Filles de la croix

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Célébration de Sainte Jeanne-Élisabeth
Sep 18, 2020

En Argentine, les paroisses sont toujours fermées à cause du Covid19, mais rien ne nous a empêché de faire une mémoire particulière à notre Fondatrice.

Voyant que la date du 26 allait être plus compliquée, avec l’engagement scolaire – même si la classe n’est pas en présentiel -, et voyant que les gens continuent à travailler, nous avons décidé de célébrer la fête le dimanche. Mais comment ?

Nous, la famille Filles de la Croix - Sœurs et Laïcs –, nous sommes mobilisés pour mettre en lumière publiquement un aspect, un mot ou un fait de la vie de Sainte Jeanne-Élisabeth qui a le plus de signification pour nous. Pareillement, les enseignants et les élèves des écoles Sagrada Familia de La Plata et de Zárate nous ont monté différentes vidéos dans lesquelles ils ont partagé quelque chose de Sainte Jeanne Elisabeth. Leur créativité et leurs expériences ont été capturées dans de belles vidéos motivées qui nous ont préparés pour une diffusion en direct.

En plus, nous profitons de la technologie qui brise les distances en étant, aujourd'hui, un moyen de communication et d'évangélisation. L'idée de Sœur Gabriela était de partager différentes facettes de la vie de notre Fondatrice, en lui faisant rejoindre aussi notre vie actuelle. Ce « partage » a été réalisé sur Instagram et Facebook.

Sœur Gabriela a animé la rencontre qui a duré seulement une heure, car le programme était automatiquement coupé. Il est vrai que, à ce moment-là, nous pouvions commencer une autre vidéo en direct - et que, au final, nous l’avons fait - même si ce n'était pas la première intention.

Pendant la première heure, Célia Montani nous a parlé des "chemins de la vie", des grandes recherches et des souffrances de la Fondatrice et des nôtres maintenant.

Le couple, Francisco García et Ana María Palo, a actualisé les phrases « Je prends au sérieux le   baptême » et « Embrassés par la Bonne Sœur » (les enfants orphelins, la cancéreuse, les sœurs, les pauvres, les malades..., les crucifiés d’aujourd'hui).

Notre Sœur Karina a parlé de l'histoire à l'époque de la Fondatrice et de ce qu'elle ferait aujourd'hui, dans la situation que nous vivons en ce moment.

Fernanda Ferreyra a animé ce temps par une chanson entre les différents intervenants et… l'heure a passé, mais une surprise manquait !!!

Ensuite, une autre vidéo a débuté. Là, Sœur Susana nous a parlé de la Grande Chapelle de La Puye, et nous pouvions voir la châsse où est déposée Sainte Jeanne-Élisabeth. Ce fut pour nous la surprise !

Nous ne pouvons conclure cet article sans nous rappeler comment les gens nous ont remercié pour cette rencontre. En fait, cela nous encourage à continuer à profiter de ces moyens de communication, pour continuer à partager notre foi, notre témoignage, notre charisme, notre manière d'enseigner et de guérir, en faisant toutes sortes de bonnes œuvres là où nous sommes.

Si vous voulez voir cette rencontre, vous pouvez le faire en suivant ces liens :

La quarantaine en Argentine
Apr 2, 2020

Nous, les Sœurs d’Argentine, étions quasiment au début de l’année scolaire et paroissiale quand a commencé la quarantaine au vu de ce qui se passait en Italie et en Espagne. C’est un moment qu’aucune de nous n’attendait.

Depuis la communauté de Lujan, nous vivons ce temps comme un temps de grâce, avoir plus de temps pour la prière, la réflexion, la rencontre entre nous et le repos.

Mais d’un autre côté, écouter les nouvelles de la situation que vivent d’autres personnes cause de la souffrance et de l’incertitude. C’est aussi une préoccupation de ne pas savoir comment sont les pauvres que nous connaissons, s’ils ont la nourriture pour manger, s’ils ont leurs besoins basiques couverts, et puis tous n’ont pas les moyens de communication pour se connecter avec elles. C’est un sentiment d’impuissance. Oui, nous partageons avec quelques cas nécessiteux.

Au niveau paroissial, le curé nous a suggéré la possibilité d’élaborer quelques matériels pour les enfants de la catéchèse qui peuvent partager par les médias onlines, mais nous voyons la difficulté que tous n’ont pas accès à ces médias.

Les Sœurs Gabriela et Karina, chacune depuis sa communauté, ont tenu à préparer le matériel des matières qu’elles enseignent, pour pouvoir les partager par internet avec leurs élèves respectifs. C’est un nouveau défi. A la fois, nous nous rendons compte comment ces médias de communication ne rompent pas les « frontières physiques » et nous aident à dépasser les quelques difficultés de ce moment.

Les filles qui sont dans notre CAMPUS (Résidence des étudiantes universitaires) de La Plata, ont demandé aux Sœurs d’exposer le Saint Sacrement et elles le font tous les jours le soir.

Comme nous n’allons pas célébrer le Triduum Pascal dans nos paroisses, à cause de la quarantaine, Karina est en train d’animer des jeunes que nous connaissons, à se réunir dans un groupe WhatsApp, pour vivre ses jours d’une manière différentes. L’intention n’est pas que ce soit un grand groupe pour mieux les accompagner.

La Sœur Albina, depuis la Maison de retraite où elle est, nous envoie un message nous partageant quelques photos et un message. Et comme tout le monde, elle nous transmet le souhait que cette situation se termine le plus tôt possible.

La bonne chose est qu’entre nous, à certains moments, nous tenions des rencontres "ensemble", malgré les distances.

Dans notre prière, nous tenons présentes tous les gens qui sont en train de souffrir à cause de cela, et d’une manière spéciale, pour les gens de La Puye.

Frères et sœurs des pauvres
Mar 3, 2020

« Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre,
d'avoir caché ces choses aux sages et aux intelligents
et de les avoir révélées aux petits. 
» Lc 10:21

 

Du 15 au 16 février 2020, la première des quatre retraites annuelles pour les femmes que propose la Fondation "Saracho" s'est tenue à Lujan (Région de Buenos Aires). Participer à cette expérience nous a permis d'approfondir une réalité de notre chère Argentine : celle de tant de femmes simples et très humbles, qui, jour après jour, affrontent le défi de la vie dans les villages et dans les quartiers très modestes avec leurs joies et leurs peines.

Dans leur réalité quotidienne, les pauvres cherchent à vivre et, très souvent, à survivre. Dans le travail du « cartonero » qui lutte pour vivre et apporter du pain sur la table : dans l'acte et le désir de se dépasser d'une mère pour finir ses études afin d'avoir un vrai travail (et un salaire), dans le partage généreux de la grand-mère retraitée avec ses petits-enfants, sachant qu'ils ne pourront pas atteindre la fin du mois avec ce qu’ils possèdent..., chacun d'eux vit sachant que "Dieu pourvoira". Ils ont intériorisé et fait propre cette prière et c'est pourquoi ils la disent chaque jour avec une confiance totale. Cette expérience se transforme en une force de vie qui les lance dans la lutte quotidienne pour vivre. Et c'est précisément dans cet acte de chercher à vivre que, mystérieusement, ils cherchent à être plus unis au Dieu de la Vie qui marche avec eux.

Les pauvres savent que s'ils vivent, ils le font par pure grâce, car Dieu est avec eux et il leur vient en aide, Lui seul ne fait jamais défaut. Et très uni à cette confiance aveugle se trouve l'amour de Marie, la mère des pauvres.

Les pauvres vivent également une forte expérience de la croix ; ils n'ont pas besoin de la chercher car la vie qu'ils mènent est souvent remplie de croix qui viennent seules. Le Père Tello comprend que « l'humiliation de nos gens pauvres, nous ne la voyons pas, parce que nous sommes très au-dessus, très différents ; nous ne voyons pas comment nous humilions et limitons. Et les gens de notre ville acceptent cette humiliation, cette limitation ; c'est cela la croix. » 

Nous pouvons alors dire que les pauvres ont une expérience de Dieu, comme vie et force ou lutte de dépassement, qu'ils reconnaissent la Vierge comme une bonne mère qui prend soin d'eux et les accompagne, et que, par la grâce de Dieu et l'amour de Marie, ils peuvent porter la croix de l'humiliation et de la privation de nombreux besoins basiques.

 C'est pourquoi les onze retraites pour hommes et femmes proposées par la fondation "Saracho" tout au long de l'année, tentent d'être un temps d'oasis pour les pauvres, un temps privilégié pour sortir de la routine, pour porter la croix quotidienne et aller à la rencontre de Jésus et de Marie. 

 La retraite des femmes a été animée par une véritable équipe de femmes, d'hommes et de jeunes qui sont venus de différents lieux offrir et partager avec les femmes et leurs enfants. Cette équipe a travaillé "d'un seul cœur et d'une seule âme" (Actes 4:32) pour donner avec joie, le meilleur de chacun et ce qu’ils avaient pour les pauvres.

Ces rencontres tentent d'offrir aux femmes des quartiers un moment pour elles et leurs enfants, afin qu'elles puissent trouver un peu de paix et profiter de la vie, se sentir soignées et aimées par la communauté. Le climat de simplicité et de fraternité les aide à rencontrer de nouvelles personnes et à oublier un peu les problèmes de tous les jours.

Environ 75 femmes et 150 enfants ont participé à la retraite. Ils venaient de différents quartiers, villages et colonies de Monte Grande, Quilmes et Maquinista Sabio. Ils sont venus à Luján pour passer quelques jours à l’air libre et en famille ; beaucoup d'entre eux allaient pour la première fois visiter la Basilique de Notre-Dame de Luján. Certains ont demandé à être baptisés et à faire leur première communion pour recevoir le cadeau de la grâce de Dieu et continuer la vie, si difficile pour beaucoup, mais maintenant, avec une force spéciale qui vient de Lui.

Pour conclure, je voudrais souligner une grande surprise et une grande joie, celle de découvrir que ces femmes vivent fortement l’être mères, des mères non seulement pour DONNER la vie mais aussi pour EN PRENDRE SOIN. Ce sont des femmes qui, depuis leur enfance, soignent la vie des plus jeunes et, étant plus âgées, celle de tous les enfants du groupe ; elles prennent soin de la vie du mieux qu'elles peuvent, en essayant de faire de leur mieux, parfois de manière abrupte, d'autres fois en criant, mais toujours en essayant de protéger le plus fragile. Le Seigneur semble avoir béni chacune d’elle, de la grâce de la joie et de la paix, et pour nous, il a ouvert son cœur de façon nouvelle et ses oreilles pour reconnaître que le royaume continue de croître, dans la simplicité mais avec une force de vie qui nous atteint surtout à travers les petits et les pauvres d'aujourd'hui.

Sœur Karina, Fille de la Croix

 

 

Capilla Medalla de Boulogne
Dec 20, 2019

Le 27 novembre 2019, nous avons célébré la fête de Notre Dame de la Médaille Miraculeuse dans la petite chapelle du quartier « El Ombu » de Boulogne (Argentine).

 En arrivant dans le quartier, nous avons trouvé une ambiance festive où chacun a essayé de mettre ses dons au service de l’évènement : certains préparaient des banderoles et des ballons pour la décoration, d’autres le scénario, le son et la musique. Nous avons ressenti dans l'atmosphère, la joie de notre fête et en vérité, nous nous sommes sentis en communauté, comme une grande famille.

 Quand tout fut prêt, commençait le moment de la procession. Notre cher Évêque Monseigneur Ojeas, et les prêtres Théatins, les gens des quartiers et de notre paroisse étaient présents sans oublier les sœurs Filles de la Croix.

Nous sommes partis de notre Petite Chapelle avec l’image de la Vierge de la Médaille Miraculeuse et, l’image de la Vierge du Fleuve Blanc et Paypaya qui est vénérée à Jujuy nous a rencontrés. Cette dernière est spécialement aimée par les gens simples des quartiers voisins. Nous avons parcouru les rues en animant la procession avec de la musique, des prières et des applaudissements.

L’Évêque allait en bénissant toutes les personnes qui allaient à sa rencontre. Ce fut une vraie fête populaire.

 Par la suite, nous avons eu une belle messe avec beaucoup de participation des laïcs ; un chœur de jeunes très dynamique et joyeux a animé la célébration et nous avons également apprécié une danse délicate lors de la présentation des offrandes.

 L'événement important de cette célébration a été «l'envoi» des laïcs qui, tout au long de cette année, se sont préparés à poursuivre la mission pastorale des sœurs de la Petite Chapelle. L’Évêque a imposé les mains à chacun pour que la force et la joie de l'Esprit Saint les accompagnent dans cette tâche, et il leur a remis une croix et une petite Vierge en signe de cet engagement. Ce fut un moment plein d’émotion.

 À la fin, l'évêque, les pères Théatins, le maire et les membres des différentes communautés ont été remerciés pour leur participation à la célébration et l'amour manifesté. Les sœurs ont encouragé les laïcs « envoyés » à poursuivre leur mission avec générosité, en accordant une attention particulière à ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui sont choisis par Jésus et à Son exemple, à les aborder avec affection, simplicité et respect.

 Les Sœurs Filles de la Croix qui sont passés par les communautés de Santa Rosa, Cristo Obrero et la Médaille Miraculeuse, ont remercié pour la simplicité, la générosité et l'ouverture du cœur qu’ont toujours manifestées les gens dans les quartiers au cours des neuf années passées à Boulogne. Elles ont reçu beaucoup de tendresse et elles ont toujours très bien été accueillies.

 Fidèles au charisme et à la mission d'être proches des petits et des pauvres d'aujourd'hui, les sœurs ont essayé d'être les sœurs de tous et de toutes. Aujourd'hui, elles sont envoyées pour vivre leur mission pastorale dans d'autres lieux, mais elles continueront à demander à l'Esprit de les guider sur ce chemin et à la Vierge Miraculeuse de les protéger toujours.

Lettre de Soeur Claudia, au Burkina
Jun 11, 2019

11 juin 2019 Filles de la Croix

Chères Sœurs et chers Amis

Le temps de l’Esprit approche, l’Eglise bientôt célèbrera la Pentecôte et, dans la joie de cette attente, je partage avec vous la vie et la mission ici au Burkina.

Cela fait un peu plus d’un an que je suis arrivée au Burkina. Avec beaucoup d’enthousiasme, j’ai essayé de m’intégrer dans la vie pastorale et sociale. Chaque jour, un apprentissage nouveau se présente… une culture, une langue, un style de Vie Religieuse et tant d’autres choses. Je rends grâce à Dieu pour les personnes qu’Il a mis sur mon chemin pour m’aider à comprendre et à apprendre. Le chemin est large, mais nous y allons en marchant.

Dans ce temps, j’ai eu la possibilité de partager des temps de retraite, des rencontres fraternelles, des
temps d’accompagnement personnel, d’écoute, des liens d’amitié simples, du travail conjoint avec des jeunes et des adultes de différents groupes de la paroisse. Et avec chacun d’eux, j’ai appris à découvrir la richesse de cette culture. J'ai été bien reçue, soignée et accompagnée par tout le monde, d'une
manière ou d'une autre. Cela fait partie de la manière d'être de cette ville.

Chaque jour, je découvre aussi une Eglise dynamique, pleine de vie, avec toute la force d’une évangélisation jeune. Dans notre paroisse, pendant la Vigile Pascale, nous avons célébré 207 baptêmes
d’adultes, après trois années de préparation et le jour de l’Ascension, 103. Les rencontres de formation, les célébrations, les pèlerinages, les prières du rosaire, les temps de fraternité et les partages avec notre CCB etc. se succèdent et donnent vie. Les gens s’engagent dans une vie de foi. Et la Vie Religieuse a une belle place.

Les imprévus et les surprises ne manquent jamais !!! A midi, on a appelé à la porte et quand nous sommes allées ouvrir, nous avons découvert une trentaine d’enfants de 6 à 9 ans. Ils revenaient de l’école et passaient saluer les sœurs… Et en passant, ils voulaient savoir si nous avions des bonbons !!! Il faisait très chaud ce jour-là, alors après avoir pris un peu d’eau et mangé des bonbons, ils ont continué leur route vers chez eux. Une belle surprise et avec toute la simplicité des enfants.
Une autre surprise que nous avons reçue le 1er avril, fut un cadeau très original : un hérisson ! Une personne proche de la communauté l'a trouvé dans la cour et est venue l'offrir en signe de sympathie.

C'est la première fois que nous recevons un cadeau de ce genre. J'adore !

Depuis février, j’ai pu consacrer du temps pour apprendre la langue locale. Autour d’un manguier qui nous protège et avec d’autres adultes, j’apprends le moré. Mon accent est terrible mais ils disent que dans 2 ou 3 ans, je pourrai parler parfaitement… Je crois qu’ils me le disent pour me donner du
courage ! En tous les cas, c’est un espace où nous nous divertissons en apprenant et aussi un lieu de rencontre que j’apprécie beaucoup.

L'année scolaire se termine, de nombreuses activités pour nous ont déjà achevé leur cycle et laissent goût de fraternité. Et c’est ainsi qu’avec plaisir, nous attendons que la nouvelle année recommence pour nous rencontrer de nouveau. Mais pour l’heure, nous attendons la pluie avec impatience (pour que la température baisse un peu et parce que cela fait 8 à 9 mois qu’il ne pleut pas), pour pouvoir commencer à semer. Les gens vivent de ce qu’ils peuvent récolter dans cette période. J’espère que cette année, la récolte sera bonne pour que tous aient de quoi manger.

Ces quelques expériences de vie quotidienne, simples me rendent profondément heureuse parce que chacune, à sa manière, parle de la présence de Dieu, fidèle et discret. Cela invite à nous donner dans les petits gestes quotidiens. Je rends grâce à Dieu pour ma mission ici. Puisse-t-Il continuer à nous accompagner et à prendre soin de nous. Et puissent nos fondateurs continuer à nous montrer la manière de le faire. Priez beaucoup pour ce pays et pour la paix ici.

En communion avec vous, je vous embrasse !
Sœur Claudia

Les Poulets Rôtis
Jan 13, 2019

Une idée a été lancée par le groupe missionnaire de Reysol : celle de donner, à Noël, des poulets rôtis aux familles pauvres.

Par une lettre, nous avons fait appel à une grande ferme de la région et demandé des poulets, mais la réponse ne se fit pas affirmative.

Alors trois couples de la communauté de Lujan commencèrent à demander à des gens connus pour aider à l’achat des poulets, et on arriva à en recevoir une grande partie. Le 23 décembre, nous avions obtenu plus de quarante poulets bien gros.  Ce même jour, nous avons porté tous ces poulets au grill du Club Bayer où deux cuisiniers et leurs assistants, malgré la grande chaleur, se sont chargés de la cuisson.

 Une autre fille, Norma, une collaboratrice du groupe Reysol, avait du pain sucré, du pudding, etc.  Ainsi, toutes les familles ont pu recevoir quelque chose.

 On a pensé à la manière de procéder pour la distribution : ce que nous pouvions donner à chaque famille en fonction du nombre de personnes et aussi faire des paquets bien identifiés en y ajoutant une Carte de Noël.

 Le 24, de bon matin, nous avons fait les paquets. Des sacs de bonbons ont également été attribués : c’étaient les bombons restés de la Fête de la veille avec les enfants pour représenter la crèche de Noël.

Avec la camionnette de Lili, la catéchiste, les paquets furent distribués

 Tout cela est le résultat d’un grand dévouement et de la solidarité en faveur des plus pauvres.

C’est pour cela que nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à cet événement.

En Argentine, à Zaraté !
Apr 17, 2013

 Cinq jeunes tués violemment….

Les chrétiens cherchent des signes de résurrection !!!

A Zaraté en Argentine, les filles de la croix, témoins du chemin de Dieu dans les communautés ecclésiales de base. 

Depuis mon arrivée à Zaraté j’ai cherché à m’intégrer dans la pastorale de la ville et de m’approcher des jeunes et des pauvres.

Après un temps d’observation et une connaissance sommaire de quelques activités de la paroisse, j’entre dans un groupe de Cáritas del Carmen. 

Ce groupe m’a servi de tremplin pour connaitre et m’insérer dans d’autres activités comme El proyecto Emaús. Ce projet, par le moyen de l’éducation, aide à mettre sur pied des familles déstructurées des quartiers marginaux de la ville par des activités avec les enfants et les adolescents.

Le projet tente de responsabiliser les mamans et les familles pour que les enfants et les adolescents aient un lieu où partager le goûter, jouer, faire des ateliers d’apprentissage et recevoir un soutien scolaire.

Par ce biais, j’ai eu l’opportunité de connaître et de participer dans les communautés ecclésiales de base animées par les pères Salésiens.

On y voit là l’engagement que vivent les laïcs à partir de leur baptême. Ils forment des petites communautés qui s’agrègent aux chrétiens de la zone. Ils animent la pastorale et aident à l’insertion des émigrés et des personnes fragilisées. Des groupes de catéchèse, des rencontres conviviales, des fêtes de quartiers, des célébrations liturgiques et para liturgiques sont les moyens simples de rassemblement.

C’est heureux et gratifiant de percevoir comment des laïcs simplement, dans la majorité des femmes, dirigent les réunions de la communauté, les célébrations en l’absence du prêtre, préparent à recevoir les sacrements, participent librement aux célébrations liturgiques, partagent la Parole de Dieu avec profondeur et respect mutuel…cherchant toujours à vivre l’Évangile plus que de sacramentaliser.

C’est toujours pour moi un étonnement de voir comment se fait l’approche des familles qui souffrent de la violence, essayant de susciter la paix, de les inviter à la foi et la prière dans leur souffrance et leur douleur.

 Cinq jeunes…

Le jour de Saint Jean Bosco, les familles de cinq jeunes tués avec violence les derniers mois ont participé à l’Eucharistie.
Au moment de l’homélie cinq groupes se sont formés pour chercher avec ces familles des signes de résurrection et voir quelles attitudes adopter pour vivre à partir de ce fait mortifère.
Quel moment admirable de percevoir comment à la douleur des familles, la recherche de Dieu et la présence de ce fils perdu tenaient la certitude que la vie se jouait là aujourd’hui et pas hier ! La mort n’avait pas partie définitive !

Une grande sérénité irradiait les visages malgré la douleur.

A la fin de la messe, un chapelet est donné à chaque famille.

Ces expériences sont pour moi un extraordinaire cadeau de Dieu!

Grandir dans la foi à partir de ce témoignage, dans la solidarité et dans l’engagement en Église !

J’ai senti comme les pauvres…leur souffrance… eux, les préférés de Dieu…eux nous évangélisent !

Sœur Maité Heredia, fille de la croix

Dans les périphéries de Buenos Aires
Apr 17, 2013

Dans les périphéries de Buenos Aires (Argentine) à BOULOGNE

Filles de la Croix en mission dans ces "barrios"...

Toute une aventure pour entrer dans ces deux "barrios": Sta. Rosa y Medalla Milagrosa!

Le quartier de Santa Rosa est composé en sa majorité d'Uruguayens et de Péruviens. Ils ne sont ni accueillis, ni acceptés par les Argentins de Buenos Aires. Cette population n'est pas reçue.... Beaucoup de violence et de vols chez les adolescents et les jeunes non contrôlés...

Les familles, en grand nombre, vivent dans des conditions d'habitation, pitoyables, sans dignité. Ils logent dans des wagons de vieux trains, des constructions faites de bouts de planches et de plaques de zinc.

Le trafic de drogue s'installe, les vols se multiplient, le manque de travail rend oisif !...

Ma mission, au cœur de ces quartiers c'est de les accompagner, de vivre avec eux ces situations si dures. Je suis là avec mon écoute, mon accueil, mon affection... les comprendre et dire une parole au nom de l'amour compatissant de Dieu

Au moment opportun, avec eux, nous étudions des propositions offertes par l'agence du travail pour trouver une issue.

A certaines occasions je visite les familles, accompagnée d'un jeune religieux de la congrégation des Théatins. Si la famille le demande, il bénit la maison. Ce moment-là est très important. Il donne la possibilité de partager leur vie plus profondément et de vivre des moments très heureux de prière. Cette même dynamique nous habite quand nous portons dans les maisons la photo de Ste Rose de Lima, leur patronne.

Les manifestations religieuses dans ce quartier sont bien rares car qu'ils n'ont pas de chapelle. Cependant ils sont assez religieux.

Nous, les sœurs, nous sommes bien accueillies, respectées et aimées par tous dans le quartier...

 Le quartier de Medalla Milagrosa (Médaille miraculeuse) est très compliqué. La majeure partie des familles sont de religion évangélique, une dizaine seulement de catholiques.

Les vols, le trafic et l'utilisation de la drogue, la violence, sont une réalité triste.

Je choisis d'être proche d'eux. J'essaye de les accompagner pour qu'ils vivent. Je veux leur transmettre l'amour et la miséricorde de Jésus. Quand cela est souhaité, je donne une catéchèse sur le baptême et la confirmation.

Ils ont une petite chapelle. Ceci donne la possibilité de célébrer différentes fêtes religieuses tout au long de l'année.

Un petit groupe de mamans du quartier m'accompagne pour la préparation de ces célébrations. Un power point est un moyen utilisé régulièrement et cela donne un sentiment de fête aux célébrations. Cette manière de procéder favorise le partage, la réflexion en simplicité autour de l'évènement célébré.

La violence est en train de s'installer dans ces quartiers de manière alarmante. Avec la collaboration des voisins, des pères Théatins et des sœurs de la communauté, nous sommes en train de chercher des solutions à ce grave problème.

J'essaye de vivre la mission en témoignant de l'amour et de la miséricorde de Dieu.

Je suis très heureuse de travailler à cette vigne du Seigneur, près de ses préférés: les pauvres et les petits, ceux-là qui sont rejetés de la société.

Je rends grâce à Dieu pour les petits fruits qui se manifestent dans cette mission si simple.

Sœur Blanca Bronté, fille de la croix