisabeth, Nous sommes « une poignée de sœurs », proches des petits et des pauvres d'aujourd'hui !

MERCI à chacune et bonne année 2020, riche en évènements !

« Dieu est l'extraordinaire dans l'ordinaire de la vie, car l'ordinaire c'est nous… Ce qui est extraordinaire, c'est que Dieu nous aime tels que nous sommes » Mgr Rouet

Ils étaient 10, 20, 40, 60, 100… venus les uns après les autres avec leurs amis et leurs parents pour cet anniversaire des 25 ans d’existence de cette association de quartier ÉVEIL’MAT’INS qui porte bien son nom !

« Éveille-toi au matin de tes jeunes années pour construire ta personnalité et devenir un acteur de la société ! »

C’est là qu’un jeune s’est levé de l’assemblée en fête pour dire haut et fort à ces enfants et ces jeunes : « Profitez bien de ce que l’on vous apprend à Éveil’Mat’Ins, participez au maximum, vous allez vous en sortir des situations difficiles, dégradantes de nos quartiers. Suivez les conseils de vos parents et de vos éducateurs. J’ai fait le même parcours que vous. J’ai commencé tout jeune à apprendre à lire, à vivre avec les autres, à faire des efforts pour suivre le bon chemin dans ce quartier du Val Fourré. Aujourd’hui, je suis à Bac + 5 grâce à tous ceux et celles qui m’ont aidé. Alors, regardez, c’est possible pour vous ! »

Un cri ! Un appel ! Une invitation !

Dans la salle, tous les regards sont tournés vers lui, chacun stupéfait de ce témoignage ! Oui, c’est possible !  Ils, elles, s’en sortent !

Les parents étaient là, et les amis, les femmes et les hommes, acteurs de la fête, les unes en cuisine pour des plats bien fournis, salés et sucrés, les autres en musiciens professionnels de Djembé, d’autres encore en animation de numéros de cirque, de danses, de chants !

 25 ans d’Éveil’Mat’Ins, créé par les sœurs Filles de la Croix en partenariat avec l’Établissement Notre Dame de Mantes la Jolie et les acteurs sociaux du quartier Val Fourré.

25 ans d’histoire et d’engagements au service de l’éducation dans un quartier classé difficile.

25 ans où les nouvelles générations offrent à leurs enfants ce lieu de croissance, de socialisation, d’éducation…

Une grande famille se construit avec les anciens qui prennent la responsabilité du Centre et qui viennent en bénévole apporter leur contribution.

« Éveil’Mat’Ins m’a permis d’être en Terminale et j’envisage d’entrer en Sciences Po !  Je suis là aujourd’hui pour remercier, participer, être avec tous pour apporter ma pierre ! »

 Et pourtant ! Ce n’est pas Éveil’Mat’Ins que l’on fête aujourd’hui !

Mais bien les 200 ans de la première communauté des Filles de la Croix à Mantes la Jolie !

Le quartier, la paroisse, les personnes, font un lien incontournable : « 200 ans de la présence de Filles de la Croix, c’est Éveil’Mat’Ins ici !.... Alors faisons la fête avec les Filles de la Croix ! » 

Un 3ème anniversaire ouvre dans le même temps une Semaine de manifestations avec les communautés des peuples interculturels du quartier….

L’anniversaire des 50 ans de la création de la paroisse St Jean Baptiste du Val Fourré !

La Fête continue….L’Église rassemble !.... La Vie circule !....  Dieu est présent !!!

En Congrégation : 1969 – 2019
Jubilé d'or des Sœurs :
Anna Maria Pedroni, Conchi Asensio, Anne-Marie Iroz, Bernadette Chicotte

Pour les sœurs fêtant dans l'année leur Jubilé d'or : Invitation du Conseil Général à un temps de réflexion, de prière, de partage et de vie dans une communauté de leur choix. 

Anne-Marie Iroz, Conchi Asensio, Bernadette ChicotteAnna Maria Pedroni,

C'est dans cette perspective que nous, Sœurs Anna Maria Pedroni d'Italie, Conchi Asensio d'Espagne, Anne-Marie Iroz et Bernadette Chicotte de France, avons reçu l'invitation à ces temps forts.

Sœurs Anne-Marie Iroz, Bernadette Chicotte et Conchi Asensio avons, en outre, reçu de Sœur Susana et du Conseil Général la proposition de vivre cette semaine en Italie avec Sœur Anna Maria Pedroni qui ne peut se déplacer à cause de son état de santé. Nous, Anne-Marie et Bernadette, avons répondu à la proposition qui nous avait été faite, Sœur Conchi n'ayant pu se libérer...

À notre arrivée à Rome, nous avons été accueillies à l'aéroport par Sœur Diana qui nous a conduites à la communauté « Accoglienza ». Sœur Anna Maria et toutes les sœurs nous ont réservé un bel et chaleureux « Benvenuta ». Nous étions déjà de la communauté. Les billets d'avion pris, nous voilà engagées pour une très belle aventure qui ne pouvait nous apporter que joie et vie au cœur de la communauté de Rome.

Durant cette semaine nous avons pris le temps de la prière personnelle et communautaire, le temps de nous accueillir mutuellement toutes les trois à travers des partages journaliers.

Nous avons préparé la formule de renouvellement que nous voulions prononcer à la célébration eucharistique qui réunirait les trois communautés de Rome.

Eucharistie

Après les tables de la Parole et de l'Eucharistie présidées par un Père Bétharramite, nous nous sommes dirigées vers la table du repas festif et fraternel :

Échange des cadeaux dont une Vierge à l'Enfant, sculptée en Côte d'Ivoire, commune aux quatre sœurs jubilaires, qui fut suivi de l'apéritif et du repas finement préparés sur une table bien dressée !

En famille de Filles de la Croix, joie, partages et chants donnaient tout son éclat à la fête.

Durant ce séjour, nous avons été en pèlerinage, au Sanctuaire Marial de « La Vierge du Divin Amour », patronne de la ville de Rome ...

Vierge

Les jours suivants, nous étions invitées à découvrir la communauté de Ponte di Nona dont la mission est dans un nouveau quartier populaire où peu à peu la communauté chrétienne s'organise et, la communauté de Betania qui a une toute autre mission au service de la maison régionale et de la paroisse.

Tous ces évènements, nous les avons vécus ensemble, toutes les trois, avec nos sœurs de Rome. Quelle joie pour nous toutes !

Ce fut une semaine de vie en « famille congrégation », un temps d'action de grâce, un moment de vie reçue et donnée, une plongée en « communauté congrégation »...

A notre retour, nous avons eu la grande joie de rencontrer Sr Conchi, à Irun, la quatrième de notre groupe : temps d'un court partage sur nos rencontres et sur la joie partagée avec Sr Anna Maria et sa communauté.

Communauté de Roma

Riches de ce vécu, avec chacune des Jubilaires et les communautés d'accueil, nous avons préparé nos fêtes Jubilaires à Rome, en Espagne, à Ustaritz et à Igon.

 

 

   

NoCommunauté de Romeus sommes dans l'action de grâce pour ces célébrations, avec les sœurs et nos familles.

Nous pouvons conclure par ces mots :

Joie en famille congrégation,

Joie avec nos familles et amis,

Action de grâce pour le don de l'appel.

 

Rencontre des laïcs à BonieréComment suis-je arrivée pour une dizaine de jours en communauté chez les Filles de la Croix en Côte d'Ivoire ?

Depuis 20 ans, je les côtoie en France. J'ai connu, je connais comme tous, des moments de souffrance. Je me sens soutenue. Elles m'aident à aller vers le Christ, vers la joie.

Dans notre « Groupe Charisme ». Sœur Marie de Madgala nous parlait souvent des autres « Groupe Charisme » à l'étranger. Me vint l'idée de demander d'aller en Afrique chez les Filles de La Croix...

Ma demande : passer ce temps avec les sœurs. Une sorte de retraite, un temps de recueillement de ressourcement.

Destination : Côte d'Ivoire. Après mon arrivée à Abidjan, j'allais à Korhogo et Bonieré . J'y ai découvert des sœurs de plusieurs générations françaises ou africaines. Toutes avec la ferveur de donner, partager, d'accompagner les plus pauvres à la façon de Sainte Jeanne-Élisabeth et Saint André-Hubert. J'ai été touchée par la grande pauvreté, la grande misère, les handicaps de ce pays. Pendant des années, le travail, le recueillement, la prière des sœurs ont contribué à mettre en place des œuvres importantes pour répondre à toutes ces problématiques avec efficacité et toujours une grande humilité.

A Bonieré , j'ai eu la grande joie de rencontrer le « Groupe Charisme ». Ils m'ont accueillie solennellement. Chacun a exprimé la raison de sa présence dans le groupe. Leur histoire était émouvante car ils ont tous connu de grandes souffrances. Dans le silence et l'humilité, les sœurs les ont soutenus et apportés du réconfort sans jamais rien rechercher... Ils ont une reconnaissance indéfectible... Une personne musulmane s'est même convertie à la religion catholique touchée par leur action et la vie chrétienne.

Dans notre groupe, nous disons régulièrement ressentir que nous faisons partie de la « Famille des Filles de la Croix ». Ce sentiment d'appartenance m'a été révélée encore plus fort et pour tous grâce à la disponibilité, la grande simplicité et l'humilité des sœurs.

Je rends Grâce à DIEU pour ce magnifique cadeau.

Depuis quelques années, l'équipe d'animation de la Région France propose un temps de récollection aux laïcs proches ou se sentant de « la famille Filles de la Croix », et aux sœurs.

RECOLLECTION Soeurs Lacs

Cette année le thème a été retenu en partant de la proposition faite par l'équipe internationale suite au Chapitre.Le weekend a commencé dès le vendredi soir pour accueillir ceux qui arrivent de loin. Après un pique-nique tiré du sac, nous avons eu un temps de prière commune, ce qui nous a permis de rentrer doucement dans l'esprit de la récollection et de retrouver la sérénité que nous procure
La Puye...

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Comme chaque année le conseil de Tutelle et les chefs d'établissement du réseau se sont retrouvés. Le rendez-vous avait été pris pour les 13, 14 et 15 mars 2018. Ce sont les CE des établissements de st Maur des Fossés, de Nogent sur Marne et de Choisy le Roi qui nous ont accueillis en Val de Marne. Ces deux jour et demi ont été comme chaque fois bien remplis tant en moments de travail qu'en moments conviviaux.

Sr Anne Marie, Régionale de France, nouvelle autorité de tutelle

 En début de session Muriel Choubry a accueilli sœur Anne-Marie notre nouvelle autorité de tutelle ainsi que les nouveaux chefs d'établissement du réseau.

 Une grande carte de France, aux contours très curieux, était installée dans notre salle de travail. Effectivement, nous retrouvions là, en guise de frontières, des paroles de nos Fondateurs : « A quoi pensez-vous ma fille de prolonger votre séjour dans une maison de paix lorsque Dieu vous appelle au combat ? » André-Hubert «Pensez sérieusement que sous instruisez les enfants plus par votre exemple que par vos paroles » Jeanne-Élisabeth... sans oublier : « Enseigner...Guérir... »
Au cœur de cette carte, une croix avec les mots « FILLES DE LA CROIX » autour de laquelle chacun était invité à accrocher le lieu de son établissement... Vraiment, nous sommes heureux de faire partie de ce réseau !!!

La carte de France se dessine

Deux intervenants, le père Laurent Lemoine et madame Nadine Scepovic, nous ont permis de continuer le travail de réflexion engagé depuis deux ans pour bien saisir la relation « Autorité de tutelle et Chef d'établissement » et arriver à l'élaboration d'une charte qui permette de bien vivre cette relation. L'Eucharistie célébrée par le père Lemoine et préparée par les APS, nous a réunis dans la chapelle de l'ensemble scolaire de St André à St Maur. Sous le regard de Sainte Jeanne Élisabeth et de St André-Hubert, c'est toute notre vie et nos projets que nous remettions entre les mains du Seigneur pour les offrir au Père ! 

Travail avec des intervenants - les fondateurs sont présents

Durant l'AG de l'association de Jeanne Élisabeth qui a suivi, Muriel Choubry nous a bien entendu présenté les traditionnels bilans mais a surtout parlé de l'avenir du conseil de tutelle en annonçant le choix fait par la Congrégation de nommer un délégué de tutelle salarié. Mr Pierre Santini prendra donc ses fonctions le 1er septembre prochain. Nous nous réjouissons de voir se concrétiser le souhait de maintenir l'accompagnement de notre tutelle !!!

Une assemblée générale a suivi

Après ces 3 jours très fraternels, chacun a repris le train, l'avion ou la voiture pour regagner sa région. Les dates de la prochaine rencontre, qui aura lieu en mars 2019 très certainement à Ustaritz, sont bien notées !!!

 

 

 

 

 

 

 

Vierge pèlerine
Dec 7, 2017

Une Vierge venue du Congo Kinshasa.

 Elle a été apportée par des membres de L'Association : « Le Rocher, Oasis des Cités »

Cette Vierge porte 2 chapelets : chapelet catholique et chapelet musulman.

Elle pèlerine de famille en famille dans la paroisse de Les Mureaux. La famille la reçoit à la fin de la messe dominicale et chaque jour elle se réunit avec quelques amis ou voisins pour prier, parfois même des amis musulmans.

La Vierge Marie a une place importante dans Le Coran.

Voici l'une des prières qui est dite lors de ces réunions :

Prière pour notre immeuble...

Père nous Te louons et Te remercions de nous avoir placé(e)s ici, dans ce quartier, dans cette rue, dans cet immeuble dans cet appartement.

Tu as voulu que nous habitions ici pour prendre part au projet que Tu as pour ce quartier. Ouvre nos yeux afin que nous voyions Ton œuvre et aide-nous à prendre pleinement notre place dans ce projet.

Que Jésus soit visible à travers nous, par la lumière de Sa présence, dans notre manière d'accueillir nos voisins et de vivre avec eux.
Père que la présence et la puissance du Saint- Esprit soient déversées là où nous vivons, afin d'amener à Toi ceux qui nous entourent. Ouvre les yeux et touche le cœur de ceux que nous rencontrons. Donne-leur d'avoir soif de Toi, soif de Te connaître.
Bénis notre rue (la nommer), là où nous habitons ainsi que tous les endroits où nous nous rendons dans le quartier de (le nommer).

Bénis chaque appartement et chaque habitant de notre immeuble. Mets la paix dans chacune des familles qui y logent, aide les jeunes à trouver le bonheur, libère ceux qui sont esclaves de la drogue, de l'alcool ou de la violence, donne du travail à ceux qui n'en ont pas, répands l'amour dans cet immeuble. Ouvre les yeux des aveugles ! Libère les captifs !
Que Jésus soit révélé dans le cœur de tous ceux qui nous entourent. Nous Te prions spécialement pour......... (nommer les personnes).
Dieu, utilise-nous, utilise-nous, nous T'en prions. Que notre vie soit au service de Ton projet pour notre quartier et pour cette ville, au service de la civilisation de l'Amour ! Amen.

 

Communauté des Mureaux

 

 

Pour rencontrer un frère, une sœur en humanité, il faut accepter de se déplacer pour aller à son devant, il faut aussi accepter d’être déplacé par l’autre. Un autre qui nous conduit parfois au tout Autre.

L'escalier de la rencontreSaint André-Hubert Fournet l’a découvert un jour en haut de l’escalier de son presbytère de Saint Pierre de Maillé. Sollicité par un pauvre venu lui demander l’aumône,  il prit conscience de la vacuité de sa vie de prêtre mondain. Comme l’a souligné dans son homélie le Père Jean-Paul Russeil, vicaire-général, en partant de l’Évangile de ce 26ème dimanche du temps ordinaire, André-Hubert a vécu la parabole des deux fils appelés à travailler la vigne par leur père. Ayant vu la figure du Christ dans ce pauvre venu l’importuner, cette rencontre a fait de lui un pasteur infatLe Pauvre et André-Hubertigable et prenant tous les risques.

Autre rencontre, avec la jeune noble Jeanne-Élisabeth venue de nuit assister à la messe clandestine aux Petits Marsyllis, une rencontre qui les a conduits à fonder une nouvelle congrégation au service des pauvres, les Filles de la Croix.

 

                                           

Assemblée saint Pierre de Maillée 1Les trois paroisses Saint André-Hubert, Sainte Jeanne Élisabeth et Saint Pierre II ont décidé de vivre ensemble la rencontre, telle que souhaitée dans le premier temps de notre synode diocésain 2017-2018 « Avec les générations nouvelles, Vivre l’Évangile » en suivant les pas de nos saints patrons.

Remarquablement organisée par une équipe réunissant une douzaine de personnes issues des trois paroisses et de la congrégation, la journée a commencé par la rencontre autour d’une boisson chaude (bienvenue car le temps était un peu humide) puis la nombreuse assemblée s’est rendue au pied de l’escalier où a eu lieu la conversion d’André-Hubert. En pénétrant dans l’église pour l’Eucharistie, chacun à travers le rite de l’aspersion a pu plus profondément intégrer la démarche de Jeanne-Élisabeth venue demander à André-Hubert de l’aide pour vivre pleinement la grâce de sassemblée à Saint Pierre de Mailléon baptême.

Animée par les jeunes des diverses aumôneries et soutenue par une chorale de grande qualité (et très jeune aussi) la messe, présidée par le Père Russeil et concélébrée par les prêtres des trois paroisses dans une église bien remplie fut à la fois simple, joyeuse, chaleureuse: la joie de la rencontre avec nos frères et soeurs en Christ, le bonheur de la rencontre avec notre Dieu, Père, Fils et Saint Esprit comme nous l’avons proclamé avec les mots du symbole de Nicée-Constantinople.

repas2La salle des fêtes qui nous accueillait pour une nouvelle rencontre, les agapes fraternelles où nous partagions les paniers apportés par chacun, était presque trop petite.

Il fallait en effet se donner des forces pour continuer notre pèlerinage car nous étaient proposées différentes possibilités pour poursuivre notre marche sur les pas de saint André-Hubert et sainte Jeanne-Élisabeth: la chapelle Sainte-Phèle, lieu d’écriture de la première constitution de la congrégation, la grotte de la cancéreuse où Jeanne Elisabeth rencontra la première malade qui sera accueillie à Molante, les Petits Marsyllis où Jeanne-Élisabeth rencontra André-Hubert et Molante, la première maison des soeurs. Dans chaque lieu, une animation était proposée et à chaque pèlerin étaient remis six questions tirées des « sets » de table, désormais bien connus dans notre diocèse afin de susciter la rencontre, la discussion sur le chemin. À Molante était proposée la possibilité d’u temps d’adoration, dans la ligne de ce qu’avaient envisagé initialement les cinq premières soeurs, à savoir placer l’adoration perpétuelle au coeur de leur vie, chacune à tour de rôle s’y dévouant. Lors de la reconnaissance de leur constitution,il leur fut demandé de placer le service du pauvre au centre de leur vocation, le pauvre dans lequel s’incarne le Christ, le pauvre présence combien réelle du Christ mort et ressuscité.

Quelques années plus tard, les premières soeurs ont quitté saint Pierre de Maillé pour rejoindre un prieuré disponible à La Puye. Un prieuré fondé par les Fontevristes, ordre fondé par Robert d’Arbrissel qui fut le protégé et l’ami de Pierre II évêque de Poitiers.

Trois figures de sainteté, trois figures pour nous aider à vivre notre foi deP. Jean-Paul Russeil chrétien dans le monde d’aujourd’hui, un monde différent, un monde difficile, mais c’était le cas à l’époque des ces trois saints patrons. Leurs vies, leurs témoignages nous montrent, comme l’a souligné le Père Russeil, que l’on ne peut être chrétien dans l’aujourd’hui de nos vies sans faire mémoire de celles et ceux qui sont nos aînés dans la foi.

C’est dans ce lieu fondateur et profondément émouvant que s’est déroulée la célébration d’envoi, un envoi pour la rencontre dans chacune de nos paroisses et pourquoi pas au-delà!

Mais avant de nous disperser, ce fut le temps de dire merci à celles et ceux qui ont oeuvré pour la réussite de cette journée: l’équipe interparoissiale qui a piloté l’ensemble, la communauté locale de Saint Pierre de Maillé sans oublier l’aide précieuse de la municipalité.

Christian Genre, Pôle communication

 

 

Vivre la proximité des pauvres...Enseigner et guérir...Vivre et faire vivre

Ce furent de beaux témoignages partagés à La Puye ces 20 et 21 Mai pour la récollection laïcs-sœurs :

*  L'enseignement plein d'espérance du P. Armel, en ce temps Pascal.


* Le témoignage d'inculturation de Sr Marie-Bé en congé de sa terre de Mission, auprès des Karens méprisés en Thaïlande.

Témoignage de Sr Marie-Bé

 

* Le témoignage de proximité et de don de soi de Fouzilla qui travaille à l'unité de vie Maria Laura à La Puye.


 * Sans compter le pèlerinage à Molante, la grotte de la cancéreuse, St Phèle guidés par Sr Marie de Magdala. Riches de cela, de la vie partagée et des temps de célébration ensemble, nous sommes repartis vers nos missions, le cœur habité de l'Évangile et des Actes des Apôtres à continuer à écrire aujourd'hui avec foi, espérance, avec Marie, ND du « OUI ».

Bonne route à chacun.

Témoignage de Fouzilla  (Lors de la récollection « laïcs et de sœurs »)

J'ai été confrontée très tôt aux problèmes de vieillissement et de dépendance car, comme vous le savez, au Maroc plusieurs générations vivent sous le même toit.

Au début, la présence des sœurs m'a permis de trouver cette empathie qui existe de façon innée au Maroc, et qui ne peut exister qu'en respectant l'autre et surtout la personne âgée.

Au cours de 6 ans passés en soins, où l'équipe avait et a encore une charge de travail importante, mon investissement ne me satisfaisait pas ; et quand un projet de construction d'une UVP (Unité de Vie Protégée) a vu le jour, j'ai déposé ma candidature.

Au sein de l'UVP, le personnel soignant a un rapport plus étroit avec les intervenants pluridisciplinaires : médecins, psychologue, psychomotricienne, infirmiers, intervenants pour des ateliers d'animations, kyné...ce qui permet une prise en charge globale du Résident et de sa famille. Tous ces points font que pour moi, la relation humaine prend tout son sens. Donc cela me permet d'être disponible le plus possible : d'être à l'écoute, de prendre le temps, d'observer pour répondre à leurs demandes répétitives, et donc d'exercer mon rôle de façon plus adaptée, plus professionnelle.

Et partager au quotidien la vie de 16 résidents, créer des relations attachantes et humaines comme on peut le vivre au sein d'une famille : on donne, on reçoit, on connaît des moments difficiles et des moments de joie.

Et au sein des divers ateliers : cuisine, chants, esthétique, activité motrice, sorties, promenade, ateliers mémoire, dans une ambiance conviviale pour le faire ensemble et partager ce moment ensemble.

C'est très touchant de constater que des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, arrivent à retrouver le sourire, une certaine autonomie, à restaurer la relation avec l'autre. Mais ce qui est difficile dans cette maladie, c'est de vivre leur agressivité, leurs oublis...Le monde qui les entoure n'existe plus, le soignant et leur famille également...

Me ressourcer auprès de ma famille et de mes amis, le partage avec mes collègues, me donnent la force de rebondir...

Et comme a écrit sur son témoignage une de mes collègues qui est ma référente, je confirme : « Il y a énormément de partage, de complicité et d'amour qui circule à Maria Laura »

Je voulais vous raconter et partager avec vous une histoire vécue que je n'oublierai jamais. Je me souviendrai toujours d'une résidente avec laquelle j'ai partagé le souvenir d'un lien commun : TAZA, ma ville natale...On dit que le monde est petit...Un jour de fête d'anniversaires des résidents, alors que tout le monde s'amuse, une résidente m'appelle, me présente à une autre résidente âgée de 104 ans. Et à ma grande surprise, celle-ci me dit qu'elle a vécu au Maroc à TAZA. Cela était si surprenant que je lui dis : « Vous vous trompez, c'est Caza ».

Elle me reprend et me précise : « C'est bien TAZA avec un T ». La ville où je suis née !!! J'étais profondément émotionnée quand elle m'a dit :  « J'ai travaillé à l'hôpital de TAZA en 1920 ».

Pendant mes vacances au Maroc, je suis allée à l'hôpital de Taza avec mon mari pour lui prendre quelques photos, surtout celle de l'entrée, restée inchangée. A partir de là, une complicité s'est nouée entre nous et ces photos l'ont accompagnées jusqu'à son décés.

Je n'oublierai jamais cette charmante Dame avec qui j'ai rappelé une partie de sa jeunesse et qui était pour moi, un lien avec ma chère vie natale.

Le monde est grand, mais si petit à la fois comme je l'ai dit.

Nous ne choisissons pas d'exister ici ou là-bas. Il faut toujours vivre le respect de l'autre.

Et pour conclure, je vais vous lire un poème écrit avec 2 de mes collègues, lors de la formation :
Bientraitance.

 

Poème :

« Ajoutons la vie aux années »

Aujourd'hui, on a tous le choix
De vieillir avec nos droits
Sans douleurs, avec stupeur
De voir sa vie sans valeurs

Je ne voudrais pas être bousculé
Pour prendre mon petit déjeuner.
Ma toilette sans savonnette
Mon verre caché quand je suis assoiffé.

Mon appel au secours, sans retour.
Aujourd'hui, on a tous le droit
De vieillir dans le respect, je crois...
La maltraitance est derrière nous.

Pour un monde meilleur nouveau
Sans cris, sans pleurs et sans douleurs,
Soyons ensemble réunis
Pour améliorer cette fin de vie.

 

Visite de La Puye 16 et 17 mai 2017 : un temps proposé tout particulièrement au personnel des établissements du réseau. Cette année des enseignants étaient aussi présents parmi nous. Et c'est un groupe d'une quinzaine de personnes qui a marché sur les pas de Saint André-Hubert et de Sainte Jeanne-Élisabeth.

Ce fut, tout d'abord la découverte d'un lieu magnifique chargé d'histoire.

Des rencontres :

  1. les religieuses gardiennes et mémoire de leurs fondateurs.
  2. notre groupe venant de plusieurs établissements de la congrégation avec des fonctions différentes qui forment un pôle complet et une mission pleine.
  • Un lieu de ressourcement personnel.
  • Une pause dans nos vies.
  • Un temps pour découvrir ce qui a enraciné nos établissements dans le lieu où ils se situent et ce qui est commun à tous.

Cette pause nous a permis de situer nos établissements dans une histoire, dans un lieu source et de découvrir la vie des fondateurs (le Bon Père : André-Hubert Fournet ainsi que Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges), leur apostolat dans leur époque.

Ce dernier rejoint celui d'aujourd'hui qui est le nôtre, dans l'accueil du plus petit, dans l'éducation pour tous, dans l'accueil des familles ainsi que dans le soin apporté aux malades (même si cela nous concerne moins, quoiqu’avec le bac pro ASSP!).

Cette maison de La Puye porte un message et nous envoie en mission.

A nous de la trouver pour devenir "des passeurs".


(Témoignage d'une participante)

 

 

 

Le 22, 23, 24 Mars, 2017


C'est La Puye qui nous accueillait cette année!
Peut-on choisir meilleur lieu pour creuser le thème souhaité par les Chefs d'établissement suite au travail fait l'an dernier :

« Avance au large du CHARISME ! »

Tout au long de ces 3 jours, ensemble, nous avons creusé, vécu ce à quoi le charisme nous appelle... Sœur Agnès nous a permis de rentrer dans son histoire, son actualité... Avec elle, nous avons pris conscience qu'un charisme, comme tout patrimoine, tombe en ruine si on ne l'entretient pas !

Or, d'un commun accord nous avons redit notre volonté de l'entretenir. Aujourd'hui, dans nos établissements, « enseigner » ne suffit pas, le « guérir » devient important : que de jeunes en souffrance !!!

Le pèlerinage vécu tout au long de la matinée du Vendredi nous a fait revenir au cœur du charisme, au cœur de notre mission. Unis au « OUI » des premières Sœurs il y a plus de 200 ans, nous avons renouvelé le « OUI » de notre baptême et sommes entrés dans la démarche Eucharistique.

A la « grotte de la cancéreuse », nous rappelant le geste de Jeanne Élisabeth, les paroles du prophète Osée retentirent tout particulièrement : « Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : Enlève toutes les fautes, accepte ce qui est bon...nous t'offrons les paroles de nos lèvres... Voici la réponse du Seigneur : je les guérirai... je les aimerai d'un amour gratuit ! Os 14,3-4.

C'est à la lumière de ces paroles que nous avons pris la route vers le presbytère d'André-Hubert. Pauvres de cœur, nous avons monté l'escalier, déposé les poissons portant nos intentions, nos résolutions, nos souhaits pour nous-mêmes et nos communautés éducatives, déposé le tout sur la tables de la salle à manger du « Bon Père » où le pain nous attendait pour devenir pain Eucharistique : nourriture et force pour nos vies.

Nourris, réconfortés nous avons chanté de tout notre cœur :

« Avance au large, jette les filets... avance au large, n'aie pas peur !
Quand nous sommes perdus... prêts à l'abandon...
Invite-nous Seigneur à réveiller nos vies !
Quand nous sommes sans courage... sans élan de création...
Invite-nous Seigneur à tout recommencer !
Puisque nous avons cru en ta parole qui libère,
Invite-nous Seigneur à célébrer ton Nom ! »
Que St André-Hubert et Ste Jeanne Élisabeth, nos « relais » pour te rejoindre, intercèdent pour nous !

                                                            Pour des photos souvenir, cliquer ici ...

Le mercredi 8 Mars 2017, lors de la journée de la Femme, le Collège Sainte Élisabeth de Paris, rend hommage à la Fondatrice de la Congrégation des Filles de la Croix.

Le courage, la dévotion et la responsabilité sont des attitudes qui sont soulignées.

Sur des panneaux préparés pour faire découvrir sa vie, nous retrouvons de belles phrases telles que :

" Elisabeth est d'un autre temps mais de par sa foi, son amour de l'autre, elle s'inscrit dans notre époque "

" L'esprit de Sainte Jeanne -Elisabeth est toujours bien vivant" ...

" Une femme en avance sur son temps"

" Regarder le monde, ses misères,soulager, servir"

 

Enseigner, Soigner, Éduquer... sont des mots qui, aujourd'hui,
continuent à donner sens à la vie des Laïcs et Soeurs...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Groupes "CHARISME"
Feb 16, 2017

C'est dans la joie des retrouvailles que les groupes "Charisme" Sud France", de Bigorre, du Béarn et de Midi Pyrénées, se sont retrouvés de 10h à 16H30, ce samedi 19 Novembre à Igon. Sœur Marie Aimée et Sœur Jeannette, nous accueillent pour un temps de prière, pour la présentation du dernier chapitre général et l'élection de nos sœurs en responsabilité dans la congrégation.

Milou clôturera la matinée en présentant les 5 laïcs (2 Italiens, 3 Français) qui pour la première fois ont participé au chapitre » moment grandiose ...de partage, de fraîcheur et d'espérance.

Prise de conscience générale de l'importance et de la réalité de la famille "Filles de la Croix ". 

Des expressions, des mots, des découvertes, qui ouvrent le cœur et l'esprit ...entendus ou vécus, ici ou là pendant ce chapitre :

  • Osons la profondeur en intériorité, là où Jésus enseigne et guérit.
  • Offrons des oasis comme source d'intériorité et de beauté, de silence, de décélération, d'hospitalité, et de célébration.
  • Franchissons à tous âges, la porte de sortie de soi pour accueillir la différence et servir. Descendons du balcon.
  • Risquons les périphéries.
  • Et Maria Laura dans l'élan de son être : « Entre pour prier, sors pour aimer ».
                                                                            « On ne craint rien quand on aime » André Hubert.

Trois axes ont été retenus pour notre réflexion pour 2016 – 2017 :

  1. Jetons les filets de la rencontre
  2. Jetons les filets du charisme
  3. Jetons les filets de la communication, en partageant avec tous, communautés, établissements scolaires, E.H.P.A.D, Groupes....

Après un délicieux repas préparé par la maison d'Igon, c'est Sœur Bernadette qui nous fait partager " Esprit et Vie ", Constitutions des Filles de la Croix :

« Le but de la congrégation est de représenter
La vie de Notre Seigneur, et la simplicité de l'évangile. Appel :
à contempler le Père qui nous a donné son fils,
à suivre le Christ qui a donné sa vie pour nous,
à accueillir l'Esprit qui est source de vie nouvelle,
à prendre notre part dans la construction de l'Église... »

Enfin le soin est laissé à Sœur Henriette pour nous faire partager l'Évangile de ce dimanche 20 Novembre et de caler les dates de nos prochaines rencontres.

Emile Franco (Milou)

Divers intervenants ont animé cette session, à Lourdes, regroupant une soixantaine de sœurs dont nos sœurs du conseil général.

Le Père Bertrand CHEVALLIER, à partir du psaume 104, nous a fait entrer dans la contemplation de la miséricorde de Dieu, un Dieu créateur toujours à l'oeuvre, un Dieu maître du monde, un Dieu maître de l'histoire, un Dieu insufflant la vie aux plantes, aux animaux, aux hommes, un Dieu suscitant chez l'homme le désir de participer à cette œuvre créatrice.

Mr Benoît GUILLARD nous a partagé son parcours de vie.
A partir de sa formation initiale d'agronome, dans l'exercice de sa profession, il est passé du « produire toujours plus », à la prise de conscience de la richesse de la terre, de la richesse de l'homme. Il a changé de cap, amorcé une conversion vers un retour à l'essentiel.

La rencontre de fragilités, dans son milieu de vie et de travail l'a conforté dans son engagement auprès des plus fragiles et aujourd'hui, son travail est d'accompagner des personnes, en situation de handicap, vers un métier.

Sa conviction : Il y a, devant nous, un monde meilleur possible.

L'encyclique « Laudato SI' » donne des pistes pour imaginer un nouveau monde, pour le construire: se dépouiller, se donner à l'autre, être ensemble, chercher ensemble, agir ensemble.

Le film « DEMAIN », Une enquête, menée dans 10 pays, met en lumière des hommes et des femmes qui prennent conscience des conséquences du non respect de la terre, du non respect de la vie des hommes.
Ils font des recherches, agissent, pour éviter une catastrophe écologique.
L'équipe a rencontré des pionniers qui réinventent l'agriculture, l'énergie, l'économie, la démocratie, et l'éducation. Ils commencent à voir émerger ce qui pourrait être le monde de demain.

« LAUDATO SI O MI SIGNORE ». Célébration préparée par une équipe de Filles de la Croix.
« Au commencement, le souffle de Dieu planait sur les eaux.
Dieu créa la lumière, l'eau, le ciel, la terre, la mer, l'herbe, les arbres, le soleil, la lune, les étoiles, les oiseaux, les poissons, les animaux, l'homme.
Dieu vit que cela était bon. » (Genèse 1)

La nature est belle, la nature est riche. Chacune de nous a été invitée à sortir pour contempler la nature, pour réaliser une « création » à partir d'éléments trouvés dehors.

Ces diverses compositions ont été déposées à la chapelle, dans le choeur, au début de la célébration.
« Tu as aimé, Seigneur, cette terre !

N'est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ? » (Psaume 84)

Dans un très beau geste, Adèle a posé sur sa tête une jarre d'eau, l'a portée et,a laissé couler l'eau dans un grand bac.

Chacune s'est avancée pour toucher cette eau, don de Dieu.

Puis, quelques images d'une nature abîmée ont été projetées, accompagnées de paroles du Pape François.

Dans un moment de silence, chacune était invitée à décider d'une action à vivre pour entrer un peu plus dans ce courant de protection de la maison commune.

 

 

 

 

Bonne Année 2017 !

A l'occasion de cette nouvelle année qui commence,
le Conseil de Tutelle vous partage ses voeux
et vous partage les nouvelles des établissements de l'hexagone.

Vous pouvez cliquer ici pour lire le bulletin

 

À Ustaritz, dans une chambre de la Communauté des Filles de la Croix, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus apparut, en 1916, à une Fille de la Croix qui était très malade:  Sœur Louise St Germain.

Elle lui apparut plusieurs fois et, enfin, le 21 septembre 1916, elle a obtenu du Seigneur sa guérison « instantanée, complète et durable. »

 Cette guérison fut attestée non seulement par le Docteur GOYHENETCHE, médecin à Ustaritz, mais aussi par 2 éminents chirurgiens de Paris. L'un de ces chirurgiens, le Docteur Victor PAUCHET a conclu son rapport par cette phrase : « les signes cliniques sont tellement nets, la cure s'est faite dans des conditions tellement spéciales et anormales, qu'il ne peut s'agir d'une guérison d'ordre naturel. »

Ce fut donc l'un des deux miracles retenus pour la béatification de Sainte Thérèse.

Cette année, le 1er octobre 2016, nous avons fêté Sainte Thérèse et le centenaire de cette guérison, stimulées par l'arrière-petit-fils du Docteur Pauchet, Monsieur Stephan de BUTLER, qui continue l'œuvre de son aïeul en gérant l'Établissement de Santé qu'il avait créé à Amiens en 1897.

Nous sommes heureuses d'avoir su, et pu, garder cette chambre, malgré les aménagements obligatoires pour transformer notre Maison Religieuse en EHPAD. Elle a toujours été un lieu de recueillement, de prière, non seulement pour les Sœurs, mais aussi pour toutes les personnes, jeunes et moins jeunes, qui s'y succèdent depuis un siècle.

Nous vivons cette présence comme une grande grâce car elle nous invite à continuer la mission : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. »

 

 

Ce dimanche 2 octobre 2016, grande joie, pour la Fraternité Diocésaine des Amis de Saint André-Hubert Fournet. Stéphanie et Pierre, après plusieurs années de cheminement, s’engagent à vivre leur consécration baptismale selon la spiritualité de cette Fraternité. Ce matin, c’est le temps des retrouvailles et pour des familles, l’occasion de venir à La Puye pour la première fois.

Oui « Chantez, priez, célébrez le Seigneur ». Ce chant retentit dans toute la chapelle des Filles de la Croix. Le P. Jean Paul Russeil, vicaire général du diocèse de Poitiers, préside l’Eucharistie avec le P. Jacques Poidevineau. Après les lectures de ce jour, exhortant à la foi, à l’espérance et à « raviver le don de Dieu » Tim 1, 6, le P. Jean Paul Russeil rappelle que « c’est à la lumière de notre baptême que nous pouvons faire grandir la foi. Pierre et Stéphanie, vous êtes des amis de Dieu en même temps qu’amis de Saint André-Hubert ».

Puis vient le moment où Pierre et Stéphanie sont présentés à l’assemblée par leur accompagnatrice respective et par des représentants de leur communauté locale. Ainsi, c’est bien toute l’Église qui est partie prenante de cet engagement. Le moment de la consécration débute par le signe de la Croix avec l’eau baptismale et le « ME VOICI » de chacun. Cette consécration, découle du baptême et ne comprend pas de vœux religieux. Elle appelle à répondre aujourd’hui à l’appel de Jésus, en vivant l’Évangile de tout son cœur, en témoignant par toute sa vie selon l’esprit de la fraternité. Elle invite à prier chaque jour, à se joindre à la communauté chrétienne pour y vivre l’Eucharistie, à répandre l’amour du Christ et à participer ainsi à la vie de l’Église.

La bougie de consécration et l’étole blanche à l’effigie de Saint André-Hubert sont alors remises à Pierre et à Stéphanie, signe de l’engagement de leur baptême. L’appartenance à la fraternité est également signifiée par la réception du livre de vie, livre sur lequel l’esprit de la fraternité est inscrit. Puis vient le moment où chacun reçoit une petite main, en terre cuite, rappelant cette phrase de Saint André-Hubert Fournet : « Donner à pleines mains et sans compter ».

Ainsi « l’Esprit de fête éclate dans nos cœurs, dans nos mains, dans nos yeux » comme nous aimons le chanter. Oui, nos cœurs sont remplis de joie, la joie de l’Évangile : Chacun à sa place peut apporter sa pierre à l’édifice de Dieu car « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi » 1 Cor 1, 27. La personne en situation de handicap mental est ainsi appelée à participer au mystère de l’Église et donc à la croissance du Royaume de Dieu. Joie pour Pierre et Stéphanie, joie pour l’Église de Poitiers et joie pour les Filles de la Croix.

Fêtes en Isturitz
Sep 28, 2016

Soeur Marie Laure MendiboureDimanche 28 août, à ISTURITZ (Pays Basque) on a célébré le bienheureux François DARDAN, martyre de la Révolution.

En cette fête, on a marqué d'autres événements :
* 70 ans de sacerdoce du Père Sallagoity
* 60 de vie religieuse de Sœur Marie Laure Mendiboure
* Les départs des Pères Arretz et Larroque, prêtres ayant servi dans le secteur

  Belle journée fraternelle pour tous !

Jubilé à Ustaritz
Sep 28, 2016

Le 06 août, de nombreuses personnes, familles, amis, invités se sont retrouvés à Ustaritz au sein de la maison provinciale des Filles de la Croix pour fêter les jubilés de plusieurs sœurs : 60, 70 années de vie religieuse.

 Lors de la messe concélébrée autour de Monseigneur Molères et de plusieurs prêtres, elles ont renouvelé leur engagement, leur fidélité au Christ.

Monseigneur Molères au cours de son allocution a bien souligné leur longue vie dans la fidélité à la suite du Christ autant dans la communauté que dans la vie de tous les jours, les difficultés rencontrées, les joies d'une vie donnée. A nous, peuples de baptisés, croyants, chacun a reçu le message d'envoi à travers nos vies pour qu'il y ait des messagers authentiques, « n'ayons pas peur d'annoncer notre vie de baptisés, d'annoncer le christ vivant autour de nous, parlons de la paix entre nous ».

Il nous a suggéré de distribuer les feuillets de cérémonie à la famille, autour de nous.

La cérémonie était accompagnée de jeunes musiciens venus récemment des J.M.J. de Cracovie. Un hommage était chanté à Marie « Ave Marie » par un groupe de chanteurs, ami des religieuses.

De nombreuses sœurs sont venues des diverses communautés dans une grande fraternité.
A la sortie de la Messe, chaque sœur s'est retrouvée en famille autour d'un goûter copieux
Dans une salle bien fraîche, ce fut des retrouvailles.
Après-midi agréable, sereine, ensoleillé.

 

 

 

« La maison Sainte Marie prête pour grandir ». Tel est le titre de l'article, du journal « L'Éclair » dans les Pyrénées Atlantiques pour relater le fait de la pose de la première pierre, de l'extension et de la rénovation de l'E.H.P.A.D. de Pau Sainte Marie.

En présence de nombreuses personnalités, Monsieur Bayrou, maire de Pau, Monsieur Alain Guinaudeau, président de l'association Saint Joseph, de Monsieur Duboé, directeur général des maisons de retraites de Pau, Nay et Igon, du curé de la paroisse, des résidents et du personnel, Sœur Eulalie, supérieure provinciale a rappelé par la lecture du parchemin qui été introduit ensuite dans un cylindre de cuivre logé dans la pierre, le but de l'institut des Filles de la Croix, sa présence auprès des plus pauvres comme l'a ardemment souhaité Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges, fondatrice de la congrégation.

 « Les personnes âgées sont des hommes et des femmes, des pères et des mères qui sont passés avant nous sur notre même route, dans notre même maison, dans notre bataille quotidienne pour une vie digne » (La joie de l'amour : Pape François) 

Ces travaux contribuent à faire de cet établissement un lieu de vie, d'écoute, d'accueil, de respect et d'accompagnement de la personne âgée.

 

 

Les déléguées - capitulantes de la « province France » viennent de vivre leur CHAPITRE PROVINCIAL les 29, 30 et 31 août 2016 à La Puye. Recevoir les orientations du 25 ème chapitre général était l'objectif principal, pour ensuite décider leur concrétisation pour l'ensemble des sœurs de la province.

Assemblées plénières, travaux de groupes et temps de prière ont ponctué ces trois jours vécus avec beaucoup d'intensité mais aussi de fraternité.  

« AVANCE AU LARGE », thème du chapitre général :

 Jetons les filets de la RENCONTRE pour rejoindre chaque personne et l'accompagner.

Jetons les filets du CHARISME pour approfondir notre héritage spirituel et le partager.

Jetons les filets de la COMMUNICATION pour fortifier nos liens de familles et dire Dieu aujourd'hui.

Notre assemblée s'est agrandie Mardi 30 août, avec la participation de 5 personnes laïques :

  • délégués des « groupes charisme ».
  • délégués pour les établissements de la congrégation auprès des enfants et des jeunes.
  • délégués pour les établissements auprès des personnes âgées.

Ensemble, laïcs, sœurs, jeunes, prêtres, nous avançons dans le respect de la vocation et la mission de chacun.
La GOUVERNANCE de la congrégation fut à l'ordre du jour. Ces décisions nous appellent à nous mettre en marche d'une manière nouvelle vers une « Communauté-Congrégation ».

Suite à ce chapitre provincial, toutes les sœurs de la province ont reçu ces orientations en participant à des assemblées provinciales.
Nous avons tout à recevoir de Celui qui nous envoie !
Allons jusqu'au don « à pleines mains et sans compter » (Saint André-Hubert Fournet).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 semaines riches en animation... en couleur... en soleil...

Vous devinez que 50 à 57 enfants accueillis tous les jours, ça met de l'ambiance, ça fait bouger, chanter, rire... et, de temps en temps, faire les « gros yeux » !!!

Les plus grands (7 – 11 ans) étaient là depuis 9h30, heure officielle, mais dès 9h le local connaissait déjà une certaine agitation. Heureusement, les ateliers, différents chaque semaine, occupaient notre « petit monde » et nous permettaient, les après-midis, d'accueillir les maternelles, même ceux qui se préparent à rentrer à l'école. Aussi, il a fallu consoler, imaginer des distractions pour « oublier » un peu la maison en attendant « l'heure des mamans ».

De grands moments ont ponctué ces 4 semaines :

  • La joie et la fierté de nos jeunes artistes nous présentant leurs prouesses à la fin de l'atelier cirque : école de concentration, de maîtrise de soi... (Cliquez sur l'image, vous verrez et lirez les mots des enfants.)
  • L'après-midi passé au long séjour de l'hôpital où, enfants et personnes âgées ont joué ensemble après avoir applaudi le « Carnaval des animaux » présenté par une vingtaine de C.P. et C.E1
  • On ne peut pas oublier les goûters très attendus, préparés tous les jours par les maternelles : on se dispute pour aller à l'atelier cuisine ! 

Pour conclure ces vacances, un peu particulières, mais très riches, la fête de Jeanne – Élisabeth : journée merveilleuse passée en plein air avec 50 enfants et 12 animateurs et qui s'est terminée, le soir, en communauté, enrichie par la présence de notre Sœur Marie-Christine, avec des jeunes de Mantes et des Mureaux, heureux de se retrouver, heureux de nous retrouver.

Jeanne Élisabeth nous a rassemblés dans le partage et la prière, l'action de grâce, la joie et la fraternité !

Voici le Journal - semaine cirque 2016 cliquer ici.


« Élisabeth, donne-nous ton grand cœur, donne-nous ton esprit
Et nos pas dans les tiens, conduis-nous à l'Amour. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Molante à Saint-Pierre-de-Maillé
« En Chemin de Miséricorde »

 « Le lieu lui-même « rayonne », mais celui de Jeanne-Élisabeth, par son approche de la malade qui donnera naissance à la congrégation est un « rayonnement de Joie ». Il interpelle pour une vie nouvelle, fondée sur l'approche, la rencontre, l'aide aux nécessités physiques et intellectuelles. »

(Jean-Paul de Pau)

Du pays basque a Mantes-la-Jolie et aux Mureaux ,en passant par les plages atlantiques, ou le pays légendaire de Gaston Fébus, dernier Comte de Foix et de Béarn, que la famille Filles de la Croix c'est retrouvée dans cet havre de paix de prières et d'amitiés, afin de partager ce temps fort de récollection, sur la miséricorde.

Pour les premiers arrivés dès ce Vendredi soir, c'est dans la souplesse du temps, la joie des retrouvailles, mais aussi le bonheur d’accueillir les nouveaux venus, une fraternité partagée, que l'envoutement du site favorise pleinement.

Dès le lendemain 9h c'est ce temps de prière animé par Sr Annie qui nous plonge dans la vie des fondateurs de la congrégation et Sr Marie de Magdala ne fait pas simplement nous accompagner, mais... elle nous porte sur ce chemin des lumières dans les pas de Sainte Jeanne-Élisabeth, de Saint André-Hubert, et de la première communauté. C'est au pied de ce chêne tricentenaire, de cette grotte où vécut cette femme malade, abandonnée que l'appel de Dieu sera entendu. Lorsque l'on écoute Marie de Magdala, on vit pleinement le récit, nous ne sommes plus spectateurs d'un évènement, on devient acteurs... Nous sommes déjà dans cette miséricorde qui est émotion et qui touche chaque cœur.

Retour à La Puye ou des 14h30 après l’accueil des derniers arrivants et de voisin, le père Philippe, avec beaucoup de clarté nous présente et nous conduit sur les berges de la Miséricorde

  • les émotions de Jésus le poussent à agir
  • situations individuelles et collectives..., situations qui suscitent colère et indignations de la part de Jésus (les marchands dans le temple...) situations qui entrainent Jésus au mouvement, à la proximité, à la parole de vérité, à l'action, à l'engagement des autres. (Parabole du fils prodigue)
  • le nom de Dieu est miséricorde, lent a la colère
  • l'agir de Dieu envers chacun de nous est miséricorde
  • parabole du bon samaritain
  • ne pas juger et pardonner, chercher à comprendre


La miséricorde, c'est pardonner avec une caresse.
Il est impossible de trouver un équilibre entre la miséricorde qui sauve et la justice qui tranche et rejette. La miséricorde de l'homme respecte et dépasse la justice.

Ce n'est pas seulement ton droit et mon droit mais l'amour qui fait le premier pas et fonde toute relation.
En soirée rencontre au pressoir ou Sr Marie Paul et Florence nous transporte dans un temps de prière particulièrement réussi, avec la parabole du père et de ses deux fils.

La miséricorde c'est l'acte ultime et suprême par lequel Dieu lui-même vient à notre rencontre... Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement

Va et toi aussi fais de même...
Quelle belle conclusion en cette veillée de prière, que la lecture ensemble de la prière de notre bon Pape François pour le jubilé de la miséricorde et la bénédiction du Père Philippe.

Dimanche matin, rendez avec Marie de Magdala et Florence à St Pierre de Maillé ; pour beaucoup d'entre nous qui avons gravi plusieurs fois les marches de l'escalier du pauvre, c'est toujours une découverte et un grand moment de se retrouver sur les lieux de conversion du Père André Hubert. Pour la première fois, nous avons pénétré dans la salle à manger du bon père où il attendait ses invités, alors que nous frappons a la porte... Qui sommes-nous le pauvre ou l'invité...?

C'est dans le silence et le recueillement émerveillé par ce temps partagé que nous regagnons l'église de Saint Pierre de Maillé pour l'eucharistie célébrée par le Père Philippe.

 

 

 

 

Trois jours au bord du Gave qui nous ont permis de vivre un séminaire riche, très riche... mais aussi très studieux !!!

Après la présentation de chacun, « Au fil de l'eau... », en suivant les traces de Jeanne-Élisabeth, nous avons pris au sérieux l'appel de Sœur Marthe : revisiter le « Enseigner – Guérir » si cher à nos Fondateurs...  (Cliquer ici pour suivre les traces de Jeanne-Élisabeth)


Et nous voilà avec Sr Eulalie, Sr Marie-Bernadette et Sr Marie Paul en Assemblée. Partage simple, riche, profond pour essayer de formuler comment nous entendons, essayons d'actualiser ces deux verbes dans nos différentes missions.

Accompagner, guider, partager soutenir c'est ce que nous réaffirmons vouloir vivre auprès des jeunes qui nous sont confiés, mais aussi au sein de nos communautés éducatives.
L'Eucharistie, qui a clôturé ce temps, nous redit que le « Bon Pasteur » est là, chaque jour, pour nous aider.

Après ce temps riche en partage, en prière, nous entrons dans le vif du séminaire ! Ensemble, membres du Conseil de Tutelle et Chefs d'établissement faisons mémoire de l'évolution connues ces dernières années. Puis, dans un travail de «collaboration dans un esprit de simplicité et de service », nous essayons de construire ce qui pourra nous guider.

Au terme de ces 3 jours nous avons bien conscience que le travail est loin d'être terminé... Chefs d'établissement, nous comptons sur le Conseil de tutelle, sur la Congrégation pour nous aider à faire qu'au sein de nos Communautés éducatives l'esprit de Jeanne – Elisabeth, d'André – Hubert soit bien vivant !


OUI, il nous faut « Avancer au large de la mission...
Avancer au large du Charisme !"

 Ce fut un séminaire studieux... Sans oublier la convivialité dans une ambiance détendue..., fraternelle... 

 Un petit vidéo sur l'historique du Conseil de Tutelle de la Congrégation des Filles de la Croix  (Cliquer ici)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Filles de la Croix, qui sont-elles ?

Nous les croisons !

Bonjour ! Bon courage !

 

Mais si on les rencontrait chez elles, durant une soirée ?

 

Ainsi, 12 jeunes filles un mardi soir et 9 jeunes garçons un autre mardi soir partagent la soirée, de 17 à 7h30 du lendemain.

Après un temps d'étude (il faut aller en classe le lendemain !) : prière des Vêpres ensemble.

 Puis repas partagé avec échange vivant et fraternel, et "soirée-débat" ! Tant de questions !

  • Quelles sont vos occupations ?
  • Priez-vous beaucoup ?
  • Comment avez-vous compris que le Seigneur vous appelait ?
  • De quoi vivez-vous ?
  • Si vous aviez un héritage, à qui ça reviendrait ?   Etc...                          

Chacune des soeurs a dit son parcours, sa vie, ses joies, répondu à ces multiples questions ...

Puis une bonne nuit chez les Soeurs.

Le lendemain, à 7h30, petit déjeuner copieux et retour en classe !

 

"C'était super ! Peut-on recommencer l'année prochaine ?"

 

Fête missionnaire
Jan 24, 2016

"Avance au large !"

Voici ce que nous avons entendu ensemble à notre rencontre de Noël à Lourdes après avoir écouté quelques unes de nos sœurs nous partager ce que veut dire dire "Enseigner et guérir, c'est imiter le maître même" comme le disait notre Bonne Sœur, Sainte Jeanne Élisabeth.

Nous avons parcouru les Évangiles avec le regard fixé sur la manière de vivre, d'enseigner et de guérir de Jésus. Nous avons retracé à travers les Chapitres Généraux, l'histoire missionnaire de la congrégation. Enfin, nous avons partagé comment nous vivons ces deux dimensions dans notre quotidien.

 Ensuite, lors d'une très belle célébration, nous avons fait mémoire de la mission des sœurs et de l'expansion missionnaire de la congrégation dans l'histoire. Vous pouvez le voir dans la vidéo suivante :  De la blessure nait la vie   (Cliquer sur le titre).

 Sœur Eulalie Arhancet a appelé les sœurs de chaque région de France. Elle les a envoyé de nouveau vivre la mission dans leur lieu d'insertion, à la campagne ou au cœur des cités... Nous avons réentendu l'article 69 de nos Constitutions : "Le message évangélique que nous accueillons, nous avons à le transmettre d'abord par ce que nous sommes. Dans la simplicité de nos vies, nous témoignons de la joie de vivre avec Dieu et pour lui."

 

 

 

 

 

 

 

Célébrer la vie est une joie !

Nos soeurs des communautés d'Igon et d'Ustaritz ont fêté les 100 ans
de nos soeurs Michèle Sainte Anne et Rose Saint Gabriel !

 

Michèle Sainte Anne Rose Saint Gabriel

 

 Cela peut être un bel exemple pour nous, une belle espérance :  Elles vivent, en communauté, chacune une fidélité au Seigneur avec ce qu'elles sont et ceux qu'elles sont appelées à devenir. 

 

 

 

 

 

 

 

Ce point de la charte écrite l'an dernier à l'occasion du rassemblement International Laïcs-Soeurs de la famille Filles de la Croix était le thème de la rencontre du samedi 19 septembre 2015. 

Ainsi, plus de 40 laïcs et soeurs du sud de la France se sont retrouvés dans notre maison régionale d'Igon, près de Lourdes pour approfondir la Parole de Dieu et la prière des psaumes.

Ils ont, de plus, pris le temps de découvrir la lettre de Soeur Marthe, Supérieure Générale, ouvrant le chemin vers le chapitre 2016.

"Je crois que cette journée était bien "pleine" de belle choses, de beaux moments. Et que le "carrefour" pour lire ensemble l'Évangile, ainsi que le temps de prière du Psaume à la lumière des explications de Marie-Bé ont été très "forts" pour beaucoup d'entre nous !" disait Isabelle

Voici un petit compte rendu ici

 

 

 

 

 

 

 

 

La récollection laïcs-soeurs de France s'est déroulée à La Puye, les 6-7 juin 2015. C'est un temps qui commence à être un rendez-vous annuel incontournable pour certains. C'est une joie de se retrouver de se retrouver dans ce lieu de ressourcement pour partager, prier et se poser.

Voici quelques échos :

 "Nous sommes certainement nombreux à avoir repris la route dimanche avec un petit pincement au cœur, presqu'un sentiment de frustration tellement le temps de partage et la vie du groupe furent exceptionnels.... mais trop courts.... trop de choses importantes à emmagasiner dans si peu de temps.... un temps si riche quand le partage se fait de cœur à cœur entre nous et avec les intervenants...."

"Avec d'abord, Sœur Marie de Magdala pas seulement brillante mais heureuse de se trouver là, au milieu de nous, attentive à nos questions mais aussi gardienne d'un état d'esprit, d'une fidélité à l'histoire de la congrégation et ces mots prononcés et confiés a l'un d'entre nous et qui nous engagent à tous laïcs et sœurs : c'est merveilleux .....on ne s'attendait pas à tout ça ..."

"Avec le Père Jean Pierre Jammet, c'est un autre discours d'église, de prêtre engagé au service des pauvres. Sa présentation de "DE LA BLESSURE NAÎT LA VIE" et sa conclusion qu'il empruntera avec son accord à Kevin, doit s' inscrire dans toutes les belles phrases répertoriées dans notre famille Filles de la Croix."

"je ne sais pas si ce sont nos blessures qui nous ont donné la vie à tous les deux 
mais ce que je sais c'est que ce sont de nos blessures qu'est né notre amour."

"Nous avons eu envie de te dire Jean Pierre en te quittant : Tu as fait des kilomètres pour rencontrer ce couple, des kilomètres qui sont venus s'ajouter à d'autres pour venir en aide a ceux qui sont dans le besoin... Tu n'as pas perdu ton temps monsieur le curé et nous sommes fiers de t'avoir rencontré et ravis de ce partage."

"Marie de Magdala en ouvrant notre recollection samedi après-midi nous a mis dans les pas de Sainte Jeanne Élisabeth, de ses souffrances ,de son opération qu’ elle gèrera sans se laisser attacher "mon crucifix me suffira" elle profitera de ce temps de blessure et de convalescence pour faire connaitre la congrégation naissante, c’est ce relationnel qui demain marquera et sera le moteur qui développera la congrégation."

"Le temps personnel qui suivra donnera a chacun l'occasion de revenir      

  • sur ce qui m’a touché
  • sur ce que j’ai retenu
  • sur mon histoire personnelle mes blessures
  • sur ce qui m’a remis en route, m’a fait rebondir "

Viendra ensuite l'intervention du Père Jammet : c'est l'homme et le prêtre qui parlent des blessures de la vie de l'enfantement, ce sont les illustrations avec le chemin de Croix de Claudel, le texte de Jean de la Croix... Blessures personnelles... Blessures de la vie... Nous sommes tous nés d’une blessure...

Dimanche matin à Saint-Phèle c'est la congrégation qui se retrouve sur le lieu même ou le Père André Hubert a rédigé les contributions de la congrégation ; image aussi symbolique c'est à Saint-Phèle que lors de la rencontre internationale Sœurs Laïcs du 22 au 29 Mai 2014 sera lancé la charte EN CHEMIN DE FRATERNITÉ. Sœur Marie de Magdala rappellera l'histoire, les 2 paroisses de St Pierre de Maillé et de Saint-Phèle, l'omniprésence du Bon Père.

Dernière intervention le témoignage de Pierrette et sa vie aux côtés de son fils Julien. "Le Seigneur ne choisit pas des gens capables mais rend capables ceux qu il a choisi". Pierrette nous a rappelé les propos de Mère Teresa : "les enfants trisomiques sont des professeurs d’amour"; " un regard d'amour, c'est fou ce que ça peut changer une vie ....Un regard de haine c’est fou ce que ça peut détruire". 

Merci à Pierrette pour tant d'amour reçu et donné, un grand merci aux sœurs de la communauté de la Puye et à Sœur Jeanine toujours à nos petits soins, notre affection et nos remerciements à l'équipe sœurs-laïcs, à Soeurs Anne Marie, Annie, Marie Paul et à Michèle et Isabelle, pour l'animation et le déroulement parfait de la rencontre, à l'équipe de l'Ariège pour son accueil "rafraichissant".

Prochain RDV a IGON le 19 Septembre pour les équipes sœurs laïcs du sud et à La Puye (date non fixée) pour les autres groupes avec pour thème  "que la parole de Dieu et la prière donne un sens a notre vie"...Comment peut-on prier à partir de la parole de Dieu... Des psaumes...Comment vivre un temps de partage de la parole.

Fraternellement, Milou

 Pierrette Forget est la maman de Julien, un membre de Fraternité diocésaine des Amis de Saint André Hubert. Elle donne son témoignage sur ce thème de « De la blessure nait la vie... » 

Vous le trouverez en cliquant ici.

     

 

En marche vers ses engagements définitifs, Soeur Karina, Fille de la Croix, invite les jeunes qu'elle a connus à vivre un après-midi à la communauté des Mureaux.

 

Voici le témoignage de Jennifer :

Ce dimanche 28 juin 2015, nous avons été rassemblés autour d'un goûter et d'une prière pour faire la rencontre d'une de nos sœurs, Karina, originaire d'Argentine, qui va confirmer ses vœux le 19 septembre prochain !

Chacune des jeunes filles présente a pu faire connaissance avec Karina et en a aussi profité pour connaître davantage la communauté des Filles de la Croix. Nous avons partagé un moment convivial, rempli de joie et de fou rire.

La question du jour, posée par Karina, a été : « Seigneur, que veux-tu de moi ? »

Pour ma part, je retiens que le Seigneur est toujours présent dans chacun de nos pas.

Nous ne sommes souvent pas d'accord avec les choix qu'il nous réserve, notamment lors des échecs et des difficultés rencontrés dans nos vies, mais il sait nous guider et nous rassurer et il sait ce qui est le mieux pour nous.

Il est là, même lorsque nous n'avons pas envie de le voir. Il est présent parmi nous, il sait nous relever dans les épreuves.

Alors Vivamos hoy la alegría del encuentro con Jesús !

Merci à Sr Karina d'avoir organisé cette rencontre et merci aux sœurs pour leur disponibilité et leurs témoignage! 

Jenny

 

Bien chers amis !

Le printemps s'annonce, le soleil chauffe déjà et nous nous préparons activement à vous retrouver à Paris le 18 mars prochain. Nous avons tous vécu un début d'année 2015 bien mouvementé : les évènements de Paris, la rencontre des chefs d'établissement et des Ogec, les massacres de chrétiens en orient, sans compter la pluie, les bonnes et les mauvaises nouvelles...

Pour affronter tout cela je vous propose tout simplement de relire le texte de référence des Filles de la Croix. Faisons nôtres ces convictions. « Nous voulons donner à chacun dans un climat de simplicité une formation solide qui décèle et prenne en compte l'ensemble de la personne... Une éducation à la liberté responsable... Une éducation ouverte aux dimensions du monde... » .

C'est à nous qu'il revient que tout ceci ne reste pas que des mots. Si nous vivons ces convictions, si nous faisons en sorte de les mettre en oeuvre sincèrement, nous pourrons alors revendiquer dans tous nos établissements l'esprit des Filles de la Croix dont nous nous réclamons...

Trouvez le bulletin n°5 en cliquant ici

 

Pour son WE de Carême, le groupe a choisi de rejoindre le thème de l’année de la Congrégation des Filles de la Croix : « Nos traversées : De nos blessures naît la vie ».

« De nos blessures naît la vie » : ce thème que la congrégation porte pendant l’année a été choisi pour ce week-end d’entrée en Carême par les organisatrices. Une manière de rejoindre les Filles de la Croix dans ce qu’elles vivent, et de mieux connaître la vie des fondateurs.

Témoignages poignants

L’entrée en matière a été bouleversante, avec les témoignages poignants de Marie-Magdala sur la blessure de Jeanne-Élisabeth, puis de Véronique et Brigitte, sur leurs parcours de vie et leurs épreuves.

Chacun a pu alors mesurer ses traversées, les mains tendues, l’importance de la présence de Dieu pour garder le cap dans ces difficultés, aidés par les Écritures et notamment l’Évangile sur la traversée de la tempête du lac de Tibériade.

 Partages et détente

Nos traversées, et celles du monde également : les partages en petits groupes ont permis d’échanger sur les évènements terroristes récents et la manière dont chacun les vit, les ressent.

Mais les week-ends à La Puye sont aussi marqués par des temps de détente ! Des jeux sur la pelouse autour de la confiance les uns dans les autres, un repas-raclette tous ensemble, un grand jeu de piste pour la soirée.

Au détour des couloirs

Petit changement cette fois-ci : le Moulin étant en travaux, nous avons posé nos sacs et instruments dans la salle du chapitre et les chambres des Fontevristes. D’autres points de repères, d’autres tablées, d’autres habitudes. Mais toujours l’Eucharistie à la maison de retraite. Et tous ces moments informels : discussions à bâtons rompus, confidences dans les couloirs, échanges de nouvelles et de photos de mariages, baby-sitting pour le petit Eloi, 9 mois. 

De quoi faire dire à Brigitte, qui venait pour la première fois : « dans ce groupe, il y a de la vie ».

Suite à la semaine internationale vécue à La Puye en juillet dernier, 6 laïcs de la région ont participé à la rencontre laîcs/soeurs le 17 janvier 2015, organisée par les soeurs d'Ustaritz et de la région.

Soeur Marie Clotilde Sévilla a présenté avec dynamisme, le diaporama qu'elle a réalisé sur cette rencontre de l'été dernier.

Les laïcs, Mayie, Isabelle, Asun, Anne Marie, Solange et Michèle, ont donné leur témoignage et partagé avec enthousiasme, leur chemin de vie, en lien avec le charisme des Filles de la Croix, à la suite de Saint André Hubert et de Sainte Jeanne Élisabeth, en Église locale, universelle et multiculturelle.

Temps d'écoute et de partage vécu dans la simplicité et l'esprit de famille.

L'après-midi s'est terminé par une prière ensemble et goûter fraternel.

 

 

Depuis plus d’un an, Flore et Houleymata, n’ont qu’une idée : fêter les 20 ans d’ « Eveil-Mat-InS » !

Effectivement, le 3 novembre 1994 une petite équipe de bénévoles de l’École Notre-Dame accueillait, pour la première fois, 6 enfants du quartier des Médecins du Val Fourré...

Aujourd’hui, 20 ans après, c’est une centaine d’enfants qui est accueillie, toutes les semaines, par de nombreux bénévoles dont 3 Sœurs de la Communauté.

Pendant les vacances de la Toussaint 2014, il y a grande animation dans nos locaux : 20 ans, ça se fête et une fête, ça se prépare !

Ce samedi 8 Novembre, la grande salle de l’Agora, maison des Associations, après avoir été décorée avec les nombreuses réalisations des petits et des grands, se remplit petit à petit…

Personnalités, enseignants de l’école Notre Dame, Sœurs, surtout, nombreuses familles et jeunes qui veulent faire mémoire de ce qu’ils ont vécu ou vivent à « Eveil-Mat-InS » alors qu’ils ont 3,4, …11ans. Ils ont beaucoup joué… car à « Eveil-Mat-InS » (Éveil plus particulièrement en Maternelle en vue de l’Insertion Scolaire) on apprend en jouant !

 Ludivine, première jeune accueillie avec son frère Michaël, nous a dit : « J’ai beaucoup aimé le local, j’habitais juste à l’étage au-dessus et lorsque j’entrais, c’était magique ! je n’avais jamais eu de jeux.

Quelle merveille, jouer à la poupée.. à la dinette… avec des voitures…des puzzles…Aujourd’hui je joue avec mes propres enfants ! » témoignage qu’elle a terminé avec quelques larmes !

« J’ai passé de merveilleuse années à « Eveil-Mat-InS » nous dit Amina. Je ne pourrai jamais oublier tant de souvenirs, tant de bons moments qui ont marqué à jamais mon enfance !

Ce centre était pour moi ma 2ème maison, un lieu où j’ai pu apprendre, m’amuser, m’épanouir et me surpasser. »

 « Cela fait 7 ans que j’ai quitté le local, après y avoir passé 7 années magiques !!!Que de bons moments parmi une vingtaine de bénévoles qui étaient là pour nous épauler, nous soutenir et nous aider dans notre scolarité. Sans eux l’association ne serait pas là ! Ils mettent de la vie…

Voilà, je vais m’arrêter là, car pour dire tout ce que j’ai dans mon cœur, il me faudrait plusieurs feuilles de papier ! » Dorsaf

Quelques bénévoles ont tenu également à témoigner.

C’est Evelyne : « Bravo pour la merveilleuse initiative de la création d’« Eveil-Mat-InS ». Je suis heureuse de participer à l’éveil de tous ces enfants qui sont si attachants et si prometteurs d’avenir ! »

« Aider à apprendre est une extraordinaire activité : MERCI « Eveil-Mat-InS » de me permettre de le faire ! » Cécile

 Oui, nous avons vécu une merveilleuse après-midi ce 8 novembre, une après – midi très simple, très fraternelle. Tous les visages disaient la JOIE de la rencontre, la JOIE de la fraternité : chrétiens et musulmans ensemble, heureux de se retrouver, entourés d'une multitude d'enfants bien occupés par les friandises apportées par les mamans. 

 

 

 

 

 

 

 

Action "SOLIDARITE"
Sep 2, 2014

Action "SOLIDARITE", du 22 juillet au 6 août 2014

Groupe de jeunes et d'adultes du collège Sainte Thérèse à SACHAYOJ en Argentine pour une action solidaire auprès de cette population avec qui ils sont en lien depuis de longues années .

Nombreuses rencontres avec des jeunes, des enfants, des parents, des paysans, des producteurs locaux...

Visites d'écoles, d'un collège, de l'hôpital pour soutien, accompagnement ...

Aide à la restauration de maisons, travaux de maçonnerie, construction....

Animation d'ateliers pour enfants...

 Pour plus de renseignements, voir le blog : Un résumé de notre voyage à Sachyoj (cliquer ici)

Dans nos Maisons de Retraite, ensemble, associés par le service, laïcs et religieuses, nous contribuons à faire de nos Établissements Sanitaires et Sociaux : des lieux de vie, d'accueil, d'écoute, de respect, d'accompagnement de toute personne, jusqu'au bout.

Voici le compte-rendu de l'accompagnement d'un résident dans un de nos EHPAD :

Monsieur X résident communiste, âgé de 91 ans, veuf depuis un an, est dialysé 3 fois par semaine.
Il dit à l'aumônier de la Maison :
« J'ai demandé au médecin ce qui se passerait si on arrêtait les dialyses. Tous les jours, je demande à partir. Je voudrais mourir. Depuis que j'ai perdu ma femme, je n'ai plus envie de vivre. Je voudrais que tu m'aides ».

Ce monsieur, son fils militant communiste et un ami athée, demandent au directeur de l'EHPAD et à l'aumônier de débattre sur l'euthanasie comme droit à l'auto-disposition de soi.
« Je considère la liberté comme une donnée constitutive de l'individu qui dispose de sa vie ainsi qu'il le manifeste parfois dans le geste ultime et compliqué du suicide » dit le fils.

Le directeur remet à chacun le document présentant les directives anticipées et il les commente en témoignant de la foi et de l'espérance qui l'habitent.
L'aumônier ajoute : « ma vie, je l'ai reçue de mes parents, et pour le chrétien que j'essaie d'être, c'est un cadeau que Dieu, à travers eux, m'a confié. Il ne m'appartient pas ».

Le dialogue est sans concession mais cordial.
Des chrétiens se font très proches de Monsieur X
La décision de l'arrêt du traitement par dialyse a été la source d'un grand questionnement pour tout le monde.

Très vite, Monsieur X est dans le coma. Le dimanche, le Directeur vient pour veiller Monsieur X et permettre ainsi à son fils de se reposer un peu. « J'étais malade et vous êtes venus à moi ».

« Aujourd'hui, dit le pape François, il faut une Église en mesure de tenir compagnie ; une Église qui accompagne le chemin en se mettant en chemin avec les personnes ».

Lors des obsèques de Monsieur X, le directeur de l'EHPAD s'est exprimé :
« Monsieur X m'a souvent touché par sa capacité d'amour et aussi lors de nos échanges.
J'ai été sensible à son amour profond pour son épouse, sa famille.
Il vivait également l'Amour du prochain, sans attente de réciprocité ; il accueillait en amitié et considérait l'autre amicalement avec affection et tendresse.
Alors qu'il sombrait dans le coma, il murmura à son fils : « à cet instant, je pense aux personnes, qui dans le monde, sont dans mon état et je n'ai pas peur ».
Cette bonté qui était la grande qualité de ce Monsieur échappe à toute idéologie.

Monsieur X a souhaité être enveloppé du drapeau rouge, ce drapeau qui évoque le sang de tant d'ouvriers, sang qui a coulé dans le monde pendant leurs luttes.
Lui, c'est par une fidélité sans faille à son épouse, sa famille qu'il a lutté jusqu'à son dernier souffle.
Il a ouvert son cœur, offert son attention affectueuse, jusqu'au bout, à ceux qui l'entouraient.
Je le revois dans la salle à manger, se lever pour ouvrir la porte à une personne en fauteuil roulant alors qu'il ne tenait pas debout.
Je le revois se pencher vers telle ou telle personne, caressant la main.

Souvent, à table, dit l'aumônier, nous échangions sur les problèmes sociaux, culturels et politiques du pays et du monde. Il participait à « l'Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture », en signant les pétitions dénonçant les humiliations et les coups que subissent de trop nombreux détenus, partout, dans le monde.
« Je dois ajouter, que cette solidarité ne s'est pas déroulée à sens unique.
Que de fois j'ai été émerveillé par les gestes affectueux des membres du personnel. Je ne puis compter ceux qui se sont arrêtés près de lui, l'embrassant avec un sourire complice, et lui, leur caressant les mains.

Une employée lui a adressé une belle lettre :
Comment, Monsieur, vous dire Merci pour tout ce que vous nous avez apporté ? Votre gentillesse à l'égard du personnel, toujours un mot aimable. Vous pensez toujours aux autres avant de vous soucier de vous.

« Ce monsieur, à travers ses prises de parole et sa façon d'être, a représenté pour moi, prêtre, un Visage d'évangile : le visage du Christ redonnant leur dignité à tous les laissés pour compte des systèmes politico-religieux de l'époque ; remettant debout les exclus de la société ; accueillant à bras ouverts tous ceux et celles qui étaient méprisés.
Il m'a été donné de contempler, ainsi, le Christ à travers le visage de cet homme, à certaines heures bien endolori, mais toujours solidaire des combats de nos frères les hommes ».
Nos Fondateurs, André-Hubert et Jeanne-Élisabeth nous ont légué un esprit, selon l'Évangile, un esprit de simplicité, de service.
C'est dans cet esprit que nous continuons la mission auprès des personnes âgées.

Notre conviction aujourd'hui :
« Entendre la détresse de notre société,
Accompagner les hommes et les femmes délaissés, oubliés ».

 

"Faire du lieu où nous vivons notre baptême aujourd'hui, un lieu de sainteté"

C'est avec ce thème que se rassemblaient les Animateurs en Pastorale de notre réseau d'Établissements scolaires.

 Avec André-Hubert et Jeanne-Élisabeth, nous avons cheminé, éclairés par la Parole de Dieu (l'hymne aux Philippiens, et les disciples d'Emmaüs), de l'"escalier du pauvre" à la salle à manger du Bon Père en passant par les Marsyllis.

 

 Nouvelles du Conseil de Tutelle - Bulletin 1(cliquer ici)

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme à l'habitude, de nombreuses filles de la Croix se sont réunies à l'Assomption à Lourdes pour aborder différents sujets de leur vie de congrégation.

La journée du 27 décembre a été consacrée à une réflexion sur "la Trinité, mystère et source de communion" et sur "la dimension Trinitaire de nos vies de Filles de la Croix" aidée par Soeur Ketty Hiriart-Urruty. Nous avons partagé à partir de textes bibliques, et "Esprit et Vie", notre règle de vie. 
Le but était de revoir ou revitaliser cet aspect important pour notre spiritualité.

 Et le Père André-Hubert Fournet, le fondateur, avait creusé ce mystère, lui qui reprenait sans cesse ce mystère, lui qui reprenait sans cesse la louange à la Sainte Trinité :

Gloire au Père qui m'a créé à son image
Gloire au Fils qui s'est fait homme pour me faire participer à sa divinité
Gloire au Saint Esprit qui fait de mon âme un ciel où il établit sa demeure

 Les 28 et 29 décembre, ont été abordées d'autres questions.

 La Pastorale des jeunes

  • Un regard sur les rencontres proposées dans l'année 2013, et les projets en France
  • La présence plus jeunes soeurs africaines a permis une grande ouverture : leur expérience de camps vocationnels, leur dynamisme.
  • Le CIJ, Comité International jeunes, et en particulier pour la pastorale des Jeunes en Europe (France, Italie, Espagne) travaille à des propositions communes : l'été 2013, en Italie ; l'été 2014, à La Puye, notre maison-mère en France
  • La pastorale des jeunes en intitution scolaire : le collège de Colomiers est engagé depuis longtemps avec Sachayoj pour une action de solidarité. En 2014, un groupe de 6 jeunes de l'école Ste Thérèse de Colomiers et des adultes partent pour construire un bâtiment.

Groupes charismes et famille Filles de la Croix, Laics-Soeurs

  • Un élargissement de l'équipe d'animation de l'ensemble à des laïcs proches de notre charisme
  • La rencontre de tous les groupes à Bétharram en septembre 2013
  • "Rassemblement des familles Spirituelles à Lourdes" pour les délégués laïcs et des soeurs de 400 familles religieuses. Ce fut un temps fort très riche en rencontres et partages d'expériences qui a réuni 1200 participants. Michèle et Milou ont témoigné de cette expérience, débordant d'espérance et de dynamisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sentiment d'appartenance", c'est le thème de la rencontre qui a réuni des laïcs et des soeurs de la Famille Fille de la Croix, à Bétharram..

Cette proposition était située dans le cadre des formations à la spiritualité demandées par les laïcs après le chapitre général de 2010

Le thème, « le sentiment d’appartenance », avait été choisi par l’équipe d’animation, (laïcs et sœurs) à partir de la relecture des différentes attentes …et l’orientation du chapitre :
 « Le baptême nous réunit, laïcs et sœurs, comme famille, différents et complémentaires. Ensemble nous faisons un pas de plus dans la construction de la « Famille Filles de la Croix » en ouvrant aux laïcs de nouveaux espaces de participation… »

La journée du 28 septembre a rassemblé, à Bétharram, 28 laïcs et 18 sœurs - voici le témoignage de l’un des participants :

"Si j'avais à mettre un titre sur cette journée passée à Betharram je l'intitulerais ¨rencontre de famille¨. En revenant sur mes terres ariégeoises, ce moment vécu avec vous m'a rappelé des épisodes où la famille et nos parents se retrouvaient ; il y avait ceux de la ville qui revenaient pour faire les foins, vendanger ou tuer le cochon à la fin de l'hiver, il y avait ceux des campagnes qui voyaient les cousins bien habillés et au langage fleuri... mais au teint pâle. Ils étaient tous là pour partager. Avant de partager il faut se reconnaître et tous se reconnaissaient. Ce sentiment d'appartenance parfaitement présenté par Soeur Agnès a mis toute l'assemblée, pas seulement en phase d'écoute, mais a invité à l'expression, au dialogue et la quarantaine de participants en a largement profité....

Nous appartenons à un ou plusieurs groupes, cela a été dit et bien dit par notre soeur... L'appartenance est un signe humain mais qui va plus loin que le visible, l'appartenance responsabilise, engage, invite au partage avec les siens, avec les autres. Mon appartenance ne va pas à un groupe quelconque, il devient "famille" quand il y a communion et partage et c'est, je crois, le message du chapitre 2010 et de la lettre de Soeur Marthe, c'est la direction donnée au projet d'une "famille Filles de la Croix" et non pas des Filles de la Croix.

La famille ça ne se décide pas, ça ne s'impose pas, ça se construit. Aujourd'hui, la famille se retrouve sur les chemins des fondateurs de la congrégation. Nous devons, en famille, soutenir toute démarche vers plus de fraternité de rencontres, chacun de nous doit apporter sa contribution à la construction de cette nouvelle famille, ouverte sur le monde, généreuse et accueillante, respectueuse des approches de chacun. Nous serons ainsi levain dans la pâte car nous avons besoin comme le dit le père Rouet, dans un excellent article sur témoignage chrétien, ¨DE VIGILANCE ET DE REVEIL, LE CHRISTIANISME EST LE SEL ET LE SEL BRULE" et je me permets d'ajouter : il donne du goût à la vie."

Milou

Session à La Puye
Sep 6, 2013

Avec Marie Laure Durand, théologienne ...

Session autour des questions :

  • " De la personne au bien commun "
  • " Comment faire communauté avec des "individus ? "
  • " Qui suis-je ? " : Identité  
  • Appartenances auxquelles je suis reliée
  • Incidences sur la Vie Religieuse
  • " Qui dois-je être pour permettre à l'autre de donner le meilleur de lui-même ? "

Après cette session, a suivi le Conseil de Congrégation ... Les soeurs ont pris des axes de vie, de réflexion pour les 2 années à venir, à partir des points retenus au Chapitre Général de 2010.

 

 

 

 

Regard théologique, sur les lieux Fondateurs avec le Père Russeil.
Acte de mémoire évangélique pour nous tenir en marche... à partir essentiellement des biographies du Père Cousseau et du Père Rigaud.

Escalier de Maillé :

Rencontre du pauvre, sacrement du Christ :
En haut de l'escalier, Père André-Hubert reçoit les gens de son milieu, les gens "d'en haut"...
En bas, le pauvre... 
Le Christ parle par le pauvre... Il reçoit la Parole venant de Dieu... 
Dépouillement... Il s'en remet dans la main de Dieu et s'ouvre à la surabondance divine...
Ce pauvre le fait naître à sa mission, à son ministère pastoral, à sa vocation propre

Grange des Marsyllis :
1797 : Père André-Hubert, homme apostolique, revient de son exil, entre dans une vie de clandestin.
Voies nouvelles ....
Épreuve de la nuit :
Nuit du monde, de la révolution..
De nuit, il rassemble tant de gens en quête de Dieu
De nuit il reçoit Jeanne Élisabeth...
Il sonde sa patience, son humilité : "Pensez-vous que je vais faire attendre ces mères de famille..."
"Après eux ..." dit Élisabeth. Elle attendit 5 heures...  
Pour André Hubert, pas de mondanité mais amour de préférence pour les pauvres...
Le jour naît de la nuit !
"Il s'est passé de grandes choses aux Marsyllis !" dira Élisabeth

Molante 
1802-1806 : le OUI des premières Filles de la Croix :
"A quoi pensez-vous ma fille , à rester dans cette maison de paix , alors que Dieu vous appelle au combat !" écrit Père André à Élisabeth qui essaie la Vie Religieuse dans un monastère de Poitiers.
Élisabeth revient aussitôt
Pour Élisabeth, c'est Parole d'André Hubert est Parole de Dieu, Parole transformante ...
Semence qui prend visage d'humanité en 5 jeunes femmes : Élisabeth, Madeleine, Anne, Véronique, Marianne.
Un "OUI" à l'intérieur du "OUI" total du Christ au Père grâce à l'Esprit...
Les urgences du temps  sont  signes d'appel  ... et c'est en marchant que s'ouvrent de nouveaux chemins. 
Cela s'inscrit dans l'histoire du salut...

Dans le flanc du rocher, une grotte
Renouvellement du geste d'un samaritain en voyage.
Au retour d'une Messe, Élisabeth passe dans la forêt...entend des gémissements... s'approche... 
Émue de compassion, accueille dans la communauté cette personne souffrante et violente réfugiée dans cette grotte. 
Elle en prend soin pendant 5 semaines...
Dépassement, détachement de soi par la présence du Christ qui transforme...
Elle renouvelle le geste du Bon Samaritain.
Va... et fais de même !

Chêne ... enraciné dans le rocher !
Dieu lui-même notre Rocher pousse ses branches vers le Ciel : Icône de la Résurrection !

Geste de Soeur Élisabeth, geste de Résurrection !

 

 

 

 

 

 

 

Bénédiction de l'internat au 92 rue de Sèvres, chez les Filles de la Croix.

Mercredi 24 avril 2013

En présence :

de Soeur Eulalie, Supérieure Provinciale des Filles de la Croix
de Muriel Choubry, déléguée de Tutelle,
de Messieurs Du Bot et Naquet, présidents des  Organismes de gestion,
de Madame Blandin, chef d'établissement coordinateur,
de Madame Doucet Ferrant, chef d'établissement du 1 er degré,
de Madame Mikhaïlov, responsable de l'internat


Sous la présidence de Monseigneur de Moulins-Beaufort
et en présence de Monsieur De Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique,
De Monsieur Gautier, directeur diocésain
de Madame Dati, Maire du VII ème.

1815, il y eut un appel !

"Ils n'ont personne pour les instruire", appel qui a engendré une action : "Vivez et faites vivre".

Une femme a osé : Sainte Jeanne Élisabeth et à sa suite, des soeurs, des enseignants, des enfants, des jeunes, des parents osent chaque jour "VIVRE ET FAIRE VIVRE".

 Nous demandons au Seigneur qu'Il bénisse toute la communauté éducative qui travaille à cette grande oeuvre ainsi que tous les enfants qui en bénéficient.

 

 "Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : 
 ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'a révélé aux tout-petits..." 

"Venez à moi, .... jl vous procurerai le repos
Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur..." 

Appelés à accueillir les enfants et les jeunes de différents horizons, non seulement pour en faire des cadres mais ayant le sens de "vivre ensemble"       
chacun ayant un rôle à assumer dans l'avenir et aussi dès aujourd'hui ...       

Internat d'excellence... lieu de vie, lieu pour grandir ....        

 

Projet éducatif de Sainte Jeanne Élisabeth : au service de la réussite des jeunes :

  • EXIGENCE par l'évaluation régulière des compétences dans un cadre propice au travail...
  • ACCOMPAGNEMENT par des aides personnalisées, un suivi méthodologique et la construction d'un projet individuel ... 
  • OUVERTURE par des ateliers artistiques, scientifiques, culturels...
  • ENGAGEMENT par une pastorale au quotidien, des actions solidaires....

 

 "La direction des établissements  est confiée aux laïcs et un conseil de Tutelle composé de laïcs et soeurs veille à ce que l'esprit de nos Fondateurs 
demeure dans nos communautés éducatives...

Oui, cette terre d'alliance continue sa vocation d'être au service de l'éducation de tous les jeunes.

La Congrégation est heureuse de tant de compétences déployées par les acteurs
de l'Établissement Sainte Jeanne Élisabeth qui a su créer un réseau au service de la vie  ; 
pour que tout enfant, tout jeune soit aimé, reconnu dans sa vocation de Fils de Dieu ... 

Une histoire d'alliance qui s'écrit aujourd'hui et répond à la Parole de Saint André-Hubert :

"VIVEZ DONC ET FAITES VIVRE"

 

 

 

Sur les pas d'Élisabeth... une Croix est dressée...

Samedi 23 Février 2013, un groupe de Lotois se retrouve à la croix du Gué de Béthines ...
En juillet 2012, ils ont marché sur le chemin des Marsyllis vers la Guimetière. 
Dans leur coeur …un Appel à Vivre, à prendre au sérieux l’Engagement de leur baptême. 

Une Rencontre … Deux visages : Élisabeth et André dans une grange, aux Marsyllis, de nuit …

Un envoi en Mission, « sur les chemins de notre terre, sur nos chemins d’humanité au souffle de l’Esprit ». 


Samedi, à Béthines, une croix est dressée ...
Croix de Pâques éclairant notre histoire ...
.Mémoire de celle qu’Élisabeth avait offerte à la paroisse de Béthines en 1803 , à la fin d’une Mission …


Aujourd’hui …. quelle mission pour nous ? ...

Fils et Filles de la croix, en Fraternité ...
En marche ! Écoute … Regarde …
De la croix jaillit la vie si tu consens à te faire proche, à te laisser rejoindre, pour brûler de cet amour « puisé à l’Eucharistie de nos Marsyllis »
« Pour qu’au temps d’aujourd’hui nous captions le message et vivions comme vous au souffle de l’Esprit en servant le Seigneur au multiple visage, Sainte Jeanne Élisabeth et Saint André Hubert, priez, priez pour nous »

Croix fabriquée, sculptée, par Christian avec le Chêne du Lot à l’identique à la précédente.

 

 

 

 

Session de Noël
Jan 1, 2013

Les Filles de la Croix étaient heureuses de se retrouver au lendemain de Noël.

 Premier temps :

Partage de la vie des Soeurs, de la mission, en France et à travers le monde : rencontres et initiatives diverses, pastorale des jeunes, collaboration avec les laïcs...

 

Deuxième temps :

Session avec le Père Chauvelot de Tournay : Identité de la Vie Religieuse, Défis pour aujourd'hui...

Religieux-religieuses, qui sommes-nous ?

Quelle cohérence de vie avec l'appel "reçu" pour une vie religieuse, une "profession" religieuse.

Trois défis, trois accents approfondis, à la lumière de Vatican II, Diaconia...

La Vie spirituelle : Christ, Toi seul... ; vie animée par la grâce...

La vie fraternelle : relations de service, de communion...

La vie apostolique : transmettre ce que j'ai reçu...

 

 

De Monein à Igon
Dec 22, 2012

Les 2 sœurs de la communauté de MONEIN : Sr. Thérèse et Sr. Rose ont rejoint l’EHPAD Ste Elisabeth d’IGON.

Une messe d’action de grâces a été célébrée le dimanche 18 novembre dans l’église de Monein.

 Un temps de partage, d’amitié, de souvenirs empreints d’émotion et de regrets a ensuite rassemblé enfants, jeunes, adultes.

 Une maman s’exprime au nom de tous les paroissiens de Monein :

« Nos enfants ont été marqués par la catéchèse animée par Sr. Thérèse. Elle a donné un souffle de foi. 
Sr. Rose animait les équipes du Rosaire et visitait les malades et les personnes âgées.
Aujourd’hui, nous essayons de donner ce que nous avons reçu, mais les sœurs nous manquent. Nous restons unies par la prière et l’affection et souhaitons à nos 2 sœurs un bon repos ».      

 Aujourd’hui, nous essayons de partager ce que nous avons reçu, mais les sœurs nous manquent.

Avec ses sœurs de communauté et d’Ile de France, en présence de Soeur Eulalie, supérieure provinciale, en communion de prière avec toutes les Filles de la Croix, Sœur Tahiry s’est engagée pour un an selon les Constitutions des Filles de la Croix.

 Durant la célébration, l’Évangile de Luc au Chapitre 23,44-46 a été proclamé et partagé.

« Père, entre tes mains, je remets mon Esprit. »

 

« Notre Seigneur Jésus est la Lumière du monde, par conséquent la nôtre. C’est donc cette divine Lumière que nous devons consulter et suivre, Surtout dans le choix d’un état. » (Règle de vie)

 

Temps de supplication !

Temps d’action de grâce !

 

 

 

Transmettre
Nov 3, 2012

Transmettre aux générations ce qui donne Vie aujourd’hui !

Un héritage reçu, un héritage de richesse, un héritage de famille qui, depuis la première rencontre aux Marsyllis de St André Hubert et Ste Jeanne Élisabeth, est partagé par l’Esprit dans l’Église !

Nous avons la joie de le recevoir, nous, laïcs et sœurs, réunis à La Puye pour cette première rencontre d’un parcours de formation sur deux ans !

Ce 28 octobre 2012 à La Puye, la congrégation vit un dimanche historique pour deux raisons :

* Elle reçoit de Monsieur Claude GARDA son travail de dix années sur les Lettres d’un Saint !  Saint André Hubert FOURNET !

Des Lettres d’un Saint ! Des Lettres travaillées, datées, répertoriées par quelqu’un qui s’est laissé aimer et conduire par les écrits d’un saint du Poitou, simple curé de campagne et fondateur des Filles de la Croix !

Monsieur Claude Garda connaît ce saint par le cœur, éclairé de toutes les données historiques, ecclésiales et spirituelles.

Il nous fait ce cadeau ! Trésor entre nos mains !

Trésor pour le cœur qui veut se laisser brûler par le feu de l’Évangile !

St André Hubert, Homme de feu ! Homme de Dieu ! Homme converti par un pauvre en haut d’un escalier !

* La congrégation appelle une trentaine de laïcs et sœurs ce samedi et dimanche à la Puye, pour entrer dans la connaissance et l’expérience de la spiritualité de St André Hubert et Ste Jeanne Élisabeth. Elle prend la décision de la « Transmission de la Spiritualité » à nos contemporains !

 Venus d’Italie, d’Espagne et de France, nous sommes heureux de ce temps si riche, habités par cette vie du fondateur relaté par Sœur Marie de Magdala.

Ce temps passé dans la maison d’André Hubert est un long pèlerinage à travers l’Église de la Révolution française et l’Église d’aujourd’hui, celle de la « crise » !

Nous portons, comme une perle précieuse, cette lumière profonde dans le regard de Monsieur Garda alors qu’il nous présentait le chemin spirituel de St André Hubert !

 Nous partons … oui, nous partons ! 
Car il ne s’agit pas de rester sur place « à regarder là- haut » … il faut partir vers nos frères et sœurs pour leur transmettre la Vie, celle qui traverse nos vies concrètes aujourd’hui !

 

 

Conseil de Province
Sep 24, 2012

Les Filles de la Croix reçoivent les orientations pour l'année à venir...

« Unir nos forces
dans un même esprit
pour la vie et la mission »

 

Première rencontre à La Puye avec les responsables de communautés.

 

Puis  assemblées par région :

Accueillir et s'engager dans de nouveaux projets de vie pour la mission .

 

 

 

 

 

 

Choisis la vie !
Cette orientation du Chapitre devient une réalité de plus en plus forte chez tous et toutes, laïcs-soeurs de la Famille Fille de la Croix.

Un week-end de formation souhaité par tous sur le thème "André-Hubert Fournet, le Saint de la rencontre" a eu lieu à La Puye le 9 et 10 juin 2012. 

Le Père Albert Rouet connait bien ce prêtre du Poitou, fondateur des Filles de la Croix. Il a su captiver toute l'assemblée et lui donner un dynamisme pour laisser l'Esprit faire son chemin en nous.

En soirée, un groupe de jeunes adultes, par la création d'une pièce de théâtre sur le thème et un diaporama sur les disciples d'Emmaüs, a réjoui tous les participants.

Merci Père Rouet !
Merci à vous les jeunes !
Merci à chacun et chacune venus de toutes les régions de France

Parole d'une participante : "C'était un temps riche et beau !" 

Pendant la messe, à l'offertoire, les différents projets de vie, chartes, et textes de références des établissements scolaires, des maisons de retraite, des groupes-charisme et de la fraternité des Amis de Saint André-Hubert Fournet ont été apportés, avec "Esprit et Vie", (Règle de vie des soeurs). Vos visages m'habitaient quand je portais notre charte.

Voici quelques notes sur l'intervention du Père Rouet :

André-Hubert, Le Saint de la Rencontre (Cliquer ici)

 

C'est le week-end du 27-28-29 janvier 2012 que nous nous sommes réunis, nous, 600 religieux de moins de 45 ans ou de moins de 15 ans de vie religieuse à l'École des Frères des Écoles Chrétiennes de Passy-Businval. Venus de toute la France, nous nous sommes retrouvés pour vivre ce temps et partager ensemble : Brother and sister act, Missionnaire de l'Espérance. Moi, j'étais dans l'équipe d'organisation de ce week-end et ce que je garde c'est cette force du travail intercongrégation.

Le Christ n'était pas loin de cette construction que nous avons montée ensemble pierre par pierre et qui d'après les échos reçus, a fait la réussite de ce week-end. Mais je laisse à mes soeurs la joie d'en partager quelque chose... --- Soeur Emmanuelle

 

Une expérience de Pentecôte

"Dieu unit dans la diversité et la liberté!"

La diversité
de style... de choix... soit  tournées vers la tradition; soit tournées vers l'inculturation de notre monde... vie contemplative / vie apostolique, ensemble; chacune, chacun, vit cette double dimension, jamais l'une sans l'autre: 
"Attention à la présence du Père, du Fils et de l'Esprit, la communion au mystère rédempteur, une prière intense et prolongée"...
La vie religieuse apostolique et la vie religieuse contemplative se donnent sens mutuellement...

J'ai vécu un partage très fort avec une sœur contemplative: ensemble nous partageons régulièrement, étant de la même ville. Elle avait reçu un appel d'une dame en larmes. Son mari, atteint d'un cancer venait d'entendre qu'il n'y avait plus de traitement. Il passait en soin palliatif...
Elle me dit : "Lorsque je reçois ces appels, je pense à toi qui es avec eux, à l'autre bout de la chaîne..." (Je suis aide-soignante dans une unité de soins palliatifs dans un CHU)
Elle reçoit de plus en plus de mails, d'appels téléphoniques...
Il se joue là, concrètement, entre nous, une complémentarité profonde et immensément riche pour tous ces visages, ces mêmes visages...
Là aussi est notre unité: LES VISAGES HUMAINS.

L'unité
LES VISAGES HUMAINS: Ce moment (avec Mireille, Sarah et bien d'autres...)a été très fort aussi en partage de foi... que d'expériences de présence à tous ces visages !
Force de vie, force de foi, force de présence pour Dieu, pour les hommes et les femmes de notre temps que Dieu aime profondément !
Ce même AMOUR n'est pas de nous... il est, comme nous le  partageait le Père Longeat, de "Notre Unique": "Il y a quelqu'un parmi nous que nous ne connaissons jamais assez..." Expérience profondément unificatrice dans nos diversités...

La liberté :
Ma manière de me situer dans le monde n'est pas celle de l'autre... mais "Jésus éveille en chacun le meilleur et appelle sa réponse" 
Encourager la diversité est de l'ordre de la Pentecôte, car le monde est divers, certes, mais Dieu est plus grand que chacun (frère - sœur - institut - manière de faire... d'être...)
Lieu de Crucifixion que la différence, lieu de Résurrection que le respect...
Expérience de l'essentiel: Celui qui nous saisit
"La charité du Christ nous presse" nous répétait à la suite de Paul, notre fondateur André-Hubert
Expérience unificatrice... dynamisante...
Tirer parti de la force de Résurrection du Christ sur nos propres vies, afin d'aider ce monde à retrouver cette force...
Dans une attitude aimante et respectueuse, hors jugement
pour les hors-sols... les hors-sang ... dont nous sommes !  --- Soeur Geneviève

 J'ai effectivement participé au rassemblement Brother and Siester Act, le dernier WE de janvier 2012 à Rueil-Malmaison en région parisienne.  D'abord, il nous a fallu faire l'itinéraire, puis aller jusqu'au métro et là acheter au guichet le bon ticket de R.E.R. payable seulement en carte bleue. Imaginez-vous 6 soeurs, dont 5 Filles de la Croix, dans le métro, R.E.R. et enfin le bus aux heures de pointe un vendredi soir, chargées de gros sac à dos. Encore une fois, nous ne sommes pas passées inaperçues.

J'ai été agréablement surprise par l'ampleur de ce rassemblement. Plus de 600 jeunes religieux et religieuses de vie apostolique ou contemplative de - 45 et/ou 15 ans de vœux ont répondu.
Ce temps  a été très bon : pas de prise de tête ni de prise de notes, mais un rassemblement qui nous ressemble, avec des temps de prière, de célébration,  des temps de loisirs (pour ma part j'ai fait de la danse bretonne pendant 1h30 le samedi après midi ; eh bien croyez moi c'est sportif !!!), des temps de partage entre nous, des temps de témoignages à 600, et des interventions de qualité à reprendre tranquillement.

Et le must, pour moi, a été le Flash mob dimanche après midi devant Notre Dame de Paris, même par 3°C!!!
Dire  la vie religieuse et sa jeunesse, son dynamisme, son envie de vivre, ses différences et ses ressemblances, sa diversité,  dans ce lieux, parmi tous ces gens ébahis, surpris, enthousiastes ( allez voir la vidéo, c'est trop beau !!!) --- Soeur Clotilde

 

Voici le lien pour voir le "Flash Mob" (cliquer ici)

 

Les unes après les autres, chacune a une histoire, une histoire sainte, une histoire pleine d’humanité !
Thérèse, Jeannette, Sidonie, Anne, Mathilde…
Noëlle, Cécile, Simone, Marcelle…
Denise, Michèle, Sophie, Marianne… et tant d’autres, filles de la croix, dans le tissu humain des routes quotidiennes.

Mais pourquoi ces vies données à la joie de la rencontre ? à la solidarité fraternelle ? Pourquoi ce temps dans un oratoire de la communauté avec des prières chantées ?
Pourquoi cette Bible entre les mains chaque jour avant de prendre le chemin ? Pourquoi ?

Elles ne font rien ! 

Rien ! Si le faire est une conquête d’un capital sans fond !
Rien ! Si l’objet recherché est un plaisir fugace et sans avenir !
Rien ! Si le résultat est une solitude engendrée par un individualisme choisi !

Rien !... Elles ne font rien !

Mais, arrêtez-vous, écoutez-les ! Écoutez ceux et celles qui les entourent. Leur vie est un trésor caché sous les traits du visage marqué par tant de sourires, un trésor dans les mains douces de tant de soins donnés, un trésor dans les yeux habités par tant d’enfants éduqués, un trésor dans les lignes limpides des lèvres qui ont tant parlé et prié dans la simplicité.

Ces femmes, ces sœurs, ces filles de la croix, ont rencontré Quelqu’Un dans leur vie ! Il leur a donné la Vie !
Comme les disciples de l’Évangile, elles ont tout quitté, mais, qu’est-ce quitter si l’abondance reçue est sans mesure ?
Donner sa vie pour Dieu et pour ses frères et sœurs les humains, c’est réellement trouver la joie de vivre et le goût d’exister pour les autres, pour l’Autre !

Ludivine, Nadège, Rosalie, Alessandra, Félicité, Denise, Natacha…
Et vous toutes, en Afrique, Italie, France, Jeunes de 25, 30 ans, pourquoi prenez-vous le même chemin aujourd’hui ?
Auriez-vous une autre manière de dire que suivre le Christ donne du sens à la vie et que tant de mains tendues auront la joie de serrer la vôtre ?

Tahiry, Marie-Christine, Geneviève, Emmanuelle, Clotilde, Marie-Bernadette…
Engagées dans un monde qui combat pour sa dignité, quelle semence d’Évangile découvrez-vous à transmettre comme une graine d’avenir ?
Prenez le temps d’une visite à ces sœurs jeunes et moins jeunes qui sont près de chez vous… 

C’est ma démarche aujourd’hui !

 

 

 

Week-end des jeunes
Mar 17, 2012

Nous étions 25 jeunes et soeurs à nous réunir à La Puye pour deux jours de partages dans la convivialité et la simplicité... Deux jeunes participants ont écrit quelque chose de leur vécu.

"Chacun de nous avait quitté sa maison, son quotidien pour venir réfléchir sur le thème du "désert".

Pour certains, c’était l’occasion de profiter du désert offert par La Puye, lieu de silence, de simplicité, lieu d'une recherche d'un dialogue renouvelé avec Dieu.
Mais, pour d’autres, il y avait aussi la crainte que cette réflexion conduise à devoir affronter nos déserts personnels, ces lieux de solitude subie, de sécheresse et d’aridité dans nos vies et dans nos cœurs.
Peut-être était-ce aussi un peu des deux….

Chacun a vécu le week-end à son rythme et en liberté…une oasis dans le désert de nos vies bien réglées, voire parfois minutées. Prendre du temps pour Dieu, retrouver une relation avec lui… se mettre ensemble en chemin vers Pâques. Prendre également le temps de partager ensemble des moments précieux, de réflexion, de rires, d’amitié…

 De tous ces moments partagés, je retiendrai cette phrase « Le désert n’est pas un but…il est lieu de passage… il est traversée » …ces déserts, subis ou choisis, négatifs ou positifs, ne sont que des passages… Dieu nous invite à ne nous perdre ni dans l’un, ni dans l’autre. 

Nous avons tous dans nos vies besoin parfois de nous ressourcer, de retrouver le silence, le plaisir de la prière mais Dieu nous invite à retourner ensuite dans le monde, nous envoie vers les autres. 
Nous traversons tous des moments difficiles, où nous nous sentons abandonnés de tous et même de Dieu, mais nous sommes invités à regarder plus loin, à être attentifs aux oasis et à traverser ces moments pour aller vers les bras ouverts qui nous attendent, ceux du Père et ceux de nos frères." Laure

"Pour la première fois j'ai participé à ce weekend avec le groupe des jeunes. Un temps qui m'a beaucoup marqué par l'ouverture de tous, vers tous sans aucune barrière, alors qu'on ne se connait pas. En seulement 2 jours, nous avons énormément partagé et échangé. Mais nous avons aussi chacun pu prendre le temps de nous mettre au calme, de s'isoler pour méditer." Joan

 

 

 

 

L'hôpital est un lieu de vie où sont mises en oeuvre tant de compétences, un lieu de combat pour la vie, un lieu de souffrances et de joies.

Le service de l'aumônerie catholique veut y être une présence d'Église, témoin de la sollicitude du Christ pour ceux qui souffrent et de sa vie plus forte que la mort. Elle veut y être une présence fraternelle auprès des malades, des soignants qui permette un espace de Parole qui aide à se retrouver quand la maladie et la souffrance font perdre pied.  

A Mantes la Jolie, Soeur Marie-Françoise vient de terminer une mission de 7 ans comme aumônier de l'hôpital, 7 années de présence dans les différents services, de rencontres, de peines, de joies et d'espoirs partagés...

  • avec les personnes âgées qui attendent les visites et les temps de prières chaque semaine
  • avec les malades qui reviennent pour un combat contre la maladie longue
  • pour une présence lors d'un décès, moment d'émotion, de peine et aussi de vérité et d'apaisement
  • dans l'accueil d'un jeune couple qui vient demander le baptême d'un bébé dont la vie est menacée, douleur et acte de foi, d'espérance.
  • à l'aumônerie, des médecins, des soignants viennent se poser, prier, lire la Parole de Dieu ou prendre le temps de parler de leur travail, de leur préoccupations.

Pour toute cette vie reçue et donnée, Merci Seigneur !

Le 18 novembre, une célébration rassemble l'équipe d'aumônerie et une vingtaine de soignants...

*** "Nous te rendons grâce Seigneur pour la fraternité, la confiance vécue dans l'équipe d'aumônerie, dans la mission partagée, pour les amitiés et les solidarités vécues avec les soignants, pour la confiance des malades, le témoignage de leur force, la beauté des visages qui reflète ta lumière. Tu es présent, Seigneur, dans tous les gestes simples d'humanité. Continue la route auprès de tes amis."

*** "Mon Merci est personnel, il est aussi le merci de l'Église qui est à Mantes et qui est heureuse qu'avec toi, et tous ceux que tu as associés, l'Église est eu un visage de confiance et de paix auprès de tous ceux qui connaissent l'épreuve de la maladie." (Père Philippe)

*** "Merci de la part des patients, des soignants et de l'hôpital. Je prie pour que ce que tu as semé croisse encore et s'approfondisse dans tous les services." (M. Claude, Médecin)

*** "Cet instant de prière que nous avons partagé alors que je vivais les moments les plus douloureux de ma vie m'a permis de ne pas oublier la présence de Dieu".

2 jours pour se ressourcer,

2 jours pour s'écouter, pour partager et laisser la place à celui qui nous fait vivre...

2 jours sur les traces de Jeanne-Élisabeth et Michel Garicoïts.

Chaleureusement accueillis à Betharram, une vingtaine d'animateurs pastoraux de nos écoles ont pris ces 2 jours pour relire leur pratique pastorale à la lumière de la Parole de Dieu...

Ensemble, nous avons écouté, médité, prié en laissant retentir dans nos coeurs le passage des Actes des Apôtres qui relate la conversion de Paul (Actes 9, 1-28)

Et sur la route qui nous a menés de Betharram à Igon, route si souvent parcourue par Michel Garicoïts, nous avons bien senti comment ce texte nous rejoint dans notre vie de foi, dans notre humanité, dans notre engagement.

Ces deux jours vécus dans un climat fraternel nous ont permis de repartir vers nos différentes missions pleines de dynamisme et de joie.