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Argentine

Le 27 novembre 2019, nous avons célébré la fête de Notre Dame de la Médaille Miraculeuse dans la petite chapelle du quartier « El Ombu » de Boulogne (Argentine).

 En arrivant dans le quartier, nous avons trouvé une ambiance festive où chacun a essayé de mettre ses dons au service de l’événement : certains préparaient des banderoles et des ballons pour la décoration, d’autres le scénario, le son et la musique. Nous avons ressenti dans l'atmosphère, la joie de notre fête et en vérité, nous nous sommes sentis en communauté, comme une grande famille.

 Quand tout fut prêt, commençait le moment de la procession. Notre cher Évêque Monseigneur Ojeas, et les prêtres Théatins, les gens des quartiers et de notre paroisse étaient présents sans oublier les sœurs Filles de la Croix.

Nous sommes partis de notre Petite Chapelle avec l’image de la Vierge de la Médaille Miraculeuse et, l’image de la Vierge du Fleuve Blanc et Paypaya qui est vénérée à Jujuy nous a rencontrés. Cette dernière est spécialement aimée par les gens simples des quartiers voisins. Nous avons parcouru les rues en animant la procession avec de la musique, des prières et des applaudissements.

L’Évêque allait en bénissant toutes les personnes qui allaient à sa rencontre. Ce fut une vraie fête populaire.

 Par la suite, nous avons eu une belle messe avec beaucoup de participation des laïcs ; un chœur de jeunes très dynamique et joyeux a animé la célébration et nous avons également apprécié une danse délicate lors de la présentation des offrandes.

 L'événement important de cette célébration a été «l'envoi» des laïcs qui, tout au long de cette année, se sont préparés à poursuivre la mission pastorale des sœurs de la Petite Chapelle. L’Évêque a imposé les mains à chacun pour que la force et la joie de l'Esprit Saint les accompagnent dans cette tâche, et il leur a remis une croix et une petite Vierge en signe de cet engagement. Ce fut un moment plein d’émotion.

 À la fin, l'évêque, les pères Théatins, le maire et les membres des différentes communautés ont été remerciés pour leur participation à la célébration et l'amour manifesté. Les sœurs ont encouragé les laïcs « envoyés » à poursuivre leur mission avec générosité, en accordant une attention particulière à ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui sont choisis par Jésus et à Son exemple, à les aborder avec affection, simplicité et respect.

 Les Sœurs Filles de la Croix qui sont passés par les communautés de Santa Rosa, Cristo Obrero et la Médaille Miraculeuse, ont remercié pour la simplicité, la générosité et l'ouverture du cœur qu’ont toujours manifestées les gens dans les quartiers au cours des neuf années passées à Boulogne. Elles ont reçu beaucoup de tendresse et elles ont toujours très bien été accueillies.

 Fidèles au charisme et à la mission d'être proches des petits et des pauvres d'aujourd'hui, les sœurs ont essayé d'être les sœurs de tous et de toutes. Aujourd'hui, elles sont envoyées pour vivre leur mission pastorale dans d'autres lieux, mais elles continueront à demander à l'Esprit de les guider sur ce chemin et à la Vierge Miraculeuse de les protéger toujours.

11 juin 2019 Filles de la Croix

Chères Sœurs et chers Amis

Le temps de l’Esprit approche, l’Eglise bientôt célèbrera la Pentecôte et, dans la joie de cette attente, je partage avec vous la vie et la mission ici au Burkina.

Cela fait un peu plus d’un an que je suis arrivée au Burkina. Avec beaucoup d’enthousiasme, j’ai essayé de m’intégrer dans la vie pastorale et sociale. Chaque jour, un apprentissage nouveau se présente… une culture, une langue, un style de Vie Religieuse et tant d’autres choses. Je rends grâce à Dieu pour les personnes qu’Il a mis sur mon chemin pour m’aider à comprendre et à apprendre. Le chemin est large, mais nous y allons en marchant.

Dans ce temps, j’ai eu la possibilité de partager des temps de retraite, des rencontres fraternelles, des
temps d’accompagnement personnel, d’écoute, des liens d’amitié simples, du travail conjoint avec des jeunes et des adultes de différents groupes de la paroisse. Et avec chacun d’eux, j’ai appris à découvrir la richesse de cette culture. J'ai été bien reçue, soignée et accompagnée par tout le monde, d'une
manière ou d'une autre. Cela fait partie de la manière d'être de cette ville.

Chaque jour, je découvre aussi une Eglise dynamique, pleine de vie, avec toute la force d’une évangélisation jeune. Dans notre paroisse, pendant la Vigile Pascale, nous avons célébré 207 baptêmes
d’adultes, après trois années de préparation et le jour de l’Ascension, 103. Les rencontres de formation, les célébrations, les pèlerinages, les prières du rosaire, les temps de fraternité et les partages avec notre CCB etc. se succèdent et donnent vie. Les gens s’engagent dans une vie de foi. Et la Vie Religieuse a une belle place.

Les imprévus et les surprises ne manquent jamais !!! A midi, on a appelé à la porte et quand nous sommes allées ouvrir, nous avons découvert une trentaine d’enfants de 6 à 9 ans. Ils revenaient de l’école et passaient saluer les sœurs… Et en passant, ils voulaient savoir si nous avions des bonbons !!! Il faisait très chaud ce jour-là, alors après avoir pris un peu d’eau et mangé des bonbons, ils ont continué leur route vers chez eux. Une belle surprise et avec toute la simplicité des enfants.
Une autre surprise que nous avons reçue le 1er avril, fut un cadeau très original : un hérisson ! Une personne proche de la communauté l'a trouvé dans la cour et est venue l'offrir en signe de sympathie.

C'est la première fois que nous recevons un cadeau de ce genre. J'adore !

Depuis février, j’ai pu consacrer du temps pour apprendre la langue locale. Autour d’un manguier qui nous protège et avec d’autres adultes, j’apprends le moré. Mon accent est terrible mais ils disent que dans 2 ou 3 ans, je pourrai parler parfaitement… Je crois qu’ils me le disent pour me donner du
courage ! En tous les cas, c’est un espace où nous nous divertissons en apprenant et aussi un lieu de rencontre que j’apprécie beaucoup.

L'année scolaire se termine, de nombreuses activités pour nous ont déjà achevé leur cycle et laissent goût de fraternité. Et c’est ainsi qu’avec plaisir, nous attendons que la nouvelle année recommence pour nous rencontrer de nouveau. Mais pour l’heure, nous attendons la pluie avec impatience (pour que la température baisse un peu et parce que cela fait 8 à 9 mois qu’il ne pleut pas), pour pouvoir commencer à semer. Les gens vivent de ce qu’ils peuvent récolter dans cette période. J’espère que cette année, la récolte sera bonne pour que tous aient de quoi manger.

Ces quelques expériences de vie quotidienne, simples me rendent profondément heureuse parce que chacune, à sa manière, parle de la présence de Dieu, fidèle et discret. Cela invite à nous donner dans les petits gestes quotidiens. Je rends grâce à Dieu pour ma mission ici. Puisse-t-Il continuer à nous accompagner et à prendre soin de nous. Et puissent nos fondateurs continuer à nous montrer la manière de le faire. Priez beaucoup pour ce pays et pour la paix ici.

En communion avec vous, je vous embrasse !
Sœur Claudia

Congrégation

DécorsMadeline Guillebault, sœur Marie de Magdala, notre sœur à toutes et à tous ici !
Une sœur, Fille de la Croix !
Une sœur de Sainte Jeanne-Élisabeth et de Saint André-Hubert !

Née sur les bords de la Gartempe, tu es l'ainée des trois enfants. Tu as grandi dans la simplicité heureuse de la campagne où ton esprit éveillé était déjà en recherche.
Ta famille à toujours compté d'une manière forte dans ton cœur. Tu la portais avec amour, proche de chacun au gré des évènements à vivre.
Tes bons résultats à l'école primaire de St Savin t'orienteront vers le Cours Saint Michel de La Puye pour y continuer tes études. Tu y seras une brillante élève avant d'y devenir enseignante.
Tu exécutais déjà des mises en scène, « Les femmes savantes » de Molière ! Tu en mettras d'autre en scène avec les évènements de l'histoire de la congrégation !

Madeline Guillebault, sœur Marie de Magdala, notre sœur à toutes et à tous ici !
Une sœur, Fille de la Croix !
Une sœur de Sainte Jeanne Elisabeth et de Saint André Hubert !

Née sur les bords de la Gartempe, tu es l'ainée des trois enfants. Tu as grandi dans la simplicité heureuse de la campagne où ton esprit éveillé était déjà en recherche.
Ta famille à toujours compté d'une manière forte dans ton cœur. Tu la portais avec amour, proche de chacun au gré des évènements à vivre.
Tes bons résultats à l'école primaire de St Savin t'orienteront vers le Cours Saint Michel de La Puye pour y continuer tes études. Tu y seras une brillante élève avant d'y devenir enseignante.
Tu exécutais déjà des mises en scène, « Les femmes savantes » de Molière ! Tu en mettras d'autre en scène avec les évènements de l'histoire de la congrégation !

À l'escalier du pauvrePassionnée d'histoire ancienne, tu savais stimuler l'intérêt des élèves...
Tous les ans, vous aimiez vous retrouver, sœurs et anciens élèves, pour faire mémoire ce bon temps !

 Tu es une femme appelée par Dieu à un moment crucial de l'histoire de la congrégation. Moment où l'Eglise avait besoin de prophètes pour creuser en ses sources d'eau vive, le charisme de l'Évangile, le charisme de nos congrégations, et les irriguer de sa fraîcheur nourrissante à la sortie du Concile Vatican II.
Tu es cette femme du Souffle de Dieu !
Tu es cette femme de la Source du charisme !
Tu es cette femme de la transmission rayonnante et communicative !

Passionnée d'histoire faite de visages et de terre, de chrétiens et d'Eglise, de lieux-mémoire et de famille religieuse, elle te conduira tout au long de ta vie. Bien incarnée dans un terroir, un peuple, un diocèse, ton amour de la source t'ouvrira les portes des archives et tu creuseras sans cesse, tu chercheras à connaitre nos fondateur dans leur histoire concrète, au service de Dieu et des petites gens !
Tu découvriras en sillonnant les terres du Poitou, terre de tes origines, la vérité de l'histoire.
Tu découvriras tous ces lieux porteurs du souvenir, ces lieux-mémoire des débuts de la congrégation : La Guimetière de Béthines, la grange des Petits Marsyllis, la Croix de Busserais où André Hubert étendit ses bras pour se livrer aux gardes qui le traquaient, Molante, la Grotte, la ferme de Graillé aimée par Jeanne-Élisabeth, etc...
Et tous les chemins que tu as parcouru comme un pèlerinage sans fin jusqu'à ces derniers jours, comme pour tracer aux générations naissantes l'itinéraire d'une voie qui fonde l'espérance et la croissance !
Les propriétaires de ces lieux te font bon accueil et tu les associes, avec leur famille, à la prière de toutes les sœurs.
Nous leur devons une grande reconnaissance ! Merci à chacun de vous !

Tu as conscience d'une naissance de la congrégation à partir de ses sources, de ces racines...
Tu ressens un appel fort à la conduire jusqu'à nos origines.
Au cours des présentations de l'histoire, tu fais surgir à nouveau un fait, un évènement, tu mets en valeur les petits détails et leur donne un sens étonnant qui nous projette vers notre vie concrète d'aujourd'hui. Tu adaptes tes paroles à la réalité des personnes qui t'écoutent. Avec ton originalité agréable, tu fais vibrer ton auditoire !

Sainte Jeanne ÉlisabethTu associes à ta recherche des collaborateurs laïcs passionnés par St André Hubert, par l'histoire de son expérience de Dieu, par son ministère dans le diocèse de Poitiers, par sa rencontre avec Ste Jeanne Élisabeth, fondatrice.
Evêque pendant cette période, Monseigneur Albert ROUET, saisi par la figure de ce prêtre, bouscule la congrégation, et propose de donner ce Colloque, en préparation, sur St André Hubert, à Potiers et non plus à La Puye !
Fondateur des Filles de la Croix, il est aussi Prêtre du diocèse de Poitiers !

Ces laïcs et ces prêtres ont travaillé plusieurs années pour répertorier toutes les lettres de St André Hubert et chercher l'histoire des personnes citées, ils ont écrit un livre à partir des documents du diocèse, donné plusieurs sessions de formation aux Laïcs-Sœurs sur la spiritualité des fondateurs, créant ainsi une famille spirituelle large !
Saint André-HubertNous avons un capital inouï entre les mains ! Trésors encore à exploiter largement !
Merci à vous tous qui avez ouvert toutes ces portes aux sœurs et au Peuple de Dieu !

Comme tout historien, Madeline, tu as écrit... tu as parlé... nous avons entre les mains ces livres « Sainte Jeanne Elisabeth, une sainte au quotidien », « Saint André Hubert », tous ces documents de la mémoire, livrés à toutes et à tous comme une fidélité de l'eau de cette source qui ne s'épuise jamais !

Tu accueilles les paroissiens, les groupes du diocèse, les curistes de la région, toutes les communautés éducatives et les équipes des établissements de santé et du social de la congrégation, les enfants, les jeunes, les amis, le groupe des Passeurs, les Pèlerins... Voici quelques Témoignages :
« Je me rappelle de l'aura de lumière et de joie qui émanait de sa personne ! » « Je conserve son énergie communicative ! », « Je garde son sourire, sa présence discrète mais très enrichissante... sa façon de rayonner l'Evangile... Sans oublier sa conduite sportive ! »
Marie MagdalaEt puis ce témoignage qui te décrit si bien: "Conteuse, écrivain, interprète parfois, allant jusqu'à se glisser dans la peau du « mendiant », elle avait pour alliés les mots. Ils étaient son talent, son art, non pas parce qu'elle savait les manier, mais parce qu'elle les habitait de l'intérieur. Elle nous parlait d'André Hubert, de la Révolution, des Marsillys, le Bethléem des Filles de la Croix et que sa joie débordait devant l'expression, de Molante, et cet envoi qu'elle entendait encore aujourd'hui dans une joie insaisissable...Elle donnait les mots avec la même vigueur et la même force et cela quels que soient les horizons de ceux qui croisaient son chemin. Passionnée de l'histoire de sa congrégation, d'André-Hubert et de Jeanne Elisabeth, friande des petits détails les faisant proches, leur donnant chair pour notre temps, elle nous parlait de Dieu, au coin du feu, dans un presbytère où se partageait le pain, ou encore à la chapelle de la maison de retraite, se réjouissant de notre joyeux bazar. Magdala, je compte sur tes talents d'oratrice pour toucher 2 ou 3 mots à tes fondateurs : ils peuvent parler de Dieu à notre monde, les Filles de la Croix peuvent parler à notre monde ! "
Et nous pourrions continuer à exprimer des témoignages...

Marie MagdalaMarie de Magdala, Prophète d'hier, prophète d'aujourd'hui !
Merci ! Tu n'es plus avec nous, mais peut-on l'affirmer vraiment, tant il est clair et sûr ce message prophétique que tu nous as transmis ? Ta résurrection est cette vie qui circule en nous et qui donne goût à d'autres de transmettre...
Cette belle transmission se réalise aujourd'hui par ses jeunes générations de sœurs et de laïcs qui communiquent ce message et invitent à la découvrir.

Nous entrons dans la dernière semaine avent la célébration de la Pâque du Christ ! Tu as déjà franchi cette étape et nous te devinons dans la plénitude de la Joie !
Que notre merci entre dans ta louange sans fin !

« Moi je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
il aura la lumière de la vie »

Chères sœurs
et chers amis des Filles de la Croix

C'est avec l'évangile d'aujourd'hui (lundi 8 avril) que je viens vous annoncer le décès de sœur Marie de Magdala. Notre sœur, chère à toutes et à tous les amis d'André Hubert et de Jeanne Elisabeth, est partie vers le Père dans la nuit du 7 avril.

 Après une année où les soucis de santé s'ajoutaient l'un après l'autre, elle était rentrée à la maison de retraite à La Puye fin février.
Elle a marché à la suite de Celui qui est la Lumière, nous a éclairés le visage des fondateurs et nous a aidés à approfondir et actualiser le charisme. Avec vous je reconnais avec une immense gratitude et joie son travail passionné mais aussi son propre visage de sœur, profondément humaine, profondément fraternelle, profondément ecclésiale, universelle ; profondément Fille de la Croix.

Avec notre « sainte au quotidien » et avec « l'homme de la rencontre » vis Marie de Magdala, pour toujours, dans « la lumière de la vie » qui nous est promise et intercède pour tes sœurs de partout.
Bien fraternellement et unies dans la prière et l'action de grâce pour sa vie, avec mes sœurs du Conseil.

Sœur Susana Felice
Supérieure Générale

 

Côte d'Ivoire

Tielourgo quand son papa est venu au Centre des Handicapés Don OrioneUn jour de la fin du mois de septembre, le papa de Tiélourgo a frappé à la porte de notre Centre. Après avoir tout essayé – médecine traditionnelle, massage et prière d’un pasteur –, il était désespéré…

 Cela faisait plus de 3 semaines qu’il cherchait de l’aide pour faire soigner sa fille. En effet, au CHR de Korhogo, on devait lui faire une transfusion sanguine car elle était très anémiée et devait suivre une opération d’amputation de la jambe pour éviter, si ce n’est pas déjà fait, la propagation d’un cancer qui avait pris son genou.

Sans les 240 000 FCFA (366 €) qui devait financer l’opération et les transfusions, rien ne se serait fait. Et le cancer aurait très vite ou trop vite emporté la jeune fille de 10 ans.

Tielourgo entre ces parents à l'hôpital après l'opération d'amputationC’est ainsi que ma sœur Giovanna et moi avons décidé de faire quelque chose et vite. Nous avons rappelé le papa qui est revenu le lendemain matin avec tout son dossier médical. Après l’avoir écouté de nouveau quelques instants, nous l’avons laissé repartir vers l’hôpital avec l’argent de l’opération. Même si nous savions qu’il nous manquerait sur le fonctionnement de notre Centre, nous ne pouvions pas ignorer l’urgence : sauver un enfant, sauver Tiélourgo était prioritaire.

Tiélourgo venue nous visité au Centre pendant sa convalescenceNous sommes allées la revoir le lendemain de l’opération… Malgré la fatigue, la fillette avait un beau visage et ses parents le visage rayonnant de ceux qui ont lutté et réussi là où ils peinaient depuis des semaines ou des mois…

Quelques jours plus tard, elle est passée au Centre avec son papa. Ils nous ont remerciées.

Ils ont demandé encore de l’aide pour poursuivre les soins de suivi d’opération. Nous leur avons donné 50 000 FCFA (76 € 25) pour acheter médicaments et nécessaire pour les pansements.

Nous avons agi dans l’urgence. Les soins de Tiélourgo commencent juste. Nous avons déjà financé 290 000 FCFA.

Tiélourgo a déjà repris l'école après quelques semaines de retard

Nous remercions les bienfaiteurs qui nous permettent de pouvoir donner cette chance de vivre à ces enfants et de soulager les familles.

 Tiélourgo a repris le chemin de l’école puisque la plaie de l’opération était bien cicatrisée... Elle est en CE1.

 

 

 

 

 

 « Mettre la personne debout » : voici notre première mission.

Atelier orthopédiqueAu cœur de la région du Poro, le Centre des Handicapés Don Orione Antenne de Korhogo, accueille avec leur famille, les enfants et les adultes en situation de handicap physique, mental ou sensoriel, dans le but de les aider à faire un pas de plus vers leur autonomie physique et intellectuelle en vue de leur insertion sociale.

Depuis 25 ans, la mission de notre Centre des Handicapés Don Orione Antenne de Korhogo, se poursuit avec des demandes qui se diversifient et qui augmentent d’année en année. Celui-ci est né en 1994 de l’initiative de l’union des religieuses de Korhogo et confié à la Congrégation des Filles de la Croix par Monseigneur Auguste Nobou, Evêque du Diocèse de Korhogo.

Nous avons eu la chance depuis quelques années d’avoir l’aide des éducateurs venus de deux directions régionales des ministères pour renforcer l’équipe de leur compétence afin de pourvoir accueillir et accompagner toujours plus d’enfants en éducation spécialisée : des déficients intellectuels et des sourds-muets.

enseignement de la langue des signes aux petits sourds-muetsSi le nombre d’enfants accueillis et pris en charge augmente, c’est parce qu’il y a eu un très grand travail de sensibilisation autour du handicap commencé depuis les origines du Centre et même avant. En effet, beaucoup étaient laissés de côté, cachés, ou accompagnés à la mort. Les familles s’arrangeaient pour les faire disparaitre et ils mourraient car les enfants naissant avec un handicap étaient considérés selon la croyance comme des enfants-serpents, ainsi ils favorisaient leur retour à leur nature primitive.

Rééducation fonctionnelleAlors quand après 3 ans de demande et d’attente, étant conscientes qu’il fallait faire un pas de plus dans l’accueil des personnes en situation de handicap et de leur famille, le 24 octobre 2019, nous avons reçu une grande joie : le Ministère de l’Emploi et de la Protection sociale, des mains du Ministre, a signé l’agrément de notre Centre : « pour mener toutes actions d’éducation des enfants et adolescents en situation de handicap. »

Cela nous ouvre à la possibilité de faire des conventions avec différents ministères qui nous permettront de répondre mieux aux demandes sans cesse en augmentation dans tous les secteurs tant dans la prise en charge de la santé physique que dans l’accompagnement éducatif de ceux qui viennent à nous.

JeuxUne grand-mère venue nous confier sa petite fille qui ne parlait pas à l’âge de 4 ans, nous a dit sa joie à la fête de fin d’année : « Avant ma fille ne parlait pas mais maintenant, elle parle le dioula, le sénoufo et le français. Je n’y croyais pas mais je sais qu’elle peut apprendre ! Je remercie les éducateurs et le Centre ! »

Alors en esprit de Service à ces populations de personnes en situation de handicap et leur famille si vulnérables, nous voyons l’avenir s’ouvrir avec d’autres perspectives.

« Il faut faire beaucoup plus. Beaucoup plus que ce qu’on peut. Pour essayer d’en faire assez. Il faut faire davantage. Chaque jour. Tous les jours…

Tout amour semé, tôt ou tard, fleurira ! » (Raoul Follereau)

 

 

 

 

Lors d'une rencontre en ville, Sœur Fatou Xavière m'a demandé si je serais disponible au mois de Décembre. Plusieurs semaines après nous recevions une invitation pour fêter ses 25 ans de vie religieuse à NIELLE

Nielle évoque pour moi le premier contact avec la Côte d'Ivoire profonde un 16 septembre 1973. Ce jour-là nous sommes arrivées à Niellé avec Sœur Mathilde Saint Jean, Assistante Générale, et Sœurs Jeanne Aldalurra et Jeanne Marisco...

C'est la même émotion qui m'a étreint ce 23 décembre en voyant les personnes qui venaient me saluer en m'appelant par mon prénom. Je reconnaissais certains et je découvrais d'autres qui étaient devenus adultes et encore d'autres qui avaient pris des cheveux blancs et des rides comme moi. Ce qui m'a enchantée, c'est que tous gardaient un bon souvenir. Est-ce le temps qui efface ce qui est moins bien. Il y a eu des poses photos en sortant de la messe. Voilà, j'étais dans la boîte.

Brehima avec lequel j'ai travaillé durant 25 ans au dispensaire a appelé l'infirmier afin de faire une visite au dispensaire. Le personnel était surpris Soeur Janine du temps de la mission à Nielléde me voir en chair et en os. Ils me voient chaque jour en photo dans la salle d'attente. En effet, il y a vingt ans le préfet de Ferké avait envoyé un photographe pour tirer « une pose » et cette photo est toujours dans la salle d'attente du dispensaire, les couleurs ont beaucoup fanées.

La cérémonie qui nous a amené à Niellé était très belle ; Sœur Fatou avait choisi de fêter les 25 ans de vie religieuse à Niellé, village proche de son village natal. Fatou vient d'une famille musulmane et toute sa famille était là. La jeunesse de Niellé sera sûrement sensible à ce témoignage de vie consacrée à Dieu.

Beaucoup de missionnaires ont des noms significatifs que les gens leur donne. Lorsque l'âge de la retraite a sonné pour moi, à 55 ans à l'époque, les autorités ont voulu me remercier en me donnant la médaille du mérite. Il y a eu de beaux discours certains pleins de gentillesse : « c'est son ardeur au travail que nous honorons aujourd'hui ! »
Le Panneau du dispensaire de Niellé
Très sérieusement, les gens m'ont donné un Nom et un Prénom Sœur Ouattara Shientchon dit Sœur Janine. J'ai voulu savoir la signification de mon prénom: "celle qui nous a pris avec un bon cœur".

 

  

 

 

Le 8 Décembre 2017, un enfant a été accompagné au Centre Social 1 de Korhogo par Monsieur Yéo Soulemane, Imam de la Mosquée du quartier Prémafolo de Korhogo. Le griot, demandé par l'imam, a fait le tour de tous les quartiers de la ville de Korhogo pour demander aux gens si quelqu'un savait s'il y avait un enfant qui avait disparu. Mais personne n'en savait rien ! Il a dit d'être référé par le commissariat de Police et a fait part du motif de sa présence.

Monsieur Souleymane relate que le 6 décembre 2017, il a été interpelé par les fidèles musulmans de la mosquée de la présence d'un enfant malade aperçu depuis quelques temps aux abords de leur lieu de culte. Il a fait venir auprès de lui, l'enfant afin de savoir ses origines. Selon lui, l'enfant dit s'appeler « Tchékoroba » (« Le vieux »). Il dit qu'il a eu une communication difficile avec lui. En plus, il n'a pas les moyens matériels et financiers pour la prise en charge de l'enfant. Il est donc venu solliciter les services compétents pour la protection de celui-ci.

Le Centre Social a alors procédé à l'écoute de l'enfant. Il dit qu'il s'appelle ISSA et qu'il a été surnommé par son père « TCHEKOROBA ». Son père se nomme DRISSA. Il ne connait pas sa mère parce qu'elle est décédée. Il relate à l'équipe du centre social que son père l'aurait confié à son oncle, un marabout de profession, qui vit dans le village. Il a été déposé par cet oncle à la tombée de la nuit devant la mosquée qui lui a ordonné de rester sur les lieux jusqu'à ce qu'il revienne. Il dit ne plus se rappeler de son père.

Après plusieurs jours d'attente, l'oncle n'est pas revenu. C'est dans ce contexte qu'il se trouvait toujours devant la mosquée. Cet enfant abandonné et laissé à son propre sort était en danger et n'était pas en capacité de faire face à ses besoins quotidiens.

Le juge des enfants et des tutelles a été informé par le centre social de la situation et a ordonné que l'enfant soit confié à une famille. Celui-ci a fait appel à plusieurs familles. Mais sachant que l'enfant était malade, toutes ont refusé. Le centre social, connaissant Alphonse et sa femme Edith, leur a demandé s'il pouvait accueillir l'enfant chez eux. Et ils ont accepté de bon cœur en pensant au besoin d'Issa.

Dès les premier jour, Alphonse a accompagné Issa pour une visite médicale chez le pédiatre de l'hôpital de Korhogo. Cette visite a révélé que l'enfant souffre d'une tuméfaction et une déformation de la colonne vertébrale 4 et 5.

Le Pédiatre après avoir établi un certificat d'âge physiologique, a fait une référence au service de chirurgie du CHR. Il lui a attribué l'âge de 6 ans ! La consultation dans ce service a révélé une suspicion d'un mal de Pott, une forme de tuberculose.

Ce même jour, une référence a été faite au Centre Anti-Tuberculeux. Une consultation, des analyses et une échographie ont été effectuées. Celles-ci ont permis de savoir que l'enfant ISSA souffre effectivement du mal de Pott. Il présente une masse de liquide située dans l'estomac et une anémie.
L'enfant a été mis sous traitement antituberculeux.

Issa a commencé à fréquenter l'école en CP1 a ce moment-là. Il a déjà effectué une partie de l'année scolaire mais a cause de la maladie et du retard, il a redoublé la classe.

Malgré cela il s'est épanoui. Il a retrouvé le sourire. IL A TROUVE SURTOUT UNE FAMILLE QUI L'AIME !

 

 

 

France

Un temps en Argentine
Jan 14, 2020

« Quelle est ta Bonne Nouvelle ? » Être là…ce n’est rien et c’est tout !

Cette question nous a été posée lors de la rencontre de la vie religieuse, fin novembre. Être là, sans rien attendre ou comprendre, sans rien vouloir ou saisir. Être présente, être avec ! Le temps de Noël, c’est le temps du silence habité, présence du Père qui offre.

Lors de cette journée, j’ai fait l’expérience de « partir en mission » dans les rues, pour parler de Dieu. J’ai été surprise de l’attente des gens qui venaient à notre rencontre pour demander une bénédiction, pour toucher la statuette de Marie ou écrire une intention de prière.

Être là, c’est : Partager un bout de vie avec mes sœurs, leurs missions ou leurs questions. Croiser le chemin de quelques argentins en ce temps de changement politique. Entrer avec l’Église d’Argentine dans une année mariale pour fêter le 5e centenaire de la 1ere messe et les 400 ans de l’arrivée de l’image de la Vierge dans la province de Catamarca.

« Ce moment présent est toujours plein de trésors infinis » J.P. de Caussade

À Boulogne, je suis restée avec Blanca et Karina, pratiquement les 2 mois. En accompagnant Karina dans ses cours, j’ai vu des étudiants qui avaient soif de simplicité et de vérité. Le témoignage sur la Thaïlande, ma vocation ou ma vie a rejoint leurs propres défis. Lors d’un Week end, j’ai senti la soif et la souffrance d’une jeunesse ; leurs forces et leurs blessures. Les sœurs sont là, avec eux.

À la Plata, elles s’y rendent régulièrement pour accompagner l’équipe éducative dans les moments forts (Confirmation, rencontre de laïcs, accompagnement de jeunes…).

Au barrio (bidonville) de Boulogne, j’ai compris peu à peu, le travail minutieux, humble et profond des sœurs. Blanca rejoint 3 fois par semaine ces hommes et ces femmes pris dans la drogue, la fragilité d’une vie familiale, la violence. Elles y sont aimées et respectées. Après 9 ans de présence, des laïcs sont en place et continueront l’œuvre des sœurs. Le 27 novembre, fête de la médaille miraculeuse et nom de la petite chapelle du barrio ; l’Évêque a présidé la messe, célébrée dans la rue. 17 laïcs sont envoyés pour continuer cette œuvre, présence d’Église dans ce lieu oublié des grands.

J’ai passé une semaine dans les 2 communautés de Zárate. D’abord avec Carmen et Gaby, où j’ai eu la joie de témoigner dans notre école. Plusieurs de nos sœurs y ont travaillées. Gaby continue de faire le lien. Me retrouver devant des petits de 4-6 ans pour accueillir leur chanson ! 

J’ai aussi témoigné de l’Asie devant une centaine de jeunes et être témoin de leur travail d’année.

Ce qui m’a touché, fut le groupe de 50 adultes qui étudiaient, après leur travail, afin de devenir des professionnels de l’éducation ou de la santé. Notre école leur permet une mise à niveau sans avoir besoin d’aller à la capitale. Le témoignage de la Thaïlande et les défis de la vie religieuse aujourd’hui, rejoint leur propre combat. L’échange fut très riche ! Je suis restée quelques jours avec Ana Ester, Isabelle et Delia. Nous avons eu une rencontre avec un groupe de laïcs, et avons visité un bidonville avec Isabelle.

Le projet volontariat international en alliance (VIA)

Le but de mon séjour était aussi de rejoindre l’équipe de rédaction de ce projet. Elle est constituée par les Srs Cristina et Alicia (Servantes de Marie), Rafaëla et Silvina (ND de la Compassion, qui ont l’expérience d’un volontariat depuis 4 ans) et Karina. Les sœurs du Sauveur de la Sainte Vierge ne sont pas en Amérique latine. Les sœurs ont travaillé pendant 1 an. Temps riche de connaissance et enrichissement mutuel. Un projet d’une quinzaine de pages a été réalisé, dont voici les principaux points :

Les objectifs : Proposer un espace de mission pour des personnes qui cherchent à vivre la solidarité et construire une société plus juste. Apporter un appui aux organisations locales, une aide sociale pour des populations plus vulnérables.

Les conditions nécessaires et les engagements entre volontaire et VIA : (administrative, santé, financière, humaine…) avec un accord mutuel

Le déroulement est en 3 phases : - Avant le séjour (Connaissance du volontaire, préparation, formations par Skype et réelles…) - Pendant : accompagnement, suivi… - Après : Évaluation, relecture, une suite avec une des congrégations de l’alliance ?...

Ce projet a été envoyé aux Conseils Généraux et mi-novembre, au nom des 4 instituts, Sr Hélène, Supérieure Générale de ND de la Compassion avec Sr Carmen son assistante, nous ont fait part de leur réponse.

À partir de là, nous nous sommes retrouvées 2 weekends en décembre, pour réaliser des outils de travail pour le fonctionnement du projet : Page web, itinéraire de formation, grilles d’évaluation, d’accompagnement, dossier administratif et une feuille de route pour les pas à faire, avant de lancer le volontariat.

Une équipe de coordination sera nommée l’an prochain et prendra la suite de l’équipe de rédaction.

Ce fut une bonne expérience, où j’ai eu la joie de contribuer à ce projet de volontariat. Projet que j’ai à cœur, avec l’expérience de la Thaïlande. Joie aussi et encore plus grande, de ce que nous vivons en alliance, qui m’invite à la confiance : voir plus loin, au-delà de nos réalités, petites, simples et pauvres.

Visites et détente :

Quartier CaminitoTerre Sainte - parc à thème religieuxLes derniers jours, nous avons visité quelques lieux importants, de la capitale, tels que la Cathédrale, qui était l’église du Cardinal Jorge Mario Bergoglio, avant d’être nommé Pape, les rues typiques du quartier de Caminito et même la Terre Sainte, le 1er parc à thème religieux, unique au monde !

 La PlataBasilique de LujanÀ La Plata, nous avons été à la République des enfants, un village pour les enfants et les grands !

Les 2 mois passés avec les sœurs d’Argentine, ont été un temps riche, temps qui m’a renvoyé à celui passé en Italie, pour connaitre chacune des sœurs, leur mission et leurs défis. Que font les sœurs ? Rien et tout ! Dans notre monde d'aujourd'hui, et comme au temps de Ste Jeanne Élisabeth, Nous sommes « une poignée de sœurs », proches des petits et des pauvres d'aujourd'hui !

MERCI à chacune et bonne année 2020, riche en évènements !

« Dieu est l'extraordinaire dans l'ordinaire de la vie, car l'ordinaire c'est nous… Ce qui est extraordinaire, c'est que Dieu nous aime tels que nous sommes » Mgr Rouet

Ils étaient 10, 20, 40, 60, 100… venus les uns après les autres avec leurs amis et leurs parents pour cet anniversaire des 25 ans d’existence de cette association de quartier ÉVEIL’MAT’INS qui porte bien son nom !

« Éveille-toi au matin de tes jeunes années pour construire ta personnalité et devenir un acteur de la société ! »

C’est là qu’un jeune s’est levé de l’assemblée en fête pour dire haut et fort à ces enfants et ces jeunes : « Profitez bien de ce que l’on vous apprend à Éveil’Mat’Ins, participez au maximum, vous allez vous en sortir des situations difficiles, dégradantes de nos quartiers. Suivez les conseils de vos parents et de vos éducateurs. J’ai fait le même parcours que vous. J’ai commencé tout jeune à apprendre à lire, à vivre avec les autres, à faire des efforts pour suivre le bon chemin dans ce quartier du Val Fourré. Aujourd’hui, je suis à Bac + 5 grâce à tous ceux et celles qui m’ont aidé. Alors, regardez, c’est possible pour vous ! »

Un cri ! Un appel ! Une invitation !

Dans la salle, tous les regards sont tournés vers lui, chacun stupéfait de ce témoignage ! Oui, c’est possible !  Ils, elles, s’en sortent !

Les parents étaient là, et les amis, les femmes et les hommes, acteurs de la fête, les unes en cuisine pour des plats bien fournis, salés et sucrés, les autres en musiciens professionnels de Djembé, d’autres encore en animation de numéros de cirque, de danses, de chants !

 25 ans d’Éveil’Mat’Ins, créé par les sœurs Filles de la Croix en partenariat avec l’Établissement Notre Dame de Mantes la Jolie et les acteurs sociaux du quartier Val Fourré.

25 ans d’histoire et d’engagements au service de l’éducation dans un quartier classé difficile.

25 ans où les nouvelles générations offrent à leurs enfants ce lieu de croissance, de socialisation, d’éducation…

Une grande famille se construit avec les anciens qui prennent la responsabilité du Centre et qui viennent en bénévole apporter leur contribution.

« Éveil’Mat’Ins m’a permis d’être en Terminale et j’envisage d’entrer en Sciences Po !  Je suis là aujourd’hui pour remercier, participer, être avec tous pour apporter ma pierre ! »

 Et pourtant ! Ce n’est pas Éveil’Mat’Ins que l’on fête aujourd’hui !

Mais bien les 200 ans de la première communauté des Filles de la Croix à Mantes la Jolie !

Le quartier, la paroisse, les personnes, font un lien incontournable : « 200 ans de la présence de Filles de la Croix, c’est Éveil’Mat’Ins ici !.... Alors faisons la fête avec les Filles de la Croix ! » 

Un 3ème anniversaire ouvre dans le même temps une Semaine de manifestations avec les communautés des peuples interculturels du quartier….

L’anniversaire des 50 ans de la création de la paroisse St Jean Baptiste du Val Fourré !

La Fête continue….L’Église rassemble !.... La Vie circule !....  Dieu est présent !!!

En Congrégation : 1969 – 2019
Jubilé d'or des Sœurs :
Anna Maria Pedroni, Conchi Asensio, Anne-Marie Iroz, Bernadette Chicotte

Pour les sœurs fêtant dans l'année leur Jubilé d'or : Invitation du Conseil Général à un temps de réflexion, de prière, de partage et de vie dans une communauté de leur choix. 

Anne-Marie Iroz, Conchi Asensio, Bernadette ChicotteAnna Maria Pedroni,

C'est dans cette perspective que nous, Sœurs Anna Maria Pedroni d'Italie, Conchi Asensio d'Espagne, Anne-Marie Iroz et Bernadette Chicotte de France, avons reçu l'invitation à ces temps forts.

Sœurs Anne-Marie Iroz, Bernadette Chicotte et Conchi Asensio avons, en outre, reçu de Sœur Susana et du Conseil Général la proposition de vivre cette semaine en Italie avec Sœur Anna Maria Pedroni qui ne peut se déplacer à cause de son état de santé. Nous, Anne-Marie et Bernadette, avons répondu à la proposition qui nous avait été faite, Sœur Conchi n'ayant pu se libérer...

À notre arrivée à Rome, nous avons été accueillies à l'aéroport par Sœur Diana qui nous a conduites à la communauté « Accoglienza ». Sœur Anna Maria et toutes les sœurs nous ont réservé un bel et chaleureux « Benvenuta ». Nous étions déjà de la communauté. Les billets d'avion pris, nous voilà engagées pour une très belle aventure qui ne pouvait nous apporter que joie et vie au cœur de la communauté de Rome.

Durant cette semaine nous avons pris le temps de la prière personnelle et communautaire, le temps de nous accueillir mutuellement toutes les trois à travers des partages journaliers.

Nous avons préparé la formule de renouvellement que nous voulions prononcer à la célébration eucharistique qui réunirait les trois communautés de Rome.

Eucharistie

Après les tables de la Parole et de l'Eucharistie présidées par un Père Bétharramite, nous nous sommes dirigées vers la table du repas festif et fraternel :

Échange des cadeaux dont une Vierge à l'Enfant, sculptée en Côte d'Ivoire, commune aux quatre sœurs jubilaires, qui fut suivi de l'apéritif et du repas finement préparés sur une table bien dressée !

En famille de Filles de la Croix, joie, partages et chants donnaient tout son éclat à la fête.

Durant ce séjour, nous avons été en pèlerinage, au Sanctuaire Marial de « La Vierge du Divin Amour », patronne de la ville de Rome ...

Vierge

Les jours suivants, nous étions invitées à découvrir la communauté de Ponte di Nona dont la mission est dans un nouveau quartier populaire où peu à peu la communauté chrétienne s'organise et, la communauté de Betania qui a une toute autre mission au service de la maison régionale et de la paroisse.

Tous ces évènements, nous les avons vécus ensemble, toutes les trois, avec nos sœurs de Rome. Quelle joie pour nous toutes !

Ce fut une semaine de vie en « famille congrégation », un temps d'action de grâce, un moment de vie reçue et donnée, une plongée en « communauté congrégation »...

A notre retour, nous avons eu la grande joie de rencontrer Sr Conchi, à Irun, la quatrième de notre groupe : temps d'un court partage sur nos rencontres et sur la joie partagée avec Sr Anna Maria et sa communauté.

Communauté de Roma

Riches de ce vécu, avec chacune des Jubilaires et les communautés d'accueil, nous avons préparé nos fêtes Jubilaires à Rome, en Espagne, à Ustaritz et à Igon.

 

 

   

NoCommunauté de Romeus sommes dans l'action de grâce pour ces célébrations, avec les sœurs et nos familles.

Nous pouvons conclure par ces mots :

Joie en famille congrégation,

Joie avec nos familles et amis,

Action de grâce pour le don de l'appel.

 

Rencontre des laïcs à BonieréComment suis-je arrivée pour une dizaine de jours en communauté chez les Filles de la Croix en Côte d'Ivoire ?

Depuis 20 ans, je les côtoie en France. J'ai connu, je connais comme tous, des moments de souffrance. Je me sens soutenue. Elles m'aident à aller vers le Christ, vers la joie.

Dans notre « Groupe Charisme ». Sœur Marie de Madgala nous parlait souvent des autres « Groupe Charisme » à l'étranger. Me vint l'idée de demander d'aller en Afrique chez les Filles de La Croix...

Ma demande : passer ce temps avec les sœurs. Une sorte de retraite, un temps de recueillement de ressourcement.

Destination : Côte d'Ivoire. Après mon arrivée à Abidjan, j'allais à Korhogo et Bonieré . J'y ai découvert des sœurs de plusieurs générations françaises ou africaines. Toutes avec la ferveur de donner, partager, d'accompagner les plus pauvres à la façon de Sainte Jeanne-Élisabeth et Saint André-Hubert. J'ai été touchée par la grande pauvreté, la grande misère, les handicaps de ce pays. Pendant des années, le travail, le recueillement, la prière des sœurs ont contribué à mettre en place des œuvres importantes pour répondre à toutes ces problématiques avec efficacité et toujours une grande humilité.

A Bonieré , j'ai eu la grande joie de rencontrer le « Groupe Charisme ». Ils m'ont accueillie solennellement. Chacun a exprimé la raison de sa présence dans le groupe. Leur histoire était émouvante car ils ont tous connu de grandes souffrances. Dans le silence et l'humilité, les sœurs les ont soutenus et apportés du réconfort sans jamais rien rechercher... Ils ont une reconnaissance indéfectible... Une personne musulmane s'est même convertie à la religion catholique touchée par leur action et la vie chrétienne.

Dans notre groupe, nous disons régulièrement ressentir que nous faisons partie de la « Famille des Filles de la Croix ». Ce sentiment d'appartenance m'a été révélée encore plus fort et pour tous grâce à la disponibilité, la grande simplicité et l'humilité des sœurs.

Je rends Grâce à DIEU pour ce magnifique cadeau.

Burkina Faso

Entrée au Noviciat
Dec 22, 2018

Bien chères Sœurs Filles de la Croix, de France, d'Italie, d'Espagne, du Canada, du Brésil, d'Argentine, de Côte d'Ivoire, du Burkina et de Thaïlande, avec vous, nous rendons grâce à Dieu pour toutes ses merveilles dans nos vies.

Toute la communauté du Noviciat se porte bien et nous espérons qu'il en est de même pour vous ?
Le 15 Septembre 2018, en la fête de Notre Dame des Douleurs, nous, Élisabeth et Sandrine, avons fait notre entrée au Noviciat ; Françoise et Florence nous ont rejointes après leur stage en Espagne et en Italie.

Nous qui commençons le Noviciat, nous avons reçu, au cours de la célébration, les Constitutions, la croix et une lettre de Saint André Hubert.

C'est avec joie que nous commençons cette nouvelle étape. Merci pour votre prière qui nous accompagne et vos multiples soutiens pour la suite de notre formation. Nous vous assurons de notre prière. Puisse le Seigneur vous donner en abondance sa bénédiction. Que Saint André Hubert et Sainte Jeanne Élisabeth vous obtiennent les grâces nécessaires dans vos missions.

 

(Lettre des novices)      

         Communauté du Noviciat - 15 Septembre 2018.


Jour de fête pour toutes les Filles de la Croix !

Jour de fête pour les Filles de la Croix de Ouagadougou qui célèbrent l'entrée au Noviciat de Sandrine et Élisabeth. Elles ont reconnu l'admirable bonté de Dieu dans leur vie et souhaitent continuer ce chemin de don comme Jésus, dans la lettre aux Hébreux 5,7-9.
L'Évangile de Luc 9,57-62 montre la radicalité de l'appel à suivre le Christ pour l'annonce du Royaume.
Élisabeth et Sandrine ont exprimé, chacune, une belle prière empreinte d'action de grâce pour le chemin parcouru, de foi et de confiance pour la nouvelle étape.

Leur mise en commun des biens manifeste leur profond désir de vivre en communauté avec des Sœurs.
La présence de Sœur Susana leur a donné la joie de recevoir de ses mains « Esprit et Vie » ainsi que la croix. Sœur Maria et Sœur Renée ont remis, chacune, un cierge aux novices, signe du Christ Lumière du monde, pour continuer à avancer au large.

Françoise et Florence, novices de deuxième année, ont partagé leur belle expérience de stage en Italie et en Espagne.

Sœur Susana, au nom des Sœurs, a exprimé, aux quatre novices, la joie de les accueillir dans la communauté du Noviciat.

Le chant du Magnificat en mooré et une prière aux Fondateurs ont clôturé cette belle célébration où André Hubert n'a pas manqué d'adresser une de ses lettres de choix aux novices. 

Nous vous la partageons car elle est toujours d'actualité.

« Aujourd'hui, nombreux sont les maîtres qui désirent ton cœur :

  • Le monde qui te promet le grand bonheur si tu partages ses plaisirs, ses illusions.
  • L'esprit du mal qui te fait miroiter la pleine satisfaction en tout si tu consens seulement à vivre dans l'indifférence ou l'ignorance de Dieu.
  • L'égoïsme qui t'attire à la facilité de la vie : « tout, tout de suite et pour rien. »

« Un quatrième Maître t'offre Son AMOUR pour avoir le Tien. « Donne-moi ton cœur », te dit-il,
« Je le comblerai et donnerai un sens à ta vie. »
Si tu fais les ruptures nécessaires avec le monde, avec toi-même...
Si tu recherches la Vérité et te laisse guider par l'Esprit-Saint...
Si tu veux mettre tes pas dans ceux de Jésus Christ et collaborer à son dessein d'Amour... »

Novies2018

« Il te donnera Lui-même de dire :

« Jésus, tu es l'Amour,
ma véritable richesse,
mon unique bien,
ma vie,
mon tout. »

Je te reste uni en Lui, Jésus Christ.
André, Prêtre »

(photo des Novices - Florence, Élisabeth, Françoise,  Sandirine)

Canada

Le 16 novembre 2019, il y eut une soirée de reconnaissance, préparée par le comité de catéchèse et des membres de la paroisse de Saint Eugène et la Chapellenie de Cœur Immaculé de Marie. Il y avait environ cent-vingt personnes venues me dire merci pour les 13 années d'enseignement de catéchèse à l'École Christine-Lespérance. Quand on me demandait combien d'enfants j'avais (on ne savait pas que j'étais religieuse) – je répondrais environ 350... « Ah! Vous êtes enseignante! » Mais, pour moi, c'était plus que d'être enseignante, c'était à la suite de Jésus, faire connaître son Père à qui j'avais donné toute ma vie. C'était d'avoir l'occasion de partager l'amour miséricordieux du Père à toutes les personnes que je rencontrais – professeurs, personnel, parents et surtout les enfants, sans exceptions. Alors, quelle joie quand on m'a invitée à une soirée de reconnaissance et de voir des fruits de ma présence dans la vie des gens que je garde toujours dans mon cœur et mes prières.
J'aimerais partager avec vous un petit mot écrit par une jeune au nom de sa famille. « Merci, Sœur Marie! Tu es toujours souriante et une vraie amie de Jésus. Merci d'avoir partagé tes histoires avec nous. Avec toi la catéchèse était toujours spéciale. »

La présidente du comité de catéchèse a partagé ces quelques mots : « Sœur Marie connaissait bien nos enfants et elle les aimait, tous et chacun, même les tannants! Elle a accueilli tous les petits, qu'ils soient à la catéchèse ou non. Son sourire, sa voix douce, son approche humaine témoignent de l'amour de Dieu et nous rappelle que nous sommes tous d'une même famille, égaux aux yeux de Dieu. Elle a su appuyer nos familles occupées ou dans le besoin, à grandir dans la foi. Nous ne saurons assez te remercier, Sœur Marie. »

« Un grand merci à Sœur Marie pour ses années de service comme catéchète à l'École Christine-Lespérance. Que Dieu te bénisse! » Voilà, ce qui est apparu sur le Facebook de la paroisse. En le voyant, c'est moi qui leur dis un grand merci de m'avoir donné l'occasion de partager mon amour et mes connaissances de Jésus Christ avec eux.

Merci au Père d'Amour qui m'a choisie et invitée à dire « oui » à le suivre sur les traces de son Fils, comme Fille de la Croix. Merci à l'Esprit Saint de m'avoir si souvent éclairée avec des bonnes paroles et des bons gestes. Merci aux parents de m'avoir confié leurs enfants! Merci à mes sœurs, ma famille et mes ami(e)s de m'avoir encouragée pendant ces années d'enseignement. Et surtout merci aux enfants, qui sont devenus « mes enfants » que je continue à garder très proches dans mon cœur et dans mes prières.
Gloire à Dieu le Père, Gloire à Dieu le Fils, et Gloire à Dieu, Esprit Saint!

Sr Marie H. Moquin, fdlc

Michel MacDonaldJ'ai eu l'occasion de suivre une journée d'étude diocésaine au sujet du caractère sacré de la vie avec Michel MacDonald. Pendant la conférence, plusieurs images me sont venues – de mon expérience personnelle avec les souffrants, des fondateurs et de notre monde souffrant. J'ai décidé de vous partager quelques idées et convictions que je porte en lien avec la sainteté, la dignité de la vie humaine et le mystère de la souffrance.

« Exprimant ce qui est au cœur de sa mission rédemptrice, Jésus dit: « Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jn 10, 10). En vérité, il veut parler de la vie « nouvelle » et « éternelle » qui est la communion avec le Père, à laquelle tout homme est appelé par grâce dans le Fils, par l'action de l'Esprit sanctificateur. C'est précisément dans cette « vie » que les aspects et les moments de la vie de l'homme acquièrent tous, leur pleine signification. » (No.1 – Lettre Encyclique -Evangelium Vitae)

 Dès la conception de la vie jusqu'au passage à la vie nouvelle et éternelle avec le Père nous sommes en communion profonde avec le Père, le Fils, et l'Esprit Saint. Mais, sommes-nous toujours conscients de cette vie que Jésus nous donne, de cet Amour du Père qui nous habite continuellement et de la lumière de l'Esprit Saint qui guide nos pas ? Comme dit l'auteur Léon Bloy - "La seule vraie tristesse, le seul échec, la seule grande tragédie de la vie, c'est de ne pas devenir un saint."

Je pensais à Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges qui disait : « Je prends au sérieux l'engagement de mon Baptême ! » Elle avait compris que dans sa vie, elle devait vivre comme « prêtre » en invitant toute personne à entrer dans la communion avec le Père miséricordieux ; comme « roi » qui regarde le monde et l'être humain avec dignité et qui se met au service de l'humanité, en commençant avec les plus pauvres et les plus petits; comme « prophète » dans son témoignage de vie qui fut guidée par l'Esprit.

Michel nous disait que « Nous avons besoin de penser avec notre esprit, notre cœur et nos mains - pour vivre notre foi, pour vivre ce en quoi nous croyons. » C'est tout notre être qui doit rayonner la joie d'être enfant de Dieu, d'être des témoins vivants dans un monde en si grand besoin d'espérance, de lumière, et de paix.

Dans un deuxième temps Michel nous a parlé de la mort et du mystère de la souffrance. « Nous avons besoin d'être attachés à la Croix de Jésus pour que notre foi soit plus forte... » Je pensais à Ste Jeanne-Élisabeth sur la table d'opération qui refuse l'anesthésie et qui dit « Que l'on me laisse seulement mon crucifix, il me suffira. » (p. 73 – Une Sainte au Quotidien de Madeline Guillebault)

St André-Hubert écrivait à Sr Saint-François (123) « Courage ! Vous êtes dans le chemin étroit qui conduit au Ciel ! Vous êtes clouée à la croix avec votre divin Époux. (...) Oh ! que vous devez avoir de courage à souffrir pour et avec celui qui est mort et ressuscité pour vous. Rendez-lui de bon cœur souffrance pour souffrance, vie pour vie. (...) Ne craignez rien, il prend soin de vous. Que votre dernier soupir soit un soupir d'amour pour N.S. Jésus et sa croix et vous goûterez que la mort au service de Jésus vaut mieux que la vie au service du monde. C'est vivre que de mourir avec Jésus, et pour Jésus. (...) Laissez-vous donc conduire par ce divin Esprit. Il vous (fera) comprendre cette maxime du saint Évangile : « Bienheureux ceux qui souffrent », parce que leurs souffrances seront changées en plaisirs, s'ils sont soumis et patients. » (p. 287 – Lettres et Écrits (tome 1) de Saint André-Hubert Fournet)

Croix de la Maison Ste CroixQuand nous vivons unis au Père, au Fils et à l'Esprit Saint, nous n'avons pas à avoir peur de souffrir, ni de la mort car la mort ne peut pas gagner. Jésus a vaincu la mort, il est ressuscité et par sa mort il nous a montré que la mort et la souffrance ne peuvent pas toucher une âme donnée à Dieu. Le Christ a gagné, il nous promet la vie nouvelle et éternelle si nous croyons en Lui... Il nous montre que la mort est un simple passage de notre vie terrestre à une vie nouvelle et éternelle où on y retrouve que de la paix, de la joie, et de l'amour.

La souffrance reste un mystère, un mystère qui est difficile à vivre sans la foi et difficile à vivre si notre foi n'est pas enracinée dans l'amour miséricordieux et inconditionnelle d'un Dieu qui est le Dieu des vivants !

Suite à cette présentation je suis restée avec l'invitation d'être un phare qui fait briller la lumière de Dieu autour de moi. Je suis Fille de la Croix – je suis Fille de la Croix de la résurrection. Que le Seigneur m'aide à toujours faire briller ma foi, enracinée dans la Trinité dans un monde qui trop souvent vit dans la noirceur et la mort !

Mon séjour à Rome
Oct 18, 2019

Soeurs en prière à RomaCet été, j’ai eu la joie de me retrouver dans la communauté des sœurs à la maison régionale de Rome, pour une réunion du comité de communication. J’ai beaucoup apprécié ce temps avec mes sœurs.

En arrivant, je retrouve les sœurs qui célèbrent l’anniversaire de notre Sœur Anita qui fête 101 ans. Elle est encore remplie de joie de vivre. J’aime beaucoup me retrouver avec mes sœurs : des femmes spirituelles, fortes, qui vivent leur engagement jusqu'au bout.

La maison est une vraie maison de prière. Comme les résidents de la maison de retraite qui viennent près de la porte de la chapelle pour écouter, je suis émerveillée d’entendre chanter mes sœurs.      

Notre maison régionale se retrouve entre deux résidences de personnes âgées : la Villa Maria Laura sur un côté et la Villa Attilia sur l’autre. Quelle belle mission ! Une présence religieuse qui accompagne les résidents et leurs familles, ainsi que le personnel qui travaille dans la maison. Une situation qui rayonne la bonté, la joie et le goût de vivre !

Un petit mot sur notre rencontre de CICOM. Le comité a eu la chance de se retrouver ensemble pour chercher comment améliorer la communication interne pour assurer que toutes les sœurs reçoivent les nouvelles. Une grande partie de notre rencontre fut consacré comment améliorer notre site web pour répandre notre charisme autour de nous et faire de ce site, un moyen d’évangélisation.

Nous avons une nouvelle page FaceBook (https://www.facebook.com/fillesdela.croix.7) que vous pouvez aller visiter dès maintenant et un nouveau site arrive bientôt.

Merci à ma communauté pour leur bel accueil. A la prochaine !

Équipe de CICOM

 

 

Nos soeurs jubilaires Gilberte et LucilleLe 26 août, les Sœurs de la Région du Canada se retrouvent pour célébrer notre fondatrice et en même temps célébrer les 60 ans de vie religieuse de nos deux sœurs, Gilberte Carrière et Lucille Courcelles.

Une très belle célébration eucharistique avec la communauté de la Villa Aulneau, résidence de la majorité de nos sœurs, ouvre la fête. Après un temps de partage autour de nos sœurs jubilaires, nous prenons le repas ensemble.

Une amie de la communauté vient nous demander la permission de prendre une photo d'un si beau groupe. Je réalise que cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas retrouvées toutes ensemble. Sauf pour nos trois sœurs dans des résidences spécialisées, nous sommes les sœurs de la région au complet.
En fin d'après-midi, nous nous retrouvons pour des vêpres spéciales et en soirée, Sœur Marie nous présente une vidéo préparée par Amaia sur la vie de la Bonne Sœur. Excellent ! Nous avons aussi visionné une vidéo mise sur Facebook par Emmanuelle ainsi que quelques photos de la profession de Marie-Noëlle. Joie de communier aux événements de la grande famille des Filles de la Croix !

Soeurs région canadienne

« Élisabeth, Sainte fille de Dieu, donne-nous ton grand cœur, donne-nous ton esprit. » Que notre sainte fondatrice nous aide à être de plus en plus, des femmes qui « prennent au sérieux l'engagement de leur baptême. »

 

 

 

 

Espagne

Le 11 octobre, fête de Notre Dame de Begoña nous avons célébré à Sestao les 50 ans de vie paroissiale dans l’Eglise née de la chapelle des Altos Hornos de Vizcaya, où les Frères de la Salle et les Filles de la Croix ont enseigné et éduqué les fils et les filles des travailleurs de l’entreprise. Mais la fameuse chapelle répondait à une vocation très ouverte et est devenue ensuite une paroisse.

L’Eucharistie fut présidée par le Père Kerman, vicaire épiscopale de la zone, accompagné par le Père José Antonio, prêtre natif de Sestao et par le Père José Marie Delchaux qui est actuellement à Sestao et qui a toujours eu de bonnes relations avec les Filles de la Croix.

Dans son homélie, ils ont rappelé beaucoup d’événements de l’histoire vécus dans ces 50 ans et même avant. Et nous avons rendu grâce à Dieu pour toute la vie, pour toute la pastorale, pour toute l’insertion dans le diocèse et surtout dans ce village simple et travailleur qu’est Sestao, ainsi la vocation de la chapelle est applicable à tout ce village qui a accueilli tant de personnes venues des différentes régions de la Péninsule. On se souvient de tant de personnes : prêtres, religieux et religieuses, laïcs engagés et aussi des personnes non croyantes mais de la mouvance de la spiritualité, qui ont rendu possible la vie et l’œuvre réalisée dans ses années.

C'est heureux de voir comment la vie pastorale, la mission d’enseigner sont toujours vivantes et nous tiennent présents dans l’affection et la prière bien que cela fait quelques années que les sœurs ont quitté Sestao. Nous remercions le Seigneur de la vie et de l'Histoire et tous ceux qui ont rendu possible cette célébration.

Maite Heredia

La communauté de Los Arcos est actuellement formée des sœurs Maria Pilar Artazcoz, Nekane Alkain, Nati Josué, Teresa Miguel y Milagros Asensio.

La communauté a ouvert ses portes le 24 juin 1979.

Les débuts furent à un moment politique assez difficile. A la Mairie, il y avait des gens qui avaient voté pour que les Filles de la Croix ne viennent pas là.

Encarna Sanz allaient dans les écoles pour faire la catéchèse. La maison était une maison d’accueil totalement ouverte du matin au soir et les gens venaient prier Saint André. Après la classe, les enfants venaient faire leurs devoirs, des comédies, etc., et pendant les vacances, ils faisaient des dessins et de la peinture. Un groupe d’enfants formaient une chorale. Elles accueillaient aussi des immigrants et elles leurs apprenaient à lire et à écrire. C’était une maison vraiment ouverte pour eux mais aussi aux familles des sœurs qui voulaient y passer l’été.

Milagros pratiquait dans quatre villages.

C’était un moyen pour elle d’évangéliser et de se laisser évangéliser par ces gens simples et bons.

Aujourd’hui, les Sœurs visitent les malades, accueillent les pèlerins, participent à la liturgie de la paroisse et à la catéchèse. En temps de Carême, un groupe de personnes monte quotidiennement au Calvaire en priant le chemin de Croix comme le faisait en son temps notre Saint André. Elles collaborent à la célébration de la Parole et vont porter la communion aux personnes âgées. Quelques personnes viennent à elles quand elles doivent partir de chez eux pour quelques affaires et quand ils n’ont personnes à qui confier leurs malades. La Sœur Teresa travaille bénévolement à la maison de retraite : travail manuel, sorties avec les grands-parents et elle organise ce qui est attendu des autres bénévoles. Elles participent aussi dans un groupe de la Parole : écoute de la Parole, partage et prière à partir de Celle-ci…

Profitant de l’été, nous sommes allés visiter les Soeurs de Limpias (Cantabria) pour connaitre un peu plus leur histoire. Les Filles de la Croix sont présentes dans ce village depuis 1861 et aujourd’hui, les Soeurs sont Soeur Isabel Galindo et Soeur Consuelo Izquierdo. Depuis les débuts, elles se sont dédiées à l’enseignement, surtout celui des filles les plus pauvres. Les Filles de la Croix sont venues là car des messieurs demandaient des religieuses pour les soigner. C’est ainsi que la maison est restée propriété des soeurs et deviendra bien plus tard un collège. Les soeurs participaient activement aux activités scolaires et extrascolaires organisant des fêtes pour le village, donnant la catéchèse aux enfants, etc… Le 21 juin 2000, le collège a fermé ses portes et le bâtiment a été vendu au gouvernement de la Cantabria pour devenir aujourd’hui une maison de personnes âgées. Nous avons pris l’habitude d’aller les visiter et de leur porter la communion, de répondre aux besoins et de participer aux activités de la paroisse. C’est le travail que nous faisons maintenant. Chaque époque a eu son évolution : avant, nous organisions des excursions à Lourdes, à Fatima et dans d’autres lieux encore. Les gens se souviennent avec tendresse de cette époque, mais aujourd’hui, notre mission est toute autre. La fête du village est le jour de l’Exaltation de la Croix qui se célèbre par un Triduum. La dévotion au Christ de Limpias est très enracinée dans le village. Beaucoup de gens viennent aussi d’ailleurs tout au long de l’année. Actuellement, les soeurs aident à la paroisse. Elles font partie du conseil paroissial, font des visites aux malades et à la résidence des personnes âgées qui autrefois fut leur collège. Pour l’instant, elles continueront à maintenir le témoignage en restant proche du peuple. Ainsi les gens qui ne les connaissent pas pourront les connaitre.

 

L'article est publié dans son intégralité

Le 6 juillet de cette année fut une très bonne journée durant laquelle nous avons pu vivre une rencontre sœurs et laïcs dans ce désir de marcher ensemble dans la recherche de ce que nous
appelons FAMILLE FILLES DE LA CROIX.

Cette rencontre fut pleine de joie et d’espérance. Avec la certitude que l’Esprit Saint dynamise son Église et notre Famille, nous pouvions sentir une nouvelle Pentecôte. Susana nous a dit ce que nous allions faire : rien d’autre que de « nous connaître un peu plus », et de partager le lieu de chacun, ses expériences et ses particularités, donnant sa propre vie, tous, en vivant le charisme de l’enseigner, guérir et faire toute sorte de bonnes œuvres. C’est là que nous sommes unis par le baptême. Nous avons parlé du futur, de notre regard, de comment nous rencontrer et aller à la rencontre des autres en donnant des réponses comme le firent nos fondateurs. Si je devais résumer cette rencontre, je le ferais avec le Psaume 125 « Le Seigneur a fait de grande chose avec nous et nous sommes dans la joie. »

Avec cette joie et par l’intercession de Saint André et Sainte Jeanne Élisabeth, donnez-nous le courage de risquer notre vie pour porter l’Évangile à tous.

Voir l'article publié dans son intégralité. (en Espagnol)

Italie

L’Université Pontificale Sainte Croix à Rome, Place de Saint Apollinaire, a organisé, le 5 décembre 2019, une journée d’étude sur la Vie Consacrée et la Nouvelle Evangélisation aujourd’hui.

A la lumière de l’enseignement du Pape François, l’initiative a voulu offrir “une opportunité de confrontements et d’approfondissements des défis culturels, spirituels et pédagogiques qui interpellent aujourd’hui l’identité et la mission des consacrés.

Devant à un groupe nombreux d’auditeurs, les intervenants ont illustré divers aspects du thème choisi.
Dans l’après-midi, il y a eu plusieurs témoignages de religieuses et de religieux.
Sœur Lucia Bellotti a été appelée à présenter son expérience d’évangélisation dans les prisons de Rebibbia à Rome.

  SœurLucia est une sœurFille de la Croix d’Italie qui vit depuis 25 ans sa mission à l’intérieur de la prison. Sa présence discrète et constante a permis de collaborer avec la réalité complexe et profondément blessée de tant de personnes détenues. Avec les aumôniers de prison, Sœur Lucia a cherché à construire des relations humaines et chrétiennes avec tous ceux qui purgent des peines de prisons très dures.

Voici comment elle a présenté son expérience d’Evangélisation à l’intérieur des prisons : « Je m’appelle Sœur Lucia et je suis Fille de la Croix.
Ma Congrégation est née en France après la Révolution Française de deux saints : un prêtre, Saint André-Hubert Fournet, et une jeune noble, Sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages.

Pendant beaucoup d’année, j’ai vécu ma profession d’infirmière dans divers hôpitaux et maisons de retraite dans plusieurs communes d’Italie.
Aujourd’hui par contre, et depuis 25 ans, je réalise ma mission de volontariat ici à Rome à la Prison de Rebibbia et dans le service réservé aux prisonniers de l’hôpital Pertini.

  •  Pour quelle raison ma vie a eu ce virage si inattendu ?

 Tout a commencé de la rencontre avec un prisonnier à l’hôpital Saint Philippe Néri où j’ai travaillé.
Au moment de sortir de l’hôpital, il m’a dit de manière avec inquiétude :

“Ne m’abandonne pas…”

 Ce “cri” venait de la profondeur de son besoin de recevoir “des gestes d’humanité. Et de sentir “des paroles d’espérance”…

J’ai été touchée profondément… e non pas seulement moi mais ma communauté aussi.
Nous nous sommes tout de suite senties interpelée : QU’EST-CE QUE LE SEIGNEUR ETAIT EN TRAIN DE NOUS DEMANDER ?
Avec une de mes consœurs, j’ai commencé à aller à la prison de “Regina Coeli” une fois par semaine, en gardant les autres engagements…
Lentement, lentement, les visites ont été de plus en plus fréquentes, et les contacts se sont multipliés… jusqu’à devenir une vraie mission pour moi à temps plein que ma propre Congrégation m’a confiée… »

Pour voir plus, tu peux aller à ce lien.

Merci Sœur Lucia !

« Dans ta vie, tu dois faire quelque chose de beau pour les autres ». Dès son adolescence et durant sa vie, ce sont les paroles qui ont guidé Sœur Maria Laura, Fille de la Croix, au service des autres. Ces paroles ont accompagné comme toile de fond, l’expérience que nous avons vécue en juin et juillet, en accompagnant les groupes du Grest. Ils avaient décidé de venir à Chiavenna pour connaître la « Belle Histoire » d’une personne qui, aux yeux de beaucoup de monde, peut être considérée sainte.
Le projet « Promenade dans la vallée de Chiavenna », proposé aux jeunes des paroisses des diocèses de Lombardie, ont attiré de nombreux groupes, 20 à peu près, qui ne venaient pas seulement du diocèse de Como, mais aussi des diocèses voisins, pour un total de plus de 1.000 enfants, adolescents et accompagnateurs. La proposition s’est révélée gagnante et une occasion spéciale qui nous a permis, en premier lieu, de nous rapprocher de la figure de Sœur Maria Laura, en connaissant d’elle les attitudes les plus humbles qui risquent souvent de rester au deuxième plan par rapport à son martyre. Dans un deuxième temps, par contre, elle nous a permis d’en être témoins, mettant en pratique ce qu’elle souhaitait pour chacun des jeunes, c'est-à-dire, que tout jeune réalise quelque chose de beau dans sa vie et le réalise pour les autres.

Les journées ont été organisées dans un premier temps avec l’introduction au « cineteatro
Vittoria » ; ensuite, les jeunes étaient partagés en trois petits groupes, suivant les diverses tranches
d’âge, pour visiter quelques uns des lieux plus significatifs : la chambre de Sœur Maria Laura,
l’église San Lorenzo et le lieu du martyre.

Dans la chambre située dans l’ancienne Maison des Filles de la Croix, aujourd’hui siège de la
‘Comunità Montana’, des sœurs nous ont accompagnés pour connaitre la vie de Sœur Maria Laura,
en particulier l’amour qu’elle portait pour ses privilégiés : les petits, les jeunes et les pauvres
auxquels elle se donnait d’une façon silencieuse et humble, dans la certitude que, dans les autres,
elle pouvait rencontrer son Jésus.

Dans l’église San Lorenzo, par contre, nous avons visité son tombeau et connu le sens de sa
présence en ce lieu, en nous rappelant le processus qui, nous l’espérons, nous la rendra « sainte
parmi les saints ». Les jeunes sont allés aux sources de son histoire spirituelle et de sa vocation qui
l’a conduite à devenir une sœur Fille de la Croix.

Ensuite, dans la rue Poiatengo, les groupes ont pu connaître l’histoire de ses dernières minutes : son martyre arrivé par son meurtre et la lumière qui en est sortie par son pardon. Cette histoire qui,
aux yeux de toute personne peut paraître mauvaise, triste, absurde, mais, aux yeux de tout chrétien, parait comme une belle histoire, parce qu’elle est imprégnée d’amour, cet amour qui résiste au mal,
qui résiste à la mort, l’amour qui pardonne au moment le plus tragique, comme Jésus sur la Croix.

Pour profiter aussi de la beauté de la nature, les groupes ont pu remplir leurs yeux avec les
merveilles de notre vallée, d’une manière toute spéciale en allant se promener jusqu’aux cascades
de l’Acquafraggia, avec une pause au centre de tourisme agricole de l’Aquafracta, pour un moment
de découverte de cette ferme-école.

Accompagner ces groupes a été pour nous un cadeau, car il nous a permis d’approfondir l’histoire de cette petite grande femme et de la raconter à ceux qui sont venus de loin jusqu’à Chiavenna. Savoir que l’histoire de Maria Laura ne reste pas enfermée dans les montagnes de notre vallée nous remplit de joie, car un tel trésor ne peut pas être gardé jalousement, mais bien au contraire, il doit être
partagé généreusement pour que la vie de celui qui écoute puisse être transformée par l’amour qui en jaillit. De retour chez nous, nous avons gardé les yeux étonnés des enfants et des jeunes qui, en silence, nous ont accompagné par leur attention et leur écoute, pendant que nous leur donnions les détails de cette histoire. Une histoire qui a suscité beaucoup de questions et le désir de vouloir approfondir, comprendre, connaître. Une histoire qui laisse des traces d’amour dans le cœur de celui qui l’écoute et qui l’invite à aimer pleinement la vie de tous les jours en rendant ainsi concret l’amour que Sœur Maria Laura a voulu nous apprendre par le don de sa vie.

Et alors c’est bien vrai : le grain qui meurt, peut donner beaucoup de fruits.

Pour le groupe des organisateurs Cinzia Zarucchi

Rome, 13 mai 2019

Du 1er au 11 mai, les sœurs de la communauté de l’Accueil de Rome ont eu la joie de la présence de Sœur Helena, supérieure générale des sœurs de Notre Dame de la Compassion. Avec elle, il y avait aussi Sœur Susana, venue pour participer à l’Assemblée UISG (Union Internationale Supérieures
Générales). Nous avons vécu, en toute simplicité, des temps de connaissance et de communion fraternelle.

Nous avons eu la possibilité d’écouter avec beaucoup d’intérêt les nouvelles des sœurs de l’Alliance : pour cela, le moment favorable pour nous connaître s’est concrétisé, le moment pour faire l’expérience que nous sommes très bien ensemble, et pour faire grandir en nous toutes, le désir d’autres occasions de fraternité et de partage réciproque.

Sœur Helena nous a présenté, avec l’aide des diapositives, sa congrégation dans sa réalité et ses œuvres, et comment ne pas nous sentir en communion, avec un plus grand désir d’autres
partages, de plus de relations, d’autres rencontres ? Oui, nous avons goûté la vie et un rêve d’avenir a habité en chacune de nous.

Nous remercions Sœur Susana, Sœur Marthe et leurs Conseils pour avoir ouvert ce chemin de nouveauté, pour adhérer à l’œuvre de l’Esprit qui fait toutes choses nouvelles et renouvelle chacune de nous.

« Merci Sr Helena pour ton affabilité, ta simplicité : tu as été précieuse pour nous, le temps vécu en communion nous a montré encore plus la beauté de la vie religieuse. »

Ensemble, on va loin.
Avançons ensemble, laissons-nous conduire par l’Esprit et que nos rêves de futur deviennent vie
jaillissante avec la bénédiction de nos fondateurs et fondatrices

Merci Sr Susana, toi aussi, tu as été précieuse en ces jours, ensemble nous avons senti avec force
qu’un chemin nouveau s’ouvre pour nous : l’Esprit nous appelle à avancer au large.

Les sœurs de la communauté de l’Accueil de Roma avec beaucoup de reconnaissance.

Servante de Dieu.
Mar 26, 2019

Enrica Lattanzi, Sondrio mardi 12 mars 2019

La religieuse de la Congrégation des Filles de la Croix a été tuée par trois filles mineures le 6 juin 2000, victime d'un rituel satanique mortel.

Soeur Maria-Laura, Servante de Dieu, est maintenant ici, dans ce lieu qui fut « son église ». Ce que nous sommes en train de vivre n’est pas une anticipation de béatification mais un acte dû, vue la phase avancée du chemin normal que l’Eglise diocésaine a commencée. Avec ces paroles, Monseigneur Andrea Caelli, Archiprêtre de Chiavenna (Sondrio), a introduit la messe présidée, lundi dernier par l’Evêque du diocèse de Como Oscar Cantoni, à l’occasion du transfert réalisé de la dépouille de Soeur Maria Laura Mainetti.

La religieuse de la Congrégation des Filles de la Croix, fut assassinée par 3 jeunes filles mineures le 6 juin 2000, victime d’un rituel satanique mortel. Le transfert de la sépulture du cimetière de Chiavenna à la Chapelle de Saint Jean Népomucène, dans une allée latérale de la Collégiale de San Lorenzo, a été effectué le 26 février dernier au matin, dans un climat de recueillement et d’émouvante participation », nous explique encore l’Archiprêtre.

L’Evêque de Como, Oscar Cantoni, à genoux devant la tombe de Soeur Maria Laura Mainetti après le transfert.

« Vues le monde qui, arrivé de toutes les régions d’Italie, se recueillait sur la tombe de Soeur Maria Laura – ajoute Monseigneur Caelli – nous avons pensé leur offrir la possibilité de l’avoir plus proche et de leur faciliter la visite ». La phase diocésaine de la cause de béatification (ouverte en octobre 2005 et conclue au printemps 2006) étant terminée, consignée la positio à la Congrégation pour les causes des Saints (dans l’été 2017), « nous avons décidé de procéder au transfert ».

« La mémoire de Soeur Maria Laura, humble et douce Fille de la Croix, ne s’est pas effacée dans ces années. Son souvenir est toujours vivant, pas seulement dans sa Congrégation religieuse, ni exclusivement dans cette Communauté paroissiale, mais il s’étend dans toute la vallée de Chiavenna, se propage dans tout notre Diocèse de Como et se répand vers l’Eglise toute entière. » Ainsi s’est exprimé l’Evêque Cantoni dans son homélie, dans une Collégiale trop petite pour accueillir tous les fidèles rassemblés et les dizaines de prêtres concélébrant. « Afin que Soeur Laura soit à côté de nous – a repris le prélat -, nous avons demandé qu’elle puisse reposer dans sa paroisse, où elle a suivi Jésus dans une noble simplicité, aimant et servant les frères les plus faibles, jusqu'à la fin ».

Cantoni a rappelé que « la réputation de sainteté qui se développe et grandit à l’égard de Soeur Maria Laura est la preuve la plus convainquante qu’elle devrait être présentée par l’Eglise dans un futur proche, que nous espérons non loin, comme modèle pour tous ». Sa mort ainsi dramatique « n’a été que le couronnement d’une vie au service des frères ». Soeur Mainetti a fait sien l’Evangile : en particulier « dans l’attention éducative envers la jeunesse – a dit encore l’Evêque – elle s’est dédiée à la formation humaine et chrétienne des adolescents et des jeunes ».

Un exemple à suivre, afin que nos communautés chrétiennes sachent enseigner aux nouvelles générations l’art de vivre ». Soeur Maria Laura « nous accompagne et nous appelle à notre devoir absolu (pour être et non pas seulement nous dire chrétiens !), d’honorer et servir le Corps du Christ que sont les pauvres, les malheureux, ceux que la société écarte ». A la fin, Cantoni s’est tourné vers « Marie, Mère de la Miséricorde, vénérée à Gallivaggio, mais dont la statue est dans cette même Collégiale (le sanctuaire est actuellement inaccessible à cause de l’éboulement de rocher en mai 2018), pour qu’elle soutienne la nouvelle phase du Synode diocésain qui commence. »

Qui est-elle ?

Teresina Mainetti – c’est le nom de baptême de la future Soeur Maria Laura – est née à Colico (Lecco) le 20 Août 1939, dixième fille de maman Marcelline et de papa Stéfano. « De ta vie, tu dois faire quelque chose de beau pour les autres ». Cette invitation qu’un prêtre lui a adressée pendant la confession, Teresina l’a accueillie comme projet de vie.

A 18 ans, elle est entrée dans la congrégation française des Filles de la Croix : en Août 1959, elle a prononcé ses premiers voeux, prenant de Soeur Maria Laura et cinq ans après, elle a fait ses engagements définitifs à La Puye, Maison-Mère de la Congrégation.

Elle a donné sa vie à la mission parmi les enfants, les jeunes et les familles à Vasto (Chieti), Roma, Parma, jusqu’à son arrivée à Chiavenna en 1984. Ici en 1987, elle a été nommée responsable de la communauté. Ses consoeurs la décrivent comme « infatigable et sereine, toujours prête à retrousser les manches quand elle découvrait une situation quelconque de difficulté ». Elle signait toujours en entier : Soeur Maria Laura Fille de la Croix. Peu de mois avant d’être assassinée, elle a écrit à une consoeur : « Je te souhaite de chercher et trouver Jésus parmi les pauvres et dans la quotidienneté… Tu seras heureuse, vraiment ».

Journal « Avvenire », 12 mars 2019

 

Soeur Maria Laura
Mar 25, 2019

Soeur BeniaminaElles se sont réunies sur le lieu du délit de Soeur Maria Laura Mainetti où aujourd’hui, un monument rappelle l’assassinat de la Soeur de Chiavenna, les Filles de la Croix arrivées hier dans la cité du Mera de toute l’Italie, mais aussi de France et du Canada pour participer à la cérémonie du transfert de sa dépouille du cimetière à la paroisse San Lorenzo. Autour de 17h, le rendez-vous pour la prière dans la rue Poiatengo avec le chant composé en l’honneur de Soeur Maria Laura dont le titre est « Raggio di Luce » (« Rayon de lumière ») : un moment d’intense émotion, de profonde participation. Ensuite, Soeur Beniamina, chargée du dossier sur la vie de sa consoeur, nous a confié son témoignage…
Soeur Maria LauraJ’ai écrit la vie au début, et ensuite depuis peu d’années, j’ai cherché de recueillir tout ce que nous avons trouvé écrit de la main de Soeur Maria Laura qui n’était pas un journal mais des points de réflexions un peu spirituels.
Et donc, en est résulté un gros volume…
Non, le second n’est pas gros parce qu’elle n’écrivait pas beaucoup, mais c’était assez pour définir sa personnalité spirituelle que nous ignorions parce que c’était une personne très humble, très silencieuse qui ne voulait pas paraitre. Et de ce peu d’écrits, nous avons vraiment découvert sa personne.
Quelle personne était-elle et pourquoi devrait-elle être béatifiée ?
Monument à ChiavennaQuand elle a commencé sa vie religieuse, elle avait dit qu’elle voulait faire quelque chose de beau pour les autres. Dans sa vie, elle a vraiment fait quelque chose de beau pour les autres et elle avait une prédilection particulière pour les personnes dans le besoin mais aussi pour les jeunes qu’elle sentait qu’ils vivaient dans un monde qui ne les aidait pas, qui les abandonnait.
De quelques-uns de ces jeunes, ensuite, en réalité, elle a été trahie?
Et oui, Malheureusement… En fait, elles étaient des mineurs et donc nous nous rendons compte qu’elle avait raison quand elle disait que le monde laissait ces jeunes dans l’indifférence et ceci a été la réalité. Mais elle, elle les a toujours appelés « mes jeunes ».

 

Elisabetta Del Curto, Telifonica Sondrio News
(12 mars 2019)

 

Témoignage de Soeur Beniamina (en Italien)

Le corps de Soeur Maria Laura Mainetti repose dans la Collégiale à Chiavenna.
Les paroles de l’Évêque.

Nous vous rapportons l’homélie de l’évêque Oscar Cantoni.


Chers frères et soeurs, deux textes de la Parole de Dieu ont été proclamés selon le calendrier liturgique d’aujourd’hui, lundi de la première semaine de Carême.
C’est surprenant comment ces lectures que nous n’avons pas choisies pour l’occasion, mais qui ont été données, correspondent parfaitement à la raison pour laquelle nous nous sommes rassemblés dans cette collégiale de Chiavenna.
Le Seigneur nous accompagne et nous nourrit toujours de sa Parole à l’intérieur de la situation historique dans laquelle nous vivons. Il nous permet d’interpréter à sa lumière les événements, heureux ou tristes, qui composent un dessin qui, à nos yeux, se présente souvent disharmonieux, mais que le Seigneur oriente et reconduit toujours au bien, l’élevant au meilleur niveau.
La mémoire de Soeur Maria Laura, humble et douce Fille de la Croix, ne s’est pas effacée dans ces années.
Son souvenir est toujours vivant, pas seulement dans sa Congrégation religieuse, ni exclusivement dans cette Communauté paroissiale, mais aussi, il s’étend dans toute la vallée de Chiavenna, se propage dans tout notre Diocèse de Como et se répand vers l’Eglise toute entière. Vous le témoignez vous-même, vous qui êtes venus si nombreux de partout ce soir.
Afin que Soeur Maria Laura soit plus proche de nous et que nous puissions l’invoquer devant sa dépouille, nous avons demandé et obtenu qu’elle puisse reposer ici, dans ce lieu qui fut et reste sa paroisse, là où elle a suivi Jésus avec tant d’ardeur et dans une noble simplicité, aimant et servant ses frères les plus pauvres jusqu’à la fin.
Soeur Maria-Laura, ce soir, faisant écho à la Parole de Dieu rapportée dans le livre du Lévitique, nous répète : « Ainsi parle le Seigneur, soyez saints parce-que moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ». Nous tous, baptisés, nous sommes appelés à la sainteté qui peut se développer à l’intérieur d’une existence toute simple, sans apparences.
Notre sainteté sera une sainteté quotidienne, ordinaire, qui transmet et témoigne de la joie de l’Évangile à l’intérieur des situations les plus communes de l’existence, à partir de la condition de vie où nous nous trouvons.
L’Esprit Saint sait comment utiliser nos dons personnels et plus encore, nos caractères spécifiques, souvent mais pas toujours heureux, pour réaliser en nous l’image de Jésus et représenter dans le concret, par Lui, le visage de la tendresse et de la Miséricorde de Dieu le Père, le Saint par excellence.
Il ne faut pas de gestes extraordinaires. La sainteté se développe dans ces petits gestes particuliers que chacun arrive à inventer pour donner de la sérénité aux frères tristes, consoler ceux qui sont affligés, secourir dans la discrétion ceux qui n’ont pas le courage de demander de l’aide.
La réputation de sainteté qui se développe et grandit à l’égard de Soeur Maria Laura est la preuve la plus convaincante qu’elle devrait être présentée par l’Eglise dans un futur proche, que nous espérons non loin, comme modèle exemplaire pour tout le peuple de Dieu. La mort aussi dramatique de Soeur Maria Laura n’est que le couronnement final d’une vie entière offerte au Seigneur, totalement donnée au service des frères dans lesquels le Seigneur a voulu s’identifier. « Ce que vous avez fait à chacun de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » comme nous l’avons entendu encore une fois dans l’Évangile que nous venons de proclamer.
Ainsi Soeur Maria Laura, qui certainement du Paradis nous accompagne et nous soutient, par des liens d’amour et de communion, dans notre chemin de fidélité au Seigneur Jésus et dans le service d’amour à l’égard de nos frères, nous appelle à notre devoir absolu (si nous voulons être chrétiens et non pas seulement nous dire chrétiens !), d’honorer et servir le Corps du Christ que sont les pauvres, les malheureux, ceux que la société écarte, ceux que le Seigneur nous envoie comme migrants qui ont traversé, non sans fatigue, le désert, la mer et qui demandent d’être accueillis.
Soeur Maria Laura nous apprend à interpréter la page de l’Évangile que nous venons d’écouter comme une attention éducative face à la jeunesse. Elle, qui s’est dédiée avec une grande passion pour la formation humaine et chrétienne des adolescents et des jeunes, se donnant toute entière, obtienne à nos communautés chrétiennes d’apprendre aux jeunes l’art de vivre, dans la certitude que si nous suivons Jésus, l’Esprit Saint ne nous rendra pas moins humains, parce qu’Il permet à notre fragilité d’expérimenter la force de la grâce de Dieu.
Je ne peux pas conclure cette homélie sans me tourner vers Marie, Mère de la Miséricorde, vénérée à Gallivaggio, mais dont la statue est conservée dans cette église, pour qu’elle accompagne et soutienne la nouvelle phase du synode diocésain que nous sommes en train de commencer. En même temps, je la confie de nouveau à vos prières.